^'^r ^^' ^m^\ ^^w^^^m S^f(i^ ANNALES DES SCIENCES NATURELLES TOME IL IMPRIME CHEZ PAUL RENOUARD, RUE GARANCIKRE, N. 5. ANaUXES SCIENCES...,mA^URELLES COMPRENANT LA ZOOLOGIE, L,V BOTANIQUE, l'aNATOMIE et la PHYSIOLOGIE COMPARÉES DES DEUX RÈGNES, ET l'histoire des CORPS ORGANISÉS FOSSILES j RÉDIGÉES POUR LA ZOOLOGIE PAR MM. AUDOUIN ET MÎLNE-EBWARDS , ET POUR LA BOTANIQUE PAR MM. AD. BRONGNîART ET GUILLEMIN. TOME SECOND. — BOTANIQUE. PARIS. CROCHARD, LIRRAIRE-ÉDITEUR, FLACE DE l'École de médecine, n. i3. 1834. ^« ». * « ANNALES SCIENCES NATURELLES PARTIE BOTANIQUE. Énumération des plantes recueillies par M. BovÉ dans les deux Arables ^ la Palestine ^ la Sjrie et V Egypte. Par M. J. Dec AISNE. C'est seulement dans ces derniers temps, que les voyages dans l'Arabie-Pétrée et principalement au montSinaï, ont commencé à jeter quelque jour sur la végétation de ces contrées. Les premiers herbiers dont on ait eu connaissance en France ont été formés par MM. Léon Delaborde et Taylor , et viennent d'être publiés récemment par M. le professeur Delile. Ces deux collections se composent de 1 39 plantes, parmi lesquelles un genre et plusieurs espèces ont été mentionnés pour la première fois. Mais comme ces voyageurs étaient étrangers à la botanique , ils ont négligé des familles de plantes qui jouent cependant un rôle important dans la végétation de cette partie de l'Arabie : telles sont celles du groupe des Glumacées, qui manquent complètement dans ces deux collections. A-peu-près vers la même époque M. Rûp- pell parcourant en naturaliste le même pays, y recueillit un herbier que vient de publier M. le docteur Fresenius. Cette collechon_y toute minime qu'elle est, se compose néanmoins de .T. DECAISJNE. Florula Sinaica. 29 familles principales comprenant 182 espèces parmi les- quelles s'en trouvent plusieurs nouvelles, que j'ai du reste ob- servées dans les collections de M. Bové; il est vrai que le voyage de M. Rûppell eut lieu dans le courant de mai , un mois avant l'époque où fut fait celui dont je décris les résultats , tandis que d'après le nombre les Liliacées(i), qu'on observe dans la collec- tion de M. Léon Delaborde , on peut supposer qu'elle a été faite à une époque bien moins avancée. L'herbier de M. Bové contient 233 espèces distribuées dans 45 familles naturelles; il résulte de ce nombre que cette col- lection est la plus considérable qui ait été faite jusqu'à ce jour dans l'Arabie-Pétrée , puisqu'elle dépasse du double le total des trois herbiers réunis que je viens de citer. En outre, comme ces collections ont été formées à des époques différentes et que l'her- bier de M. Bové contient la presque totalité des plantes mention- nées par MM. Delile et Fresenius, il m'est permis de croire qu'on possède maintenant une Flore assez complète de cette contrée. Je donne ici la liste des familles contenues dans cette collec- tion , rangées d'après leur importance numérique. Synanthereae (Cichoraceae 6, Gynaroce- phalae 7, Radialae 524.) ... 07 Gramineae 21 Labiatae .16 Cruciferae t5 B oragineae. Zygophylleae 12 Leguminosae 12 Capparideae 8 Scrofularineae 7 Rubiaccœ (Stellatae) 7 Cyperaceae 6 Geraniaceae 6 Eiipliorbiacese 5 Hosaceœ 5 Cistineœ 4 Umbelliferae 4 Junceae 5 Urticea;. . . Polygoneae. , Asclepiadeae. . Solaneœ. . Convolvulaceae. Malvacese. . . Paronychieae. . Tamariscineae. Asphodeleae. . Palmae. . . Atripliccse . Chenopodeas. . Amaranthaceœ. Plantigineae. . Primulacese. . Dipsaceae, . . Portulaceae. l^e^Tjphaceœ, Hjdrocharideœ, Tuxineœ ,Plumbagineœ, Oro- (i) Parmi les espèces nouvelles de Liliacées décrites par M. Delile, se trouve un Hyacinthus calcliicoicles qui me semble devoir se rapporter à un échantillon iacomplel du Scilla pemviana. j. DECALSNE. — Floîula Sùiaica. -y bancheœ^ Gentianeœ , Campanulaceœ , Papcweraceœ^ Hyperi- cinece, Ficoideœ, Cucurbitaceœ , y étant chacune pour une unité. Je crois inutile d'entrer dans des détails et d'établir de compa- raison au sujet de la végétation de l'Arabie-Pétrée, comprenant les environs de El-ïor, les monts Sinai et Horeb (Sainte-Catherine) avec celles de l'Égjpte et delà Mauritanie, ces trois flores ayant entre elles des rapports intimes, quant aux genres et à certaines espèces qui croissent sous la latitude que M. de Mirbel (i) a désignée sous le nom de Zone de transition tempérée. En effet, je retrouve aux Canaries, point extrême de la ligne tracée par M.de Mirbel, plusieurs plantes citées dans les Flores de MM. Des- fontaines et Delile. Il suffit, pour le prouver, de constater dans ces îles la présence des Gjmnocarpum decandrum, Ononis vaginalis^ Statice pruinosa y Traganum nudatum, Genista mojiosperma et unefoule d'autres plantes mentionnées parM. Léopold de Buch (2), tandis qu'on retrouve en Arabie le Notoceras canariense ^ les Satureja et Saccharum Teneriffœ. En outre, des espèces qu'on trouve citées dans les Flores Atlantique et d'Egypte, croissent non-seulement au Sinaï, mais encore elles se représentent sous une même latitude dans tout le pays quiavoisine et qui constitue leCachemyr. L'arrangement des collections botaniques formées dans ce pays par l'infortuné V.Jacqiiemont m'en a fourni plusieurs preuves. Qu'il me suffise de citer quelques plantes qu'une com- paraison avec les herbiers de Desfontaines et de M. Delile a pu facilement me faire reconnaître; ce sont: les Adiânthum Capil- lus J^eneris^ Cœlorachis hirsuta, Phalaris paradoxa Aristida^ cœrulescens f Andropogon halepensis , foveolatus et annulatus ^ Imperata cjlindrica, Poa Eragrostis , Festuca/usca, Fimbristylis Micheliana, Parietaria alsinefolia, Forskalea tenacissùna , Stel- lera Pas serina, Sah'adora persica, ISoerhaat^ia arborea et diffusa, Rumex vesicarius {\\\ liort. cult.)_, Veronicabiloba, Lavandula (i) Mirbel. Recherches sur la distribution géographique des végétaux phanérogames de l'Ancien-WIonde, p. 24. (2) Coup-d'œil sur la Flore des îles Canaries, par M. LéopoUl de Biicli, (Arch. de bol. juin i833.) 3 J. DEC AISNE. — Florula Sinaica. pinnatUy Capraria dissecta, Hyoscyamus niger, Physalis somnifera^ anflexuosa? Trichodesma africana , Cjnanchum pjrotechnicum, Calotropis procera , Gnaphalium cauUflorum, Pulicaria arabica, Corvisartia Helenium, Xanthium Strumarium^ Capparis spinosa, Ximenia JEgyptiaca, Peganum Harmala, Trihulus terrestris. A ce nombre déjà assez considérable d'espèces appartenant en partie à la région qu'on a nommée méditerranéenne, viendront encore se joindre toutes celles qu'une détermination plus attentive et plus suivie fera découvrir dans la précieuse et immense collection que je n'ai pu qu'examiner rapidement. Cependant quelques plantes appartenant à des genres de la région tropicale, se retrouvent dans l'herbier de M. Bové. Une nouvelle espèce voisine du Comètes surattensis a été trouvée par lui dans les sables des environs de Tor; un Jussiœa ainsi qu'une espèce de Cassia remontent même jusque sur les rives du Jourdain. A en juger par les collections et les notes rapportées par ce voyageur , ainsi que par les observations prises dans les publi- cations de MM. Delile et Fresenius, les monts Sinaï et Horeb sembleraient être entièrement dégarnis d'arbres. Au sommet de ces montagnes qui ont de 6,000 à 7,000 mètres de haut, cxoxs- sentX A traphaxis spinosa^ \ Ephedra fragilis ^ arbrisseaux tor- tueux et rabougris, qui habitent ailleurs les plaines incultes. Nulle part on n'observe les Amentacées et les Conifères qu'on rencontre si communément dans les montagnes de la Syrie et de la Palestine. Ce sont deux Iphiona D. C. {Chrysocoma) épi- neux, joints à quelques Astragalus^ à un Mespilus voisin du M. Oxyacantha , qui composent la presque totalité des plantes vraiment ligneuses qu'on y observe. Comme la plupart des renseignemens ayant rapport soit à la culture dans les Arabies , soit à l'uitroduction en Egypte de différentes plantes qui n'ont été ni mentionnées par Forskal ni par M, Deîile, seront imprimés dans des mémoires spéciaux, par M. Bové (i), je ne m'y arrêterai pas; cependant je dois citer i°le Moringa aptera de Gaertner, originaire de l'Yemen, dont les (i) Annalci de Fromonl , i834. j. DECAisNE. — Florula Sinaica. 9 graines servent à faire l'huile de Ben et non le Moringapterjgo- sperma qu'on cite à tort pour la fournir, ni l'une ni l'autre de ces plantes n'ayant été trouvées par ce voyageur soit dans l'Arabie- Pétrée soit en Palestine ou en Syrie, où on les a indiqué (-i); le Voandzeia suhterranea a été introduit en Egypte où on le cultive aujourd'hui, de graines venues de la Nubie supérieure. L'^/zre- dera de Jussieu , se trouve dans quelques jardins du Caire où il couvre des berceaux. Enfin quelques plantes spontanées de cette collection sont dignes de fixer l'attention; telles sont, outre le Comètes y le Primula verticillaris deForskal, le Dimorpho- theca (Tripteris) , une Ombellifère ainsi qu'un genre inédit et fort remarquable du Crucifère, rapporté de l'Yémen. J'ai cru utile de diviser géographiquement la publication de l'herbier de M. Bové en quatre parties. 1° Les plantes de l'Arabie-Pétrée , principalement celles du Sinaï et du mont Horeb; 2° les plantes de la Palestine et de la Syrie; 3° cel- les de l'Arabie-Heureuse ; 4° enfin celles de l'Egypte dont je ne donnerai qu'un simple catalogue, avec les numéros correspon- dans aux plantes que M. Bové a distribués aux botanistes, et dont il a déposé un herbier au Muséum. Chacune de ces publi- cations portera un titre secondaire particulier. La détermination spécifique des plantes cryptogames de cet herbier appartient à M. le docteur Montagne ; on se fera une idée par le nombre de ces plantes , du soin et de l'ardeur avec lesquels M. Bové a parcouru des contrées que de célèbres botanistes avaient visitées avant lui , et dont néanmoins il a rap- porté une foule de plantes nouvelles, ou fort intéressantes pour la géographie botanique. (i) Mirbel. 1. c. J. DECAisNii:. — Florula Sinaica, FLORULA SINAICA. ^LGAE. 1. Sargassum vulgai'e , et var. salicifolium tl angustifolium Ag. Sp. alg. 2. S. dentifolium Ag. (n° 217, Bové pi. sin. cxsic). 3. S. aquifolium Ag. 4. S. crispum Ag. Syst. alg. Fucus latifoUus Delil. fl. aeg. t. 54 non Tarn. ( n° 218 Bové pi. sin. exsic). 5. S. latifoUum k^. Fucus latifoUus Turn. 6. «S. angustifolium Ag. 7. «S. turhinatum Ag. Turhinaria decurrens Bory in Diiperr. Voy.p. 119. 8. Cystoseira Myrica Ag. 9. C iriquetra Ag, 10. C trinodis Ag. (no 216 Bové pi. sin, exe. ) 11. Zonaria dichotoma var. intricata Ag. 12. .^. marginata Ag. Syst. alg. Obs. Espèce fort rare et qui n'avait été retrouvée par personne depuis Forskal. Analogue au Z.poljpodioides, elle en diffère par sa fructification disposée en lignes continues et parallèles aux bords de la fronde. i3. Sphœrococcus musciformis Ag. Hypnœa spinulosa Lamx. i4. Chondria obtusa Ag. Laurencia gelatinosa. Lamx. i5. C. papillosa Ag. 16*. Liagora viscida Ag. 17. Uli^a reticulaia Forsk. 18. Solenia compressa, var. g. crinita Ag. 19. Caulerpa clapifera var. Lamourouxii Ag, Fucus Lamourouxii Turn. Hab: ces algues ont été cueillies dans la mer Rouge j près de Suez et de Tor. \ MUSCI. 20. Hypnum Vallis-clausœ Brid. — Hab : dans les eaux courantes en Syrie. Qi\. H. rusciforme Néck. — Hab : dans les ruisseaux du mont Sinaï. 22. H. aduncum L. — Hab : même localité. 23. Bryum turhinatum Sw. — Hab : sur les pierres au bords des sources^ au m'. Sinaï. 24. TricJiostomum aciculare P. B. — Hab ; même localité. j. DECAiSNE. -r— Florula Sinaica. 1 1 Obs. Ces mousses recueillies au mois de juin, étaient toutes privées de fructification. EQUISETACE^. 25. Equisetum ramosissimum Desf. — Hab : dans les endroits humides du désert entre le m'. Sinaï et le m'. Horeb. FILTCES. 26. Adianthum Capillus Keneris. L. — Hab : entre les rochers humides et ombragés du m'. Sinaï. Obs. Cette espèce est extrêmement polymorphe ; ses feuilles sont tantôt flabeîlées, entières ou profondément et irrégulière- ment lobées et dentées. Les fructifications sont solitaires sur chaque feuille , lorsqu'elles sont entières ou au nombre de plu- sieurs , et occupant alors chacun des lobes. Ce caractère est surtout remarquable dans les échantillons conservés dans l'her- bier de la Flore atlantique. Ces différences s'observent également sur des individus provenant de localités différentes et recueillis en France. GRAMINE^. 27. Pennisetum Teneriff'œ R, Br. prod. Sg. ( n° 5. Saccharum , Bové pi. sin. exs.) — Hab : près le couvent du Sinaï, Juin. 28. P. dichotomum Delil. herb, aegypt! Fres. Mus. senck. 71.— Hab : dans les déserts du Sinaï. 4-5ooo'"- (Riippell). (1) 29. P. asperifolium K'*". Cenclirus asperifolius Desf. herb. atl ! (n°. 7. Cenchrus Bové. pL sin. exsic.) Halfeh. Arab. — Hab : désert et vallons du Sinaï. 30. P. sinaicum.noY. s^.(u. i^- Saccharum Bové, pi. Sinai Les Arabes désignent cette plante sous le nom de Nassjé ou Nessjé. — Hab : entre les rochers du Sinaï. Juin. P. culmo ramoso ascendente cylindrico glabro; foliis lineari- bus, angustis, planis, apice involutis acutis scabriusculis ; vagi- nisglabrisj'ore barbatis ; spicis ramos terminantibus, Iaxis , rha- (i) J'ai cité l'herbier atlantique de Desfontaines ainsi que l'herbier d'Egypte et celui de France donné au muséum par M. deCandolle, au lieu de citer les Floresj la comparaison de toutes mes espèces ayant été faite sur ces précieuses collections. 12 J. DÉCAisNE. — Florula Sinaica. cliide villosâ; spiculis pedicellatis , pedicellis barbatis, infimis distantibus, glumis paleisque acuminatis; iiivolucro erecto; setis longioribus medio longé ciliatis. CuLMUS bi-pedalis , ascendeus , cylindricus vel altero latere planus , ramosus; lamis gracilibus, foliis indusiatis glabiis apice pubescentibus. Folii vaglna cul- mum involveas glabi-a nisi apice raarglne barbato ; ligula brevissima hirsuta^ pi- lis densis uniserialibus albis; lamina linearis, poil. 4longa lin. i lata apice involuta acuminato-subulata, suprà strialascabra glaucescens. Spica erecta, poil. 3 longa cylindrica , laxa ; spiculis distantibus pedicellatis , pedicellis barbatis , rhachide communi pubescente. Involucra spiculas superantia; setis subaequalibus ( rae- diâ tamen longiore ), medio albo-plumosis apice nudis , scabris et coloratis. Spi- culjE triflorae ovato-acutae , glabenimae, inferiores neutraj. Glumae binae inœ- quales flosculo minores membranaceae,iafenor enervia superiore duplo brevior, ovato-acuta, superior in nervo herbaceo scabriusculoque terminata. Flosculus inferior neuter univalvis , paleâ inferiore ovato-lanceolatâ aristatâ ; superiore muticâsubciliato-fimbriatâ. Fî-osculus superior hermaphroditus subsessilis; pa- lea inferior ovato-lanceolata ciliolulata, septemnervia nervo medio in aristâscabrâ paleâ dimidio breviore desiuente, palea superior binervia , nervis in aristis brevi- bus terminatis. Stamina tria filamentis paleis subaqualibus ; antheris subcolo- ratis. Stylus elongatus , planus, paleam superans. Stigmata elongata basi flavi- cantia apice violacea. Ovarium obovatum glabrum. Obs. Cette plante se distingue du P. cenchroides Pers. avec le- quel elle a de l'analogie, par ses épis très lâches, ses épillets pé- dicellés et entourés d'un involucre muni de très longs poils qui les dépasse, par les paillettes des fleurs qui sont membraneuses et sur lesquelles les nervures se dessinent à peine. La forme des ovaires est aussi plus allongée que dans l'espèce avec laquelle je compare celle-ci. 3i. Chloris villosa Pers. Tetrapogon villoaus Desf. herb. atl! Fres. Mus. senck. 70. (n" 2. Cenchrus Boy. pi. sin. exsic). Hab : entre les rochers dans les vallons du Sinaï. ^2iV Sinaica : cespitosa, foliis semipollicaribus rigidis, glabris, glaucescentibus, vaginis ore pilosis, spicis solitariis geminisve erectis , spiculis quadrifloris , floribus superioribus neutris gla- briusculis. Obs. Comparée aux écbantillo nsde l'herbier de la Flore atlan- tique , la variété que je viens de signaler, se distingue par une stature moins élevée, des feuilles beaucoup plus courtes, très j. DEC AISNE. — Florula Sinaica. i3 raides, cependant un peu arquées; par les gaines de ses feuilles qui sont munies d'une rangée de poils courts et blancs; enfin par ses fleurs neutres qui sont à peine ciliées , au lieu d'être velues comme dans les individus venant de Barbarie. Toutes les parties de la fleur de cette variété, sont colorées en violet; elles sont incolores dans les échantillons de l'herbier de M. Desfontaines. 32. Cynodon Dactylon Fers. Fres, Mus. senck. 71. — Hab : désert du Sinaï, Juin. [Otiadi Rim. 3ooo™', Riipell). 33. Eleusine indica Gaertn. (n" i. Eleusine Bovc pi. sin. exsic.) — Hab : désert du Sinaï 34. Andropogon hirtua L, Desf. herb. atl! ( n» i5 Androp. Bové pi. sin. exsic. ) — Hab : dans le désert du Sinaï entre les rochers : Hammara Arab. 35. A. foveolatus Delil. herb. ^gyp •' { A ndrop.fopeolatus via 11 JBovépl. Sinaï exsic ). Hab : entre les rochers, dans les déserts du Siuaï (très- rare). 36. Imperaia arundinacea Cyr. Desf. herb. atl ! Del. herb. aeg! Fres. mus. senck. 72. (n° 16, Sacch. cylini. Bov. pi. sin. exsic.) — Hab : désert du Sii;]aï Thaï Rim. 3000"" Riippell ) mai, juin. Halfeh Arab. 37. Eljmus crinitus Schreb. Desf. herb. ail ! (n° 10 Elymus Bové pi. sin. exsic.) — Hab : sables du désert du Sinaï. Juin. 38. Caelorackis hirsuta Brongt. Voy.Duperr. RottboelliaBel. herb. aeg.! Kunth. agr. 467 (no 18. Bové pi. sin. exsic. ) — Hab : désert du Sinaï, dans les sables. 39. Triticum ciliatum D.C. fl. fr. Bromus distacJiyos L. Festuca monos- tachya Desf. herb. atl ! — Hab : jardins du couvent du Sinaï. 40. Dactylis glomerata L. — Hab : désert du Sinaï. 4i. Bromus tectorum L. Desf. herb. atl! Duby. herb. gall! — Hab : désert du Sinaï. 42. B. m,adritensis L. Desf. herb. atl! (n. 6. Bov. pi. sin. exsic. 1 — Hab: dans les sables humides au pied du Sinaï. Les Arabes désignent cette herbe sous le nom de Sus-souf. 43. Avenu sativa L. — Hab ; désert du Sinaï. Obs. Nulle part, ni en Egypte , ni en Arabie, l'avoine ne se trouvant cultivée, l'échantillon rapporté par M. Bové, doit alors provenir de graines apportées par des Européens. A4. Poa littoralis Gouan. Dactylis repensj Desf. herb. atl ! Bové pi. Sinaï exsic. n. 9. var. Fontasenii. [Neghil des Arabes). — Hab : sables mari- times, près de El-Tor. l4 J. DECAiSNE. — Florula Sinaica. ^ Var. Fontanesii. culmo ramoso repente, ramisfasciculatis, spi- ciilis^n capitulum congestis ; paleis margine dense ciliatis. Obs. Tout en réunissant le DactjUs repens Desf. au Poa lit- toralis de Gouan, comme l'ont fait avec raison MM. Mertens et Roch , je crois qu'il est utile de signaler au moins comme variété la plante de M. Desfontaines qui se distingue du Poa littoralis^ par ses rameaux fascicules, ses épillets réunis en capitules ser- rés et portés sur un pédoncule nu, enfin par ses paillettes for- tement ciliées sur les bords, caractères qui n'existent pas dans le Poa Uttoralis qui croît en Europe. 45. Danilionia Forshalii Trin. R. Br. Delil. lierb. aeg. ! (n. 8 et 383. Bové pi. sin. exs. ) — Hab : désert du Sinai. Juin. ( Cho^aret-el-ghemel en Arabe ). 46. Schismus marginatus P. B. Kœleria calycina D. C. herb. gall ! Frese- nius mus. senck. 70. — Hab : vallons du Sinaï { Ouadi scheick. 4ooo^, Ruppell). 47. Stipa barbata Desf. herb. atl ! (n. i5 Siipa, Bové, pi. sin. exsic.) — Hab : entre les rochers du Sinaï. Ilammâra des Arabes. 48. Piptatherum niultijiorum P. B. Miliiiin arundinaceum Desf. herb. atl! (n. vk,Millumarundinaceuin.^o\è,Tp\. sin. exsic.) — Hab: désert du Sinaï dans les vallons et les lieux humides. (En Arabe Sebbel-el-hossan). 49. Agrostis maritima D.C. et Duby. Bot. et herb. gall! ( n. 17 Bové, pi. sin. exsic.) Hammara , Arab. — Hab : endroits humides des envi- rons du Sinaï. 50. Polypogon mariiimus Wilid. Desf. herb. atl ! - Hab : lieux cultivés et un peu humides des environs du Sinaï. 5i. Aristida cœrulescens Desf. herb. atl! (n, i3. Bové, pi. sin. exsic). — Hab : entre les rochers du mont Sinaï. Or.s. La plante de l'herbier de M. Desfontaines, ainsi^que les échantillons rapportés par M. Bové, n'appartiennent pas à une plante annuelle, comme on l'indique, mais au contraire à une plante vivace et gazonnante. 52. A pungens Desf. herb. atl. ( n. 3 et 382. Bové, pi. Sinaï, exsic). — Hab : dans les enviions de El-Tor, ainsi, que dans les sables mouvans de Gaza. Obs. Cette plante forme dans ces deux localités, des touffes épaisses dont les chaumes acquièrent souvent plus de trois pieds de haut. j. DECAiSNE. — Florula Sinaica. 1 5 53. A plumosa L. Desf. herb. ail ! Fies. mus. senck. 69. ( n. 4. Bové : pi. sin. ex s.) — Hab : dans les sables du désert près de El-Tor et au pied du Sm&i.{Thal Hebran. 3,ooo™. Ruppell.) 54. A ciliata Desf. emend. herb. atl ! A plumosa Desf. atl. 1 , 109, excl. syn. ( n. 20 ■ A plumosa. Bov. pi. sin. exs. ). — Hab : environs du Si- naï, entre les rochers. (Nassj'e des Arabes.) CYPERACEAE. 55. Carex panicea. L.?( n. i3. Carex, Bové, pi. Sinaï exsic.) — Hab : les endroits humides du m. Sinai. Radix repens. Folia oanaliculata marginibussupernè denticulata, glauca, basi fibrosa. Culmus pedalis et ullra obtuse trigonus nudus. Spica raascula cylindrica solitaria. Bracteae lanceolato-obovatœ fulvae margine membranaceae. Spicae fe- mineae binae remotae peduuculatae, pedunculo scabro, bracteâ foliaceâ vaginanti , ore membranaceo. Akenia subovoidea longitudinaliter et tenuiter striata glaber- rima, mucrone truncato bidentato? bracteam ferrugineam lanceolato-acutam subaequantia. Obs. Les échantillons rapportés du Sinaï étant dans un état trop avancé, il ne m'a pas été permis de les déterminer avec pré- cision; cependant le rapprochement que je fais, me paraît juste. Les seules différences sensibles observées comparativement avec le Carex pajiicea., résident dans la forme et la couleur des brac- tées de l'épi mâle qui sont un peu plus aiguës et fauves, au lieu d'être noirâtres. J'ai trouvé dans un marais tourbeux des envi- rons de Paris, une plante qui ressemble en tout au Carex du Sinaï dont il m'a paru nécessaire de donner ici une courte des- cription. 56. Cyperus mucronatus l^otth. ( C. mucronatus Bové, pi. Sinai. exsic, n. 3o ) — Hab : désert du Sinaï sur les bords des sources. 5j . C. junciformis Desf. herb. atl I ( C. j unclformis Bové , pi. Sinaï, exs. n. 27 ). — Hab : bains de Moise, près de El-Tor, au m. Sinaï, dans les endroits humides. 58. C. conglomeratus Rottb. [Schœnus Bové, pi. Sinaï, exs. n. 28). Var. arenarius. Semipeialis. Radiées tomentosae. Folia culmum œquantia canaliculata apice compressa pungcntia, margine scabro coriacea, rigida incurva glauca, basi vaginis ferrugineis instructa. Culmus subtcres lœvis. Involucrum 2-3 phyllum inaequale i6 J. DECAISSE. — Florula Sinaica. denticulatura, folio maximo flexuoso-arcuato, minimo spiculis breviori subulato, ochreis brevibus emarginatis. Umbella simplex vel spiculis congestis sessilibus composita. Spiculae lanceolatae, squamis ovatis concavis glaucis breviter acumina- tis. Akenia subrotundo-trigona nitida fusca. Obs. Malgré les différences de grandeur que Piottboll (Gram. p. 2 2, t. XV, f. 7) signale pour son espèce, et celle qui existe pour cette plante, je suis porté à la regarder comme une simple variété de celle rapportée par Forskal. Elle en diffère cepen- dant par ses ochrea échancrés, au lieu d'être simplement obtus; mais Kottboll n'a eu qu'un échantillon de son espèce, et la seule différence ici mentionnée me paraît trop légère pour les séparer. Je crois donc que la grande distance des localités, et peut-être même le terrain où ces plantes ont végété, peuvent avoir pro- duit ces légères variations. 59. Schœnus nigiicans L. Desl'. herb. atl ! ( Schœnus, Bové, pi. Sinaï exs. n. 25 et 26 ). — Hab : près des sources^ entre les rocbers humides du Sinaï. 6o- Holoschœnus Linnœi Rchb. Scirpus Holoschœnus L. Desf. herb. atl ! Fres. mus. senck. 72. {Scirpus, Bové^ pi. Sinaï exs. n. 21 , 32, 33.) — Hab : m. Sinaï près des sources. ( Thaï Arhain. 5,000". Riippelï). JUNCEjE. 61. Juncus effusus L. — Hab : au m. Sinaï entre les rochers humides; en Syrie au bord des sources. 62. /. maritimus Lamk. /. rigidus Desf. herb. atl! ( n. 29, /. maritimusî Bové pi. sin. exe.) — Hab : bains de Moïse près de El-Tor. 63. /. punclûrius Thunb. (24. Cyperus , Bové, pi. sin. exs.). — Hab: Près des sources du m. Sinaï et du m. Horeb. Obs. Cette plante comparée aux échantillons authentiques originaires du cap de Bonne-Espérance et conservés dans les herbiers du Muséum, n'offre pas la moindre différence qui puisse la faire séparer du J.punctorius. 64. /. exaltatus. J. culmo basi vaginato erecto, 6 ped., monophyllo; folio supremo tereti aculo ; paniculâ folium florale superante , laxa . T. DECAiSNE. — FloTula Sinuica. jn spicis remolis pancifloris ; perigonii foliolis subœqiialibus lanceolato-linearibus, acutis, exterioribiiâ parum Joni^ioribus carinatis, staminibus ovarium cTqiiantibus. (34. Juncus, Bové, pi. sin. exs.) Rhizoma repciis, crassitie digiti minons. Culmus basi vaginis duabus inœqua- libus vestitus, 6 ped.altns, erectiis, teres, crassitie pennae anserinae rmonophyl- lus ibique nodosus, glaucescens, texturâ molli. Folium unicum supremnm te- res, erectiim, acutura, ped. 2 et ultra longum, basi vaginante^ vaginâ poil. 3-4 longâ marginibus raeml)ranaceis, paniculam aequans vel eâ brevius, diaphragma- tibus numerosis prominentibus interceptum, texturâ cellulari ut in Scirpo la- custri. Foiium florale paniculâ brevius vaginans iu folium subulatum brève pro- ductura, Paniculâ composita erecta, folio floralitriplo longior dicholoma, virgi- rîea subdivaricata (ferè ut in J. ohl;usifloro), ramis semiterctibus hinc canali- culatis indè rotiindatis, peduncnlis partialibusque foliolis abortivis lanceolatis acutis membranaceis basi suffultis. Spicae pauciflorae; floribus "5-6 subsessilibus. Perigomium, 6 foliolis subaequalibus lanceolato-linearibus, acutis, exterioribus ca- . rinatis concavis longioribus, interioribus subbrevioribus marginibus membrana- naceis. Stamina 6 perigonio dimidio breviora; filamentis planis membranaceis: antherœ oblongo-ljnearcs. Pistjllum parvum, stylo brevi, stigmatibus ternis sinistrorsum tortis coronatum , antheris longius. Ovarium ovatum triqiiefrum. Capsula.... Hab : m. Sinaï près des sources et des ruisseaux. Obs. La hauteur jointe au caractère delà tige munie seule- ment vers son extrémité supérieure d'une feuille qui égale la panicule, la forme lancéolée-aiguë des divisions du périgone, font distinguer nettement cette plante à\\ J. obtusiflorus dont elle a l'inflorescence. La texture des tiges et des feuilles est cel- luleuse et molle comme le sont celles du Scirpus lacustris. 65. /. bufonius L. (n. 3i , Bové, pi. sin. exs, — Hab : endroits humides du Sinaï ( Kerbel des Arabes ). PALMAE. ^Q. Cucifera thehaica Del. — Hab : ce bel arbre mêlé avecle dattier, com- pose encore des bosquets aux environs de Tor. (pi.Phœnix dactylifera L. — Hab : même localité que le précédent. ASPHODELES. 68. Asphodelus fcsiulosns L. — Fres. mus. senck. Delil. nouv. fragm. fl, II. EoTAN. — Juillet. a i8 .1. niXAiSM-:. — Florula Sinaica. Arab. Pêtrée. 73 ( Bové, pi. Siiiaï exsic. n. 54i). — Hab : environs du Sinaï dans les sables argileux. ( Thal-Rlm. 3ooo Riippell). 69. Alllum pallens L.? Hab : Désert aux environs de ïor. A. Pédale, foliis junciformibus, spathâ diphyllâ umbellam «ffiisam subaequanti, floribus virgineis erectis, niibilibus longe pedicellatis; perianthii laciniis conniventibus, exterioribus sub- concavis lineâ viridi medio notatis mucronulatis, interioribus ovato-lanceolalis ; staminibus exsertis, filamenlis subulatis; ovario globoso-trigono. Obs. Cette plante est extrêmement voisine de Y Allium pallens. Elle en diffère cependant par les divisions du périanthe qui ne sont pas tronquées, mais au contraire arrondies et terminées par une petite pointe, qui est le prolongement de la nervure moyenne qu'on observe sur ses divisions. HYDROCH ARIDE AE. 70. Thalassia ciliata Kœnig ann. of. bot. 2. Zosiera ciliata Forsk. descr. — Hab : dans la Mor aux environs de Tor. 7 1 . Chara fragilis Desv. Rchb. fl. exe. C. pulchella Wallr. C. vulgaris L. C Hedwigii Bruz. C. capillacea Tliuil. var : meridionalis A. Brauu. — Hab : dans les sources de Moïse près de Tor, ainsi que dans les étangs de Salomon, près de Eelhléem. Obs. Tout en rapportant cette plante au C. fragilis Desv., je dois faire observer qu'elle se distingue un peu de toutes les formes de cette espèce qu'on observe en Europe. Les bractées plus allongées, les dernières articulations des feuilles nues et non striées, et les fruits un peu plus petits font qu'elle s'ap- proche du C. vulgaris Smith ( non Linn. ), mais les papilles qui couronnent les fruits, sont allongés comme dans le C. fragilis. Cette variété paraît se retrouver au cap de Bonne- Espérance. 72. Ch. tomeniosa L. — Hab : sources de Moïse , près de Tor. TYPHACE^. 7,3. Typha angustifolia L. Typha angusiifoUa Bovc , pi. Sinaï exKic. n. 55.) — Hab : sur les bords des sources entre Tor et le Sinaï, vallée Pharan. CLa suite à un prochain cahicrj. GLiiLLEMiN. — Sur le genre Pilostvles. 19 Mémoire sur le Pilostyles, nouveau genre de la famille des Raf- flesiacées. Par M. GuiLLEMiN. Dans la grande quantité de plantes recueillies au Chili par rexcellent et infortuné Bertero et dont il m'avait confié le dépôt, il s'en trouvait une très remarquable par son parasitisme sur les petites branches d'une espèce à' Adesmia. L'absence totale de tiges et de feuilles dans cette singulière production végétale , sa couleur jaunâtre et la petitesse de sa fleur attirèrent l'atten- tion de notre savant voyageur, et l'examen superficiel de son organisation lui firent penser qu'elle devait constitue«r un nouveau genre qu'il nomma provisoirement Frostia, et sur lequel il écrivit une courte note que je retrouvai plus tard dans ses papiers. Mais la difficulté qu'il éprouva dans l'étude des organes flo- raux de cette petite plante, lui fit ajourner la continuation de ce travail. (1) S'il n'était pas malheureusement trop avéré que les destins de Bertero sont accomplis, j'aurais attendu son retour pour lui (i) Je joins ici la note de Bertero relative à cette plante extraordinaire. Tout incomplète qu'elle est, sous certains rapports, elle donnera une idée de sa sagacité et des soins qu'il ap- portait dans ses observations. Genus novum Cytino affine? Gynandria Polyandria. Calyx octophyllus quandoque enneapliyllus. Foliola exteriora breviora ; interiora quatuor longiora , ideoque subimbricata, basi suddecurrentia hypogyna ( saltem exteriora), glabra , subcarnosa, intégra, atro-sanguinea. Petala 4, interduni 5, epigyna, vel circa ovariura in- serta, oblongo-spalulata, obtusa basi in unguem attenuala, alba, glabra, subcarnosa erecta. Stamina plurima; antherœ sessiles lujiloculares alix-e, initio diaphanae, in apice styli columni- feri crassi muhiplici série insertœ. Pollen spurco-album farinosum. Stigma hemisphœricum, autheras quasi oblegens superne sulcis variis in rosellam disposilis insculptum, album interdum dilate sanguineuni. Gernien gelatinosum, subinforme. Fructum (an bacca.'') baud \idi nec ejiis rudimenlum observare bucusque licnil. Herba parisitica aphylla, acaulis. Flores tantum sessiles, gregarii , ntimerossiml, inter rimas corticis Adesmiœ arloreœ, in irunci ba i seu ligno vetuslo. Flores ante *;vo!ulionem oculo nudo iuspecti, ovula insecti cujusdam referuut. Plantula omnino singularis et eximia, genus novum forîasse constituil, quod suo tempore posi fructus inspectionera slatuere conabor. ao GuiLLEMiN. — Sur le genre Pilost^lcs. laisser l'avantage de publier lui-même ses découvertes. Le genre en question eût été sans doute une des choses les plus curieuses qui se fussent présentées à son examen. Je regarde donc maintenant comme un devoir que m'imposent mes an- ciennes relations d'amitié avec ce célèbre voyageur, de faire connaître avec exactitude la nouvelle parasite chilienne , et j'ai l'espoirque cette publication sera bien accueillie par les amis de la science, à raison de la singularité de l'organisation de cette plante et de ses affinités avec certains végétaux qui ont fixé dans ces derniers temps Inattention des plus savans botanistes de l'Europe. En effet, je crois pouvoir assurer que cette plante fait partie de la famille des Rafflesiacées de M. R. Brow^n ou Rhizanthées de M. Blume, famille composée d'un très petit nombre de végétaux remarquables soit par les dimensions gigantesques des fleurs surtout dans l'espèce principale, soit par la singularité de leur organisation florale et même de la structure de leur tissu, à tel point que certains auteurs les ont placés entre les plantes cotyledonées et acotyledonées, et même que quelques botanistes les ont assimilées aux végétaux cellulaires ou acotyledonés. Je reviendrai sur ce sujet après avoir présenté la description de la plante en question, qui doit former un genre nouveau auquel je propose de donner le nom de Pilostyles ( de iIiàoç PileuSj et StuXyj Columna ), faisant allusion à la colonne centrale de la fleur surmontée d'un chapeau à la manière d'un petit bolet. Si malgré mon respect par la mémoire de Bertero, je n^ai pas con- servé le nom provisoire inscrit sur ses échantillons ( Frostia parasitica) , c'est que, i" un nom d'homme appliqué à une plante parasite pourrait ressembler plutôt à une épigramme qu'à une dédicace, ce qui rappellerait trop les anecdotes qui ont amené la formation des noms de Pisonia aculeata, Colletia horrida etc.; 2" c'est que la personne à laquelle Bertero faisait hom- mage de sa plante, se trouve dans la catégorie de ces prétendus botanistes dont parle M. De Candolle dans sa Théorie élémen- taire ( 2^ édition p. ^63, 1. 20 et 2 1. ) Pour la dissection et l'étude de cette parasite, je dois les plus jgrandes obligations à mon savant ami M. J, Decaisne qui a GiiiLLEMiN. — Sur le genre Pilostylcs. 21 reproduit avec la vérité et le talent qui caractérisent son pin- ceau, tous les détails d'analyse dans la planche jointe à ce mé- moire. PiLosTYLES. Novum ^euus è f'aniiliâ Rafflesiacearurn R. Br. ( Rhizanthearum Bl. ) Flores diclini. Mas. Bracteœ 2-3 , lineari-lanceolatae. Caljx f\- partitus, laciniis lanceolatis basi coalitis. Corolla 4-petala; petalis liberis concavo-rotundatis , demum apice patulis. ColumnacQU- tralis pileo hemispherico vertice 3-4-lineato coronata, antlieris unilocularibus 3-plici série annulatim dispositis infra pileum onusta; complexu cellulari farcta, vasculis minimis paucis lon- gitudinaliter trajecta. Flos fœmineus desideratur. PiLOSTYLES BeRTERII.NoB. Descjiptio. Planta acaulis, foliisque destituta. Flores ramusculis Adesmiœ arboreœ Bert. insidentes, sessiles, diclini, pa- rasitici, crebri, sparsi, couferti, parvi, vix 2-3 lineas longi, rubroflavesccntci. Alabastra globosa , tuberculiformia , e cortice erumpenlia , minima. Bractée 2-3 sub quoque flore, paulô infra calycem insertae , lincari-lan- ceolatas , minores, approximatae , fulvae extus rubellae, intiis concavae, apice obtusae. Galyx profundè 4-partitus; laciniis antè anthesin mutuo sese tegentibus, basi coalitis, lanceolatis apice obîusis, bracteas paulô superantibus, glabris, brunneo- flavidis. Corolla 4-petala j petalis basi calycis insertis, antè anthesin imbricatis latcribus mutuô sese tegentibus, basi attenuatis , liberis, concavo-rolundatis et quasi cochlearibus, post anthesin apice paululum reflexis, calycem superautibus eoque latioribus, glabris, albido-flavescentibus , complexu cellulari tenero reti- culatoque iormatis. CoLUMNA Gekitalis in centro floris assurgens. In alabasiro : Pileiis scssilis , hemisphœricus luteo-albus, papulis minutissimis totà superficie ouustus, p.i- pillis minutis creberrimis 3-senatis, infimis longioribus intra cinctus. Longi- tudinaliter et transversè scctus, conlextu cellulari mollissimo absque vascuiorum ullo vestigio farctus est. Infrà pileum, colnmna cincta est coipusculis (antheris) 22 GUiLLEi\nN. — Sw le genre Pilostyles. splitBtoideis apice depressis iriplici ordine annulatim dispositis. In flore aperto : Pileiis coliimnâ elongatâ siifFultus, hemispbsencus , vertice levitcr depressus 3-4 lineis sulciformibus radianlibus ibiquc iiotalas, papillis creberriniis paululuin elongatis infi-à cinctiis. Infià pileum, antherœ triplici ordine dispo- sitse, anniilum tubercules u m rcfererites; singnlaî subrotundae mutuâ pressione polyedrae, vertice depressiusculse iiniloculares^ integuraento simplici donatae, gra- luilis numcrosis subellipticis , demain in aquâ sphaeroideis irregulariter erum- pentibus repletœ. Annulas antherarum cum lamina tenui coluranam circumdanîi coij3eret. Golumnae pars inferior vix 1/2 Un. longa, subcylindrica medio paululumcon- stricta, complexu cellulari mollissimo, vacuolis minutissimis, farcta est. Infrà aunulum anthericum transversè secta, 4punctis obscuris (vasculorum orifîciis?) in quadrum dispositis versus médium notata est ; ad imam ipsae basin, idest ad alti- tudinem inscrîionis petalorum, columnae sectio transversa exbibet 7-8 puncla in orbem circà unum majus disposita, punctis sectionis superiori sensim ampliora. Columnae sectiones trausversae plures, ad varias allitudines infrà calycera usquè ad insertionem floris parasiticam effectae , nullum cavitatis ovarianse vestigium prsebuerunt. Observations. Après avoir étudié avec M. Decaisne une grande quantité de boutons et de fleurs épanouies de cette plante, je m'assurai qu'aucune de ces fleurs ne présentait d'organe assimilable à un pistil. Ignorant d'abord ses affinités naturelles, la rapprochant tout au plus du Cjtiîius, ainsi que Bertero l'avait présumé dans une note que je retrouvai tardivement parmi ses papiers, je crus avoir affaire seulement à l'individu mâle d'une plante di- cline. Mais ayant jeté un coup-d'œil sur les belles planches et les descriptions des Rhizanîhées de la Flore de Java de M. Blume , je vis clairement les affinités de ma plante avec celles qui con- stituent cette famille et surtout avec le Brugmansia. M. Blume ayant considéré la colonne centrale de la fleur de ses plantes comme une sorte àa peridium développé qui renferme dans son intérieur et à sa base des pseudocarpes (pseudocarpia ) avec des spores dans leur cavité, je dus rechercher des organes analogues dans la base de la colonne du Pilostyles ^e/te/vV. Les nombreu- ses coupes transversales que j'effectuai et celles que M. Decaisne fit de son côté à diverses hauteurs de la colonne, ne nous fournirent aucun vestige de cavités analogues à celles des Raf- Ûesia et Brugmansia ligurées dans la flore de Java; à la place de GiiiLLLMiN. — Sur le genre Pîlostyles. à3 ces cavités, nous vîmes seulement un certain nombre de points qui étaient les orifices de véritables vaisseaux. Un de ces vais- seaux se trouve représenté suivant une partie de sa longueur, dans la figure N de notre planche. Ainsi, il demeure constaté pour nous que des vaisseaux existent dans cette plante et en cela nous nous félicitons de nous être rencontrés avec l'illustre R. Brown qui, dans ime notice récemment publiée (i), dit avoir trouvé des vaisseaux spiraux dans les Rafflesia. Cette organisa- tion fait disparaître le rapprochement qu'on avait voulu établir entre les Rafflesiacées et les plantes cellulaires et acotylédones. La famille des Rafflesiacées se trouve donc augmentée d'un nouveau genre qui offre un plan d'organisation très analogue à celui des genres Cytinus^ A podanthes , Rafflesia etBrugmansia. Il a les plus grands rapports avec ce dernier, tant par sa colonne surmontée d'un chapeau bombé imitant l'aspect d'un petit bolet ou agaric, que par ses enveloppes florales et la disposition de ses étamines. Mais celles-ci sont uniloculaires et en triple rangée dans notre plante au lieu d'être biloculaires et sur une seule série comme dans le Brugmansia. L'absence complète de cavités pseudocarpiennes qui sont si évidentes dans le Brugmansia et que M. Blume a représentées avec tant de détails, éloigne encore notre plante de ce genre, tandis que ce caractère négatif le rap- proche des Cftinus et de V Apodanthes qui sont réellement des plantes diclines. CorameV Apodanthes :, le Pilostyles croit sur des branches et non sur des racines. C'est une circonstance digne d'intérêt et qui, si nos rapprochemens sont adoptés, doit faire substituer au nom de Rhizanthées proposé par M. Blume pour la famille qui comprend tous ces végétaux parasites, celui de Rafflesiacées que lui a donné M. Brown et qui a le mérite de faire considérer comme type la fameuse plante (Rafflesia Arnoldi) qui a éveillé en premier lieu l'attention des botanistes sur l'exis- tence de la famille. Le défaut d'organe femelle dans notre plante m'empêche de pousser plus loin mes recherches sur ses affinités avecl'^po- danthes dont on ne connaît que la fleur femelle. Je ne puis éga- (i) Note sur la fleur femelle et le fruit du Rafflesia etc , lue à la sociélé Linuéenne île Londres , le 17 juin t834. (V, Ann. des sciences naturelles , juin t834. ) a4' GuiLLEMiiv. — Sur le genre Pilostyles. loment, faute de matériaux plus complets, me livrer à des consi- dérations sur les rapports qui semblent exister entre les Rafflesiacées et les Aroïdées , tels que M. M. Scliott et Endlicher les ont établis dans les Meletemata Botanica. J'avoue cependant, et telle était aussi l'opinion de M. Decaisne, que j'aurais été très disposé à adopter leur manière de voir immédiatement après la dissection de la fleur du Pilostyles; car je n'y trouvais qu'un spadice très conforme à celui de plusieurs Aroïdées, et frappé de ce rapprochement, il m'était venu à l'idée de chercher les organes femelles sur ce même spadice dans la frange papil- leuse qui borde inférieurement le chapeau. Je me convain- quis bientôt que ces papilles marginales n'étaient autre chose que des organes appendiculaires ou tégumentaires analogues aux petites papules ou éminences qui couvrent la surface du cha- peau. L'intérieur de ce chapeau et de la colonne est formé d'un tissu cellulaire excessivement tenu et serré qui se résout en une sorte de bouillie par la simple imbibition, à l'exception des petits cordons vasculaires qui se voient dans l'intérieur; cette mollesse et cette ténuité du tissu cellulaire augmentent la diffi- culté de l'analyse de ces organes. L'insertion parasitique du Pilostyles Berterii est des plus évi- dentes. Les petits boutons, avant l'épanouissement de la fleur, simulent quelques espèces de Sphœria ou d'RutresHj-poxj-lées. Ils se développent sous l'épiderme de VAdesmia arbojea, Bert. (A.microphjlla Hook. et Arn.), la soulèvent, la rompent, etleur base y reste enveloppée comme dans une sorte de cupule. La base de la fleur ou son pédoncule se confond avec le bois de la plante dont elle puise les sucs, de telle sorte qu'il n'est pas pos- sible de reconnaître la diversité des tissus. EXPLICATION DE LA. PLANCHE I. Fig. a. Rameau à'Âdesmia microphylla , cliaîgé de fleurs de Pilostyles /Jcrlerii, de gran- deur naturelle. Fig. B. Fleur entière grossie, ainsi que les détails suivans. Fig. C. Fleur avant sou épanouissement, le calice et les bractées enlevées. Fig. D. La même dans un état plus avancé. On voit déjà eu a , le sommet dn chapeau qui surmonte la colonne. Fig. F. Coupe longitudinale de la fleur, très grossie, a a, bradées; Ij l> , calice j ce c, pé- GiiiLLKMiiv. — Sur le genre Pilostyles. 2 5 Fig. F. Un pétale très grossi. Fig. G. Colonne génitale an moment de l'anthèse. a, pied de la colonne; b, anneau an- théral ; c, papilles marginales du chapeau; d, cha[jeau. Fig. H. Demi-portion de la colonne génitale coupée longitudinalement et très grossie. Fig. I. Sommet du chapeau vu à vol d'oiseau, pour montrer les sillons qui y sont insculptcs. Fig. K. Une anthère extrêmement grossie, ainsi que les détails qui suivent. Fig. K'. Grains de pollen après l'humeclation. Fig. L. Coupe transversale du sommet de la colonne, pour faire voir les orifices des vais- seaux. Fig. M. Coupe transversale de la base de la colonne. Fig. N. Une portion de vaisseau entourée de tissu cellulaire. Fig. O. Coupe longitudinale du bois de VAdesmïa micropJijUa pour faire voir l'insertion pa- rasitique du Pilostyles Berterh. Fig. P. Cupule formée autour d'une fleur de Pilostyles Berterii par le bois et l'écorce de VJdesmiqmicrophj^lla; la fleur ayant été enlevée. DjeEriocaule^ als Selbststœndige Pflanzen-Familie aufgestellt und erlœuterty von Dr. von Martius. — Le.s Eriocauiées con- sidérées comme une famille distincte , par le D. Martius. ( Ex- trait d'un mémoire lu à l'académie royale des sciences de Bavière, le 19 mars i832.) Le genre Eriocaulon placé par A. L. de Jussieu dans les Cy- péroïdes(i), etpar R. Brown dans les Restiacées, fut séparé par L. Cl. Richard, comme formant avec le Tonina d'Aiiblet, une famille distincte. Kunth et Bartling en ont fait une deuxième section des Eriocauiées. Palissot de Beauvois et Desvaux réuni- rent le Tonina et V Eriocaulon^ ainsi que le Randalia et le Sjm- pliacne, qui en avait été séparés, aux genres australasiens , Aphelia^ Alepjrum et Desvauxia^ sous le nom d'Eriocaulées , famille qu'ils partagèrent en deux groupes: les Eriocauiées et les Centrolepidées renfermant d'une parties genres Tonina , Erio- caulon, Randalia et Symphacne, et de l'autre, les Aphelia y Alepjrum et Desvauxia. Tel était l'état de la question , lorsque M. Martius, ayant eu occasion d'étudier un grand nombre d'Eriocaulées , reconnut (i) L'auteur commet ici une erreur; M. de Jussieu (Gen. Pi. J>. 4 4) a placé l'-E/iocrtw/o/i dans les Joucées. fNoie du rédacteur J 20 D. MARTiiis. — Sur les Ériocaulées. qu'il était peu convenable de les réunir aux Restiacëes; il put en même temps faire plusieurs observations d'un intérêt plus gé- néral qui forment la dernière partie de son travail dont nous (lonuons ici une analyse étendue. § ï. Caractère de la famille des Eriocaulées. ERiocAuiiE^, L, Cl. Richard. Planlae monocotyledoneae. Flores capitati, bracteati ( calatliidiflori seu com- positi), diclini. Calyx triphylliis, foliolis aaticis duobus, aut diphyllus. Ovariura superuni;, tri-biloculare. Capsula loculicida. Seraina solitaria, pendula, seriebus pilorum. Embryo hilo e diametro opposilus, albuininiconliguus. — Herbae; fo- liis vagiiiantibusj paralielinerviis. § II. Genres de la famille des Eriocaulées. Outre le genre Eriocaulon^ tel que les auteurs le compren- nent, et le Tonina, on doit encore placer ici un troisième genre constitué sur une plante aquatique que l'auteur nomme Philo' dice, du nom d'une des filles du fleuve Inachus. Voici les caractères de ces trois genres : I. Eriocaulqn. Lin. Gen. loo. Gron. Virg. Masculi flores ( in-monoicis ), ia disco capiîuli. Calyx .S-phyllus. Corolla tii- baeformis 3-2-fîda. Stamina 6-3, 2-4. Fœminci ia ambitii. Calyx 3-phyllus. Corolla 3-2-petala. Stigmata 3, 2 ant 6. Capsula 3-2-locularis , loculicida. Seniina solitaria, pendula, seriebus pilorum tenuissiinoruai. II. Tonina, Aubl. FI. guj. ii,p. 856, t. 33o. Rottb. pi. surin., pag. 7, t. 1 , fîg. 1 . Masculi et fœminei flores in capitulo plerumque per paria apposili. Masc. Cilyx 5-phyUus. Corolla tnbœformis, 3-fida. Stamina 3 compléta, 3 sterilia. Fœni. Calyx 5-phyllus. Corollie loco fasciculi 3 pilorum. Stylus elongatus, stigmatibus 3. Capsula 3-}ocularis, loculicida. Scmina solitaria, pendula, se- riebus pilorum tenuissimorum. III. Philodice, Mart. tab. III. Flores masculi in pcripbcria capituli. Calyx 3-phyllus. Corolla tubœformis, 3-fida. Sîaraina 2, et tertii rudimentum? Fœminei in centro. Calyx 3-phyllus. Petala 3, unguibus libcris^ laminis connatis. Stigmata 6. Capsula 3-locularis, loculici'la. Scmina solitari.i , longitudinalitei- pilis tcnuissimis. D. MARTius. — Sur les Ériocaulées. 27 § III. Ce paragraphe renferme une description plus étendue du «■enre Eriocaulon. § IV. Subdivisions du genre Eriocaulon. Si les Eriocaulon de la Nouvelle-Hollande et des Grandes- Indes, ne sont pas séparés génériquement de ceux de l'Améri- cjue, le genre primitif doit au moins être partagé en sous-genres qui méritent d'être distingués par des noms particuliers. Le nombre deux dans le calice et la corolle, a déjà fourni à Hud- son, l'occasion d'établir son genre Nasmjthia pour V Eriocau- lon septangulare. Quand on pense que dans cette espèce la formation de la fleur suit la loi à^ décussation ^ tandis que dans les autres, le type de formation est une spirale (= -î/S d'après Al. Braun), on est bien tenté d'admettre le iV<2^^/?j'^/"'« auquel viendraient se réunir quelques espèces des deux Amériques et de la Nouvelle-Hollande. Dans les autres espèces dont le périgone est divisé en trois parties, on trouve 3 à 6 étamines. La première forme est la plusgénéraledansles espèces du Brésil, et dans celles décrites par Runth , tandis que l'on trouve 6 étamines dans presque toutes les espèces de la Nouvelle-Hollande et des Grandes-Indes. Ici se présente encore un fait particulier; c'est que dans presque toutes les espèces brésiliennes, on trouve au milieu des trois stigmates qui sont simples ou bifides, trois petits boutons pé- dicules, nus ou garnis de poils. M. Bongard ( Mém. acad. imp. Saint-Pétersb, vi^ série, i. p. 6i4) paraît les avoir pris pour de véritables stigmates, et avoir considéré ceux-ci comme desimpies appendices, mais ils représentent un second verticille carpel- laire avorté et enveloppé par le premier. A raison de cette struc- ture, l'auteur pense que la plupart des Eriocaulon de l'Améri- que tropicale , doivent former au moins un sous-genre distinct qu'il nomme Pœpalanthus ; et l'ensemble des Eriocaulon sera distribué dans les genres ou sous-genres suivaos. T. NASMyTHIA,IlHcls. Cal. 2-phyllus CoroUa fœm. a-petala , dcciissata. Stamina decussata, uniusaul duoriim parium. Ovarium bilociilare, stylis binis simplicibus. 28 D. MARTius. — Sur Ics Ériocaulées. II. EniocAULON. L. Gron. ( Proprie sic dictum ). Cal. 3-[jliylliis. Cor. fœm. 3-petala. Stamina6, rarissime 3. Ovarium 3-locu- lare, stylis 3 simplicibus aut divisis. III. P-aaPALANTHtrs (i). Cal. 3-phyllus. Cor. fœm. 3-petala. Stamina 3 ( interium in fœm. rudi- raenta 3 ). Ovarium 5-loculare , stylis simplicibus aut divisis, cum caipellis to- tidcm alternantibus. Les séries d'espèces que l'on peut établir dans ces trois sous- genres, présentent un certain parallélisme. Suivant l'auteur, la présence ou l'absence des poils sur les bractées, et le plus ou moins de densité du tissu, ne sauraient fournir de bons carac- tères pour former des groupes; ils les trouve dans l'inflores- cence qui a lieu sur une seule hampe, ou en cime par le déve- loppement d'un grand nombre de pédoncules , et dans l'accrois- sement remarquable des bractées stériles de la circonférence en forme d'involucre, par opposition avec une production de bractées plus nombreuses, toutes semblables entre elles. D'après cela, ces trois sous-genres sont de nouveau partagés de la manière suivante. A. Brachycaubn, caulibus Lrevissimis, sive sicdictae species acaules, scapis simplicibus, bractcis aequalibus. B. Enstelechorij caulibus variaelongitadinis et divisionis, bracteis aequalibus. a. Proliferis. k' Varie ramosis. a. Pedunculis sparsis. 6. — fasciculatis. 7- — umbellatis. C. Platycaulon , caulibus brevibus, scapis compresso-planis ramosis, bractcis aequalibus. D. Xeractis [Eulepis Bongard), bracteis radianlibus. § V. Deux nouvelles espèces de Pœpalanthus. I. Pœpal. Spixianus. Mart. tab. i (Platrcaulon). Gaule perbrcvi simplici lanuginoso; fcliis cespitosis crectis e basi lato-ovala linearibus acumiuatis ci- liatis cl passim pilosulis, vaginas truncatas intégras exsuperantibas; scapis com- (i) De 7rxl7;xX/i, poussière , farine; à cause Je l'aspecl farineux des capitules pubescens. D. MAiiTius. — Sur les Ériocaulées. 29 presso-planis liiiearibus tri-octofidis , capitulis subglobosis, bracteis castaneis nitidis. Planta spitharaes. Crescit in raontibus allis provinciae minarum Brasiliae. II. Pœp. rigidalus Mart. tab. H. {Platycaulon). Gaule perbrevi simplici lanuginoso, foliis cespitosis erectis lineari -lanceolatis acuminatis nervosis gia- briusculis vaginas truncatas intégras subcjuatruplo superantibus subaequantibus scapos compresso-planos lineares octoviginti-fîdos; capitulis subglobosis, bracteis castaneis. Planta spithamœa vel pedalis. Folia (Jiraidium pollicem lata , subtililer nervosa et subtilissime pubentia. § VI. Sur le genre Toninâ. Le Tonina d'Aublet (Hjphjdra ScYiveh.) , figuré par Rottboll, a toujours été décrit d'une manière très fautive, ce qui porte l'auteur à donner une analyse du T. fluviatilis. § VII. Sur le genre Philodice. Ce genre est fondé sur une espèce trouvée près de Para^ par Sieber, collecteur du comte d'Hoffmannsegg, qui le commu- niqua à l'auteur avec la collection de Sieber et le manuscrit d'une Flore de Para projetée; Tauteur a donné à cette es- pèce qu'il décrit et figure avec beaucoup de détail, le nom <^ Hoffinanseggii , pour témoigner sa reconnaissance au comte d'Hoffmannsegg, qui a rendu tant de services à la botanique du Portugal et du Brésil. § VIII. Racine des Eriocaulées. Comme dans les autres monocotylédonés, elle est composée d'un grand nombre de fibres radicales qui sont presque tou- jours annuelles, simples^ succulentes. Leur épiderme est fort tendre et tellement tranparent, qu'on discerne très bien au travers les parois du parenchyme. § IX. Tige. La tige dans les Eriocaulées, se présente sous trois formes différentes : tantôt c'est une sorte de Lecus ou Rhizome assez com- parable à celui des Liliacées; les feuilles en naissent disposées 3o i>. MAiiTius. — Sur les Ériocaulées. en spirale , et mêlées de soies jaunes ou blanches. Ou bien , c'est une tige herbacée, molle, feuillue, dressée, rampante ou flottante dans l'eau ; elle est rarement prolifère, se renouvelle , ou devient ligneuse dans quelques espèces du Brésil; l'organisation de ces tiges ligneuses est fort analogue à celle des Palmiers. La tendance à la ramification est peu développée dans les Eriocaulées; dans les espèces qui n'ont pour toute tige qu'un rhizome , elle est réduite à la formation des hampes; quand il y a une tige, ces hampes deviennent des pédoncules, rarement solitaires, plus souvent réunis en bouquets ou en cimes. Comme le nombre des pédoncules est beaucoup plus grand que celui des hampes sur les rhizomes, l'auteur pense que chaque tige possède la puis- sance (^potenz) de plusieurs rhizomes, et d'autant plus qu'elle est plus élevée. § X, Feuilles. Le limbe n'existe pas; on ne trouve comme dans la plupart des monocotylédonés, qu'une gaîne et un pétiole; l'auteur pro- pose de nommer ces feuilles Steleophylluin y et de réserver le nom de Phjllodium pour les cas plus spéciaux où la lame pétio- laire est aplatie et terminée au sommet par un rudiment de limbe. Le nom de Cladodiuin s'appliquerait très bien aux ra- meaux élargis (^Ruscus\ Les feuilles des Eriocaulées {Steleo- phjlla) sont étroites, linéaires, aiguës; elles sont formées par im parenchyme lâche; les parois de cellules sont colorées par- fois d'une manière si intense, que la feuille en prend un aspect comme fenêtre {^E. septangulare)-, la marge des feuilles est sou- vent garnie d'un bord cellulaire plus ferme, blanchâtre. Leur position sur la tige varie. Elles sont parfois alternes, distiches, ou en spires peu compliquées, = 2/8, 3/8, 3/5, 2/7. Lorsque le bas de la tige est garni de feuilles en rosette, les spires sont fort compliquées, p. ex. i3/34. Excepté dans \e Philodice , les feuilles dans l'aisselle desquelles naît le pédoncule, sont transformées en une gaîne tronquée ou fendue, souvent mucronée. On doit les comparer aux feuilles péricladiennes des Cypéracées, plutôt qu'à la gaîne des Joncées. On n'y trouve pas de ligule. D. MARTiiis. — Sur les Ériocaulées. 3[ § XL Pédoncules^ Hampes, Ils présentent le fait remarquable d'une assez grande con- stance dans leurs angles; on en compte 4? 5, 6,7, 10 ou 12. Lorsqu'ils sont plus nombreux et peu saill?ns, les pédoncules paraissent cylindriques et sont plutôt striés qu'anguleux; ils présentent quelquefois des phénomènes hygroscopiques , se tournant tantôt à droite, tantôt à gauche de l'axe; ils sont for- més de faisceaux en spirale mêlés de tissu cellulaire, et qui cou- rent parallèlement tout le long de l'axe; dans les Platycaulon^ plusieurs hampes sont soudées portant chacune un certain nom- bre de capitules. L'auteur indique plusieurs suppositions qui peuvent expliquer cette formation, et se décide par divers motifs à regarder ces hampes multiples et soudées, comme le résultat d'un dédoublement analogue à celui qui produit les ra- mifications des Aloë, des lucca. On y remarque le cas rare où un axe sorti d'une seule aisselle, se partage en plusieurs sphères de floraison, sans que cette production {potenzirung^ supé- rieure ait été précédée par la naissance d'une bractée. § XIL Inflorescence. Les hampes et les pédoncules sont nus, mais au sommet des ramifications florifères paraissent des folioles extrêmement rapprochées et entièrement comparables aux calathides des Sy- nanthérées, fait qui ne s'observe point ailleurs dans les Monoco- tylédones. Les écailles stériles de l'involucre et celles qui por- tent une fleur à leur aisselle, sont disposées en spirales; il est rare que les écailles extérieures ne diffèrent pas des autres par leur grandeur, etc. L'auteur donne le nom de Xeractis aux es- pèces où elles se montrent scarieuses et fort développées comme celles des Carlina. Ces bractées sont souvent couvertes de poils simples cylindriques ou en massue, blancs, brillans, qui sont si petits , que les capitules en paraissent comme farineux ; elles sont persistantes, soudées au réceptacle, et souvent mêlées d'une laine blanche, molle. Avec les fleurettes qu'elles portent à leur aisselle,, elles sont placées en rangées spirales très serrées, 32 D. MARTiiJS. — Sur les Ériocaulées. mais régulières et faciles à étudier. Dans les^. TFallichianum , Brownianum^ TVightianum, l'auteur a compté d'un côté i3, 34, et de l'autre 2 1 rangées obliques; la loi de position {P lijllotaxis) sera donc = 34/55. — Dans d'autres espèces, on trouve des rangées moins compliquées. VEr. orjzetorum présente la for- mule=2i/2g. Dans de petits capitules, on trouve souvent i3/34. — On peut compter des rangées droites de 4-6-8 parties Les rangées obliques égales se dirigent tantôt à droite, tantôt à gauche, la marche du développement se fait donc dans l'une ou l'autre de ces directions. Les bractées stériles de la circonfé- rence présentent des nombres moindres, et le nombre y est plus constant. La ressemblance des Eriocaulées et des Synanthérées est encore augmentée par une sorte de dimorphisme dans les fleurs, car , de même que dans la polygamie superflue et nécessaire de Linné, les fleurs mâles sont au centre et les femelles à la circon- férence. § XriL Périgone. On doit reconnaître ici comme dans la plupart des monoco- tylédones, un calice et une corolle; dans la fleur femelle (le Philodice excepté), la corolle est formée de trois pièces dis- tinctes, qui sont soudées dans la fleur mâle; du reste le pé- rigone est assez semblable dans les fleurs des deux sexes : — L'axe se reconnaît encore entre les pièces de la fleur, et écarte un peu plus les folioles calicinales. Il est très remarquable que la forma- tion de la fleur se fasse ici sur deux types opposés dans deux genres extrêmement voisins. Le plus ordinairement les parties sont au nombre de trois, et leur disposition est en spirale; dans \QNasmjthia, on trouve le nombre deux et la disposition décus- sative. Il y a, dans la disposition des sépales, une différence notable entre les Restiacées et les Eriocaulées : dans cette der- nière famille, les sépales opposés sont placés immédiatement derrière la bractée, c'est-à-dire antérieures; dans l'autre ils sont postérieurs; d'après laloi d'alternance, cette disposition implique celle de toute la fleur en sens inverse pour les deux familles. Dans les Eriocaulées, les deux sépales antérieurs sont plus 1). MA.11T1US. — Sur les Ériocaulées. 33 larges et couvrent le troisième ainsi que les autres organes de la fleur; ils se trouvent aussi rapprochés de la bractée que de la fleur , et se conduisent comme deux bractéoles qui seraient placées sous la fleur. On peut conclure de là^ que la nature passe directement des bractéoles aux sépales _, et que celles-là ne sont que des sépales exclus de la forniation du calice qui cependant font bien partie du même degré de formation. C'est d'après cette idée que l'auteur avait été conduit à admettre un calice à deux sépales et une corolle à cinq pétales dans les Amaranthacées. Si dans ces deux cas nous admettons ViàQuûié potejitielle des bractéoles et des sépales , nous n'avons plus, pour concevoir la différence qui existe de fait Cactus) entre les A^du^;. formations, fju'à nous souvenir que [l'axe qui n'existe que potentiellement dans les fleurs en général, existe encore de fait dans le calice disépale des Amaranthacées et trisépale des Eriocaulées. Lorsque les deux sépales antérieurs sont les plus élevés, le troisième se montre comme une bractée d'un degré plus élevé, de l'aisselle de laquelle sortirait une nouvelle formation, celle de la corolle, ce qui rapprocherait les Eriocaulées des Grami- nées; mais l'auteur attache peu d'importance à cette considé- ration. Les deux sépales antérieurs sont ordinairement plus grands, plus larges et un peu plus longs; ils ont, ainsi que le troisième dans la plupart des espèces, leur bord supérieur garni de poils ascendans, opaques, brillans; on eu trouve de semblables sur plusieurs corolles. — Les corolles des fleurs mâles sont ordi- nairement garnies de poils peu nombreux , rapprochés au som- met des lobes. Les pétales des fleurs femelles sont découpés en touffes de poils articulés, surtout dans le Tonina dont la corolle a été prise par plusieurs auteurs pour des poils. La couleur des calices est semblable à celle des bractées inté- rieures; celle des corolles est blanchâtre; la corolle est ouverte dans les fleurs mâles du Tonina. Les corolles (fî. mâles) sont à trois divisions, en cloche ou en entonnoir ; celles des fleurs fe- melles sont à trois parties entièrement distinctes qui se réunis- sent à la base en un très court pédicelle; dans le Philodice (fj. fe- melle), les onglets sont libres et le limbe est soudé. L'autem- penso IL BoTAK. — Juillet. 6 34 !)• MARTI us. — Sur les Ériocaulées. que la partie linéaire des pétales qui est formée d'un tissu cellu- laire allongé, constitue leur onglet, tandis que la portion divisée en poils représente le limbe; ces poils paraissent favoriser la fécondation. Toutes les folioles du périgone sont sèches et formées géné- ralement d'un tissu prosenchymateux qui absorbe facilement l'eau; après la fécondation les parties de la fleur s'épaississent, les filets des étamines s'accroissent et dépassent souvent la co- rolle; les trachées sont extrêmement petites ou nulles dans les parties de la fleur, et l'auteur n'y a point observé de stomates. Déjà dans la première jeunesse, on remarque dans la fleur mâle, des taches ou squamules plus foncées que R. Brown nommait corpuscula nigra; l'auteur les regardait d'abord comme des poils altérés ; mais d'après des observations plus complètes, il y voit une formation ligulaire analogue aux lobes glanduleux des Euphorbiacées , aux poils des Labiées, aux cou- ronnes intérieures des Cariophyllées, etc. § XIV. Etamine . Elles sont au nombre de 2, 4^3 ou 6. C'est le plus souvent trois , dans les espèces de TAmérique du sud. Celles des grandes Indes et de la Nouvelle-Hollande présentent plus souvent les nombres 6, 2, f\. Lorsqu'il y a deux verticilles d'étamines , c'est- à-dire 4 ow 6 , l'extérieur est moins développé; dans le Tonina les trois étamines qui alternent avec les pétales n'ont qu'un bouton glanduleux au lieu d'anthère. — Dans les espèces brési- liennes, les trois étamines extérieures ne sont souvent plus qu'un corps charnu trilobé au fond de la corolle , ou trois corps ovales surmontés de poils. — Le Philodice est le seul exemple d'une fleur à trois parties avec deux étamines; elles sont op- posées aux pétales postérieurs , comme cela arrive aussi dans les Eriocaulées dont toute la fleur offre le nombre 2. Les filets sont soudés à la corolle, à leur base; ils portent de petites anthères cordiformes, bivalves, à déhiscence longi- tudinale, caduques, bleues ou jaunes et noirâtres par la dessic- cation. Le connectif peu développé forme souvent une pointe 1), mArtius. — Sut- les Ériocaulées. 35 ail sommet; clans le bouton, les étamines sont un peu courbées en dedans; le pollen est à grains fort petits ( 1/80 à 1/100 de ligne ) globuleux , lisses, qui paraissent laisser échapper leur enveloppe intérieure par une seule ouverture. §XV. Pistil. il est formé de deux ou trois carpelles opposés aux sépale§ ; une seule espèce en a montré quatre , dont deux incom- plètement développés. Dans les fleurs mâles de plusieurs espèces de l'Amérique j on trouve des traces de l'ovaire avorté; l'auteur a déjà parlé précédemment des trois corps qui se re- trouvent entre les stigmates et doivent être regardés comme des carpelles avortés, et dans ce cas, on trouverait parfois aux Erio- caulées quatre à six carpelles* Les styles sont minces, cylindri- ques ou filiformes se terminant en une portion stigmatique glan duleuse ; ils alternent avec les trois carpelles avortés intérieurs (lorsque ceux-ci existent); ce qui suffit pour repousser l'opinion de M. Bongard , qui regardait ceux-ci comme les styles , et dé- crivait les véritables styles comme des lanières dues à une ana- morphose du carpelle ; d'ailleurs ils sont parfaitement continus avec l'ovaire. Il est fort remarquable que l'on trouve dans plusieurs espèces, entre les étamines^ trois petits corps oblongs, fort analogues aux corpuscules épigyniques des fleurs femelles ; ceci parle en faveur de cette opinion que, dans les végétaux, la position rela- tive n'est pas la cause essentielle de la forme d'un organe , que la cause par laquelle une feuille se métamorphose en étamine ou en pistil est tout-à-fait mystérieuse, et qu'il y a dans les plantes quelque chose de particulier {Mjsterium plantœ) qui est indé- pendant du nombre , de la forme, de la position. § XVI. Ovule y graine. L'ovule des Eriocaulées est porté par un très court funicule ; l'auteur n'a pu y découvrir l'ouverture des enveloppes exté- rieures, sans doute pairce qu'elles se rapprochent de très bonne 3. 5G i). MAKTiiTs. — Sur le S Èrîocaulées. heure. iM\ y voit bientôt des traces longitudinales qui se trans- forment -en rangées de poils; de petits insectes tels que les ti- pules paraissent favoriser la fécondation. Pen(!ant la maturation, les fleurs s'allongent , le capitule devient conique ou sphérique, les folioles de Finvolucre se réfléchissent souvent. L'auteur n'a pu trouver qu'une membrane dans le tégument des ovaires qui est épais, ferme, couvert de rangées longitudinales de poils en massue ou un peu bifides, si petits et si transparens qu'ils soîH difficiles à voir ; il en a compté douze rangées. Le péri- sperme est épais et farineux : au sommet de la graine ( le point opposé à l'insertion du funicule) se trouve l'embryon très petit, logé entre le tégument propre et le périsperme. L'auteur n'a pas d'observations sur la germination des Eriocaulées ; cependant d'après une note qu'il a prise an Brésil, il pense qu'elle est seml)lable à celle des Joncées, et demande si l'on trouverait aussi dans les Eriocaulées un petit corps scutelliformc comme membra née mbry o tège. § XVIL Marche de V Authogênésie comparée à celle des Ptestio d'où résulte l'existence des Eriocaulées connue famille distincte. Les deux sépales extérieurs sont évidemment formés avant le troisième, puisqu'ils l'enveloppent; c'est donc par l'un d'eux que la formation de la fleur a dû connuencer dans l'aisselle de la bractée. Il est impossible de déterminer lequel des deux a été formé le premier, et si la direction donnée au commen- cement a été la même jusqu'au bout; mais en supposant que dans les Eriocaulées le sépale situé à gauche de la bractée, soit le premier formé, et que la formation se soit continuée dans la même direction, il ne reste à trouver que l'unité de mesure d'après laquelle les différentes pièces sont écartées dans leur posi- tion autour de l'axe. Malgré la disposition ternaire des parties, leur divergence ne peut être exprimée parla fraction = f (ou suivant A . Braun qui pense que la nature prend la route la plus longue =5 , ). L'auteur pense pouvoir affirmer que la ligne mé- diane de lacun des deux sépales est écartée de la ligne mé- I). MAJKTius. — Sur les Ériocaulées. 37 diane de la bractée suivant: un angle de 90 degrés; celle cir- constance nous montre une loi de position qui ne se trouve point parmi celles indiquées par AL Braïui. En supposant donc que la foririatjon aille de la bradée au sépale vers la gauche, et conserve j)artout la même direction , on IrçMivera les divergences suivantes : 9« i'* formation. 1^ formation. 3° formation, étamines courtes. 4° formation, étamines longues. étant considéré comme l'unité. (De la bractée au i" sépale, Du i''"' au 2« sépale, Du 2« au 3® sépafë. Du 3® sépale au i^*" pétale, ( Du i^"" pétale au 1^ pétale, j Du 2^ au 3® pétale. Du 3*^ pétale à la i*"® étamine, 22 S De la 1*"^ à la 2^ étamine, De la 2® à la 3*^ étamine. De la 3® à la 4® étamine. De la 4®" à là 5® étamine. De la 5® à la 6® étamine. 90° 1 180 •1 270 3 3i5 3 \[x 2 25 2 1/2 225 2 ^h 22 5 2 1/2 180 '1 270 3 3i5 3 1/2 225 2 1/2 225 2 !/s Si nous additionnons les divergences des diiférentes parties de chaque formation,, nous les trouverans égales chaque fois k 45o. Les divergences entre chaque formation varient au cci*,*. traire et présentent la progression suivante: De la bractée au calice, Du calice à la corolle, De la corolle aux étamines, Des étamines aux carpelles, Avec lui peu de sagacité, on pourrait, à faide de ces nom- bres, chercher \u\ii construction idéale des Eriocaulées; mais Tauteur ne les regarde que comme hypothétiques et (levant seulement lui servir à mieux apprécier les rapports de cette la- mille avec celle des Restiacées. Dans celle-ci, la divergence est = 1/4 pour les feuilles et les parties de la fleur; elles présentent une fleur dont les parties au nombre de trois, suivent la loi de 9o« 3i5 I 3 \h 22 5 2 »/?. 3i5 3 1/2 38 1). iMARïJus. — Sur les Érlocaulèes. décussation. Il y a deux sépales postérieurs et un antérieur v, et par conséquent deux pétales antérieurs et un postérieur. Les deux sépales postérieurs recouvrent légèrement celui de de-^ vaut, tandis que le pétale qui est opposé à celui-ci couvre les bords des pétales antérieurs; ainsi le développement a com- mencé par le^ deux sépales postéfieurs, puis le sépale antérieur, puis le pétale postérieur, enfin les deux autres. Voici les diver-. gences observées dans une fleur de Restiacée. 900 pris comme unité. ÎDe la bractée au i «r sépale., Du 1er au 2^ sépale, Du 2« au 3*^ sépale, Du 3® sépjale au i^'^ pétale,. \ Du i^'' au 2e pétale, 2e^ formation. \ ^ o .. 1 I Du 2^ au oe pétale, Du 3® pétale à la i"^« étamine, De la i*"® à la 2« étamine, De ta 2^ à la 3® étamine, La quatrième formation paraît, dans les fleurs femelles, sui- vre la loi de décussation, tellement que le premier carpelle est opposé à la troisième étamine et placé en arrière; le deuxième carpelle est placé en avant et ïe troisième lui est opposé. Mais,' comme l'ovaire est la formation la plus étendue de cette fleur, et demande le plus de place , l'arrêt de développement occa- sioné par la pression des pièces extérieures se trouve aug- menté, et la divergence entre la dernière étamine et le premier carpelle, et entre les trois carpelles, semble être = 45^*. Mais si nous admettons un verticille d'étamines stériles autour de l'o- vaire, comme cela se voit assez souvent, nous trouvons ces ru- dimens placés précisément comme dans la fleur mâle, et répon- dant à la commissure des carpelles. D'après cela, on peut don- ner la divergence du dernier verticille, aussi bien que celle des précédens : De la dernière étamine au i® carpelle, 180*^ 2 Du i^"" carpelle au 1" carpelle 90 i Du 2*' carpelle au 3% î8o 2 3e formation. 900 I 180 2 90 i 180 2 90 I 180 1 90 I 9û I 180 2 D. MARTius. — Sur les Ériocaulées. àç) Ainsi la formation de la fleur dans les Restiacées suivrait une marche très régulière. — Les divergences entre les pièces d'une même formation sont égales dans les quatre formations : c'est = 270° comme nous l'avons remarqué dans les Eriocaulées, mais = 45o^. Tandis que les divergences qui sont entre les cercles de formation sont inégales et soumises, au travers du pas simple, à une systole et diastole simple dont la mesure est la divergence de la bractée au premier sépale, et le redouble- ment de ce pas. Ainsi, De la bractée au calice, la divergence = 90 Du calice à la corolle, = 1 80 De la corolle aux étamines, = 90 Des étamines aux carpelles, = 180 La différence de la tension (Spannung zur Métamorphosé) entre une formation de la fleur et la suivante, dans les Eriocau- lées, sera une raison de plus pour séparer ces deux groupes. L'organisation des Restiacées et des Eriocaulées, dortt le résultat est fort semblable en apparence, est cependant très différent au fond , comme on peut le \oir par cette comparaison : Eriocaulon trimerium. Le i*' sépale est opposé ( e c/ia/zie- fro) au sépale 2 Le 2"* sépale . . . .au sépale 1 Le S^^^sépale .... au pétale 2 Le i"| pétale .... à rien Le 2""" pétale .... au sépale 5 Le 3™* pétale .... à rien La 1'* étamine, verticille (I)à l'éla- raine 2(1) La a^^étamine (I) ... à l'étamine 1 (I) La S"' étamine (I) . . . à l'étamine 2(11) La i'" étamine 2"'* verticille (II) à rien La 2™^ étamine (II) . . . àrétamine5(I) La5'"''étamiue(II) . ..à rien Restio.... Le I*' sépale esio^^oski^e diametro) au sépale 2 Le 2™* sépale au sépale 1 Le 3""* sépale au pétale 1 Le 1" pétale au sépale 3 Le 2"'" pétale au pétale 3 Le 3"^* pétale au pétale 2 La 1'^ étamine au pistil 2 La 2""* étamine à l'étamine 3 La 3""* étamine à l'étamine 2 Le i^' pistil au pistil 3 Le 2™^ pistil à l'étamine i Le 3"® pistil au pistil i L'auteur a préféré se servir de la fleur mâle d'un Eriocaulon parce que Ton y trouve un plus grand nombre de verlicilles dé- veloppés; la tendance à l'herraaphroditisme est beaucoup plus faible dans ce genre que dans le Restio. Nous avons dit plus haut de quelles suppositions l'auteur s'est 4'> !>• MARTius. — Sur les Ériocauîées. aidé pour arriver -à ces nombres; l'observation paraît confirmer ces suppositions. Ce n'est point arbitrairement qu'il a admis que le premier pétale de XEriocaulon tombe entre le premier et le troisième sépale. Il a été amené à ce résultat par l'analogie, ce cas étant le plus fréquent dans les monocotylédones, et par ce fait que l'étamine qui est superposée au sépale suppose le pre- mier, et qui doit par conséquent être la première, se développe avant les autres. Dans les Eriocauîées dont la fleur offre le nombre deux (^Nas- mjthia septangularis , par exemple), on trouve la loi de décus- sation et des verticilles de deux pièces parfaitement accomplie; les divergences y sont donc les suivantes : De la bractée au i^'' sépale, = 90 Du i^"* au ae sépale, = 180 Du 2® sépale au 1er pétale, z::= go Du i^"^ au 12^ pétale, =180 Du 2e pétale à la i^e étamine, i"« verticille (I), = 90 De la i*"® étamine à la 2^ (I), = 180 ' De la 2® étamine (I) à la Ire (II), = 90 Delà l'-e étamine (II) à la 2^(11), = 180 De la 2® étamine (II) au i^'' carpelle rudim., = 90 , Du i" carpelle rudimen taire au 2e, =180 La divergence des deux pièces d'un même verticille est donc égale à r8o, et celle d'une verticille à l'autre = 90. ^'§ XVIII. Nouvelles comparaisons entre les Ériocauîées et les Restiacées. Dans l'ovaire du Desvauxia on trouve quelque analogie avec ce qui arrive dans les Ériocauîées qui ont un deuxième verti- cille de carpelles avortés ; cet ovaire est formé par deux, et plus souvent par quatre, cinq, six, huit carpelles et plus: ils ne sont pas disposés en verticilles, mais placés inégalement sur un axe plus ou' moins développé. L'insertion des étamines sur le thalamus et la placentation de l'ovule pendant sont les carac- tères les plus importans de la famille : dans les Restiacées, les D. MARTius. — Sur les Ériocaulées. 4 ^ étamines naissent immédiatement du réceptacle, et dans les Eriocaulées c'est de îa corolle, et alors elles s'accroissent après la fécondation et deviennent saillantes, ce qui n'a pas lieu dans celles-là. Les anthères, dans les Eriocaulées, sont biioculaires ; dans les Restiacées eUessont presque toujours simples, attachées au-dessous du milieu du dos, se vident presque complètement de leur pollen et persistent, tandis que dans les Eriocaulées elles sont fixées par la base, leurs loges ne se vident pas si complètement, et elles tombent le plus souvent après l'émission du pollen. Dans les Restiacées, plusieurs naissent de l'aisselle d'une bractée et forment des épillets, du rapprochement des- quels résultent diverses inflorescences agglomérées ou panicu- lées. Les Eriocaulées, au contraire, éprouvent une contraction plus forte, de sorte que leur inflorescence est à celle des Restia- cées ce que l'inflorescence des Composées est à celle des Rubia- cées ; il faut remarquer que la contraction qui aplatit les fleurs des Restiacées n'agit pas de même sur les Eriocaulées, quoiqu'elle y soit plus grande parce que les fleurs y sont disposées en spirale, tandis que dans celles-là elles sont en verticille. L'auteur termine ce paragraphe en comptant quel nombre étonnant de folioles la nature produit dans un seul capitule avec une contraction si forte; ce nombre va jusqu'à 62,700 et au delà. § XÏX. Les Ériocaulées comparées aux Xyridées. L'auteur adopte la manière de voir de Lindley qui forme la famille des Xyridées avec les genres Xjris et Abolboda seule- ment; il remarque que la position des sépales est la même que dans le Restio et que la placentation par un long funicnle, rap- proche ces plantes. C'est avec raison que Lindley a indiqué de l'analogie entre elles et lesCommelynées; toutes ont uti embryon placé à côté du périsperme, non enveloppé par lui et occupant l'extrémité de la graine qui est opposée à son point d'insertion : il y a au-dessus de l'embryon , sur la graine, une petite éléva- tion qui se sépare quelquefois sous la forme d'un petit bouclier (Papilla embryotega). En admettant qu'elle soit formée par une saillie de l'enve- 4a jj. MARTius. — - Sur les Ériocaulées. loppe intérieure, la structure des graines ne pourra se rap- porter à aucun des trois cas indiqués par M. Mirbel. La cha- laze est opposée au hile, et ces deux points sont réunis par un raphé, ce qui rapproche ces graines des anatropes; mais la clialaze se trouve au milieu de l'ouverture, et ceci constitue un cas particulier. § XX. Comparaison des Ériocaulées et des Cjpéracées. L'auteur s'étend longuement sur les soies hypogynes des Cypéracëes et démontre qu'elles ne sont que des étamine& avortées. Ainsi les Cypéracées présentent une tendance à la po- lyandrie qui va presqu'à l'infini et qui les distingue des Ério- caulées aussi bien que la position du premier verticille staminal qui, dans les Cypéracées, est = v et dans les autres = A. Dans celles-ci on ne trouve aucune formation analogue à la foliole péricladienne (urcéole ) des Carex. Enfin la structure du fruit éloigne complètement ces deux familles, le fruit des Cypéracées étant un carpelle unique, raonosperme, à embryon placé hors du périsperme, il est vrai, mais à côté de l'ombihc. — Ainsi l'au- teur pense que malgré plusieurs analogies, les Cypéracées et les Ériocaulées sont aussi éloignées dans l'ordre naturel que le sont par exemple les Mélastomacées des Renonculacées, et que ce sont des représentans de deux directions toutes différentes dans la série végétale. § XXL Conclusion. On pourrait réunir les Restiacées, les Ériocaulées, les Xyri- dées et les Commelynées comme sections d'un groupe plus étendu que l'on nommerait les Énantioblastées , à cause de la position diamétralement opposée de l'embryon et du hile. Voici comment l'auteur propose de caractériser ce groupe. ÉnAINTIOBLASTtE. Monocotyledoneae eleutherogynicœ. Andrœcium simplex aut î). MARTI us. — Sur les Eriocaulées. 4^ duplex. Gynœcium i-2-3-carpellare. Semina albuminosa. Em- bryo in peripheriâ hilo ex adverso positus. Ilerbœ. Steleophylla. I. Resiiaceœ. Spiculiflorae, plerumqueperigoniatae, Calyx glumaceus V- Andrœcium simplex e thalamo. Stamina i-3 corollœ opposita ( aatheris saepissinie unilocellaribus ). Semina solitaria, pendula, IL Eriocauleœ. Calathidiiflorae , perigoniatae , diclines. Calyx sepaloides A- Andrœcium sim- plex aut duplex e corolla, interius magis evolutura. Stamina 2-6 (3, 6, 3, 4), antheris Lilocellaribus. Semina solitaria pendula, pilis seriatis. ni. Xyrideœ. Spiculiflorae, perigonialae. Calyx glumaceus V- Andrœcium simplex ( in Aboi- boda ) vel duplex ; exterius parapetaloideum stérile e thalamo , interius e petalis unguiculatis. Autherje bilocellares posticae. Semina numerosa peritropica , placenta tione parietali. IV. Commelyneœ. Distinctiflorae. Calyx sepaloides A- Andrœcium duplexe thalamo ; saepe cujus- vis andrœcii stamen unum vel alterum defîciens, aut anamorphosi cassum. Antherae didymae. Semina pauca, diplotropa aut heterotropa, placeiitatione centrali. Le travail de M. Martius est accompagné de cinq planches gravées sur pierre, qui représentent tantôt la plante entière ou des analyses des Pœpalanthus Spixianus , Eriocaulon Hamil- tonianurn , Pœpal. rigidulus , JSasmythia septangularis Des- vauxia Billardieri, Philodice Hoffmanseggii , Fuirena umbel- latUy Tonina fluviatilis. La planche V montre la symétrie comparée des fleurs d'un Restio et d'un Eriocaulon^ suivant les idées de l'auteur. STEIINHEIL. 44 <^'- KUNZE. — Sur le genre Hypodematium. lÎYPODEMATiUM, Tiouvcau geurc de Fougères ^ par Gust. Runze. {Flora i833, n" 44, p. 689.) Parmi les Fougères envoyées des Indes par M. Wallich, dès les premières années de son séjonr dans ce pays, se trouve une plante, voisine du Sphœropteris Wall., qui présente des caractè- res trop distinctifs, pour ne pas être décrite comme genre nou- veau , quoique M. Kunze n'aime point à augmenter les genres de cette famille. Il lui donne le nom ^ Hjpodematium , et le caracté- rise de la manière suivante :«Sori subglobosi, pedicellati, recep- « taculo clavato inserti. Indnsia basi receptaculi adnata, renifor- « mi-fornicata,medio sulcato-depressa,demum utrinquereflexa, « peristentia. » L'espèce a été nommée jiar M. Kunze H. onus- tum; elle est originaire du Népal, des Indes -Orientales. Le Nephrodium hirsutura Don {Prondromfl. Nep.) appartient pro- bablement à ce genre. Suit une description assez détaillée. L'auteur fait remarquer l'affinité du Sphaeropteris Qt àeX Hypo- dematium avec le groupe des Cyatliées, à raison de la structure du réceptacle. Il promet une figure et une description détaillée de sa plante. Recherches sur les fleurs de la Balsamine et sur la place que cette plante doit occuper dans le système naturel , par M. Agardh. [Flora i833, p. 609.) La divergence dans les résultais obtenus par les botanistes îes plus distingués, qui se sont occupés du sujet annoncé par le titre de ce mémoire, a engagé M. Agardli à chercher de son côté une solution de la difficulté que ses devanciers n'ont point réussi à vaincre. Les Balsaminées appartiennent à la grande classe de végétaux, qui en outre de feuilles altei-nes ont une co- -t5^ ;q rolle composée de quatre parties : telles sont encore les Cappa- ridées, les Crucifères , les Papavéracées et les Fumariacées. Leur AGARDH. — Sur les fleurs de la Balsamine. 45 calice est formé de quatre sépales, dont deux petits sqiiamiformes ; l'un des deux grands est terminé en éperon, que M. Wallich nomme galea. La corolle est également composée de parties soudées deux à deux. Les deux nervures que chaque pétale présente ne sont évidemment que celles qui traversent par le milieu chaque pétale considéré isolément. Les écailles du ca- lice sont alternesavec ces deux pétales et placées à l'endroit où ces derniers sont soudés. Les étamines devraient être au nombre de six et si l'on n'en voit que cinq, au moins retrouve-t-on les places pour toutes les six. La cinquième étamine est placée dans l'aisselle du sépale calcariforme, et la sixième qui manque devrait être dans l'aisselle du grand sépale non éperonné. Les quatre au- tres étamines se trouvent placées deux à deux, devant les pétales ou les sépales squamiformes. Cette description des parties flo- rales fait voir que les Balsaminées présentent dans leurs fleurs une organisation semblable à celle des Crucifères. Pour prou- ver par analogie que l'explication proposée est conforme à la nature, M. Agardh compare les fleurs de Balsamines à celles des Fumeterres à deux éperons et à un seul éperon : V Impatiens bracteata Coleb. correspond aux Fumeterres bicalcarées, tandis que VI. scabriuscula Hayne, étant sans éperons, prouve que la fleur des balsamines est construite sur le type des Fumariacées et des Crucifères. Le nombre des étamines des Balsaminées n'est à la vérité que de cinq; mais la sixième doit manquer par avor- tement. Cette théorie est confirmée par une observation de M. Roeper, qui a trouvé dans une fleur la sixième étamine oc- cupant la place du carpelle sous-jacent avorté. On avait depuis long-temps reconnu l'affinité des Balsaminées avec les Fumaria- cées; mais on n'avait considéré cette affinité que comme exté- rieure et apparente, parce qu'on partait toujours du principe que les fleurs des Balsaminées sont composées de cinq parties, les carpelles et les étamines étant aussi en nombre qui- naire. Reste à expliquer encore le nombre des carpelles. Celui-ci ne dépend point en général du nombre des parties florales ; on ne doit donc point rapporter les Balsaminées aux plantes qui présentent dans leurs fleurs des parties quinaires. Déjà en iS'iS 46 AGA-RDii. — Sur les fleurs de la Balsamine. M. Agarclh, dans ses Classes plantarum , a assigné à cette famille la place qui lui convient, et ce n'est qu'à présent qu'il rend compte des raisons qui l'engagent à proposer ce rapprochement. De l'ab- sence de l'albumen dans les Baisaminées on a voulu conclure que ce groupe de plantes n'a aucune affinité avec les Fumariacées : mais l'albumen ne se rencontre point non plus dans les Papavé- racées et les Crucifères qu'on n'a jamais hésité à réunir aux Fu- mariacées. On sait d'ailleurs que cette partie se trouve souvent dans les graines à leur premier âge et qu'elle disparaît plus tard. L'élasticité des valves dans les Baisaminées, se retrouve dans quelques Crucifères , par exemple , dans les Cardajnines^ et ce fait vient confirmer le rapprochement de ces deux familles. Par ce que nous venons de dire, on s'apercevra que M. Agardh partage l'avis de M. A. Richard sur la place à assigner aux Baisaminées : mais ce botaniste n'ayant point développé ses idées à leur égard, n'en a tenu aucun compte, et MM. Runth et Rœper n'ont pas même examiné l'opinion de M. Richard. M. Agardh indique les caractères génériques si variés attribués à cette famille par les auteurs qui l'ont traitée; nous ne croyons pouvoir mieux ré- sumer les idées de l'auteur, qu'en transcrivant les caractères qu'il trace des Baisaminées : « Sepala quatuor; duobus minoribus « sepalisqueCruciferarumanalogis; duobus majoribus sepahsque « Cruciferarum gibbosis analogis, altero feresemper, altero raris- « sime calcarato. Petala quatuor, per bina concreta. Stamina sex, « septo abortiente; ex his primum et sextum (vel deficiens) in « axillaistorum sepalorum,quae gibbosis analoga sunt,posita, vel V locum habentia, bina altéra in axilla sepalorum planorum, et « ideo ob concretionem petalorum petalis concretis anteposita. » P. S. Dans la Flora de j 834 , n° 6 et 7, M. Rœper réfute en dé- tail la théorie de M. Agardh et défend contre cet auteur l'opi- nion qu'il a émise à l'égard de la place que cette famille doit occuper dans la série des familles naturelles. Il cite une lettre de M. Al. Braun qui a trouvé la confirmation de ses détails de la structure des fleurs, et il promet de donner bientôt un traité où les diverses théories, en y joignant celle que M. Bernhardi a publiée récemment dans le Linnaea ., seront appréciées et ré- futées. G. FRiiSENfiis. — Flore de VEgypte et de V Arçihie. L\-j Muséum Senckeneergiaivum. Bejtràge fur Flora von Aegjpten, und Arahien;etc. — Matériaux pour la flore de V Egypte et de T Arabie } par Georges Fresenius. D. M. (in-4o avec planches. Francfort sur le Mein. 1 833-1 834 )• C'est au moment où nous allons nous-même nous occuper des plantes du Sinaï, recueillies par M. Bové, que nous croyons utile de faire connaître la première et aussi une des principales publi- cations qui ont rapport à la Flore de cette contrée. Sous le nom de Muséum Senckenbergianum , plusieurs savans ont publié les col- lection d'histoire naturelle rapportées par M. Rûppell et dépo- sées au musée de Senckenberg à Francfort . M. Fresenius s'est chargé de la partie botanique. L'auteur^ dans la première livraison, retrace succinctement les divers ouvrages botaniques qui ont été faits sur l'Egypte, l'Ara- bie et la Syrie, et cite les différens voyageurs qui, en parcourant ces contrées, ont contribué à enrichir la botanique. Deux tables suivent cette introduction : la première indique le nombre des familles formant l'herbier de M. Rùppell et le nombre d'espèces par lesquelles chacune de ces familles est représentée ; la se- conde fait connaître le nom des espèces connues en regard de chaque nom de famille. L'ordre suivi dans la classification est celui établi par Bartling dans ses Ordines naturales. L'auteur donne une phrase spécifique pour chaque espèce anciennement connue ainsi que pour les nouvelles : ces dernières sont toutes suivies d'observations en allemand qui servent à les distinguer des espèces congénères. Les discussions établies par l'auteur pour chacune d'elleS;, attestent le soin qu'il a apporté dans leur détermination. Une des choses importantes dans une Flore circonscrite est l'indication précise des localités: sous ce rapport M. Riippell qui a pris des notes exactes à cet égard ainsi que sur les différentes hauteurs où croissent les plantes qu'il a rapportées , a contribué à donner de l'intérêt à la publication de M. Fresenius. Le nombre des familles citées dans cette Flore , sont au 48 G. FiiESENiDS. — Flore de VEgjple et de V Arabie. nombre de 3tS comprenant environ \[\o espèces parmi les- quelles s'en trouvent plusieurs nouvelles. Ce travail est en outre suivi de trois planches représentant quatre de ces espèces nouvelles dessinées au trait ainsi que les détails qui y ont rapport : ce sont les Phagnalon nitidiim , Gnaplialium Ruppelli^ Zoegeapurpurea pour la première livraison; le Cleometrinerna pour la seconde. Nous allons transcrire les phrases caractéristiques des espèces nouvelles de cette intéressante pjiblication, en indiquant la lo- calité et la hauteur où elles ont été récoltées. Gnaplialium Riippelli Fres. : caule humili siraplici, foliis lanceolato - linearibus breviter mucronatis utrinque sericeo- lanatis, capituHs axillaribus congestis , foiioiis involucri exterio- ribus ovatis subulato-acuminatis albo-membranaceis , pappo penicillato. Sinaï (Thaï Rim) 3ooo. Mai. Phagnalon nidduju Fres. : foliis linearibus integerrimis mar- gine revolutis subtus ramisque lanato-tomentosis , folioîis in- volucri margine lato membranaceo scarioso, exterioribus spa- thulato-subrotundis, interioribus spathulato-linearibus. Sinaï ( Thaï Arbain 1 5ooo. Saniolina Sinaica Fres. : caule suffruticoso , foliis linearibus incanis, adultis bipinnatifidis, lobis subrotundis obtusissimis, ramis monocephalis. Sinaï. 65oo. Mai. Onopordon ambiguwn Fres. : caule ramoso, foliis decur- rentibus albo-tomentosis sinuato-dentatis longe spinosis , fo- iioiis involucri lanceolatis longissime spinosis patentissimis. Thaï Rim. 3ooo. Mai. Zoegea purpurea Fres : caule ramoso scabriusculo , foliis summis linearibus mucronatis, foiioiis involucri exterioribus pectinato-ciliatis , nervo medio in aristam longam producto, in- terioribus aristato-acuminatis. Anarrhinwn pubescens Fres. : glanduloso - pubescens , foliis radicalibus oblongis in petiolum decurrentibus grosse dentalis , lingulatisque integerrimis, caulinis linearibus^ flora- G» FRESE]*îits. — Flore de V Egypte et de l'Arabie, 49 libus peduncuiis longioribus; caule erecto ramoso, ramis vir- gatis. Wadi Scheick. 4ooo- Stacîiys affinis Fres. : caule erecto ramoso foliisque oblongo- lanceolatis utrinque attenuatis obtusis et pilis stellatis incano- tomentosis, axlllis uiiifloris , calycibus stellato-pilosis lo-striatis, dentibus tenuiter mucronatis. Sinaï. 6000. Cuscuta arabica Fres. : glomerulis paucifloris parvis, flo- ribus subsessilibus 5-partitis, corollae calycisque tubo limbo breviore, genitalibus inclusis, squamis apice fimbriatis; ramis caplllaribus dense intricatis. Thaï Arbain. 5ooo. Solanum dubium Fres. : aculeatum, stellato-tomentosum ; caule fruticoso , foliis ovato-oblongis basi inaequaliter cordatis sinuato-repandis aculeatis, aculeis acicularibus acutissimis, pe- duncuiis 3-5-floris , calycibus stellato- tomentosis subiner- mibus. Heliotropium arhainense Fres. : glanduloso-pilosnm; caule basi fruticoso, ramoso, canescenti-villoso, foliis petiolatis ovato- lanceolatis pilosis margine undulatis, spicis subsolitariis ebrac- teatis, novellisspiralibus, tubo coroUo calyce duplo fere lon- giore. Thaï Arbain. 5ooo. Cjnoglossum intermedium Fres. : foliis tuberculoso-pilosis asperis, radicalibus spathulato-lanceolatis , caulinis lineari-lan- ceolatis, floribuslaxe racemosis, calycibus tubo corollae aequa- libus, nucibus membrana dentata cinctis, centro aspero. Glaiicium arabicwn Fres. : caule piloso , foliis inferioribus lyrato-pinnatifidis dentatis utrinque pilosis, superioribus am- plexicaulibus 5-3-lobis, lobo medio truncato 3-dentato, pedun- culo folio longioribus, siliquis laevibus. Thaï Arbain. 5ooo. Cleome trïnenda Fres. : gland uloso-scabra; foliis simplici- bus ovatis trinerviis utrinque strigoso-scabris, floralibus ob- II. BoTAN. — Juillet. 4 5o G. FRESENius. — Flore de V Egypte et de V Arabie. longis, floribus racemosis, siliquis linearibus sessilibus glandu- loso-asperis pendulis. Wadi scheick. [\o(jo. Kochia latifolia Fres. : tota lanata , caule herbaceo, rarnis al- ternis patulis, foliis oblongis oblongo-Janceolatisve carnosis fere œqualibus, floribus lanâ densissimâ obvallatis, perigonio fruc- tifero, appendicibiis quinque subulatis conicis stellato. Thaï Hebran. sSoo. Paronychia sinalca Fres. : cauHbus adscendentibas ramosis hirsutis, foliis oblongo-linearibus obtusis hirsutis, floribus con- gestis cymosis, bracteis subrotundis acuminatis flores occul- tantibus , calycis lobis muticis. Sommet du Sinaï. 7000. Trigonella microcarpa Fres. : caulibus prostratis, foliolis obcordato-cuneatis apice denticulatis striatis fere glaberrimis, stipulis iineari - subulatis ciliatis , umbellis sessilibus, laciniis calycinis subulatis longitudine tubi, leguminibus subfalcatis glabris tumidiusculis brevibus transverse reticulatis, seminibus ovatissubtruncatis epunctatis. Thaï Àrbain. 5ooo. Nous aurons occasion de revenir sur chacune de ces espèces en particulier dans le cours de la publication des plantes de M. Bové,qui, à l'exception du ZoegeapurpureaYre.s>.^iHYik^}^o\\.é toutes les plantes que nous venons de signaler. J. Decaisne. Generum et «S/^eciéTwm Hippocasta-Nearum i?6miO. Auctore Eduardo Spach. Acerwn sect. i , Juss. Gen. — Hippocastaneœ De Cand. Théor. élém. éd. 1. p. i[\l\\ Prodr. vol. i , p. 697. — Bartl. Ord. Nat. p. 364- — Castaneaceœ Link Enum. — Sapindacearum Sectio, Reichenb. Conspect. Regn. Veget. :ed. spach. — Hippocastanearum rensio. 5 1 Arbores sive/rw^/cej». Ramuli nodoso-articulati. Latex aqueiis. Folia opposita, digitata (S-g-foliolata); foliola petiolulata v. sessilia, serrata, penninervia; petioluli basi articulât! et dilatati; petiolus longus, basi dilatatus, articulatns, semi amplexicaulis; stipiilœ nullae ; gemmae axillares e squamis imbricatis. Flores polygami (in eodem individuo hermaphroditi et pis- tilli abortii masciili ), irregulares. Inflorescentia terminalis. ïhyrsus (v. nonnumquam panicula depauperata) solitarius, pe- dunculatus, erectus, aphyllus, compositus e racemulis sparsis, pedunculatis, plerumque bifidis v. subcorymbosis; pedicelli alterni v. sparsi , erecti v. subpatentes, unilatérales, supra basin articulati, basi i-bracteolati; bracteolae minutas, membranaceœ , caducae. Caljx inadhœrens, circumscisso-deciduus, subcarapanula- tus V. tubulosus , obliquus , basi postice gibbus, o-lobus (in unica specicbilabialus); lobi inœquilongi, obtusi, sestivatione margi- nibus imbricati : i superior, caeteris longior; a latérales duobus inferioribus breviores. ISectarium (Discus) hypogynum, annulare, nonnunquam lo- batum. Petala 5 ( 2 superiora , a lateralia, i inferius), vel plerum- que infimi abortu 4, lobis calycinis alterna, sub nectario inserta , inaequilonga, unguiculata, decidua, plerumque dissimilia; ces- tivatio imbricativa. Stamina 6-S (plerumque 7 ), sub nectario inserta, libéra, uni- serialia, inaequilonga. Filamenta subulata vel filiformia, saepis- sime arcuata. Antberœ ellipticœ vel oblongae , versatiles, thecis a appositis, parallelis, rima longitudinal! dehiscentibus; connec- tivum in appendicem apicilarem glanduliformeni productum. Pistillum .* Ovarium trigonum , subcylindraceum^ trilocu- lare : loculis biovulatis; ovula superposita, angulo interno af- fixa ; ovulum superius appendens; inferius adscendens. Stylus indivisus, gracilis , superne attenuatus et subrecurvus. Stigma terminale, acutum. Pericarpium : capsula coriacea, subglobosa, loculicido-2-3- valvis, 3-locularis sœpiusve abortu i-2-locularis , i-3-sperma. Semina maxima , subglobosa , varie compressa et subangu- 4. 52 ED. SPACH. — Hippocastanearum revisio. lata, Ifevissima, iiitida. Hilus lalissimus, opacus , basilaris. Pe- rispermium nullum. Embryo curvatus : radicula conica, hilo ap- proximata; pluniula conspicua, diphylla; cotyledones crassis- simœ, conferruminatae, per gerrainationem hypogœae. Gênera : JEsculus Linn. — > Pa^^ia Boerh. — Macrothyrsus Nob. — Calothjrsus Nob. AESCVLUS (Linn.) Nob. Calyx subcampanulatus, inflatns, profunde 5-lobiis : lobis inœqualibus , obtusissimis. Petala 5, breviter unguiculata, dissi- milia : 'i superiora majora, adscendentia velsubreflexa,elliptica; 3 inferiora, patentia, declinata, subrotunda; ungues margini- bus involuti. Stamina 7, declinata, sursum arcuata. Capsula echinata. Foliola septena, sessilia, duplicato-serrata. Petala alba, supra unguem macula (in floribus masculis) lutea vel (in floribus hermaphroditis) purpurea picta. Species unica. — {^jEscuIus Hippocastanum Linn. ) Pa VI A (Boerh.) Nob. Calyx campanulatus v. tubulosus, S-lobus : lobis subinaequa- libus, obtusissimis. Petala 4 (nonnunquam 5), dissimilia, erecta : 2 superiora cochlearifornia v. subspathulata , lon- giora, unguibus cohaerentia, apice recurva ; 1 lateralia latiora, pîefomque conniventia et subconvoluta; ungues marginibus involuti. Stamina 6-8 , erecta v. subdeclinata. Capsula lœvis v. echinata. Foliola brève petiolulata ( in unica specie sessilia) , inaequali- ter duplicato-serrata, plerumque quinaîa. Petala flava, vel li- vida , vel purpurea, vel rosea, undulata. Calyx et corolla viscoso- puberuli, fere concolores. Stamina inclusa vel exserta : fila- menta inferne pilosa. Pistillum pubescens v. tomentoso-la- natum. Omnes a nobis observatœ species floribus occurrunt mascu- ED. SPACH. — Hippocastanearum revisio. 53 lis, et herraaphroditis. Paviœ in Americae septentrionalis tem- peratioribus nascuntur. Sectio I. Calyx campanulatus, v. tubuloso-campanulatus , inflatus. Petala i superiora subspathulata ; 2 inferiora subdiver- gentia. Stamina porrecta , exserta. Capsula echinata. A. Foliola sessilia vel subsessilia. Flores rosei vel purpuras- centes. Pavia Watsonfana Nob. ^Esculus carnea Watson,Dendrol. Brit. tab. 121 (non Giiimp. et Hayn. Fremd. Holz. , nec Bot. Reg.) — yEsculus rubicunda Loddig. Bot. Cab. tab. 1242. P. foliolis sessilibus, lanceolatis, acuminatis, utrinque gla- bris; floribus 8-andris ; petalorum lateralium unguibus calyce subbrevioribus ; staminibus petalis superioribus siibbrevioribus; antheris margine pubescentibus. Frutex. Ramuli subpubescentes. Petlolus 4" longus , glaber. Foliola 5 %, j , 3-6" loriga, basi vix acumiuata, subtus in axillis venarum pubcrula. Pauiculaj laxae^ 6-8" longœ, viscoso-puberulae. Calyx 5 lineas longus, purpurascens , tubuloso-campanulatus. Corolla atrosanguinea. Petala latera lia 9-10 lineas; lamiua ovato-elliptica, tiuncata v. emaiginata ^ iingue longior, basi circiicr 4 lineas lata. Petala superiora pollicem longa : lamina parva, obovata. Filameata hiisuta, apice sursum recurva. Capsula elliptico-subglobosa. Species ex Icône Watsonii dislinctissima , nobis haud obvia. Pavia cai\nea. jEscuIus carnea Willd. Eniim.ex Guimp. etHayn. Fremd. Holz. tab. 22. — Lindl. in Bot. Reg. tab. ggS. — yEsculus rubicunda Loisel. in Herb. de l'Amat. tab. 867. (non Wats. , nec Loddig.) P. foliolis basi et apice acuminatis, subtus in axillis venarum barbatis : basilaribus oblongis v. oblongo-lanceolatis , sessilibus; terminalibus lanceolato-obovatis , subsessilibus ; floribus 7-an- dris; petalorum lateralium unguibus calyce subbrevioribus; sta- minibus petalis superioribus parum longioribus; antheris gla- bris. Arboi' magna, habitu et foliis j^sculo Hippocatano haud absimiîis. Petioli 3-5" lougi, ramulisque glabriuscuii. Foliola majora 6-8" longa, medio â 54 HJo- SPACH. — Hippocastanearwn revisio. 1/2" lata. Panicula densiflora, pyramidalis , 6-8" longa, viscoso-pulverulenta, Calyx 4-5'" longus, purpurascens, Pctala intense rosea, supra versus basiii luteo V. sanguineo variegata; pctala lateralia subdivergentia , 10'" longa .'la- mina 4-5"' lata, elliptica v. subrotundo-elliptica ; petala supeiiora poUicem longa : lamina ungue subaequjlonga, subrotunda , basi angustata. Filaraenta rosea, pilosa : majora circiter i5'" longa. Ovarium hirsutum, Capsula obovata, V. subglobosa, inaequilatera , magnitudine nucis Juglandis. Frcquentissime bospitatur in hortis. (v. v, c.) B. Foliota brève petiolulata. Flores sulphurei. Pavia paluda, j^sculus pallida Willd. Enum. — Guimp, et Hayn. Fremd, Hoîz. tab. 1^. — yEsculus Ohiolensis Desfont, in Hort. Paris, (non Michx. fil.) P. foliolis lanceolato-oblongis-v. ellipticis-v. obovalis, v. lan- ceolatis, longe acuminatis v. cuspidatis, basi attenuatis, subtus marginibusque puberulis, in venarum axillis barbatis; flori- bus 7-andris ; petaiorum lateralium unguibus calice breviori- bus; petalis &uperioribus oblongo-spathulatis ; staminibus sub- duplo brevioribiis ; antheris puberulis : ovario hirsutissimo. Arborparva, cima densa, subovali. Petioli 3-6" longi, graciles, glabrius^ culi V. pubescenles. Foliola 3-5" longa, 6-1 5"' lata, subtus costa nervisque subferruginea. Panjculse 4-6"' longae, densiflorae, subpyramidatae vel oblongae, calycibusque glanduloso-pulverulentae ; racemuli a basi fere floriferi. Calyx ^-Ç>"' longus, e viridi lutescens, campanulatus v. lubuloso-carapanulatus. Petala pallide lutea : superiora 10"' circiter longa; lamina ungue duplo longior, basin versus lineis purpureis picta; inferiora 6-9'" longa, supra unguem rubro variegata, plus minusve divergentia. Filamenta pilosa, adscendentia. Cap- sula obovata, v. obovato-suglobosa, muricala, capsula /Tijo/jocas/anJ duplo triplove minor. Colitur haud raro in horlis (v. v. c.) Pavia glabra. /Esculus glabra Willd. Enum, -^ Guimp. et Hayn. Fremd, Hoîz. tab. i[\. Differt a prœcedente , ex auctoribus citatis, foliolis minori- bus, glabriusculis; corolla niinori : pctalorum lateralium ungui- ED. SPAOH. — Hippocastanearum revisio. 55 bus calyce paulo longioribus ; stamiiiibus petalis superioribus vix longioribus; ovario subhirsuto. Colitur in hortis. [^nohishaud obvia ^ Sectio il Calyx tubulosus v. subcylindraceus. Petala supe- riora cochleariformia : iinguibus sublinearibus , longissimis ; la- minis parvis, subrotundis obovatisve. Petala lateralia conni- ventia : laminibus latissimis. Stamina erecta, plerumque inclu- sa : antherœ glabrse. Capsula inermis. — Foliota brève petiolu- lata. A. Calyx subcampanulatus , superne injlatus. Flores Intel . Panicula densiflora. Pavia neglecta. yEsculus neglecta Lindl. in Bot. Reg. tab. 1009. P. foliolis lanceolatis , v. cuneato-lanceolatis, v. lanceolato- oblongis, cuspidatis , basi acuminatis, subtus costa puberulis in axillisque venarum barbulatis; petalorum lateralium ungui- bus calyce sublongioribus; petalis superioribus brevioribus; sta- minibus subexsertis. Arbor 4o-pedalis. Petioli 4-S" longi , graciles, râmiïlisque glabri. Foliola 3-6" longa, 9-18'" la ta, .supra laete viridia, suhtiis pallida. Paniculie sub- pyramidalae, 4-/" longae, calycibusque glanduloso-puberulae. Calyx viridi- liiteus , campanulatus V. tribuloso-campanulatus, 4-5'" longus ; pedicelli lon- gitudine calycis. Petala pallide lutea, supra rubro yariegata : lateralia 10-12'" longa, 6"' lata : lamina ovali-subrotunda v. ellipticD-obovata: uiiguis siipcrnc dilatatus, lamina brevior; petala superiora i4-i5'" longa; lamina obovata v. suborbicularis. Filamenta pilosa. Capsula subglobosa , v. ovafa, v. ovato- globosa, pericarpio Hippocastani minor. In hortis frequens (v. v. c. ) Pavia flava. PaviaflavaYiit Cand. Prodr. — jE&culusJîava Ait. Ilort. Rew. — Schmidt, Arb. tab. 4<^- — Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. 2 3. — Watson, Dendrol. Brit. tab. t63. — Loddig. Bot. Cab. tab. 1280. — Pavia lutea Poir. — Duham. éd. nov. vol. 3, tab. 38. — Michx. fil. Arb. vol. 3, tab. 11. — JE sculus lutea ^Nàn- genh. in Act. Nat. Scrut. BeroL v. 8, p. i33 , tab. 6. 56 ED. SPACH. — HippocQStanearumrevisio. P. foliolis lanceolatis, v. laiiceolato-oblongis, v. lanceolato' ellijDticis, v, oblongo-lanceolatis, longe acuminatis, basi atte- nuatis, subtus pubescentibus (junioribus toraentoso pulverulen- tis); petalorum lateralium unguibus calyce dimidio brevioribus; staminibus inclusis, calyce longioribiis, petalis lateralibus bre- vioribus. Arbor 70' et ultra alta, diametro 3-4-pedali. Cima subrotunda, denslssiraa, Petioli 2-4"longi, ramulisque puberuli; petioluli subtomentosi, î2-3"'longi; foliola 3-7' longa, 1-2" lala, supra laete viiidia, subtus subcanescentia. Pa- jiiculae 3-6" longae, subpyramidatae, calycibusque puberulje ; racemuli sub- sessiles. Calyx 6'" longus , Talde dilatatus, e viridi lutesçcns. Pedicelli 2-3'" Jongi. Petala pallide lutea, supra venis rubris picta ; petala lateralia ia-i4", longa : unguis lamina paulo longiov ; superne dilatatus: lamina elliplica v. ellip-^ tico-obovata , 6' " lata ; petala superiora 1 5' "longa: lamina obovato-subrotunda, Staraina 8-12'" longa; filamenta pilosa. Capsula ovato-subglobosa , v. QVAtQ- ellipsoidea, pericarpio Hippocastani miner. Persaepe hospitatur in horlis (v. v. c.) B. CçrollOf livide violacea, vel ruhro-flava. PaVIA LIVIDA NOB. P. foliolis lanceolatis, vel lanceol^to-ellipticis, v, lanceolato? obovatis , v. ciineato-lanceolatis , longe acuminatis, subtus costa nervisqne subferrugineo-tomentosis ; paniculis subdensifloris; calycibus subcampanulatis v. obconicis, superne inflatis, un^ guibus petalorum lateralium brevioribus; staminibus inclusis, petalis lateralibus paulo brevioribus. Arbor parva, Cima subrotunda, densa. Pclioli 2-4" longi, ramuliscjue gla- bri. Foliola 4-8" longa, 1-2" lata, supra laete viridia, subtus pallida ; juniora subtomentosa. Paniculœ 4-7" longae, calycibusque glanduloso-puberulse , sub- fcrrugineae; racemuli pauciflori , subsessiles. Calyx 5-6"' longus, purpurasceus. Petala rubro, flavo et violaceo variegata, venisque purpureis picta : petala lateralia 12-j3'" longa; lamina elliptica vel ovato-elliptica, ungue subbrçviorj petala superiora i5"' longa; unguis superne luleus; lamina obovato-subrotunda, Filamenta hirsuta : majora poUiccm longa. Capsula obovata vel subglobosa, parva. Çolitqr iu hortis. (v. v. c. ) i:d. spach. — Hippocastanearuni revisio. 67 PaVIA HYBRIDA Nob. Pavia hybrida De Cand. Prodr. ? (non Paviadiscolor Pursh.) P. foliolis lanceolatis, v. lanceolato-obovatJs, v. lanceolato- oblongis, V. lanceolato-ellipticis, v. oblongo-lanceolatis , v. cu- neato-lanceolatis , acuminatis, subtus puberulis, costa nervisque subferrugineo-tomentosis , paniculis subdensifloris ; calycibus tubuloso campanulatis v. subcylindraceis , vix inflatis, ungui- bus petalorum lateralium dimidio brevioribus; staminibus in- clusis , petalis lateralibus parum brevioribus. Praecedenti simillima. Folia Paviœ flavœ. Calyx purpurascens, 4-6"' longus. CoroUa Paviœ lividœ , at minor, Colitur in hortis, (v. v. c.) Pavia mutabilis Nob. P. foliolis lanceolatis, v. lanceolato-oblongis, v. cuneato-lan- ceolatis, longe acuminatis, subtus puberulis, costa nervisque to- mentosis; paniculis laxifloris; calycibus tubulosis nunc obconi- cis, nunc subcylindraceis , nunc medio inflatis , unguibus peta- lorum lateralium subcequalibus ; staminibus inclusis, petalis lateralibus paulo brevioribus. Aibor paiva, duabtis pr^ecedentibiis simillima. Foliola majora nonnuraquam 8-10" longa. Pedicelli calycibus diiplo triplovc breviores. Paniculae 3-6" longae^ subferrugineo-tomentosae. Caly^c 5-6'" îongus, purpurascens. Gorolla junior rubro-flava , demum livide violascens ; petala lateralia pollicem circiter longa : lamina clliptica v, elliptico-oblonga , longitudine unguis; petala superiora i5", longa; lamina parva, suborbicularis. Capsula Paviœ lipidce. Colitur in hortis, ( v. v. c. ) Pavia versicolor Nob. vEsculus Pavia Wats. Dendrol. Brit. tab. i643 (nec aliorura.) P. foliolis lanceolatis, v. lanceolato-obovatis , v. lanceolato- ellipticis, acuminatis, glabris, subtus in venarum axillis barbu- latis; paniculis sublaxifloris; calycibus campanulatis v. tubuloso- campanulatis, unguibus petalorum lateralium brevioribus; sta- minibus inclusis, petalis lateralibus brevioribus. Arbor cucitcr i5-pcdalis, cima pyiamidali v. suBiotuuda. Petioli3-4,, longi, 58 ED. SPACH. — Hippocastanearujn revisio. glabri, purpurascentes. Foliola 3-6" longa, supra lucida, subtus pallida. Pa- nicula 4-6"longa, calycibusque glaDduloso-puberula ; racemuli pauciflori ; pedicelli calyce duplo breviores. Flores magniludine illarum Paviœ jlavœ. Calyx purpurasccns. Corolla roseo, viridi et luteo variegata.Petalorum latc- ralium lamina suborbicularis v. ovato-subrotunda. Pelalorum superiorum lamina obovato-subrotunda , parva. Filamenta hirsuta, Colitur in hortis Angliae. ( nohis haud cb^ia- ) PaVIA. PISCOLOR. Pavia discolor Pursh, Flor. Amer. Sept. — Bot. Reg. tab. 3ro (non Pavia hybrida De Cand. Prodr.) P. dumosa; foliolis lanceolato-oblongis,, v. lanceolato-obovatis, V. cuneato-lanceolatis, acuminatis, argute serrulatis, subtus in- cano-tomentosis costa nervisque siibferrugineis; paniculis densi- floris; calycibus tubulosis medioque inflatis, v. obconicis, ungui- bus petalorum lateralium paulo brevioribus; staminibus inclusis V. petalis lateralibus parum longioribus. Frutex dumosus, 2-4-pedalls. Petioli 2-4" longi, ramulisque glabri. Foliola 3-6" longa, 1-2" lata, supra glabra, lucida, atrovirentia. Paniculae 3-5' longae, subpyramidatae , calycibusque pubcrulœ; racemuli subcorymbosi, sub- sessiles; pedicelli calycibus duplo triplove breviores. Calyx 6"' longus, purpu- rasccns. Corolla junior rubro-flava, demum livide purpurascens; petala lateralia circiter i5"' longa : lamina elliptica, longitudine unguis; petala superiora 18'" longa : ungues petalis lateralibus aequilonga; lamina subrotunda. Capsula ellip- soïdea v. obovata, vix i5-i8"' longa, scabra. Species eleganlissima, vix cum alia confundenda, in bortis haud raro obvia. Habitat in montosis humidis Carolinae et Georgiae. (v. v. c. ) C. Flores purpurei v. atrorubentes. Paniculœ laxiflorœ : race- muli suhcojymbosi , pauciflori ^ subsessiles. Foliola subcoriacea , supra lucida. Pavia atropurpurea Nob. jEscuIus Pavia , var. suhlaciniata Wats. Dendrol. Brit. lab. 120 (non Msculus Pavia alionim). P. foliolis lanceolatis, acutis, profonde serratis v. sublaci- niatis, utrinqiie glabris; paniculis depauperatis, subsimplicibus; calycibus tubulosis v. tubuloso-campanulatis, medio subven- tricosis, petalorum jateralium ungues aequantibus; staminibus 8 , petalis lateralibus sublongioril>us. ED. SPACH. — Hippocastanearum revisio. 69 Frutex 3-4-pedalis. Rami rcclinati, débiles. Petioli glabri , purpurascentes , 3-4" longi. Foliola 5-6" longa, 10-18'" lata, subtus pallida. Paniculae 4-6" iongae, pubesccntes, purpurasccntes. Calyx 8-9"' longus, pubescons, atroru- bens. Corolla atropurpurea : peîala lateralia i5'" longa : lamina oblonga, ob- tiisa, longiludine iinguis; petala superiora parum longiora : laraiua obovata. iCapsula parva , obovata, colore olivaceo. Colitur in hortis Angliae. ( Nobis haud obvia. ) Pavia Lindleyana Nob. JEsculus Pavia var arguta Lindl. in Bot. Reg. tab. 998 ( non. /Esculus Pavia aliorum). P. foliolis lanceolatis , v. lanceolato - oblongis , acuniinatis, argiUe serrulatis , subtus pubescentibus ; calycibus subcampa nulatis, v. tubuloso-campanulatis, petalorurn lateralium ungui- bus brevioribus; staminibus inclusis. Aibor bumilis. Peiioli glabri , purpurasccntes. Paniculœ pubesccntes, pur- purascentes : pedicclli calycis fere longiludine. Corolla atrorubens : petalorurn lateralium lamina oblonga; petalorurn superiorum lamina obovata. Colitur iu Anglias bortis, ( nobis haud ohvia, ) Pavia Willdenowiana Nob. yEsculus Pavia Willd. Enum exGuimp, et Hayne, Fremd. Holz. tab. 21 (nec aliorum). P. foliolis lanceolato-oblongis, y. oblongo-lanceolatis, v. lan- ceolato -ellipticis, aeurainalis, glabris; calycibus obconicis, superne ventricosis, ungues petalorurn latei-alium subsuperan- tibus; staminibus inclusis, petalis lateralibus paulo brevioribus. Arbor humilis. Foliola 2-4" longa, argute serrulata. Paniculae brèves, ru- bentes; pedicclli calycibus breviores. Corolla fere Paçiœ flavœ, rosea, venis purpureis picta : petala lateralia poUicem circiter longa : lamina lata, oboTato- subrotunda; petalorurn superiorum lamina orbjcularis. Capsula subgiobosa, diaraetro pollicari. A sequentibus distinctissima. Colitur in hortis Germanige. ( nobis haud obvia, ) Pavia humilis, esculus humilis Lindl. in Bot. Reg. tab. 1018. P. dumosa, decumbens; foliolis lanceolatis^ subtus pubes- 6o ED. SPACH. — Hippocastanearum rei^lsio. centibus; calycibus subcylindraceis; staminibus inclusis,vix calyce longioribus. Frutex 2-3-pedalIs. Rami adscendentes, rubentes, glabri. Foliola majora 4" longa, profunde dentata. Paniculae depauperatae, subpuberulœ; pedicelli subterni, fasciculati. Corolla atropurpurea, calyce duplo loogior. Capsula pu- besccns, obovata , colore olivaceo. Colitur in Lortis. ( nobis haud ohçia. ) t Pavia LcciDA Nob. jEsculus Pavia et Pavia ruhra Hortul. quorund. P. foliolis lanceolatis, v. obovato-lanceolatis, v. lanceolato- ellipticis, v. lanceolato-oblongis, acuminatis , subtus puberulis in axillisque nervorum tomentosis; calycibus tubulosis,v. sub- campanulatis , medio ventricosis , petalorum lateralium ungui- bus dimidio brevioribus; staminibus inclusis, petalis lateralibus brevioribus. Arbor hurailis. Petioli 3-4" longi, ramulisque purpurascentes , glabri. Fo- liola 4-7" longa, 1-3 1/2" lata, supra atroviridia, subtus pallida. Paniculae 3-5" longae^ velulinae; pedicelli brevissinn. Flores purpurci. Calyccs 4-5'" longi. Petala laleralia poUiccm circiter longa; lamina longitudine unguis; petala superiora parum longiora : lamiiu obovata-subrotuuda. Filameuta pilosa. Colitur ia Lortis. ( v. v. c. ) Pavia intkrimedia Nob. P. foliolis lanceolatis, v. cuneato-lanceolatis , v. oblongo-lan- ceolatis, v. lanceolato-oblongis, longe acuminatis, cuspidatis, subtus in nervorum axillis puberulis; calycibus obconicis, v. subcylindraceis, medio subventricosis, petalorum lateralium ungues subsuperantibus; staminibus subexsertis, petala late- ralia subsequantibus. Arbor parva. Cima densa, subspbaerica. Petioli 2-5" longi, ramulisque gb- berrimi, Foliola 3-6" longa, 1-2" lata, supra lœte viridia, subtus pallida. Paniculae 3-5" longae, laxiflorae, "velutinae; racemuli 3-6-flores; pedicelli calyce subduplo breviores. Flores purpurei. Calyx i8"'longus. Petala lateralia pol- licem longa; lamina elliptica , v. ovato-elliptica, longiludiue, unguis. Petalorum superiorum lamina obovata , v, obovato-elliptica. Colitur in hortis. ( y. v. c. ) ED. SPACH. — - Hippocastanearum revisio. 6i Pavia Michauxii Nob. Msculus Pana Michx! Flor. Bor. Amer, (non Willd. , nec Wats., nec Lindl.) — Pai^ia rubra Lamk? — Duham. éd. nov. vol. 3, tab. 19. — Turp. in Dict. des Sciences nat. le. P. foliolis lanceolatis, v. obovato-lanceolatis, v. lanceolato- oblongis, V. cuneato-oblongis, acutis, v. brève acuminatis, siibtus in axillis nervorum barbulatis; calycibus obconicis, v. subc^^^lindraceis, medio ventricosis , petalorum lateralium un- gues subsuperantibus ; staminibus exsertis , nonnullis petala siiperiora excedentibus. Frutex dumosus vel arLor humilis. Ciraa temisphaerica sutrotundave. Petioli 2-4" longi, ramulisque glabri , riibentes. Petioliili pulvérulent!, i-5'" loDgi. Foliola 2-6" longa, 8"'-2" la ta, supra atroviridia, subtus pallida. Pani- culae 3-6" longae, subferrugineoYelutinae j racemuli 2-6-flori; pedicclli calycibus fere œquelongi. Calyx purpurascens^ 7-9'" longus. CoroUa purpurea : petala lateralia pollicem longa : lamina cUiptica , v. elliptico-obovata, ungue sub- brcvior; petala superiora 1 5-1 6'" longa : lamina obovata subrotundave. Fila- monta inferne pilosa. Capsula parva, subglobosa. Colitur in hortis. ( v. v. c ) Haec œque ac Pavia intermedia et Pavia lucida mensein fere serins florent ca;teris. MACROTHYRSUS Nob. Calyx subcjlindraceotubulosus , v. obconicus, 5-lobus. Pe- tala 4-5> similia, anisometra , erecta , divergentia, longe unguiculata, spathulata : 1 superiora longiora; ungues com- planati, liberi, glabri. Staniinaô-y, longissima, erecta, sub- divergentia. Capsula subglobosa , inermis. Frutex dumosus. Foliola quina septenave, petiolnlata, subae- "qualiter serrqlata. Thyrsus longissimus , conico-pyramidatus, e cymulis bifidis, brève pedunculatis, horizontalibus, subver- ticillatis, S-y-floris. Calyx albidus. CoroUa candida, venis luteis picta. Filamenta alba, glabra, capillaria, sub anthesi sursum arcuata, demum recta. Antberae rubrœ, glabrae. Embryo edulis. 62 ED. SPACH. — Hippocastanearwn rensio. Macrothyrsus dtscolor Nob. Msculus macrostachya Michx. Flor. Amer. Bor. — Jacq. Ecl. I, tab. 9. — Guimp. et Hayne, Fremd. Holz. tab. 126. — Bot. Mag. tab. 21 18. — jEsculus parviflora Walt. Flor. Carol. — Pavia macrostachys De Cand. Prodr. — Herb. de l'Amat. tab, 212. — Pa{>ia edulis Poit. Arb. Fruit, tab. 88. Frutex duraosus, 3-4-pedalis. Radix stolonifera, Cima spîiaerica , depressa. Petioli 3-8" longi, graciles , glabri , purpurascentcs. Foliola 3-8" longa, i-3 lata, lanceolato-obovata, v. oblonga-obovata, v. obloiiga, v.lanceolato-obîonga, acuminata, basi rotundata vel acuta, supra glabra, alroviridia, sublus incano- velutiua : costa nervisque subglabris; serraturae minuta;, approximatae, sub- obtusœ; petioluli glabri : inferiores brevissirai; terminales 4 8'" longi. Thyrsus pedalis et ultra, pulverulento-pubescens; pedicelli plerumque calycibus lon- giores. Galyx 3-4'" longus : lobis obtusis , brcvibus , inaequalibus. Petalorum ungues calyce longiores, lineares; larainae ovatae , v. obovatae, v. oblongae^ truqcatae v. emarginatœ; petala superiora 10'" circiter longa; lateralia trieute minora. Filamenta corolla duplo triplore longiora , Ovarium lanato-toraentosum, Stylus inferne pilosus. Capsula obovata v. subglobosa, magnitudine nucis Ja- glandis rainons. Spccies unica. Habitat in montosis Carolinae et Georgiae. (v. v. c. ) CALOTHYRSUS Nob. Calyx subcampanulatus , bilabiatus : labiis subaequilongîs » ringentibus ; labium sup. nunc obtusum , integrum , iiunc tri- dentatum; labium inf. nunc inlegrum, nunc bifidum bidenta- tumve. Petala 4-5 , similia , subœquilonga , subpatentia , unguibus involutis. Stamina6, corolla longiora; filamenta arcuata : 3 su- periora ascendentia; 3 inferiora declinata. Pericarpium.... Foliola quinata , petiolulata , cequaliter crenulata. Thyrsus den- sus , subpyramidatus , e racemulis subcorymbosis , bifidis , multi- floris, pyramidatis. Corolla alba. Filamenta et antherae glabra. CaLOTHYRSUS CALIFORNICA Nob. Frutex. Petioli ramulique glaberrimi. Foliola 2-4" longa, oblonga v. ellip- tico-oblonga, acuminata, basi subrotundata, glaberrima, subtus kiteoviridia: creuulae minutae, approximatae; petioluli 3-7'" longi. Thyrsus 4-pollicaris, pul- vcrulentus, pedunculo a-poliicari , glabro ; pedicelli graciles, plerumque caly- cibus longiores. Calyx 3-4"' longus, lutcscens, glanduloso-puberulus, ad ED. sPACH. — Hippocasianearum revisio. 63 médium bifidus, Petala 5-6"' longa ; laminae oblonga-obovalae v. obovatae, obtusae^ undulatae, puberulae, 1/2-2'" latae; ungues longitudiae laminarum, calycem subsuperantes, lineares, marginibus tomentosis. Filamenta 7-9'" longa capillaria, purpurascentia. Antbeiae oblongae, luteae. Species unica. la California legit D*" Botta. ( v. v. ) GeNERUM SPECIERUMQUE CLAVIS AIYALYTICA. 5 Calyx bilabiatus Calothyrsus californica. X Calyx 5-lobus 2. ! Petala dissimilia, unguibus margine involutis, laaa mediante cohaeren- titus. 3. Petala similia, unguibus complanatis, liberis, glabris Macrothyrsus dlscolor. Petala 5, brève unguiculala, patentia. Stamina declinata yEsculus Hippocastanum. Petala saepissime 4, erecta : 2 superiora longe unguiculata. Stamina erecta vel porrecta ( Pavia ) 4. Petala superiora spath ulata ; la tera lia subdivergemia. Stamina porrecta , exserta. Capsula echinata. Foliola sessilia vel subsessilia .... 5. Petala superiora cochleariforraia (loiigissirae unguiculata ); lateralia cou- niventia, Stamina suberecta, corolla breviora. Capsula laevis ... 8. Foliola sessilia vel subssesilia. Flores rosei vel purpurascentes. ... 6. Foliola brève petiolulata. Flores sulphurei .7. Flores octandri, atrosanguinei. Stamina corolla bre- viora. Antherae margine pubescentes Pauia PF'atsoniana. Flores heptandri, persicini. Stamina corolla longiora. An- therae glabrae Papia carnea. Petalorum lateralium ungues calyce breviores. Stamina corolla subduplo loogiores Pavia pallida. Petalorum lateralium ungues calyce longiores, Stamina co- Flores lutei, V. rubro-flavi, v. livide violacei 9. Flores purpurei, V. atrorubentes i5. Flores lutei. Calyx subcampanulatus, superne ventricosus 10. Flores rubro-flavi, v. livide violacei. • . . ii. Petalorum lateralium ungues calyce longiores. Stamina subexserta Pavia neglecta. Petalorum lateralium ungues calyce breviores. Stamina inclusa, petalis lateralibus breviora Pavia Jlava. Frutex 2-4-pedalis, dumosa. Foliola subtus incano-ve- lutina Pavia discolcr. Fruticcs arborescentes. Foliola subtus glabrescentia v. puberula . .12. {Petalorum lateralium ungues calyce subbrevio- res Pavia mutabilis. Petalorum lateralium ungues calyce dimidio fere breviores . . . i3. i5 18 64 Ed. Spach. — Hippocastanearum revisio. ÎFoliola subtus prœter costamglabra. Corolla e viridi purpurascens Pavia versicolor. Foliola subtus pubescentia, Corolla livide violacea Tel rubro-flava . 1 4. ^ f Calyx subcampanulatus, superne inflatus Pavia livida. \ Calyx siibcylindracens Pavia hybrida. Stamina pctalis lateralibus breviora, inclusa 16. Stamina petalis lateralibus longiora, exserta 20. Petalorum lateralium ungucs calyce breviores vel aequilongi ... 17. Petalorum lateraliura ungues calyce lougiores 19. Arbor raediocris. Thyrsus densiflorus .... Pavia TVildenowiana. Frutices '2-4-pedalcs, rarais decumbeutibus yel reclinatis, Inflorescen- tia abortii subracemosa, laxa 18. Stamina vix calyce Ion giora Pavia hitmilis. Stamina petalis lateralibus vix breviora .... Pavia atropurpurea. Petalorum lateralium ungues calyce diniidio longiores; laminse stamina diraidio fere superantes ..... Pavia lucida. Petalornm lateraliura ungues calyce paulo longiores; laminae vix stamina superantes Pavia Lîndleyana. Petalorum lateralium ungues calyce paulo longiores. Stamina pctala surama haud aequantia .... Pavia intermedia. Petalorum lateralium ungues calyce subbreviores. Stamina nonnulla petala summa superantia vel aequantia Pavia Michauxii. Note sur les Carex flava L. et lepidocarpa Tausch , par le pro- fesseur TajjScyl. {^Flora 1834, n° 12, p. 179.) Les deux espèces de Carex dont il est question dans la notice de M. Tausch, ont été souvent confondues ensemble. M. Host, il est vrai , les avait séparées ; mais il avait rapporté à l'une le nom qui doit revenir à l'autre. C lepidocarpa : Sfâca mascula solitaria longe exserta, fœmineis 2-3 remo- tis ovalis, infîma pedunculata , bractea lineari elongata vaginante sufTulla, stig- matibus tribus, fructibus inflato-tumidis suborbiculalis compressis nervosis rostro bidentatis retrorsum dense imbricatis, culmo subfiliformi scabro. C. flava Host t. 63. C. flava .'Spica mascula solitaria subsessili/fœminis 2-3 subconfertis ovatis, infima pedunculata bractea foliacea elongata vaginante suffulta, stigmatibus 3 , fructibus inflatis tumidis ovatis nervosis rostrobidentatis reflexis: culmo laevi. C. patula Host t. 6g. Le C. lepidocarpa se distingue encore par des écailles plus foncées, arrondies et obtuses. WALKER-A.R1VOTT. ' — Note SU?' le Cocculus Indi. 65 Note sur la plante qui produit la Coque du Levant, ( Cocculus Indi. ) Par M. Walker-Arnott. Gsertner n'a tnalheureusement pas dit d'où provenaient les graines de la plante qu'il a décrites et figurées {defruct. et sem, I. p. 219, t. 70 f. 7 ); mais d'après leur ressemblance avec celles qui ont été décrites par Ray et d'autres auteurs, il y a, je crois, peu de doute que ce sont les graines connues sous les noms de Grana Orientis^ Cocculilndi, Cocculœ officinaruni, Cocculi de Levante ^ Cocce de Levant et Coque du Levant. Linné a-t-il jamais possédé un échantillon de celte plante, ou comme je le soupçonne en a-t-il fait simplement la description d'a- près les figures rapportées à cette espèce, c'est ce qu'il ne m*est pas possible de déterminer pour le moment; mais le nom deMe- nispermuni Cocculus qu'il lui a imposé, se rapporte évidemment à l'espèce du commerce, et je n'hésite point à regarder la figure de Gœrtner comme la première représentation correcte du fruit et de la graine de la plante linnéenne , quoique l'ensemble des caractères qui lui sont attribués par Linné soit défectueux. Lamarck, Hamilton et quelques autres auteurs paraissent s'être fiés à la description imparfaite de Linné sans avoir déterminé avec certitude si elle se rapportait ou non au fruit qui fournit la coque des officines; on a même supposé souvent que le Cissampelos convolvulacea était le Menispermum Cocculus. Plu- kenet dans son Almagesti Botanici Mantissa p. Sa, pi. 2 t. 345, décrivit et figura ce qu'il regardait comme le Cocculus officina- rum; mais sa plante est une espèce évidemment très distincte que M. de Candolle a nommée Cocculus Plukenetii. On doit lui réunir sans aucun doute le Cocculus Wightianus du catalogue de Wallich n. 4959, et je suis porté à croire qu'on doit lui rapporter aussi le Cissampelos ovata de Poiret et de de Candolle. Admettant que le Cocculus Indiestle Menispermum Cocculus de Linné, figuré parG8ertner,je vais maintenant examiner ce que dit Roxburgh à ce sujet. Ce botaniste distingué dans le manu- II. BOTAW. — JoiU. 5 66 WALKER-AUNOTT. NotC SU?' Ic CoCCltiuS llldï. scrit de son Flora indica, mentionné par de Candolle {Regu. veg. sjst. 1. p. 520 ), dit que les graines de la véritable plante offici- nale ont été envoyées (\u Malabar en 1807 an jardin botanique de Calcutta; mais que, bien que les plantes qui en sont prove- nues fussent dans un état vigoureux en 181 2, elles n'avaient pas encore fleuri à cette époque.En 1819,- M. Colebrooke, dans son mémoire sur Menispermum de Tlnde, publié dans le trei- zième volume des Transactions de la société Linnéenne^ n'ajoute aucune information particulière ; il cite (p. 63 ) les manuscrits de Roxburgh, et dans une note il dit que depuis l'essai qu'il a communiqué à la Société, il a appris que les plantes en ques- tion avaient fleuri dans le jardin de Calcutta. Dans le Flora indica ( v. 3. p. 807 ) publié récemment, on a suivi strictement le manuscrit original, de sorte que jusqu'ici il ne paraît pas avoir été donné de description des fleurs mâles. Dans le Pro- dromus Florœ peninsulœ Indice orientalis que le D". Wight et moi publions en commun, nous avons mentionné (p. 1 1 ) la plante en question sous le nom de Cocculus suberosus donné par de Candolle; à cette époque nous en possédions d'excellens échantillons en fruit (Wight, cat. n. 46), mais sans fleurs mâles ou femelles. La grandeur et la structure de la graine se rappor- tent exactement à la figure de Gœrtner, avec cette faible excep- tion que ce que Gsertner a pensé être des cavités distinctes dans l'albumen, ne nous a pas paru être différent de ce qui se pré- sente dans les autres espèces. Primitivement, il n'y a qu'une seule cavité, et les cotylédons sont petits et appliqués, face à face, mais ensuite par le développement latéral ou l'évolution de la graine et de l'albumen ( v. sur ce point Colebrooke 1. c. p. 5o ), les cotylédons divergent l'un de l'autre, chacun d'eux occupant respectivement un côté de la cavité, tandis que les cou- ches postérieures et antérieures de l'albumen se pressent l'une contre l'autre et sont définitivement soudées de manière à sé- parer les cotylédons. Il en résulte une apparence remarquable mais fausse d'un albumen biloculaire , avec un cotylédon dans chaque loge, comme cela a été représenté par Gsertner. Cette particularité confirme l'idenlité de notre plante avec celle de cet auteur. WALKiR-ARNOTT. — - Note SUT le Coccuiiis lodi. 67 Parmi les échantillons distribués par le D"-. Wight ( cat. n. 522) et placés inexactement dans les Térébinthacées, nous avons dernièrement trouvé des fleurs mâles de notre plante, et quel- que temps après, nous avons reçu du sud de la Péninsule près du Malabar, d'autres excellens individus mâles. Leur examen m'a appris qu'ils n'appartiennent point au genre Cocculus tel que M. de Candolle l'a limité. Il était nécessaire d'examiner les échantillons des fleurs provenant du jardin de Calcutta, et avec l'aide du D^ Wight auquel je communiquai mon observation, et que je trouvai alors à Londres , je le recher- chai, dans les salles de la société Linnéenne où sont déposées les collections de Wallich. Je trouvai sous le n. 49^4 B. (i) de la Hste de Wallich des individus niâles présentant une organi- sation semblable à celle que j'avais observée. Ainsi l'incer- titude , si toutefois il en existait touchant le Cocculus Indi , se trouve maintenant dissipée : la plante de Roxburgh provenant de graines du commerce envoyées par Heyne et donnant des fleurs mâles semblables à celles de la plante du D"". Wight; et d'un autre côté, nos graines ainsi que je crois l'avoir démontré, correspondant exactement à celles figurées par Gœrtner. Mais il me reste à exposer d'autres remarques dignes d'inté' rêt. La même espèce a été déjà parfaitement figurée par Rox^. burgh lui-même, et décrite dans son Flora indica d'après des échantillons trouvés dans les montagnes de Circar. C'est le Me- nispermum inonadelphum des dessins du Muséum de la Com- pagnie des Indes orientales (t. i3o ), et le M. heterocUtum du Floj^a indica v. 3. p. 81 7. C'est aussi Y Anainirta racemosa de Co- lebrooke ( 1. c. p. Si et 66 ). La plante du jardin botanique de Calcutta doit probable- ment être rapportée à cette dernière plante et non au M. Coc- culus de Roxburgh; mais dans mon opinion, cette question est résolue par VHortus bengalensis : dans cet ouvrage (p. i5) le M. heterocUtum figure parmi les plantes décrites dans le Blora indica^ mais non introduites dans le jardin , tandis que le M. Coculus est placé ( p, 72 ) parmi celles qui sont cultivées dans (1) Sous ce numéro, le docteur Wallich renvoie au treizième volume àes Asiatic res earclics pour de plus amples informations. Je n'ai pas pu me procurer cet ouvrage. 68 wALKiiR-ARNOTT. — Note SUT le Cocculus Indi. ce jardin. Enfin, il n'existe, à ma connaissance, aucun échantil- lon de M. heteroclitum , Roxburgli ayant trop souvent négligé de dessécher les plantes qu'il avait décrites et figurées avec tant de soins. Le M. heteroclitum n'ayant jamais été introduit dans le jardin de Calcutta, il est hors de doute que la plante qui a fleuri dans ce jardin et qui a toujours été reconnue comme le M. Cocculus provenu de graines du Malabar, est la véritable espèce. La des- cription et la figure du M. heteroclitum de Roxburgh sont si exactes ( à l'exception des fleurs femelles qui sont encore je crois inconnues), qu'elles ne me laissent rien à ajouter. On comprend difficilement comment Colebrooke (1. c. p. 5i ) semble hésiter à rapporter le fruit et la fleur mâle à la même plante; c'est qu'il n'a vu ni l'un ni l'autre, car le feuillage et toutes les autres parties s'accordent exactement. Roxburgh lui-même,, le D»". Wight et moi, nous n'avons conservé aucun doute sur l'identité spécifique des individus mâles et des individus en fruit. Le Menispermum Cocculus de Linné est donc le type et la seule espèce du genre Anamirta\ et par cette raison, le Dr. Wight et moi dans les Corrigenda, p. 44^ ^e notre Prodromus^ avons changé le nom spécifique donné par Colebrooke en ce- lui de Cocculus. Peut-être pensera-t-on que le nom de Coc- c«/«^ devrait être conservé pour ce genre et qu'un nouveau nom devrait être appliqué au Cocculus de M. de Candolle; mais un tel changement aurait beaucoup d'inconvéniens. En conservant le nom de Cocculus comme spécifique, les rapports de cette plante avec la graine du commerce se trouvent suffisamment indiqués. Avant d^exposer le caractère générique , je dois ajouter que , dans toutes les espèces de cette famille que j'ai exami- nées, à une seule exception près, j'ai reconnu la présence d'un albumen, et non son absence, comme l'avaient avancé M. de Candolle (i) et la plupart des botanistes qui l'ont suivi. Le Cocculus Plukenetii est la seule espèce qui fasse exception. (i) Cetie assertion de M. Arnolt n'est pas rigoureusement exacte, car M. de Candolle ne dit pas qwe l'absence de l'albumen soit constante dans celte famille , puisqu'il s'exprime ainsi : albumen nullum aiit parvum carnosum. (Note des rédacleiirs.J WALKKR-ARIVOTT. — NotC SUT le CoCCuluS Indi. 69 ANAMIRTA Colebr. Flores dioici. Mas. Calyx-6-sepalus, série duplici, extus bibracteolatus. Co- roUa nuUa. Stamina in columnam centralein crassara apice dilata tam^coalita : antheras columnae apici adnatœ, biloculares , horizontaliter déhiscentes, loculis divaricatis apice contiguis. Foem, Flores ignoti. Pistilli 3. Driipae i-3, mouo- spermae. Seinen hinc ad hilum altè excavatum. Albumen carnosum, conforme, pseudo-bilocellatum, Cotyledones planae , tenuissimse, divaricatae. Radicnla su- pera.— Frutex volubilis glaber, cortice suberoso. Folia magna, late ovata, basi Iruncata , vel magis minusvc cordata, acutiusciila, subcoriacea; juniora basi magis cordata, rotundiora, submucronata, tenuiora, sœpe plus minusve pubescen- tia. Racemi compositi , latérales vel axillares. Bracteae très ad basin pedicellorum caducae. A. Coccidus Wiglit et Arn. Prod. FI. penins. Ind. or. p. 446. A. racemosaCoXehv. in^Linn. Soc. Trans. i3.p. 66. Menispermum Cocculus Linn.^— Gœrtn. de Fr. t. 70. f. 7 — Roxb. tL Ind. 3: M. heteroclitum Roxb. l. c. M. monade Iphum Roxb. in cat. rnerc. angl. Ind. or. tab. i3o. Cocculus suberosus. DC, et forsan C. orbiculatus j lacunosus , ac Jlapes- eens ejusd. — Rheedii Rumphiique icônes pessimae, EXPLICATION DE LA PLANCHE III. Fig. 1. Rameau de r^rta/w/r/a Cocc«/«^ mâle de grandeur naturelle. — Fig. 2, Fleur mâle vue en dessus et en dessous. — Fig. 3. Fleur mâle plus développée, — Fig. 4. Drupes d'une fleur femelle dont deux sont coupées transversalement. — Fig. 5, 6. Fruit à deux et à une seule dri^pe. — Fig. 7. Graine. — -Fig. 8. La même, coupée transversalement. — Fig. 9. Embryon. Descriptions et figures de six Hyphomycèites inédites à ajouter à la Flore française. Par J. B. H. J. Desmazières. NEMATOGONUM. Flocci erecti aut decumbentes , simpiices vel sitbramosi, septati et articulât! ; articulis remotis inflatis. Sporidia vage inspersa, nuda (absque appeiidiculo), simplicia(non septata), thallo non agglutinata. ^o J. B. II. j. uESMAZiÈRES. — Hyplioui) cètcs inéclUes. Nematogonum aurantiacum! — Thallo tenui effuso ; floccis ferriigineo= aurauliacis ; sporidiis concoloriLus , ovalibus, circiter 1/80 millimetri longis. Hal)itat in ramis cxsiccatis arLorura emortuarum , in Gallia ( v. v. ). Le Nematogonum se place dans l'ordre des Byssoïdées, di- vision des Sporotrichées^ ou dans la première série des Hjpho- mjcetes de Link, à côté des genres Sporotrichum et Aljtospo- rium.Vi se distingue du premier par ses flocons colorés, du second par ses sporidies libres, et de tous deux parles nodosités ou articulations renflées de ses filamens. L'espèce charmante qui sert de type au genre que nous établissons , se développe en automne et en hiver sur l'écorce des branches sèches de plusieurs arbres. Nous l'avons souvent rencontrée sur des fagots exposés en meule à l'humidité de l'atmosphère. Elle croît aussi sur le bois mort dénudé, et c'est en cet état cjue nous en avons reçu un échantillon recueilli en Hollande par M. Splitgerber. Vus au microscope, ses filamens sont très gros et presque hyalins. Ses sporidies, assez nom- breuses, ne paraissent pas toujours exactement ovales, et l'on remarque qu'elles sont quelquefois inégales en grosseur. HelminthosPorium CLAVAKIARUM. — Floccis densc aggregatis, simplicibuSj Lrevissiiiiis , rcctis, obtusis, septatis, nigris; sporidiis ad apices coacervatis, maximis, oblongis, uni vel biseptatis, pellucidis aut opacis. Habitat super Clavariam fali^ineam vivam, in Gallia boreali ( v. v. ). Nous avons rencontré plusieurs fois cqI Helminthosporium ^ en automne, dans les taiUis des environs de Lille. Il recouvrait presque entièrement la surface de la Clavariafuliginea vivante. Ses sporidies ellipsoïdes offrent deux ou trois loges , mais plus souvent on n'en trouve que deux formées par une cloison transversale très apparente. Les unes sont opaques, les autres sont presque hyalines et comme étranglées à la section des loges. Ces sporidies sont assez grandes relativement à la lon- gueur et à la grosseur des filamens que l'on ne peut apercevoir sans le secours de la loupe. L'espèce c{ue nous publions ici forme le passage du genre Helminthosporium au genre Diplosporium par ses sporidies, la plupart à deux loges et toutes accumulées au sommet des fila- mens. T. B. II. j. DESMAZiÈRts. — HyphoTuycètes inédites. 7 ( BoTRYTis GRiSÊOLA. — Thallo dcnso, limita to, ohlongo vcl subgloboso ; floccis hyalinis, grisso-pallidis , ramosis , intricatis ; sporidiis globosis , albis. Habitat in cortice arborum, in Gallia (v. v. ). Nous avons souvent trouvé cette espèce en hiver sur des fagots réunis en meule. Ses petits boutons floconneux écartent en naissant les lèvres de l'épiderme qui les recouvre. Ils sont alors oblongs, mais ils deviennent ensuite presque globuleux et assez semblables , pour la grosseur et la forme, à ceux du Botrjtis lignifraga. Leur couleur est d'un gris pâle, tirant légè- rement sur le rosé. Les filamens qui les composent sont ra- meux , denses, très entrecroisés, hyalins , cloisonnés à de longs intervalles, et recouverts le long de leur sommet de sporules blanchâtres, exactement globuleuses, qui n'ont pas plus de 7^ de millimètre de grosseur. Nous avons étudié le Botrytis griseola sur le vivant, mais le temps nous ayant manqué alors pour en figurer les détails mi- croscopiques, nous nous bornons à représenter cette espèce vue à l'œil nu (fig. 3), et à la loupe (fig. 3a). AsPERGiLLUs CLAVATUS. — Hyphasmatc teriui; floccis sporidifeiis albis, smiplicibus , sursum iucrassatis ; sporidiis glaucis , globosis , in capitulum clavi- foraie collectis. Habitat in variis coiporibus pulrescentibus, in Gallia (v. v. )■ Cette espèce , très élégante , forme de petites touffes cendrées ou glauques sur plusieurs substances putréfiées. Elle doit être placée à côté de VAspergillus glaucus ^ dont elle se distingue parfaitement par la réunion de ses sporidies en têtes allongées ou claviformes. Verticillium ochrorubrum. — Hyphasmate obsolète; floccis sporidiferis aggregatis, ochrorubris; rarais patentibus, ternis, superioribus oppositis, bre- vibus; sporidiis minutissimis , globosis, concoloribus. Habitat in ligne putrido, in Gallia; in HoUandia ( Splitgerber ). Cette espèce, voisine mais très distincte du Ferticillium allo- chroum de Corda, se développe sur le bois pourri, qu'elle re- couvre d'une couche effuse de couleur orange rembrunie ou ferrugineuse et rougeâtre. Ses filamens denses et à peine visibles a lœil.nu, donnent naissance à quelques rameaux courts, ou- ^2 j. B. H. J. DESMAziÈREs. — HyphoiTifcètes inédites. verts , verticillés trois par trois inférieurement, et opposés dans le haut. Ces rameaux vont en diminuant de grandeur à mesure qu'ils approchent du sommet du fdament, et chacun d'eux est terminé par une touffe de pédicelles, excessivement petits et ténus, portant des sporules globuleuses qui n'ont pas plus de 77^ de millimètre. ToRULA GRAMiNis. — Ccspitibus ininutissimis , subrotundis ovalibusque, atrobrunneis ; filamentis siraplicibus, decumberilibus, opacis; articulis globosis dein deciduis. Habitat in foliis aridis graminum , in Gallia boreali. La Toruta Gtaminis^ que nous ajoutons à Cette notice, a déjà paru dans nos Plantes cryptogames de France^ et MM. Fries et Duby l'ont mentionné dans leurs ouvrages, d'après la descrip- tion et les échantillons publiés par nous. Toutefois , nous avons pensé qu'il n'était pas inutile de donner ici une représentation exacte de cette espèce, parce qu'elle n'a pas encore été fi- gurée. Il n'est pas possible à la vue simple, et même à la loupe, de distinguer cette production des Arthrinium caricicola etpucci- nioides de Runze, parce qu'elle se présente , comme ces deux plantes, sous la forme de petites pustules d'un noir mat et brun; mais au microscope on voit qu'elle en diffère considérablement : ce sont des fila mens simples décumbans, opaques, formés de sporules ou articles parfaitement globuleux, de tJ^ de millimè- tre de diamètre environ , et qui se séparent facilement. Les derniers articles au sommet des filamens sont quelquefois plus petits que les autres* Nous avons trouvé cette espèce en mars et en avril sur les feuilles sèches des Graminées. EXPLICATION DE LA PLANCHE il. Fig. I. Nemcttogonum auranùaciim de grandeur naturelle, a, quelques filamens et quel- ques sporules vus au microscope. Fig. 2. Helminthosporium Clavariamm , couvrant la Clavaria fuliginca Pers. a , filamens et sporidies vus au microscope. Fig. 3. Botrjtis griscola, de grandeur naturelle, a. Touffe de fi'amens vue à la loupe. Fig. 4. Aspevgillui clavatns vu à la loupe, a, vu au microscope. Fig. 5. Ferticillium ochrorubrum , à la vue simple, a , quelques filamens vus au microscope. Fig. 6. Torula Gramiiùs de grandeur naturelle, a, filamens grossis. c. MONTAGNE. — Nouvellcs espéces de Cryptogames. 73 Description de plusieurs nouvelles espèces de Cryptogames découvertes par M, Gaudichaud dans V Amérique méridio- nale, Par C. Montagne, D. M. M. Gaudichaïul nous ayant confié le soin de revoir la partie cryptogamique de l'intéressante et nombreuse collection de plantes qu'il a faite pendant son dernier voyage au Brésil, au Chili et au Pérou , nous nous empressons de publier aujourd'hui le résultat de nos recherches et de nos travaux. Parmi les Algues et les Champignons, que nous avons d'abord examinés, plusieurs offrent un grand intérêt, moins encore par leur nouveauté qu'à cause des observations importantes relativement à l'établissement des genres et des espèces dans ces plantes polymorphes, qu'ils nous ont donné occasion de faire , observations que nous exposerons plus tard avec quelque détail dans la publication que le savant voyageur prépare , et qui paraîtra dès que ses autres matériaux seront prêts. En attendant ce travail , nous allons faire connaître par une courte description les espèces qui, autant que nous sachions, n'ont encore été publiées nulle part. On s'étonnera peut-être que sur 63 Algues nous ayons trouvé une seule Céramiée iné* dite , et sur 82 Champignons six espèces nouvelles seulement. Cet étonnement cessera bientôt si l'on considère que les pays visités par M. Gaudichaud ont été depuis quinze ans les localités du nouveau monde les plus fréquentées par les voyageurs na- turalistes de toutes les nations, et que plusieurs ouvrages re- commandables qui offrent les résultats de ces explorations , tels que l'élégante Hydrographie de la Coquille , par M. Bory de Saint- Vincent, le fascicule des Algues et des Lichens de la Flore du Brésil, par M. Martius , QX.VEclogœ fungorum du pro- fesseur Fries contiennent, décrites et figurées, plusieurs des espè- ces que nous avons retrouvées dans la collection soumise à notre examen , et abre'gé de cette manière la longueur d^ notre travail. 74 ^- MONTAGNE. — Nouuelles espèces de Cryptogames. Nous allons donner les Algues et les Champignons. Dans un prochain numéro nous donnerons les Lichens, les Mousses et les Hépatiques. Ces espèces ont été déposées au Muséum par M. Gaudichaud , sous les mêmes ruiméros que nous indiquons ici. ALGJE Agardh Syn. p. XL Ceramiubî Duhy, Mém. Cér. p. 12. C. dasytrichum (Montag. in herb. Gaudich. no 240) cœspite intricato, filamentis capillaribus infernè hirtis longitudinaliter lineatis quinconcis ramosis, ramis erecto-patentibus decrescen- tibus, ramulis alternis , ultimis fastigiato-corymbosis, articulis diaraetro 2-plo 3-plove longioribus. Cette Céramiée forme de petites touffes hautes de i5 à 18 lignes, composées de filamens d'une extrême délicatesse. Ceux-ci , capillaires à la base , vont en décroissant insensiblement de manière que les dernières ramules sont de la plus grande ténuité. La fronde principale est toute recouverte de filamens courts, simples ou bifides, comme les poils de certaines plantes vasculaires, et marquée de cinq à six lignes longitudinales qu'on ne retrouve plus sur ses divisions. Elle se partage dès le bas en rameaux assez nombreux, alternes sur quatre rangs, comme dans le CalUthamnion telragonum Ag., d'abord assez longs, puis de plus en plus courts à mesure qu'ils partent de points plus rapprochés du som- met. Les rameaux naissent toujours un peu au-dessous des cloisons , et émettent sur deux rangées des ramules dichotomes alternativement plus courtes, et dont les dernières forment une sorte de corymbe ou de pinceau. Nous ne saurions eu donner une idée plus exacte qu'en les comparant aux phalanges de la main d'un squelette humain. Les segmcns sont une fois et demie à cinq fois plus longs que larges dans les frondes principales, trois fois plus longs dans les rameaux et les ramules. Les derniers articles sont aigus et d'une longueur égale à leur diamètre. Les filamens ne sont pas renflés au niveau des cloisons dans leur partie infé- rieure, et ne le sont que fort peu dans les rameaux. Ce qui pourrait en imposer à cet égard, c'est la substance colorante contenue dans la locule, laquelle est plus dilatée aux extrémités qu'à la partie moyenne. La fructification consiste en conceptacles sphériques ( Capsulœ Ag. ) naissant le long des ramules vers le milieu des segmens et portés par un pédicelle dont la longueur ne dépasse pas le diamètre, ou rarement presque sessiles. Ils ont un limbe transparent et contien- nent dans leur centre une masse non divisée de sporules purpurines. On observe en outre le long des rameaux des espèces de capsules [Tovellœ Ag.), ovales c. MONTAGNii. — Nouvelles espèces de Cryptogames. 73 allongées ou en forme de masque, partant des cloisons à l'endroit où naissent ordinairement les ramules. Elles se composent, comme la fronde, d'un épiderme pellucide qui renferme une masse cloisonnée dont les segmens inférieurs mar- qués d'une strie, deviennent de plus en plus minces. M. Agardh a vu la même chose dans le CalUtJtamnion variahile. La couleur de la plante est rose à l'état lie vie, passant au violet sale et gris par l'effet de la dessiccation. Elle adhère très fortement au papier ou au verre sur lesquels on l'étend , même dans une seconde préparation. Sa consistance est membraneuse et très délicate. Intermédiaire entre les C. tetragonum Ag. syst. dont elle a la ramification, et C. granulatum Ducluz. avec lequel elle a de commun les filamens très courts qui hérissent le bas de ses frondes, celte jolie espèce diffère du premier par ses articles cylindriques non leuflés, par ses capsules pédicellées jamais involucrées, et du second par le port général, par la longueur plus grande de ses entre-nœuds et enfin par la position des fructifications. Nous ne connaissons le C. granula- tum que par sa description , qui ne saurait convenir de tous points à notre plante, mais nous ne craignons pas d'affirmer que celle-ci ne peut être confon- due en aucune manière avec le C. tetragonum. Cette élégante Céramie a été recueillie à Goquirabo , au Chili, sur des rochers sous-marins. BYSSACEAE Fries Syst. Orb. veg. p. ^91. TtiAMNOMYCts Ehreiib. hor. phys. berol. p. 80. T. annulipes (Montag. iti herb. Gaudich. n*" 71 ) caesjjitosus, simplex, llexuosus, annulatiis, ater, farctus,perithecio termiiiali sphaerico granulato. PI. IV, fig. 4. Les liges de cette byssacée naissent plusieurs ensemble d'un même tubercule ou épatement byssoïde noirâtre, niché sous l'écorce ou plus rarement étalé sur elle. Longues d'environ un pouce et de la giosseur d'une soie de sanglier, elles sont solides et marquées dans toute leur étendue de lignes transversales saillantes formant comme autant d'anneaux assez rapprochés, d'où le nom spécifique que nous lui imposons. Elles se terminent par ua renflement sphérique légèrement confluent, égalant à peine la grosseur d'une tête d'épingle, et couvert de gra- nulations symétriquement disposées, lesquelles venant à tomber laissent à la place qu'elles occupaient des empreintes séparées par des lignes en relief dont l'ensemble constitue une sorte de réseau régulier. Dans quelques rares indivi- dus , nous avons observé un renflement didyme, comme cela a lieu normalement pour le T. ChaniLssoi. Le réceptacle formé par la substance même du stroma et «îreusé dans la sphérule qui termine chaque tige, est composé de deux couches ^6 c. MONTAGNE. — Noupelles espèces de Cryptogames. distinctes, l'une extérieure floconneuse noire, l'autre intérieure grise et d'une texture plus serrée. La cavité arrondie qui le constitue est tapissée de filamens blanchâtres que nous avons reconnus être les thèques.Les sporidies sont ovales- globuleuses et pellucides. Cette espèce croît au Brésil, où M. Gaudichaud l'a découverte sur les écorces d'arbres , au lieu nommé Corcouado , non loin de Rio-Janeiro. L'organisation et les affinités de ce genre remarquable ont été exposées de la manière la plus satisfaisante, soit dans l'ouvrage intitulé : Horœ physicœ bero- Unenses, où il a été d'abord établi parle savant professeur Ehrenberg; soit dans le cahier d^ctobre du Linnœa pour i83o, où le célèbre mycologue de Lund, en en publiant une nouvelle espèce, a éclairé d'un nouveau jour ses rapports naturels. N'ayant rien à ajouter à ce que ces sa vans en ont écrit, nous nous dis- penserons d'entrer à cet égard dans des détails qui seraient au moins superflus. FUNGI Fries syst. Orb. veg. p. 4o. Batarrea Pers. Syn. p. 129. B. Gaudîchaudii (Moula^. in herb. Gaudich. 1)^,1.) stipite ven- tricoso basi attenuato, a pileo subdiscreto , sporidiis purpureo- fuscis. PI. IV, fig. I . Le péridium , dont nous n'avons vu que les débris, est d'an blanc sale, d'une épaisseur assez grande et muni de quelques radicules à sa base. Le pédicelle ou stipe est très variable dans ses dimensions ; sur huit individus parvenus au terme apparent de leur accroissement , dans les uns il acquiert à peine quatre pouces de longueur sur trois lignes de diamètre, tandis que dans d'autres il atteint jus- qu'à neuf pouces de haut sur une épaisseur de huit lignes. D'une dureté presque ligneuse, il est couvert dans toute son étendue de larges squames embriquées qui ne sont autre chose que ses couches externes détachées et soulevées par la dessiccation. Nous avons remarqué en efTet que des fibres qui le composent, les couches les plus intérieures qui sont en même temps les plus longues s'étendent du chapeau à la base du stipe, mais qu'à mesure qu'elles s'éloignent du centre elles deviennent de plus en plus courtes. En outre, comme elles parlent toutes du sommet du pédicelle, de celte disposition résulte et l'amincissement de celui- ci , et la facilité qu'ont ses fibres les plus extérieures à se soulever et à former les squames en question. Une large cavité ou canal règne dans toute la longueur du stipe, cavité parcourue de haut en bas par un cordon filiforme dont la partie supérieure dilatée envoie des fibres au stipe et au chapeau. Ce dernier est mince, hémisphérique, un peu évasé à la base, quelquefois simplement um- boné. Variable selon les individus, il a de six à dix-huit lignes de diamètre. Il n'est continu avec le pédicelle que dans le tiers moyen de l'épaisseur de celui-ci, «t lui est contigu seulement dans le reste de cette épaisseur, circonstance qui le c. MONTAGNE. — Noupclles espèces de Cryptogames. 77 fera aisément distinguer du B, phalloides P. dont le stipe est confluent avec le chapeau, ainsi qu'on peut s'en assurer par l'inspection de la figure qu'en a don- née M. Persoon. La surface inférieure du chapeau est lisse; la supérieure est garnie de filaraens blancs articulés, rameux et anastomosés de manière à former un capillitura très dense qui donne attache à de nombreuses sporidies globuleuses, sessiles, de couleur brune pourprée vues en masse, mais transparentes sous le microscope. La portion de la volva qui persiste sur le chapeau, déchirée en son bord irrégulièrement orbiculaire, est un peu plus large que lui, et d'une consis- tance et d'une épaisseur moins grandes que le reste de la volva. M. Gaudichaud, à qui nous faisons hommage de cette belle espèce d'tin genre qui n'en comprend encore que deux, l'a trouvée près de Lima, au Pérou, sur les bords desséchés du Rimac, en juin i83i. Nous ne connaissions le genre Batarrea que par la figure du Synopsis fungo- rum lorsque nous avons eu à étudier les champignons que M. Gaudichaud a rapportes de son dernier voyage. En l'absence complète de détails analytiques qui manquent effectivement pour les deux seules espèces publiées jusqu'ici, nous nous trouvions fort embarrassés pour indiquer les caractères qui distinguent notre espèce de ses congénères. Pour y suppléer autant qu'il était en nous, nous avons pensé qu'une description bien détaillée et aussi complète que nous per- mettaient de la donner les matériaux que nous avions à notre disposition , élait seule capable de remédier au défaut de caractères comparatifs par où doit né- cessairement pécher notre travail. Des descriptions et des figures incomplètes des auteurs, il résulte pourtant que notre Batarrea diffère du B. phalloides P. par la présence d'un cordon et la non-confluence du stipe, du B. Steçenii Fries par son chapeau convexe hé-^ misphérique, et de tous les deux par la couleur des sporidies. PjizizA Dill. P. ( Lachnea) tricholoma (Montag. in herb. Gaudich. n" 44) stipitata, cupulâ carnosâ hemisphœrico - turbinatâ luteâ extùs rugoso-costatâ ^ setis concoloribus longis rigidis praesertim ad marginem hirsutâ; stipite glabro (Asci cylindrici obtusi abs- que paraphysibus, sporidia moniliforrai-seriata includentes), Pl.IV,fig.2. Far B minor, setis raris vel nuUis. Cette espèce a environ huit lignes de haut, y compris le pédicelle, qui n'en a que deux ou trois. Son plus grand diamètre est de six lignes. Elle a la forme hémisphérique un peu amincie en toupie, et son bord flexueux, inégal, est garni de longues soies raides de la même couleur jaune doré que la cupule. Celle- ci est charnue , évasée , lisse en dedans , et marquée en dehors de veines sail- yS c, AîONTAGNE. — Noiwelles espèces de Cryptogames. latites qui par leurs anastomoses y forment une sorte de réseau. On remarque bien quelques poils cpars çà et là sur cette face externe , mais c'est surtout sur le hord qu'ils sont réunis en plus grand nombre. Ce bord est obtus et inégal. Le pédicelle est glabre , légèrement épaté à sa base , par laquelle il se fixe sur les arbres morts et décomposés. L'hyméniura est en entier composé de thèques sans paraphyses. Ces tbèques sont longues, cylindriques, obtuses à leurs extrémités, et contiennent huit sporidies ovales-oblongues, disposées en chapelet. Dans la variété elles ont le double de longueur , et leur moitié inférieure seule est occupée par les sporidies. Celles-ci renferment ordinairement deux sporidioles qu'on n'aperçoit qu'à un très fort grossissement. La variété qu'on retrouve dans les mêmes lieux ne diffère du type que par sa glabréité presque complète et sa plus petite dimension. M. Gaudichaud a recueilli cette Pezize sur du bois pourri, non loin de Rio- Janeiro , au Brésil. Quoique stipitée^ notre espèce, comme le P. diLricha Fr. qui est sessile, se rapproche des Ciliares dont sa cupule offre l'aspect. Elle lie ou pour mieux dire confond ensemble ces subdivisions de la tribu des Sarcoscyphées , et fournit une nouvelle preuve de l'imperfection désespérante de nos méthodes. C'est le P. vUellina Pers. augmenté d'un pédicelle et croissant sur le bois. A&ARICCS L. J {Naucoria)Jîuminensis (Montag. in herb. Gaudich. n° 34) parvulus, pileo convexo mamilloso stipiteque bulboso pilis fas- ciculatis fiilvis vestitis, larnellis ciniiamomeis adnexis. Le chapeau de cet Agaric, membraneux, convexe, mamelonné, est tout cou- vert de poils fauves, comme fascicules, rayonnant du centre à la circonférence. Il n'a pas plus de deux lignes à deux lignes et demie de diamètre, et, dans sa jeunesse, son bord est légèrement replié en dessous. D'un même tubei'cule noirâtre caché sous l'épiderme des branches mortes et assez analogue à un Sclerote, naissent ordinairement plusieurs pédicelles fîstuleux renflés à la base, qui percent l'épiderme horizontalement, puis se redressent pour devciiir verticaux. Ils n'ont tout au plus que six lignes de longueur, et sont très velus. Les poils qui les recouvrent, dirigés de haut en bas, sont semblables a ceux du chapeau. Les feuillets sont couleur de canelle, amincis aux deux ex- trémités, dont l'interne se fixe au sommet du pédicelle. Ce champignon paraît voisin de VA. ^raminicola Noes, dont il diffère parla couleur des feuillets , par le bulbe de son pédicelle et surtout par l'habitat. Renflé à sa base comme Vj4. squarrosus Bull, il en est essentiellement distinct, soit par la nature de ce reuflcnient, soit par les poils qui le revêtent, et dont la simihtude avec ceux du Lentinus Berterii Fr. est des plus frappantes. c. MOj\TAGNE. — Nouvellcs cspèccs de Cryptogames. 79 C'est sur les branches mortes qu'habite notre espèce. Elle a été trouvée aux environs de Pdo- Janeiro, au Brésil, par M. Gaudichaud. A. (^Colljbia) dispar (Montâg. in herb. Gaudich. n** 26.) pileo miniino , convexo-umbonato, raargine sulcato , badio, lamellis simplicibus latis stipiti loiigissimo Isevi farcto concolori adnatis. PI. IV, fig. 3. Le chapeau membraneux, extrêmement mince, iv'a pas plus d'une ligne de diamètre. Il est convexe avec une saillie au centre et marquée en son bord de sept à dix sillons correspondans à l'attache des feuillets. Ceux-ci sont égaux, larges à leur partie moyenne et rétrécis à leurs deux extrémités , dont l'interne se fixe au pédicelle eu un seul point. Le stipe, long de cinq à six pouces, gros comme une très forte soie de sanglier, est lisse, luisant, solide, légèrement con- tourné en spirale, strié vers le sommet et fixé sur la feuille sans épateraent ni fibrilles. Tout ce champignon est d'un bai obscur et mat; la base du pédicelle est seule luisante. Il fait partie de la sous-tribu des Stipitarii de M. Fries. Extrêmement voisin de \ A. androsaceus L. et Fr. non Bull., il en diffère par le mamelon qui surmonte le centre de son chapeau , la couleur de sc$ feuillets et surtout la soli- dité et la disproportion remarquable de son pédicelle comparé au chapeau. Il croît abondamment sur des feuilles sèches que nous ne saurions déterminer et a été trouvé par M. Gaudichaud aux environs de Rio-Janeiro. EXPLICATION DE LA PLANCHE IV. Fig. I. Batarrea Gaudichaudii. a, coupe longitudinale du champignon, où l'on voit en b la calyplre ou portion de la volva qui persiste sur le chapeau ; en c , le slipe ou pédicelle creusé d'un long canal d et traversé par un cordon e; en /le chapeau hérissé de son capillitium au- quel sont attachées les sporidies, et enfin en g, la portion inférieure de la volva dont on a en- levé la moitié ( Grandeur naturelle ). B Capillitium grossi et chargé de sporidies qu'on voit en- core plus amplifiées en C. Ce Champignon a élé dessiné sur des échantillons desséchés. Fig. 2. a Pcziza tricholoma de grandeur naturelle. 15 , Portion de l'hymeniuni grossie et composée entièrement de thèques sans paraphyses. C, Une de ces thèques encore plus grossie , où l'on remarque la disposition moniliforme des sporidies. D, ïlièque de la variété qui présente cette particularité que les sporidies occupent seulement les deux tiers inférieurs de la longueur. E Sporidie grossie considérablement. Fig. 3. a. Feuille portant deux individus de r^o«;767« dispar de grandeur naturelle. B, Cha- peau et portion supérieure du stipe grossis. C, Coupe du chapeau pour montrer la disposition des feuillets. Fig. 4 a, Tliamnomjces annuUpes de grandeur naturelle. B, Un individu grossi. C, Un récep- tacle coupé verticalement pour faire voir la loge. D , 1 hèques vidées de leurs sporidies.^ E, Celles-» ci vues à un très fort oi<^/as. 2. L. androsaceus ; foliis 5-7-fidis, laciniis oblongo-linearibus, corollae tubo limbo s-3-plo longiore, staminibus corollae limbo triplo brevioribus. — Corollae minores et intensius coloratae quara in prœcedente. — California. Douglas. 3. L. luteus i foliis S-y-fidis, laciniis oblougo-linearibus^ corollae tubo limbo subquadruplo longiore, staminibus limbo corollae subtriplo brevioribus, stylo coroUam vix aequante. — Corollae lulcae fundo intensiore, in var. P. pal^ lidiores. — California. Douglas. (i) Nomen ex ejus florum similitiidiue cinn qiiibusdam Lini speciebus. (i) Nomen ex corollae tubolenuissimo. 86 G. EENTHAM. — 5z/7' les Polemoniacées. 4. L. parvijlorus ; foliis ô-y-fidis, laciniis obloilgo-linearibus , corollœ tuLo limbo quadruplo lougiore, staminibds limbo corollae vix dimidio brevioribus, stylo sabexserto. — Corollae pallide flavsB fundo intense luteo. — Galifornia. Douglas. 5. L? densijlorus ; io\ns g-ii-fidis, laciniis subulatis strictis margine re- volutis, coroUas tiibo limbo breviore. — Corollae pallide piirpurascentes? — Galifornia. Douglas. — Vix non geuus proprium iutcv Leptosiphones et Gilias sectionis Daciylopliylli médium. Fenzlia. (i) Calyx tLibiiloso-campanulatus,profunde 5-fîdus, siDiibus membranaceis, laciniis linearibus acutiosculis erectis. Gorolla subinfundibuliformis , tubo brevi, limbo 5-parrito , laciniis obovatis dentatis. Antberœ ovatse, sagittafe, e tubobre- viter exsertse. Capsulse loculi polyspermi. 1. F. dianthifiora. Herba pusilla, subsimplex, 2-3-pollicans, glabra vel leviîer pubescens. Folia opposita, linearia, integerrima. Flores i-3 pedunculati. Gorolla fere pollicarisj purpurascens, fando lateo. — Galifornia. J)o«^/as. GiLiA. Cav. — ^ Calyx campanulatns, 5-tidus, margine et sinu- biis membranaceis. Gorolla infudibuliforrais vel subcampanula- tus, limbo 5-partito, laciniis obovatis integris. Staminaad faucem vel vix intra tiibiim inserta. Anîberœ ovato-subrotitndœ. Capsiilse loculi poîysperrai. — Herbae, foliis (in Ipomopside et Eugilia ) alternis pinnatisectis, segmentis integris dissectisve, vel (in Dactjloplijllo') oppositis palmatisectis, segmentis integris su- bulatis. Sect. ï. DacLylophyllum. Folia inferiora opposita, omnia sessilia palnia- tisecta. Flores solitarii , longe pedunculati. — Corollae tubus brevissiraus , lim- biis patens. — An genns proprium ? 1. G. linijlora ; foliis inferioribus oppositis omnibus sessilibus palmati- secùs , corjoUis calyce triplo longioribus. — 'Flores albi ?, forma et magnitudine Llno tenuifolio ûmûdi. — Galifornia. ZJoz^^Za.s. 2. G. pharnaceoides ; foliis inferioribus oppositis omnibus sessilibus pal- rnatisectis, corollis calyce duplo longioribus. — A. G. linijlora differt Horibus dimidio minoribus. — Galifornia.. Douglas. 3. G. pusilla ; foliis inferioribus oppositis omnibus sessilibus palmatisectis , (i) Nonicnin hoiioiom D. Feii/.l Vindobouensis, Alsiiicannn fuluris monograpbi. G. BENTHAM. — Sur les Polemoniacées. ■ 87 cnrollis calyceravix excedentiLiis. — llabitus Arenariœ tenuifoliœ. k, G.phar- naceoide differt floribus dimidio minoribus, corollis minus patentibus. — Chili ( La punta de Cortes ) Bertero. Sec. II. Ipomopsis. Folia alterna pinnatisecta, vel pinnatifida. Flores solitarii vel subglomerati. Corolîse tubus elongatus longe exsertus. 4. Gilia coronopifolia Pers. Syn. 1. 187. Ipomopsis elegans. Sra. exot. bot. 1. 25, t. i3. Carolina. 5. Gilia pulchella. Dougl. mss. Ipomopsis elegans Lindl. Bot. Reg. \5. t. 1281 . America boreali-occidentalis. 6. G. tenuijlora ; caule erecto elato siiperne viscoso subnudo paniculato, foliis Lipinnatiscctis glabris , floribus subsolitariis, corymbis Iaxis louge pe- dunculatis, corollis calyce 4-plo longioribus. — Flores cœrulei. — California. 7. G. arenaria } caule humili viscoso subnudo, foliis pinnatifidis , lobis ovatis, floribus siibglomeralis, corollis calyce 5-plo longioribus. — Flores cœ- rulei. — California. Douglas. 8. G. crassifoUa; caule erecto viscoso superne paniculato subnudo, foliis pinnatifidis sublanatis demum glabratis, segmeutis oblougo-lanceolatis integris incisisve, floribus subsolitariis divaricato-paniculatis, corollis calyce duplo longioribus. — Flores flavescentes? — Chili. Cumlng , Bridges. Sec. m. Eugilia. Folia alterna pinnatifida vel pinnatisecta. — Flores sub- solitarii vel sœpius glomerati. — Corollas tubus calyce subbrevior. 9. G. inconspicita. Dougl. , Bot. Mag. 5^ , t. 2885. Ipomopsis inconspicua. Sm. exot. fl. t. i4. — America boreali-occidentalis. Douglas. 10. G. tricolor ; caule erecto glabro folioso, foliis bipinnatisectis , segmentis lineari-subulatis, corymbis 3-6-floris virgaîo-paniculatis, corollis calyce sub- triplo longioribus. — Corollae tubus luteus , limbus flavescens? fundo purpureo. — QiaXxioxnvx. Douglas. 11. G. laciniata Roiz et Pav. fl. per. et Chil. 2. 17. t. 123. Chili Macrae, Bridges , Bertero j Cumingj 729, etc. Peruvia Ruiz et Pavon. California. Douglas. 12. G. muUicaiiUs; caule erecto glabiiusculo, foliis subbipinnatisectis gla- briusculis, segmentis linearibus , corymbis 3-io-floris longissime pedunculatis vix paniculatis, corollis calyce vix duplo longioribus. — Corollae cœruleae. — California. Douglas. i3. G. achillœfolia ; caule erecto glabriusculo foliis bitripinnatisectis , segmentis lineari-subulatis, corymbis capitatis multifloris longissime pedun- culatis, calycibus sublanatis, corollis calyce duplo longioribus, staminibus co- rolla brevioribus. — Corollae cœruleae, — California. DoiiMas. 88 G. BENTHAM. — Sur les Polemoniacées. i4. G. capitaia Douglas; Hook. Bot. niag. 56. t. 2698. Lindl, Bot. reg. i4; t. 1170. — Ameiica boreali-occidentalis. Douglas. ZEgochloa. (i)Calyx tubuloso-campanulatus, basi membrana- ceuSj apice 5-fidiis, laciniis inaequalibus rigidis integris multifi- disve spinosis. Corolla sabhypocraleriformis , tiibo calycem siibsequante , limbo 5-partito , laciniis oblongis integris. Stamina intra partem superiorem tubi inserta. Antherse ovato-subrotun- dae. Capsulas loculi polyspermi. — Herbae plerumque glutinosae foetidae. Folia pinnatisecta, segmentis incisis acutissimis. Flores dense capitati, bracteis inciso-multifidis spinosis suffulti. 1. JS. iniertexta ; erecta ramosa, foliis glahris pinnatiseclis , segmentis lineari-subulatis acutissimis incisis divaricalis suLspinosis , calycis sublanati den- tibus plerumque multifidis , corollis calyce subbrevioribus , staminibus exsertis. — California. America boreali-occidentalis. Douglas. a. jE. cotulœfolia ; erecta stricta, foliis glabris bipinnatisectis, segmentis lineari-subulatis acutissimis foliorum superiorum floraliumquc spinosis, brac- teis villosuUs, dentibus calycinis subintegris, corollis calycem sequantibus, staminibus exsertis, — California. Douglas. 3. yE . pubescens ; molliter pubescens, caule ramoso, foliis pinnatisectis , laciniis inciso-pinnatifidis, lobulis divaricatis subspinosis, calycibus bracteisque basi membranaceis glabris apice inciso-pinnatifîdis villosis , corollis calyce sub- duplo longioribus, staminibus e tubo exsertis. — California. Douglas. 4, uE. pungens ; Gilia pungens Douglas ; Bot. mag. 67 , t. 2977. Viscoso- pubescens, foliis pinnatisectis segmentis integris iucisisve, laciniis lanceolato- linearibus acutissimis spinosis, bracteis ciliato-hirtis basi dilatatis, dentibus calycinis lanceolatis subintegris, corollis exsertis, staminibus tubo inclusis. — California. Douglas. 5. JE. eryngioides, Oilia eryngioides ^ Bot. Zeit. l833. t. 122. G. mucro- nata Lehm. del. sem. hort. Hamb. i832.'' — Chili. Cuming, Bridges j Ber- terOj Qtc. 6, y2J. atracty laides ; viscosissima , foliis pinnatifidis rbachi dilatata, lobis subulatis divaricatis spinosis, floralibus ovatis imbricatis spinoso-dentatis flores amplcctentibus, dentibus calycinis subulatis integris. — Hshilns A tractylidis humilis. — California. Douglas. CoLLOMiA. Calyx campanulatus 5-fidus vel sub-5-partitus, lobis (i) Nomen ex odor< fœtido quarumdam specierum. G. BENTHAM. — Siir lûs PolemoTiiacées. 89 lanceolatis linearibusve sequalibus iritegris. GoroUa hypocrateri- formis, tubo teniii exserto, limbo patente 5-partito, laciniis oblongis integris. Stamina versus médium tubi inserta. Antherae ovato-subrotundae. Capsulae loculi i-a-spermi. — Herbae. Folia alterna, rarius inferiora opposita intégra inciso-dentata vel ra- rius pinnatifida. Flores dense capitati , bracteis lato-ovatis inte- gerrimis suffulti. 1, C. heterophylla Hook. bot. mag. 5S. t. 2896. Lindl. bot. reg. 16. 1. 134/. America boreali-occidentalis. Douglas. 2. C. coccinea Lehm Del. sem. bort. Hamb. 1822. Lindl. 1. c. t. 1622. 5. C. grandijlora Dougl. Lindl. l. c. i4. t. 1174. Hook. bot. mag. 56. t. 2894. — America boreali-occidentalis. Douglas. 4. C. linéarisa Nutt. gen. 1. 126. Lindl. 1. c. i4. t. 1166. Hook. 1. c. 6. t. 2893. — America boreali-occidentalis. 5. C. gilioides ; foliis pinnatisectis , segmentis linearibus integris, calycibus profonde 5-fidis, staminibus tubo corollae inclusis, capsulae loculis monospermis. — Corollae C. gracilis. — California. Douglas. 6. C. glutinosa ; procumbens, foliis subpinnatisectis, segmentis oblon go-lin ea- ribus integris vel subincisis, calycibus sub-5partitis, staminibus coroUa longio- ribus, capsulae loculis monospermis. — Corollaî C. gracilis. — California. 7. C. gracilis Dougl. Gilia gracilis Hook. bot. mag. 56. t. 2924. Calyces 5-partiti. Folia inferiora opposita. — America boreali-occidentalis. California. Douglas. Chili. Cuming, Bertero , Bridges^ etc. C. L. Blume. De nopis quibusdam plantarum familiis expositio , et olim jam expositarum enumeratio. Cet écrit, entièrement rédigé en langue latine, a paru à Leyde vers la fin d'août i833. L'auteur a senti la nécessité de donner plus de publicité à un grand nombre de ses découvertes bota- niques qui n'étaient annoncées que dans des ouvrages impri- més à Batavia, et partant assez rares entre les mains des bota- 90 c. BLUME. — De noi^is plantarum familiis. nistes. Sous le titre à'Enumeratio plantarum Javœ , il avait en outre publié à Leyde en 1827 le premier fascicule d'un ouvrage destiné à l'exposition des familles de plantes constituées par lui avec quelques observations sur leurs affinités. La somptueuse Flore de Java, dont le commencement parut à Bruxelles sous les plus favorables auspices, fut brusquement discontinuée par suite des évènemens qui ont amené la séparation de la Belgique et de la Hollande. Dans cet état de choses , M. Blume rend un service signalé à la science en donnant un aperçu de ses travaux, et nous ne croyons mieux faire que de reproduire intégralement dans les Annales des Sciences naturelles l'exposition des familles nouvelles qu'il propose. Il passe d'abord sommairement en revue les familles qu'il avait constituées dans des ouvrages antérieurs; i** Les Papaya- cÉES {Papajaceœ) ^ dont le Carica L. est le type et unique genre. Leurs affinités avec les Passiflorées sont très intimes, et elles diffèrent suffisamment des Cucurbitacées. Elles se rap- prochent aussi des Pangiées ^ nouvelle famille poly pétale, voi- sine des Flacourtianées, et formée du Pangimn de Rumph, de XHjdnocarpus et du Vareca^e, Gsertner. 2° Les RnizA-NTHÉEs [Rhizanthece). Cette famille, si remar- quable par son organisation qui la place entre les végétaux d'un ordre supérieur et les Acotylédones, renferme les genres Raf- /lesîa R. Br., Cjtinuslj., Aphjteja L. ( Hj^<^/20/'^ Thunb. ) et Apodanthes Poit. (i) 3° Les DiPTÉROcARPÉES [Dipterocarpeœ). Leur plus proche affinité est avec les Elœocarpées ; elles ont des rapports plus éloi- gnés avec les Malvacées et les Guttifères. Les genres dont elles se composent sont : Dipterocaipus et Drjobanalops Gsertner. {Pterigium Corr.), Shorea Roxb. et Vateria L. (2) 4° Les IIydrocérées [H/drocereœ) ^ qui ne se distinguent des Balsaminées que par la strocture de leur fruit. Elles sont fondées sur le seul genre Hjdrocera Bl. (i) Le nouveau genre Pilostfks , que nous avons décrit dans ces Annales (Tom. 2.) est en- core un menihre de la famille des Rhizanthées. (2) On doit ajouter à cette l'amille le Lophira de Gœrluei', omis ici par i\I. Rliinie (V. Flore de Scnégambie , [ovoi. i). Guilliimim. c. BLUME. — De noms plantarum familiis. 91 5^ Les HernandiéiiS {Hernandleœ). Famille très voisine des Santalacées. Genres : Hernandia Plum. et Inocarpus Forst. 6° Les BuiiMANNiACÉES [Burmannlaceœ). Elles se distinguent suffisamment des autres familles de Monocotylédones , parmi lesquelles leurs plus proches voisines sont les Hsemodoracées et les Aniaryllidées. Genres : Bunnannia L. ( Tripterella Mich. et MaburniaTin Pet. Tli.), Gonjantlies Bl. et Gjmnosyphon^X. ']° Les Taccees ( Tacceœ). L'auteur rappelle l'opinion qu'il a émise dans son Enwneratio plant. Javœ (Leyde 1827), que le genre Tacca doit former une nouvelle famille qui a des rapports avec les Aroïdées et les Aristolochiées, et que cette dernière famille, ainsi que le Tacca , sont des plantes monocotylédonées. 8" Les Népenthées {Nepeniheœ). Le genre Nepenthes L. constitue lui seul cette petite famille, et ne peut conserver la place que M. Ad. Brongniart lui avait assignée parmi les véri- tables Gytinées. Celles-ci sont maintenant réunies aux Pvhi- zanthées. 9° Les Balsamifluées {BalsaTniflueœ). Cette petite famille, composée du genre Liquidambar ., est voisine des Platanées, Bétulinées et Myricées. 10° Les ScHizAWDRÉES {Schîzandreœ). La place de cette fa- mille est près des Ménispermées et des Anonacées. Elle renferme \qs s^euY{i?> Kadsura Juss. (^Sarcocarpon BL), Schizandra Mich. et Sphœrostemjna Blume. Voici les caractères des familles de plantes nouvellement proposées par l'auteur, ainsi que l'émimération des espèces qui les constituent avec les observations qui se trouvent à la suite. APOSTASïEtE. Perianihium ovario adnatum, limbo supeio petaloideo, sexdiviso, regulari aut subirregulari, deciduo : segineutis tribus extei-ioribus , tribus alternis inte- rioribiis, quorum posticum, quod exteriori antico oppositum , rcUquis conforme aut difforme. — Stamina : Filamenla tria', inferne basi styli aduata, superne distincta : duo segmentis latcralibus interioribus periantîiii opposita ; tertium segmente exteriori antico oppositum, saepius auantlicratum aut nullum. — An- the rœ dorso affixae ob'.ongœ, bilocalares , introrsum longitudinalitcr déhiscentes. Pollen e granulis siraplicibus , solutis. — Pistillum : Stylus siipemcliber, 9^ c. BLUME. — De nouis planta rum familiis. indivisus. Stigma terminale, obtusura, trigonum ant obsolète trilobuin. — Ouarium inferum, triloculaie, placentis centralibus multiovulatis. — Pe- ricarpium capsulare, triloculare, trivalve, valvis medio septiferis, basi apice- que cohaerentibus. Semina numerosissima , minuta, ovata et testa nucleo con- formi, aut scobiformia testa membranaceâ, utrinque relaxatâ. Vegeiatio. Plantae rhizocarpeœ, radice fibrosâ. Caulis simplex aut simpliciter raraosus, teres, foliatus. Folia simplicia, indivisa et integerrima convergenti- ncrvosa, basi vaginata. Flores racemosi, unibracteati, flavescentes. Obs. Cum primam mentionera facerem generis raei Aposta- siae, quod in libro Batavise edito : Bijdragen tôt déflora van ISe- derlandsch Indie ad Orchidearom familiam retuli, jam illud, quod e nomine aTroarairtç (quse vox segregationem aut discidium si- gnificat) satis apparet, licet Orchideis quam maxime affine, quasi transitum in aliam plantarum familiam efficere posse sus- picabar. Hanc meam sententiam mox confirmavit aliud genus Apostasiae affine a me in Java repertum, tum maxime eruditis- sima de Apostasiâ commentatio a principe botanicorum aetatis nostrae Roberto Biiown in PlantisAsiaticis rariorihus edit. Wal- Licri I. p, 74 in lucem édita. Licet enim illic Rob.Brown diserte exponat, quâtenus singulare hocce genus inprimis structura fructus a reliquis omnibus Orchideis différât, et ipse tamen agnoscit, his illud quam proxime accedere ; quare illi in bac familiâ propriam concedit tribum , quam Apostasiearum nun- cupavit. Equidem hanc tribum tanquam peculiarem familiam ab Orchideis plane dissimilem organorum fructificationis cum masculorum tum femineorum, quam, praeterquam in Aposta- siâ , in alio quoque génère Indiae Orientalis ostendam. Caete* rum , si haec familia exiguë tam ob dispositionem staminum , quam ob habitum plane similem quam arctissime cum Orchi- deis est conjuncta, eam simul transitum facillimum ad Burman- niaceas atque Irideas efficere constat. Hœc ipsa vero, qùam in- dicavimus, dispositio staminum , quorum duo divisionibus late- ralibus seriei interioris perianthii , tertium divisioni seriei exte- rions sunt opposita. Apostasieas ab utrâque familiâ memoratâ distinguit. In Burmanniaceis tria stamina interioribus divisioni- bus perianthii sunt opposita, in Irideis autem seriei exterioris m quibus prcieterea antherae non, ut in Apostasieis, intror- sum , sed extrorsum dehiscunt. c. BLUME. — De nof^is planiarum familiis. 93 I. Apostasia. Blume Bydr. ned, Ind. p. 423. — Rob. Br. in Pf^all. Plant. Asiat. rar. \.p, 74. Linihus perianthii sexdivisus, regularis. Stamina antherifera duo, tertio segmento antico exteriorum perianthii opposito castrato ant nuUo. Capsula trilocularis , polysperma. Semina globosa, testa nucleo conforrai. 1 . Apostasia odorata Bl. A. foliis lineari-lanceolatis, racerais deflexis, antherarum lociilis basi inaequa- libus , filaniento tertio castrato. Bl. Bydr. Flor. ned. ind. p. 42.5. Fig. Orchid. V. liabitat in sylvis primsevis montis Salak Javae insulae. 2. Apostasia Wdllichii Rob. Br. A. foliis elongato-lanceolato-linearibus , racemis nutantibus, antherarum loculis basi inaequalibus , filamento tertio castrato. Rob. Br. in Wall, plant. Asiat. rar. 1. p. jS.tab. 84. Habitat. A. Cel. Walmchio in valle Napaliae minore Noakote dicta reperta : sine floribus hune ego quoque speciem in Java in sylvis montanis collegi ; hor- tulanus autem ZiPPELius exemplaria fructifera in Guineâ-Novâ, à Javanicis haud diversa. Obs. Iterata^. odoratae inspectio me docuit, antherarum struc- turam esse eamdem atque in A. fFallichii R. Br. Facile autem ambae interse dignoscuntur indicatâ foliaturae diversitate : hu- jus etiam flores sunt minores ac filamenta breviora quam in specie priori. 3. Apostasia nuda Rob. Br. A. foliis lanceolato-linearibus , racemis nutantibus, antherarum loculis basi aequalibus, filamento tertio nullo. Rob. Br. l. c. 1./?. j6. tab. 85. Habitat in montibus insulae Penang. II. Nettçviedia. Bl. Limbus perianthii sex-divisus , irregularis : segmento postico ( labello ) inte- riorum reliquis difformi. Stamina antherifera tria. Capsula trilocularis polys- perma. Semina ob testam utrinque subulato-relaxatam scobiformia. Obs. Ab omni inde terapore res fuit rarissima , ut homines , summo génère nati ac re familiari lautissimâ gaudentes, scien- tiae cupiditate inducti , periculorum cum remotarum regionura investigatione conjunctorum, discrimen subirent. Gui haec le- C)4 ^- BLTJME. — De novis plantarumfamUiis. genti non iiltro in mentem veiiit Josephi Banks, auclacissimum CooKiuM iiî circumnavisfatioiie orbis terrarum comitantis ?; aut Geougii,. Valen'tia, peregrinatoris sagacissimi, cui melior cognitio Abyssiniae et inprimis litorum sinus Arabici debetur? — Si autem hi viri optime de disciplinis nieriti eâ natione simt orinndi, quam navigatio ac mercaturae cum remotissimis re- gionibus commerciiim quasi sponte sua ad uîtissimas ejusmodi investigationes compellere debeant, eo majorem admirationem excitant illustrissimi Alexandri ab Humboldt itinera, quo longe splendidior ex iis in oranes partes disciplinarum naturalium fructus redundavit majasque scientiae hujnante incrementum investigationibus ejus accessit, qnam unqnam alias expeditioni- bus ejusmodi sumtibus publicis susceptis. — Nec rainus digna est, quam grati agnoscamus, diligentia optimo successu coro- nata Maximiliani PriNCiPis aNeuwied, jam altéra vice ut no- vum gentium terrarumque cognitioni lumen afferat , interiora Brasiliae perscrutantis, licet gravissima illum segrotatio anno 1817 in patriam inde redire coëgisset. Tantis igitur meritis in- ductus plantarum hocce genus admodum memorabde ei dedi- cavi, idque eo magis, qu(5 plura jam atque graviora inventa dis- ciplina botanicse itineribus Augustissimi Principis debuerit. Ab Apostasiâ hocce genus insignitur : 1° Perianthio subri- gente , cum segmentum posticum seriei interioris sit forma à caeteris diversâ^ nempe dilatato-spatulatum ; 2° Staminibus tri- bus fertilibus, quse in eâ reperiunlur, cceterum dispositione eâdem ac in Apostasiâ\ 3'^ Seminibus testae subuliformi inclu- sis , quœ res seque ac perianthium irregulare huic generi pro- prium manifestum ejus transitum ad Orchideas indicat 1. Neuwiedia veratrifolia. Bl. Planta caule siraplici iiiferne radicante, omnino habitus ejusdem ac qnœdam Orcbidese terrestres Floras Javae, e gr. , genus Calanlhe Rob. Br. , foliis lato- lanceoblis nervoso-plicatis , racemo terminali puberulenti , floribus breviter pedicellalis unibracteatis flavescentibus. Habitat in sylvis montium altiormn Javaî occidcntalis , licct rarissime ; ego certe semel tantum mensc JuUo plautara florcntera et allciam codem teinpore fructiferam indagavi. c. BLUME. — De lïoi^is plantarimi familiis. 95 ÏLLIGERE^. Flores hermaphroditi aut abortii polygami. —Calycis tubus ovario adnatus; limbus superus , duplici ordine partitus , deciduus aut ex parte persistens et accrescens; laciniis pcr œstivationem valvato-inflcxis. — Pelala nulla. — Stamina e summo calycis tubo orta, laciniis exterioribus opposita, iisdem nu- méro œqualia, ad basia utrinque glandula seu appendice instrucla aut glandulis interposita. — Antherœ biloculares, loculis introrsum a basi ad apicem \alvula persistente dehiscentibus. — Oparium inferum, unilocularc, ovulo solilario pendulo. — Styluswmcns, indivisus. — Stignia pcltatum 1. obtusum, subobli- quum. — i^V^c/ws indehiscens, seraine nucamentaceo, exalbuminoso , cotyle- donibus foliaceis , contortuplicatis. Obs. Haud facile est negotium nexum peculiarem exignaî hiijus familiœ inler ordines plantarum naturales decernere. Si tantum habitum generis mei IlUgerœ spectes , frutices scan- dentes foliis sparsis ternato-sectis continentis , proxime illud ad Cucurbitaceas et Passifloreas accedere existimes. At in 11 traque harum familiarum, segmenta floraliainteriora natiirœ sunt magis corollinae quam in Illigerâ^ cujus utraque séries, ut in Homa- lineis Rob. Br. substantiœ est homogenae. Cum hac autem in- super staminum insertione , minus vero habitu convenit. Ab omnibus hisce familiis et a Combretaceis , quibus Illigerae meae itidem sunt affines , hœ tamen peculiari antherarum structura , quae eadem est ac Laurinearum , distinguuntur. Qno minus au- tem Laurineis apponamus Illigereas , habitus earum répugnât , licet ingens cum illis perianthii et antherarum structura con- sensus negari non possit , inprimis si Gjrocarpus Jacq. , ovario infero prœditum , reverâ huic familise accensendus est. Hoc tamen equidem addubito , quod Qyrocarpus , etiamsi omnibus partibus floris Laurineis est simillimus , structura tamen semi- nis magnopere ab illis discrepat, quippe qui non, ut illae, co- tyledonibus crassis plano-convexis cum radiculâ inclusâ superâ gaudet, sed cotyledonibus foliaceis spiraliter circum plumulam convolutis inter quas radiculâ sursum spectans parumper pro- minet, insignitur. Equidem decernere non ausim, an Illigera seminis structura cum Gjrocarpo plane consentiat, quoniam nuUos ejus fructus satis maturos examinare potui : pericarpia adhuc immatura IlUgerœ pulchrœ erant oviformia , subteira- q6 c. blume. — De nopis plantarunifamiliis. goiia, apice leviter umbilicata, et Ducleus testae durae incliisus iiondum plane efformatus massa foliaceâ contortuplicatâ cori- stabat. Hinc jam consensus satis magnus in structura utriusque fructus ostenditur , quapropter genus illud Jacquini ad novarn hancce familiam referre nullus dubito.Itaque character essen- tialis Illigerearum spectatur in structura seminis, quae ovario supero eâdein fere se ratione habent ad Laurineas, qua Vacci- neae ad Ericeas. I. Ilmgeha B1. Bl. Bydr. Flor. ned. ind. p. 1 153. Flores hermapbroditi. Calycis limbus decempartitus , coloratus\|deciduus. Slamina quinquc : filamenta |basi biglandulosa aut biappendiculata. Stylus lougus. Stigma peltatum, lobulato-repaudam. Drupa tetragona, aptera. Vegetatio. Frutices scandentes , ramis enodiis, subangulato-striatis. Folia sparsa, exstipulata, louge petiolata, simplicia, teruato-secta , segmentis ansatis, integerrimis, coriaceis, penninerviis. Inflorescentia cymoso-paniculata , axillaris , pedicellis sub flore saepissime bracteolatis. 1. Illigera appendiculata Bl. I. foliorum segmentis ovali-oblongis obtusiusculis glabris , paniculis tomen- tosis, staminibus basi biauriculatis. Bl. 1. c. Habitat in sylvis altioribus monlis Burangrang in provinciâ Javanicâ Kra- wang , ubi hune fruticem mense Julio florenlem reperi. 2. Illigera pulchra Bl. I. foliorum segmentis ovali-oblongis acuminatis paniculisque glabris, stamini- bus basi biglandulosis. Bl. 1. c. p. ii54. Habitat iii fruticetis coUium calcarium prope Kuripan in proA'inciâ Javae occidentalis Buitenzorg, mensibus Maio ac Junio florens. II. Gyrocarpus. Jacq. Plant. Amer ic. p. 282. tab. XfS.Jig, 80. — Gaertn. deFruct. II./?. 92. tab. 27'fig- 3- — ^oh. Br. Prodr.Flor. Nou. Holl. pAoi. — Kuntb. Syn. PL œq. IV. p. 219. — Nées ab Esenb. in Wall. PL asiat. rar. II./7. 68. Flores T^olj^Ami. Hermaphroditi : calycis limbus 4-8-fîdus, laciniis duabus accrescenti-persistentibus. Stamina quatuor, totidem glandulis stipitatis inlerpo- sita. Stylus brevis. Stigma capitalum. Drupa apice bialata. Embryo exalburaino- sus, inversus. Cotyledones petiolatae, plumulae spiraliter circumvolutœ. Flores masculi: in eâdem paniculâ, periauthio et staminibus fere ut in hermaphroditis. Vegelatio. Arbores. Folia alterna , ad apicem ramorum confei ta , exstipulata , c. BLUME. — De Jioi^is planta rum familiis. 97 longe petiolata, lata, divergenti-nervosa , indivisa vel loba ta , decidiia. Inflo- rescentia cyraoso-paiiiculata dicliotoma, ante foliorum explicationem ad basin innovationis ramulorum : flores hermaphroditi in alis soîitarii , reliqui masculi. 1. Gyrocarpus Asiaticus. Willd. G. foliis ovato - triàngularibus subcordatis integris aut breviter 3-5-lobis supra glabriusculis subtus ( canescenti- ) pubescentibus , petiolis peduncuio communi longioribus, alis fructus cimeiformi-lanceolalis angustis obtusis. — Willd. Sp. pi. ÏV. p. 982. — Rœio. et Schult. Syst. Veg. III. p. 292. Mant. p. 318. — Spr. Syst. Veg. I. p. 489. — Nées ab Esens, /. c. Gyrocarpus Jacquini Roxb. Corom. I. p. l. iab. 1. ( ut ifl sequenl. excL G. americani Jacq. ) — Pers. Syn. ï. p. i45. — Roxb. Flor. Ind, éd. Cato et TVall. I. p. 465. Habitat in regione montanâ orae Asiaticse ( Roxb., Wallich, Le Brun), in insulâ Timor ab hortulano Zippelio collectas. Oes. Folia saepe obiter tantum, haud raio vero etiam sinu lato basilari sat profuride sunt cordata , sœpe breviter tri- , ra- rius quinque - lobata. Auctore III. Nées ab Esenbeck foliof um pubescentia utrinque tantum adnervos est limitata ; at Cl. Wal- lich in Flor. Ind. Roxb. 1. c. folia descripsit tanquam supra gla- bra, subtus pubescentia, quod satis cum exemplaribus nostris ex insulâ Timor congruit, nisi quod horum nervi primarii mi- nutam quoque pubens in superficie superiori ostendant. r ^GICEREvE. Flores hermaphroditi. — Calyx inferus quinque-partilus, persistons : lobis siuistrorsuin tortis et imbricatis. — Coro//a hypogyna, monopetala, quinque- fîda : laciniis lobis calycis alternis, dextrorsum imbricatis. — iSto/ïiiwa quinque, laciuiis coroilae opposita : Bilamenta inferne in tubum imae coroUae adhaercntem connata. Antherae incumbentes, biloculares : loculi longitudinaliter déhiscentes, sep- tulis transversalibus intercepti. — Oi'arm/w liberum , uniloculare. 0*^zi/« plura, spermophoro centrali libero imraersa , peltata. Stylus subulatus. Stigma sira- plex. — Pericarpium io^idvXdXQ, cylindraceo-arcuatum , coriaceum, monos- permum. Semen exalburainosum , intra pericarpium germinans. Testa membra- nacca, absorplioue incompleta, apicem seminis, calypfrae iusîar, cuilascia latere ejus concavo adscendens accreta est, obtegons. Emhryo erectus, arcuatus, cy- lindraceus, viridis. Pars cotyledonaris mvMWQ XdXiXmw apice, ubi erabryo est IL BoTAN. — Août. 7 98 c. BLUMK. — JJe no l'is plantai' Lun j ami iiis. siibattenuatus, Lrevissime hifida, oL cotyledones circmn gemmulam longitudi- nalitcr in tHbum cylindricum elongatum substaiitiae crassœ coiinatas, apicc arcle sibi acciirabentes, plano-convexas , crassas. Radicula inféra^ obtusa. Gem- mula fijusdem fere longitudinis ac totus embryo, huic immersa , subuliformis, indivisa. Obs. Primus Roe. Brown in opère immortali, cui tituUis : Prodromus Flor. ]Sok>. Holland. p. 534,genus jEgiceras Gaertn. curn ob habitum >, tum ob stamina petalis opposita ac structu- ram internam ovarii adMyrsinearum familiam retulit. Haud pro- cul dubio maxima illi cum istâfamiliâ est affinitas, verum tamen ob diversam seminis ejus structuram sive tribus peculiaris Myr- sinearum, sive familia parva bis etSapoteis affinis est habenda. Omnibus scilicet Myrsineis est albumen copiosum subcorneum cum embryone transverso, ubi in pericarpio abortu unicum tantnm ovulum maturescit , erecto autem in fructu polysper- mo. Minoris momenti, licet notatu digna est etiam diversa in- ter illas antherarum affixio : antherae omnibus Myrsineis sunt basifixae et immobiles , ^Egicereis autem ut compluribus Pri- mulaceis , dorso incumbentes atque adeo versatiles, et struc- turae plane peculiaris. Semen intra pericarpium germinans iEgi- cereis cum Rhizophoreis est commune quse ambae familiae litora regionum tropicarum sestui maris obnoxia inhabitant : atque ac adeo ratione summi Numinis providentia propagationiplan- tarum tantis injuriis expositarum optime consulit. I. ^GiCERAS. Gaertn. dejruct. \. p. 216. tah. 46. — Kœnig in Annal, of Bot. 1. p. i3i. — Willd. Sp.pl. ï.p. 3. p. ii83. — Rob.Br. Ilor.Nov.Holl. p. 534. — Bl. Bydr. Flor. Ned. Ind. p. 695. Cbaractcr idem qui farailise. Fegetatio. Arbusculae litorales,interiiîAisop /ioras in regionibus tropicis Asiae, Hollandiâ nova iusulisque Maris placidi provenientes, sed usque ad gradum lat. aust. 34 dispcrsae. Folia sparsa, iotegenima, punctis glandulosis immersis et in pagina superiori subinde excreîione salina noîata. Umbellae simplices, axil- lares et terminales. Fores albidi, fragrantes, pedicellis basi articulatis. 1. ^giceras majus Gaertn. M. foliis obovato-ellipticis rotundato-obtusis saepissime rctusis venosis, fruc- tibus elongato-cylindraceis. Gaertn. -(/e/>7/c^. 1. p. 216. tab. 46 (excl. forte Syn. Mangïi jloridi Herb. Arab. ) — Willd. Sp. pi. i. p. 1 183. c. BLTTMii:. — De novis planlariun famillis.. 99 jEgiceras fragrans¥>,œm^, Ann. bot. 1. p. 129 cumtab. — Rob Br. Proci. Nov. Holl. p. 534. yEgiceras ohovaium Bl. Bydr. F loi: Ned. Ind. p. 6 9 3. Rhizopliora corniciclai^a Lin n. Sp.pl. 633. Maiigium fruticosam corniculalam Rumph. Amb.lW.]). 117. tah. ijj, Hab. Haec species est in nidritirais per totam Asiam tropicam multasquc insu- îas Maris Indici et placidi , Novam Hollandiam et hic quidem satis late extra Tropiccs, dispersa. In Java et insulâ Nusa-Kambangang, ubi saepissime cani «ontemplatus sum, ab indigenis Trung-tung atque Brappat sive Perpat-KLi- jil dicitur. Obs. Hœc species a sequenti iraprimis distinguitur friictibus magis elongatis, floribus majoribus atque longius pedicellatis, in qiiâvis umb^Uâ crebrioribus, tandem foliis distinctius veno- sis. Falsa foliorum descriptio in omnibus scriptis systeraaticis obvia quasi essent ovata sive elliptica et acuta , olim me in- duxerat,ut specimina nostra Javanica ab .^g. majori diversa putarem : nunc vero mihi persuasum est , hoc falso a me ita existimatum fuisse, si quidem plane cum 'Kuxn^Mxv Mangio fru- ticante 1. c. consentiant, cujus folia in figura ejus apice partim obtusa, partim acuta sunt delineata, unde vix vitiosa illa des- criptio derivari potuit.Quin accuratissime a Rumphio nostro in contextu vernaculo ita fere sunt descripta : cf Folia a tribus ad quatuor et quinque polUces longa, binas digitos lata superne ro- tunda , inferne cochlearis instar attenuata. » A Rumphio prac- terea varietas hujus arboris parvifolia memoratur, ipso refe- rente : « Prœcedenti in omnibus suis partibus similis excepto quod minora gerit folia, etc. : Flores quoque sunt ut antecedentis , sed minores. Fructus incurvse sunt sihculae instar priorum, sed mi- nores quoque. w — In qua descriptione eamdem plantam agnos- cere mihi videor , quam deinde in appendice ibid. p. 120 tab. ^'^.,Mangiumfloridum vocavit , ab Mg. ferreo meo in Bydr. Flor. Ned. Ind. , ut videtur, non diversam. ?.. yEgiceras minus Gaertn. jE. foliis obovato-ellipticis rotundato-obtusis subaveniis, fructibus cylindraceis brevibus. Gaertn. de Fruct. 1. p. 216. (Tantummodo, ut in reliquis synonymis, quae spectant Rumphii citatura.) — Willd. Sp. pi. i. p. 1 184. — Poir. Enc. bot. Suppl. I. p. 149. — Rœm. eî Schult. Syst. veg. IV. p. 5i2. 7- loo c. BLUMK. — De novis plantaruni familus. Jthizophora ^'giceras Gniel, Sysl. veg. T. p. 747. Umbraculum maris Ceramensis Rumph. Amb.lW. p. i24. tab. 82. Habitat ad maris litova Novae Guinese. Exemplaria iniiii sunt a divo Zippe-^ lio ibi jiixta fluviimi Tourkan collecta. Ab iiidigeuis Papari ab aliis fVaiiu Tabe Tabe dicta. B. Var, Amboinensis foliis rainoribiis subretusis aveniis, fruclibus reclio- ribiis. Umbraculum maris Amboinensis Rumph. 1. c. Hab. ad maris lilora Moluccorum. Brappat-Tudong siye Payoug-laut in- cola rum. Obs. Hsec utriim species et proxime sequens satis ab yEg^ majori d'iïîevunX.^ mihi quidem nondum plane constat, ob ma ■ gnam similitudinem formae foliorum , inflorescentiae , etc. — Kiiîiiphins eas diversas esse species existimavit , id quod indige- nae quoque arbitrantur , cuni lignum earum raagnopere duri- tie, aliqiiantum etiam coioie différât. Cum vero characteres <}ifferentiales a Rumphio indicati accurante en m exemplaribus nostris Moluccensibus congruant, diversas species staiurae posse mihi videor. Superest , ut looneam , figuram et descrip- tionem earpologicam a Gaertnero 1. c. nornine JEgiceratis mi- noris expositam, profecto non esse hujus loci, propter formam plane diversam caiycis , pedicellorum sub caiyce articulorum (qnodex figuris a qI b apparet) et denique propter seminis strncturam , licet hanc etiam in yEg. mcijori non recte ab eo expositam habeamus : nec mihi aliennm a veri similitudine vi- detur, fructum ita a Gaertnero tanquam yEg. minus memora- \u^^\ potins ad genns Connarus esse référendum. 3. JEgice/as Jloridum Rœm. et Schult. M. foliis (parvis) spatulalo-obovatis rotundato-oblusis aveniis; fructibus co- jiico-cylindraccisbrevibus. Rœra. et Schult, 6Vs^. veg. IV. p. 5 12. Mgiceras ferremn Bl. Bydr. Flor. Ned. Ind. p. 695. (lîxel. Syn. Rumph. aliud genus spectans). Ma?igiu7n /loridumB.um^^h. Amb. III. p. 1526. tab. 83. et forte Varie t. Parvifolia Mangii fruticosi cornicui'ati Rumph. III. p. 117. ' Ilab. m litore mariîirno Javae orieutalis et Auiboiiiae, ubi Cl. quoqiio Rein- wardt hanc arbusculam indaçavit. Obs, Foliis mitUo minoribus pîaue aveniis a piioribus amb, c. BLUMiï. — De noi^is plantaruui fainilus. loi iius speciebus distinguitur. Flores minores et fructus qui iiutu- fiîjam yEg. majoris longitudinern aequant et minus arcuati sunî, cam proxiniâ illi sunt comaïunes. XIV". GNETE.E. Flores monoici aut dioici, in amentis capitiilisve dispositi , squamis decussa- lira oppositis imâ parte aut plane connatis involucrati. Masculi : perianthiam raonophyllum , apice transverse fissura , è ianàofila- inentum exserens suramo apice simplici !. lamoso moiio-aut polyautheriferura : loculi antherarum discreti 1. varie concreti , apice poro déhiscentes. Feminei : plane nudi aut pseudo-perianthio squamis duabus magis minusve connatis constante quovis singulos binosve flores cingente velati. Oparium. apice }ierforatum, in cavitate simplici ovulum soUtarium erectum foven?, Oi-'ulum^ro- iïessu styliformi e membranâ nuclei formate apiculatum. Styli aut stigmatis nul- lum vestigium. Fructus indehiscens, drapaceus, antc matuntalem apice pertusus et processu styliformi exserto terminatus dein submuticus. Pericarpium crassiusculum , seu plane coriaceo-siccum ^ seu inlus testaceum 1. fibrosum, extus baccatum. Sper- /'lodermis e membranâ superne duplicata basi simplici formata. Embryo dico- lyledoneus^ in albumine carnoso centralis : radicula supera. Vegetatk). Arbusculae ramosissimae sive frutices sarmentosi , ramis oppositis aut faacioulatis , nodoso-articulalis. Folia opposita, intégra et integerrima, pcn- ninervia, nunc minutissima et squamiformia, quo fit, ut ejusmodi arbusculae quadammodo videantur aphyllae et Casuarinœ atquc Equiseto non sint absi- miles. Obs. Exigua haec familia , ad quam Gnetum et Ëphedra per- tinent, partem constituit naturalis ejus Classis vegetabilium, in quibus ovulorum fœcundatio sine styli aut stigmatis ope immé- diate fit per ovuli ipsius endostoma , quo praeter illam Conife- rae et Cycadese sunt referenda*. Per Ephedram, quod hue usque genus Coniferis accensebatur, cum his certe intime con- juncta est; at ab altéra parte ad Casuarineas, altiori organisa- tione praeditas , vergit, cum Gnetum haud procul dubio altiori evolutionis gradu sit positum, quam aut Cycadeœ aut Conife- reae. Ab utrâque harum familiarum Gnetese imprimis majori partium sexuaîium, impi Jmis mascularum perfectione, differunt , cum simul, meo quidem judicio, femineae non ovula nuda sint io'2 c. BLUME. — De iioi'is plantarum faniiliis. existimandae , sed integumentum ovulorum pericarpicum apice perforatum. Floribiis masculis hîc est perianthium tubulosum , initio plane clausum , quaruncîam Artocarpearum simillimum, quod apice tandem staminé perriimpente (quod plerumque ex- pluribus connatmn videtur) finditur : hujus modi autem pe- rianthii in illis familiis affinibus ne minimum quidem vestigium apparet et denique in omnibus Coniferis plane diversus cerni- tur antherarum organismus, quae non, ut in Gneteis, summo apice poris transversis dehiscunt, sed semper latere et plerum- que longitudinaliter sese aperiunt. 1. Gnetum Linn. iï/a«/. 125. — Lam. Enc. bot. II. p. jS^. . Willd. Sp. pi. IV, p. 591. Gnemon Rumph. Amb. 1. p. 181- Thoa Aubl. Guian. 11. p. 874. -^ WiUd. Sp. IV. jd. 4/6. Abatua Lour. Coch. éd. IKllld. II. p. jj^. Amenia monoica aut dioica, cylindrica , interrupte verticillata , arliculata , verticillis singulis iavolucro abbreviato cupuliformi suffultis. Flores paleis seta- ceo-dilaceratis immersi. Masculi : Perianthium superne fissum. Filamentum unicum, summo apice (nunc semibifido) antlieram geiens didymam , e duobiis poris terminalibus poileii globosum laeve efFundeutem. Feminei : midi. Opa- rium sessile, apice exostomio ovuli erecti perforatum. Drapa baccata, ssepius pedicellata nucleo monospermo. Embryo in albumine carnoso inversus. Vegetatio. Arbores erectae aut frutices sarmentosi. Rami geniculato-nodosi. Folia opposita, exstipulacea, integerrima, penninervia, glabra. Amenta axilla- ria et lerminalia, pedunculata. Obs. Nonnullas hoc loco adjiciam observationes de structura plane singulari hujus generis. Quod ad amentum attinet, non difficile est conformationem ejus a ramulis foliatis derivare. Hi enim ex articulationibus distinctis sunt formati , folia gerenti- bus opposita decussata, quorum petioli imâ parte connati in sin- gulis ramulorum nodis marginem obsoletum elevatum effingunt quo itaque proclivitas ad conjunctionem vaginantem foliorum indicatur, qualem, rnagis licet conspicuam, in Ephedrâv'iàG- mus expressam. Quod si quis talem ramulum stalu contractis- c. BLUJME. — De nopis plantarumfamiliis. io3 simo sibi fingat animo , mox ei amenti ejusmocU, quali Gnetum gaudet, menti occurret imago. Quœ cum ita sint , hsec nobis amenta censenda sunt rami transmutati ; involucra autem eo- iLim quemvis florum verticillum occultantia, veluti singula e foliis duobus rudimentariis connatis formata , quam opinionem satis confirmât forma ac dispositio invoiucrorum in quovis amento inferiorum sterilium. Similis licet inversa transmutation nis ratio in Ephedris spectantur , in quibus nota res est folio- riim evolutionem in ramificationibus plane oppressam,inamen- tis autem distinctius expressam esse. — Flores sunt unisexua- îes^ sive dioici, sive in eodem amento monoici, subverticillam seriati, minuti, paleis densis setaceo-dilaceratis diaphanis struc- turae simplicis celluloçae immersi : flores feminei numéro pau- ciores raroin amentis monoicis a floribusmasculis sunt remoti, superiùs vulgo in eodem verticillo série simplici dispositi. Pe- Fianthium florum masculorum substantise est tenuis membra- uosae, tubulosum ;, magis minusve claviforme, cylindraceum sive prismaticum, superne obtusatum sive truncatum, ubi staminé perruropente tandem dilaceratur aut fissura simplici funditur : illud quem admodum in Ephedrâ^ duabus constare squamis, kîc ex toto , in ilLo autem génère ex parte tantum connatis , ut oenseam, haec me inducit observatio , perianthium ejusmodi duos tantummodo fasciculos oppositos vasorum spiralium per- currere solere. Stamen, quod eo continetur, ex ejus fundo or- tum , praelongum, etiam ante anthesin est rectum : filamentum subclavatum, apice passim semibifidum, albidum, diaphanum, duo percurrunt fasciculi vasorum spiralium , superne nunc di- vergentium, in ramulos ejus intrantium, semperque illic^ ubi anthera exoritur, evanescentium. Hanc structuram si spectes, rectius fortasse unumquemque florem masculum diandrum di- ceres antheris duabus unilocularibus. Anthera e loculis duobus aut juxtapositis aut divergentibus, summo apici filamenti ejusve ramulis continuis, abbreviato-cylindricis , obtusis, apice poro aut fissura transversali hiantibus , est formata , nullo prorsus vestigio connectivi. Pollen granulis minutis, simplicibus, globo- sis, levibus, luteolis , pellucidis constat. Flores feminei sessiles, ovariis nudis, simplicibus , oviformibus aut ellipsoideis, sursuni io4 c. BLUMK. — De noi'is plantarum familiis. mammiformi attenuatis ac perviis, oviilo solitario repletis, pe- ricarpio crassiusculo carnoso formati. Partem, quam hic peri- carpium appelle , III. Richard in Ephedrâ tanquam florum in- voliicellum , spermodermin autem tanquam perianthium des- cripsit : alii vero auctores integumentum hoc pericarpium sper- modermin externam sive testam ovuli ipsius esse crediderunt, quorum ego non magis quam Richardi opinioni assentîvi pos- sum, cum haec pars neque substantiâ, nec structura ab alia- rum plantarum pericarpio différât. Pericarpica ejus natura cum in Gneto, tum in Êphedrâ, inprimis inde apparet, quod non modo ovulum per omnia stadia includit, sed etiam unâ cum eousque ad perfectam seminis maturitatem eodem tempore subit mutationes, quales in fructibus permultis, sed neque in involu- cellis, neque in testa ullius plantse indicare possimus. Testam esse crederem , si minus esset crassa et fabricae modocellulosae r at constat tribus stratis arctissime unitis , unâ externâ (endo- carpium) cujus cavitati durascente et nuclei putamen sistente; tertiâ tandem média (mesocarpium), in quam complures vaso- rum spiralium fascicuii pénétrant, quaeque in fructu Gnetim^k- turo vulgo nonnihil pulposa est, ex parte etiam fibras istas pru- rientes putamen obtegentes format. Ovulum basi latâ sua funde cavitatis ovarii insidet, est rectum superne processu styliformi, e spermodermi formato, tubuloso, in aperturam terminalem ovarii intrante, apiculatum. Processus hic tener tubulosus in summitate est denticulatus , initio ex aperturâ punctilormi ova- rii plane non aut parum exsertus, post faecundationem autem mirum quantum elongatus,ita ut ipsum esse stylum , orificium autem ejus denticulatum stigma facile credas , in quem errorem scriptores systematici cuncti inciderunt. Hoc statu si dissecatur ovarium , distinctius quem ante appa- ret, spermodermin membranosam superne esse duplicatam, inferne autem ultra duas tertias partes circa nucleum simplicis- simam : duplicatura ejus duos sistit tubulos supra nucleum pro- minentes, quorum interior est iste processus elongatus supra descriptus, alter vero basin tantam interioris vaginans non ex ovario exseritur. Hœc de conformatione florum, quse inprimis ingentem eorum cum Coniferearum et Cycadearum analogiam, c. BLUMii. — De novis jilantarain faitiilils. io5 jam a Rob. Brown indicatam, nec minus fabricâ seminis cons- piciiara, confirmant. Sect. I. Caule arborescente erecto. i. Gnetum Gnemon Linn. G. foliis elliptico-oblongis utrinque attenuatis^ amentis monoicis solitariis auS subumbellatis, drupis sessilibus ellipsoideis acutiusculis. Linn. Mant. \i5. — Lam. Enc. bot, II. p. 764. Willd. Sp. pi IV. p. Sgi. Gnemon-hoom Valent. III. p. 1/4. (Extract, ex Rumph. mss. tune Icmporis noudura edito. ) Gnemon domestica Rumph. Amh. 1. p. i8i. tab. 71,72- Tankil sive Kitankil Sundarum sive monticolarum. Maningjo sive Meningjo, Malaicorum. Hab. Crebro in regionibus cultis per totum Archipelagum Malaicum et Mo • luccensem , in Java ad radiées montium altissimorum nec non in Molaccensibus spontaneum , quo referenda sequeus est Varietas. B. Varietas ovalifolia. Foliis minoribus subacutis , drupis oblusioribus. Gnetum ovalifolium. Poir» Enc. bot. Suppl. II. p. 810. — Spr. Syst. vèg. III./î. 777. 2. Wilde Gnemon-boom Valent. III. p. 174. fig. XXII. (Quemadmodum diximus e Rumphio desumta }. Gnemon silvestris Rumph. Amb. I, p. i83. tab. jZ. 2. Gnetum, latifolium,. Bl. G. foliis ovalibus acutis 1. obtusis basi subrotundatis , amentis dioicis subra- cemosis , drupis breviter pedicellatis ellipsoideis obtusis. Kasunka montanorum Javauieorum. Hab. in montanis Javae regionibus inprimis in ealcariis. Quaedam ex Nova Guineâ excmpkria coLlegit Hortulanus Zippelius. Obs. a On. Gnemon lÀnu. satis differt foliis latioribus^ mi- nus acutis, ad basin quoque minus attenuatis, ac amentis uni- sexualibus vulgo in racemo dispositis. Illius speciei tolia exsicca- tione semper in colorem pallidum luteo-viridem vertuntur, quod crebra confirmant exempla ^ quaedam ex Herbario Bui- mani ; Gneti autem latifolii etiamsi summâ prudentià siccata semper nigrescunt , id quod etiam Gn. funicularl et minori gradu Gn. eduli accidit. I o() c. ELUJMii. — De novis plantamm familiis. Sec t. II. Caille friUico s o sarmentoso. 3. Cnetitm edule Bl. G. l'oliis oblongo-ellipticis subcuspidatis basi rolundatis vel acutiuscUis, aineu- tis dioicis solitariis aut fasciculato-coufeitis, dnipis breviter pedicellatis elli^isoL- deis obtusis. T/ioa eduUs Willd. Sp. pi. IV. jo. 477. — Spr. Syst. veg. II. p. 46" i. Fia. Rheed. Mal.Nll.p. 4i. tab. 22. FunLs Gnemoniformis Rumpli. Anih. Y. p. 11. Tab. 7. Tali Gnemoii Malaicoruin. Tankil assu Javanorum. Tankil burrlb incolarum montium Javae. Hab. in silvis montanis Malabariœ, insularum Moliiccarum , Javae, Nu.'-aj- Kambangang. 4. Gnetum funiculare Bl. G. l'oliis oblongis utrinque subattenuatis, amentis dioicis subiacemosis , dni- pis pedicellatis ellipsoideis acutis. Gnemonfanicularis Rumph. Amb. V. p. 12. tab. 8. Abutua indica Loiir. Coch. éd. Wilid. IL p. 776. — Juss. in Eue. bot Suppl. I. p. 35 . Tali Gnemori Malaicorum. Kasunka burrietmo\)XAnoï\xvQ. Javae. Hab. in uinbrosis ad radiées inontiura Javae, Moluccarum, Cochinchinae etc. 5. Gnetumurens BJ. G. foliis ovalibus acimiinatiS;, amentis monoicis iinâ basi femineis, drupisscs- ^ilibus ellipsoideis acutis. T/wa urens Aub. Giiain. II. p. 8j^. lab. 3Z6. — Wdld. Sp. pi. IX, p. 47(1, Poir. Eue. bot. Yll. p. 633, tab. 784. Spr. Syst. vég. II. p. 46i. i. Hab. iii silvis Guianœ. MAKTius. — NoLU^eUes espèces de Nopalées. J07 Beschreieung einiger neuen Nopaleen^ etc. — Description de quelques espèces de Nopalées nouvelles , par le docleur île Marïius, avec 10 planches lithograpliiées. (Actes de l'aca- démie des curieux de la nature. V. xvi, p. i.) La famille des Cactées a été décrite dans le troisième volume <\\i Prodromus , publié en 1828. A la même époque M. de Can- dolle fit insérer dans les mémoires du Muséum de Paris, vol. XVII, un mémoire qui a été tiré à part sous le nom de Revue des Cactées. Cette famille a été de nouveau le sujet des travaux de plusieurs botanistes. M. Turpin a fait connaître ses observa- tions sur la germination des Cactées (Annales de Fromont, i83o). Il a décrit et figuré occasionnellement une nouvelle es- pèce à'Echinocactus sous le nom d'^. Ejriesii, ainsi que le Rhip salis parasitica. M. Martius, en passant en revue les No- palées qui se trouvent dans le jardin botanique de Munich, enrichi par les dons du prince de Salm-Dyk, et surtout de M. de Karwinsky, a observé que certaines formes, considérées comme des variétés, étaient de véritables espèces, lorsqu'on les suivait dans tout leur développement; il a en outre décrit plusieurs espèces tout-à-fait nouvelles provenant des envois de M. de Karwinsky. De très belles planches coloriées accompagnent ce mémoire. Les espèces nouvelles qui y sont décrites et figurées sont au nombre de douze , dont nous donnons ici les caractè- res et la patrie. 1 . IVlammillaria pycnacantha. Tab. XVII : caulibus simplicibus obovato- cylindricis; mammillis latiusculis superne emarginalo-bilobis ; aculeis sub-16, Itallidis antice curvatis et purpureo-fuscis , sériel interioris robuslioribus; lana floccosa in axillis ai'colisque supeiioribus et circum flores raajusculos citrinos; stigmate quinqueradiato. Mamm. pycnacantha, Martius in horto R. Monac. p. I2'j {nomen). Grescit ia regno Mexicano , prope urbem Oaxaca : {L. B. de Karu^lnsAi). 2. ManiinlUaria pol/edra. Tab. XVIII: simplex subcylindrica , ^tandem ramulis lateraliter propullulaulibiis; mammillis pyramidato-ap^danatiS; in facics (3-7. 2 infcriorcs, i superiores, quanim altéra rninima: aculeis c lana alba 4-5 io8 MARTiiis. — JSoiwelles espèces de Nopalées. lectis eburneis apice purpurascentibus spliacelalisquc , suramo duplo majore; villo flores involvente fulvo contorto ; stigmate sub-octoradiato, Mamm. polyedra , Mart , /. c. (nomen). Crescit in regiio mexicano, propc Oaxaca ; (L. B. de Karwinshi). 3. Mammillaria polythele. Tab. XIX: simplex, cylindrica, subarliculala : luanimillis conicis; aculeis 2-3 vel 4 teretibus subrectis, iiifimo rubustiore, luscis, lana alba in axillis mammillaruni, in juniorum vertice et circa flores piirpiueos; stigmate quinqueradiato. , Mamm. polythele , Mart. /. c. ( nomen ). Crescit in regno Mexicauo : (Karu^inski ). Species duas, praecedenti habitu et rehquis notis similes, hue diagnosi in- slruere lubet. Sunt ; Mamm. quadrispinuj Mart. Z. c. : Simplex, elongato-cylindrica ; mammil- lis conicis; aculeis 4 ( raro 5-&) rectis oblique cruciato-patentibus , mammiila- nim longitudiue, fuscis, imo paullo longiore, subiude annulo setarum parva- I tim albarum cinctis ,laDa inter niammillas , in earum areolis et super flores puv- jiureos parca ; stigmate quadriradiato. Crescit in imperio Mexicano : {Karwinskl) . Mamm. columnaris Mart. .- simplex elongato-cylindrica, bine inde con- stricta; mammillis conicis longioribus quam aculeis 5-6 rectiusculis fuscis erecto- patulis, quorum inferiores leliquis non nihil longiores, lana inter mamraillasct infri flores purpureos parca , stigmate quinqueradiato. In Mexico: (X^a7**'msïtz.) 4. Mammillaria Zuccariniana. Tab. XX : simplex , cylindrica ; mani- inillis conicis obsolète angulatis; aculeis apice sphacelatis , duobus centralibus ultra polbcaribus, sursum et deorsum versis, tandem lateraliter deflexis cineras- centibus j peripliericis 3 vel 4 parvis rectis albis^ saepe deciduis ; lana alba flores purpureos prœcedcute, mammillarum parca; stigmate 4-5-radiato. In regno Mexicano: (Karwinski). 5. Mammillaria Mystax. Tab. XXI : simplex cylindrica ; mammillis pyra- niidatis; aculeis (junioribus extcrioribus albis , interioribus duplo longioribus. purpurascentibus, omnibus rectis ) adultioribus griseisangulatis, extcrioribus 5-6 patetitibus, interioribus 3-4 robustioribus , omnibus aut uno alterove tortis im- plcxisque e lana alba parca, in floribus purpureis sefis eburneis cinctis; stig- mate 4-5-radiato. Mamm. Mystax j Mart. /. c. {nùmen). Crescit in regno Mexicano: ( Kar~ winski. ) Huic et praecedenti prae aliis affinis est species, qua; nondum in horlo floruit : Mamm. cirrhifera, Mart. /. c. : prolifero-caespitosa ; mammillis glaucescen- iibus obtuse conicis^ junioribus angulalis; aculeis (junioribus elana parca albi.s sphacelalis 3-5 interioribus tolideraque extcrioribus duplo brevioribus rectis) adultis ciuereis aiigulatis , iionnullis ultra bipollicaribus rigidissimis varie distortivs MARTI us. — Nouvelles espèces de Nopalées, 109 et deuie implexis; uiammillis adultis setis eburneis baibatis. E. Mexico misit Karwlnslii . 6. Mammillaria Karwinshiana. Tab. XXII : simplex, subcyliadrica ; mamrnillis subpyramidato-conicis; aculeis e lana subsenis rectiuscutis inferne albis superne sanguiueo-sphacelatis, tribus supeiioribus approximatis : medio majore toto sanguineo fusco, tribus inferioribus longioribus subpatentibus; lana inter mammillas , floribus rubellis setis eburneis ciuctis ; stigmate 5-6-radiato. Crescit in regno Mexicano : {Karwinski). Ad eandem Mammillariarum sectionem cum hac et praecedentibus Zuccari- niana atque Mystace , pertinet : Mamm. gladlata , Mart. l. c. : subsimplex (tandem proliféra?); mammillis conicis, obsolète angulatis, aculeis e lana parva 4-5, infime angulato deflexo- arcuato subpoUicari , reliquos superiores rectiusculos triple quadruple ve supe- rante. (Nondumfloruit). Mexico patria. Lactescit. 7. Mammillaria glochidiata. Tab. XXIII. : tandem dense caespitosa; mammillis nitide viridibus cylindricis obtusis; aculeis e lana parca, exterioribus setiformibus 12-1 5 albis horizontalibus , interioribus 3-4 fuscidulis: ceutrali surrecto uncato, reliquis posticis horizontalibus; floribus subemersis albis, stig- raat e 4-5-radiato. Mamm,. glochidiata , Mart. /. c. Crescit in regno Mexicano : [Karwinski ). 8. Mammillaria vetula. Tab. XXIV : cylindrica, tandem e laleribii.s proliféra; mammillis nitide viridibus conicis; aculeis e tomento parcissimo, exterioribus plurimis (primo 25-3o) setiformibus albis horizontalibus (tandem sub. 5o incompte intertextis ), centrali une alterove robustiore fusco surrecto; floribus citiinis, stigmate subquinqueradiato. Mamm. velula, Mart. /. c. (no/raere). Crescit in regno Mexicano: (Karwinski). 9. Mainmillaria sphacelata. Tab. XXV. I. : cylindrica, tandem proli- féra; mammillis conicis; aculeis e tomento parcissimo rectis eburneo-albis apice sanguineo et tandem nigro-sphacel^tis , i4-i8 : 3-4 centralibus erectis, reliquis subhorizontaliîer patentibus ; floribus sanguineis. ( Stigmatibus quinquera- diatis? ) Mamm. sphacelata j Mart. /• c. ( nomen). Crescit in Mexico : {Karwinski). 10. Mamjnillaria crucigera. Tab. XXV. II. : cylindrica aut obovata ; mam- millis conicis laete viridibus « in vertice cruce horizontali aculeorum quatuor parvorum flavcscentium et circule setarum albarum œquilongarum; lana plurima floccosa alba inter mammillas; floribus purpureis; stigmate quinqueradiato. Mamm. crucigera, Mart. /. c. {nomen). Crescit in reguo Mexicano: ( Kar- winski). 11. Echinocactus macrodiscas. Tab. XXVI.: plano-convexus, raaguus, costis 16 oblusiusculis, ad acnleos emarginatis; aculeis sub 12, 4 interioribus I lo MARTius. — Noiwelles espéœs de Nopa/ècs. inajoribus, summo et imo non nlhil latioribus reliquis 4 anticis, 4 posticis ; flo- ribiis ( purpureis ) extus dense squaraosis, squamis ciliatis. Cicscit in Mexico. ( Karwin&ki). 12. EchLnocactus pulchellus. Tab. XXIII. IL: obovato - cylindraceus , glancescens, verticepaullo impressus; costis 12 obtusis inteniipte tuberculatis ; aculeis e lana parca decidua 4-5 brevibus rectis flavescenlibus oblique patulis, imo longiore; floribus albo-roseis, tubi calicini luberculis laaatis et aculeolatis. Crcscit in regno Mexicano. {Karwinskl), La distribution géographique des Nopalées dans le Brésil em- brasse une surface très étendue. Vers le Sud on les trouve jus- qu'au tropique du capricorne; mais déjà sur la rive de la Plata un petit nombre seulement peut résister au froid des nuits. Les grandes plaines de l'Est sont pour les mêmes raisons peu fa- vorables à leur végétation. Au Chili on ne les trouve que sur les rochers du bord de la mer. Au nord du Kio de la Plata, on rencontre des Cactées dans tout l'empire du Brésil jusqu'à la ligne. Mais c'est surtout entre le g^ et le 5^ degré de latitude dans les provinces de Fernambuco, de Paraiba , de Rio grande doNorte et de Ciara, qu'on les trouve en abondance. Une même espèce est souvent limitée à un espace très borné, et la confu- sion qui règne dans cette famille a pu seule faire croire le con- traire. Les Nopalées prospèrent surtout dans un terrain sec, quel que soit du reste sa constitution géologique; ainsi, dans le Mexique et dans le Pérou elles croissent sur des terrains de por- phyre, de trapp et de lave; dans le Brésil sur le granit, le cal- caire et les schistes micacés quarzifères, plus rarement sur des schistes argilleux. La constitution géologique du terrain paraît avoir bien moins d'influence que son mode d'aggrégation. Les Cactées aiment à pousser leurs racines dans les fentes des ro- chers ou dans un terrain pierreux. Des lieux aérés exposés au soleil, où l'herbe ne vient qu'à peine, sont couverts d'épaisses rangées de Cereus et di Opuntia; les Mammillaria ^ les Echino- cac tus elles Me locactus , viennent comme nos Semperuivum sixv des rochers tout-à-fait dépourvus de terre végétale. On trouve les Nopalées à des hauteurs très diverses au-dessus du niveau de la mer; dans le Brésil le bord de la mer est hérissé de végé- taux du genre Cereus. Dans l'intérieur du pays, les Opuntia A.- p. DE CA-NDOLLii;. — NouvcIlcs cspc.ces ac s^actees. \ i i s élèvent de 5ooà 2000 pieds au-dessus du niveau de la mer, et les Melocactus à une hauteur plus grande encore; aussi voyons- nous dans les jardins que quelques-uns de ces végétaux origi- naires des parties très chaudes de l'Amérique souffrent d'une température de -j- 6° à -j- 8% tandis que d'autres, plus robustes, n'en sont pas affectés. Le reste de l'article est consacré à examiner la distribution des Cactées dans les différentes provinces du Brésil, et à des recherches philologiques sur les noms qui les désignent dans le pays. Mémoire sur quelques espèces de Cactées, nouvelles ou peu con- nues , par M. Aug.-Pyr. de Candolle. (In-4'' de 27 pages, avec \i planches. Paris, i834, Trcuttcl et Wûrtz.) Ce Mémoire est principalement destiné à faire connaître avec plus de détail une partie des Cactées que l'auteur reçut en 1828 du docteur Coulter, voyageant alors au Mexique, et dont il présenta l'énumération avec une simple phrase caractéristique pour chaque espèce, à la fin de sa Revue des Cactées. M. de Can- doUe profite de cette occasion pour donner quelques notes sur d'autres espèces, et pour proposer l'établissement d'un nouveau genre. Obligés de renvoyer le lecteur au texte même du Mémoire pour les détails descriptifs et les observations physiologiques, nous nous bornerons , dans cet extrait, à indiquer les change- mens introduits par ce nouveau travail dans la nomenclature , la classification et la caractéristique des espèces. M. de Candolle avait désigné (^Rev. des Cact, \\i ) sous le nom de Maimnillaria crinita ^ pauciseta.,\\uQ plante arrivée du Mexique en très mauvais état, mais qui, ayant repris et fleuri depuis ce temps, lui paraît maintenant constituer une espèce nouvelle, voisine, il est vrai, du M. crinita^ mais très distincte. 1 1 .i A. -p. DE CA^DOLL!:. — Noui-'clles ûspèccs de Cactées. à raison de ses soles à peine égales à la longueur des mamelons, et non deux fois plus longues. C'est le : Mammillaiiia CRiNiFOBMis , irregulaiiter cœspitosa basi multiplex, axillis sub- iiudis, tuberculis ovato-oblongis subdistantibus , setis 8-10 albidis mammse lon- gitudini aequalibus, aculeis solitariis rigidulis flavîdis apice uncinatis, stigmatis lobis subpatulis. a.. Rosea, floribus roseis, stigmatis staminibus aequalis lobis obtusis, petalis brevius apiculatis. g. Albida, floribus albidis, stigmatis ultra stamina subexserti lobis paulo lon- gioribus et acutioribus , petalis angustioribus lougius apiculatis. La variété « forme une touffe très élégante lorsqu'elle est en fleurs, et mériterait d'être cultivée comme plante d'orne- ment. Parmi les espèces de l'envoi de M. Coulter, il s'en trouvait mie dont M. de Candolle ne fit pas mention , craignant qu'elle ne fût qu'une simple variété du Mammillaria simplex ; mais depuis qu'il l'a vue fleurir, il n'a plus conservé de doutes sur la nécessité de la distinguer , et, en conséquence, il l'établit sous le nom de M. affînis ^ destiné à rappeler la ressemblance de son port avec celui des individus âgés du M. simplex. \o\c\ sa phrase caractéristique : \ M. AFFiNis, simplex obovato-oblonga subcylindracea^ axillis summis lanatis, mammis ovatis obtusis, junioribus apice barbatis dein glabris, aculeis 4-5 erectis subdivergentibus fuscentibus. 5.Tn Mexico. {Coulter.) Le Mammillaria m,acracantha ( Kev. des Cad. , 1 1 3 ) a telle- ment changé d'aspect depuis son arrivée du Mexique, que la phrase caractéristique imposée d'abord à cette belle espèce se trouve aujourd'hui remplacée par la suivante : M. MACKACANTHA, simplcx globosa, axillis apicibusque tuberculorum aliis nudis aliis lanato-barbalis, tuberculis ovatis basi subtetragonis , setis nuUis, aculeis 1-2 albidis aut subfuscis rectis in parte inferiore caulis longissimis diver- geiitibus in parte floridâ brevissimis aut nullis, stigmatis lobis 6-7. In Mexico. {CouUer.) Sous le nom à' Echinocactus Histrix ., M. de Candolle avait réuni [Rei'. des Cact. , m 5 ), deux planter de l'envoi de M. Coul- A.-p. DE C/VNDOLLE. — Nouwelles espèces de Cactées, i i 3 ter, qu'un examen plus attentif l'a décidé depuis à séparer, et qu'il distingue comme il suit : E. HiSTRix, subgloboso-depressus virescens, costis 18-20 acutis^ fasciculis cujusque cos1ae3, areolâ ovali juniore velutinâ, aculeis flavidis rigidis trans- versé striatis , uno central! longiore, 8 radiantibus subrecurvis. 5. Iq Mexico. {Coulter.) E. EcHiDiSE, semigloboso-depressus virescens , costis i3 acutis, areolâ ovali juniore velutinâ, aculeis rigidis rectiusculis flavidis subexpansis , uno ccntrali vix caeteris longiore. 5. In Mexico. {Coulter.) Dans le 3^ volume de son Prodromus ., M. de CandoUe avait laissé parmi les Rhip salis ., la plante publiée précédemment par M. Haworth sous le nom de R. salicornioides. Mais, depuis lors, ayant étudié cette plante en fleurs dans le jardin botanique de Genève , il a pu reconnaître ses vrais caractères, et s'assurer qu'elle n'appartient pas au genre Rhipsalis. Elle en diffère en effet, r par son ovaire uniloculaire et à ovules pariétaux comme dans tous les genres qui composent la tribu des Opuntiacées ; 2° parce que les cinq sépales sont réunis par leur base en une espèce de godet presque membraneux , tronqué entre les sépa^f les ; 3° par ses fleurs rigoureusement terminales au lieu d'être latérales; 4° par ses corolles d'un jaune vif au lieu d'être blan- ches; 5° par ses pétales au nombre de i5 au lieu de 5 à to; 6° parce que sa tige et ses rameaux offrent des articulations prononcées au lieu d'être continues. Il est donc évident que cette plante doit être séparée des Rhipsalis., exclue même des Rhipsalidées, et placée dans les Opuntiacées à la suite du genre Pesreskia ; elle diffère d'ailleurs de toutes les Opuntiacées par la forme de son calice, et du Pereskia parce que ses stigmates ne sont point tordus en spirale les uns sur les autres. N'ayant trouvé dans l'ancienne nomenclature des Cactées aucun nom qu'il pût sans confusion adapter à ce genre , l'auteur a préféré reprendre le nom ^Hariota sous lequel Adanson désignait le genre nommé postérieurement i?^i/>^<2/w( Voyez Rev.des Cact.., page 77 ). Ce nom est destiné à rappeler celui de Thomas Ila- riot, qui, dans le xvi* siècle , a visité la Virginie, et a publié quelques observations sur l'histoire naturelle de ce pays. On sait d'ailleurs que Hariot (ou Ilarriot) n'étiit pas seulement un II. BOTAN. — Août. 8 1 14 A. -p. DE CANDOLLE. — Noui^elles espècGs de Cactées. voyageur, mais un mathématicien du premier ordre, auquel la théorie des équations doit plusieurs théorèmes très importans. Voici comment M. de Candolle expose le caractère de son nouveau genre, sous la forme d'un supplément destiné à être intercalé dans le Prodromus^ III, 475. VP HARIOTA. DC. non Adans. — Rhipsalidis sp. Auct. Calycis tubus brevissimus ovario adhaerens laevis, limbus superus submem- branaceus cyathiformis truncatus, sepalis 4-5 exsertis brevibus. Pelala i4-i5 obloTigo-lanceolata subacuta staraioibus longiora. Stam. circiter 20 cum petalis imâ basi concreta. Stigmata 5 crassa erecta valdè papulosa. Ovarium i-locukre, ovulis circiter i5 ad parietes adfîxis. Bacca matura ignota. — Fruticulus erectus ramosus articulatus^ ailiculis ramorum inferiorum brevibus subturgidis pilos fasciculatos parvos gerentibus; caulinis brevibus subcylindraceis ; raraorum su- periorum elongatis basi contraclis teuuissimis apice subclavatis. Flores terminales flavi solitarii aut gemini parce aperti. I. H. sALicoRNioiDES. 5. Patr. ign. RLipsalis salicornioides Haw. suppl. 85. De. Prod. 3. p. 476. Sims bot. mag. t. 246 1. Link et Otto abb. p. 49. t. 21. ' V. v. in h. Geuev.)- Les planches jointes à ce Mémoire représentent celles des es- pèces de M. Coulter qui ont fleuri jusqu'à présent, savoir: Mammillaria tenuis ^ — conoidea^ — crinita, — criniformis , — longimamma, — affinis , — Sempewwi , — macracantha ; Echinocactus Ecjiidne ; Cereus leptophis\ on y trouve de plus des figures nouvelles des Mammillaria simplex et Echinocactus cornigerus. Elles offrent, outre le port des plantes, un grand nombre de détails analytiques, dont plusieurs sont d'un inté- rêt particulier. Tels sont entre autres ceux qui représentent la graine et les premiers développemens de X Echinocactus cor^ nigerus. soYER-wiLLF.Mirr. — Sur le Sysimbiium obtusangulum. 1 15 Observations sur les plaîites confondues sous les noms de Sisym- brium obtusangulum et de Brassica Erucastrum. Par M. SoYER Wiliemet, de Nancy. On lit dans les Annales des sciences naturelles (t. i.2« série, page 244) > ia phrase suivante : « Il ( M. Wirtgen, auteur d'un « tableau systématique des plantes phanérogames spontanées « dans la vallée du Rhin) cite, comme se trouvant sur les bords « du Rhin, le Sisymbrium obtusangulum D. C; nous ne con- « naissons cependant sur les bords du Rhin que la plante qu'on « retrouve aussi à Paris, et qui porte le nom de Brassica Eru- n castrum. Ses fleurs pâles le font, au premier coup-d'œil, dis- « tinguer du S. obtusangulum^ qui les a jaunes. La plante de « Genève même, à laquelle les botanistes de cette ville donnent « le nom de S. obtusangulum^ n'est autre chose que le B, Eru- « castrum. » Il y a là deux erreurs, que je m'empresse d'autant plus de relever, que ce sera pour moi une occasion de corriger celles que j'ai commises dans mes Observations sur quelques plantes de France ^^. l'i et suivantes. Je crois maintenant, avec MM. Gay, Monnard et Gaudin, que le Sisymbrium obtusangulum Schleich. , est la même plante que le Brassica Erucastrum Linn. Je crois de plus que la figure de Bulliard ( herb. de la France, tab. 33i ), citée par de Can- doUe comme celle du véritable B. Erucastrum , ne représente que le Raphanus Raphanistrum , avec la silique de notre Brassica. (1) Cependant il y a bien, comme le ditl'auteur de l'article auquel je réponds, deux plantes confondues sous ces dénominations, l'une à petites fleurs soufrées, l'autre à grande fleur jaune; mais il se (i) J'ai déjà, dans mes Observations, 1. c, , p. 24, signalé la ressemblancede cette figureavee le Raphanus. Gaudin, et après lui Reichenbach, le rapportent au B. chciranthos ; ms\% ce n'est ni la plante, ni la silique. 8 1 iG soYER-wiLLKMET. — S UF Ic Sy siiïibi'ium obtusanguliim. trompe encore, lorsqu'il avance que la plante de Paris est la même que celle des bords du Rhin. Ces deux plantes, fort bien distinguées par Villars, Gaudin, Spenner, Reichenbach et Roch, appartiennent au même genre. MM. Schimper et Spenner ( Fl. Friburg. p. 946 ) ont établi pour elles le genre Eruca^mm^ distinct des Brassica par les graines ovales, subcomprimées; mais comme il est impossible d'adopter ce genre sans remanier les Brassica et les Sinapis^ je préfère imiter la sage réserve de M. de Candolle (r) et laisser ces plantes parmi les Brassica. Voici leur diagnosis , leurs synony- mes les plus certains et leur habitat: 1. Brassica ochroleuca Nob. : flore (minore ) pallidè suif 11 reo, petalis ca- îyce panlô longioribus, sepalis subviridibus erectiusculis , siliquae rostro teiiui aspermo. — Syn. Eruca inodora J. Bauh. hist. II, ^Çii. Sisymbrium Eru~ lastrum, Poll. palat. II, 234 (exclus, syn. Gouani ). S. Eracastram B. Vill, Dauph. lïl, 343. S. galUcum Sr.iiLETCH ! exsic. (an Wu,ld?) Brassica Eru~ castntm, B. ochroleuca Gaud. helv. IV, 38 1. Erucastrum Pollichii Spenn. frib, 946. KocH. Deulsch. IV. 702. E. inodorum^v.ica'E.^^. germ. excurs. 693. — IcoN. J. Bauh. 1. c. Moris. Ox. sect. 4. tab. 5. fig. 10. • — Hab. les cbemins sablonneux et humides vers le Rhin ( Strasbourg ! Germeshcim ! Bouxwiller ! etc.); les vignes et les coteaux calcaires ( Beaune ! ). 2. Brassica Erucastrum lÂxm. : flore ( majore ) saturatè luteo, petalis ca- lyce duplo longioribus, sepalis subflavis in crucera patentissimis, siliquae rostro conico monosperrao. — Syn. Eruca sylvesiris,, major lutea caule aspero. C. Bauh. pin. 98. Brassica Erucastrum Liîîn. Sp. 932. ( exclus. Syn. Fuch- sii (2)). Gaud. l. cSinapis hispanica Lam. fl. fr, III. 645.. Thuilt. ! Paris. 343 (3). .Sisymbrium Erucastrum Vili.. 1. c. 342. 6'. obtusanguîum ScHLEicH. Cat. 84. D. C. Syst. II. 465 (exclus. Syn. Bauhini). Mérat, Paris. IL 343. Erucastrum Lamarkii Spenn. I. c. 946. E. obtusangulum Reichenb. 1. c. KocH. 1. c. 7o4. — Icon. Gaud. 1. c. tab. 4. (mediocr. ) — Hab. Les mu- railles et les décombres (Vincennes! Vaucluse ! Cauterets! Espagne! Suisse! Savoie 1 ). Obs. Les caractères pris de la végétation sont peu propres à séparer ces deux plantes : toutes deux sont plus ou moins ve- lues, surtout dans le bas de la plante, où les poils sont dirigés (1) Voyez entre autres, DC. Syst. u, 607, obs, (a) Voyez mes observations, p. 22, note. (3) Je possède dans mon berbier deux échantillons étiquetés par Thuillier lui-même. p. Mkttini. — Synopsis Veronicarwn. i i ■7 vers la terre ; toutes deux ont les feuilles lyrato-pinnatifides et diversement dentées. Cependant la seconde est toujours plus élevée que la première, à tige plus grosse; les découpures de ses feuilles sont en général moins arrondies; les pédoncules in- férieurs des grappes presque toujours nus. Mais on les distin- guera très facilement en ce que le Brassica Erucastrum a la fleur presque du double de celle de Vochroleuca. Son calice est plus caduque, jaunâtre ( et non verdâtre), à sépales étalés (et non lâches). Les pétales sont d'un beau jaune (et non d'un blanc jaunâtre) , longs de 4 ^ 5 lignes ( et non de 3 ), ài\ double de longueur des sépales (et non d'un tiers seulement plus longs), à lame ronde ( et non ovale ). Le bec de la silique est conique et renferme une semence ( et non plus étroit que la silique elle- même et sans graine ). M. Roch les cullive depuis long-temps dans son jardin, où elles se resèment naturellement, en con- servant tous leurs caractères. On les distingue fort bien eu herbier. Synopsis Veronicarwn quœ in Italia sponte nascuntur ^ nonnul- lis additis ad virtutes medicas et usuin therapeuticwn ipsa- rum pertinentibus. Dissertatio inauguralis , auct. P. Mo ttini , D. Chir. (in-8° 35 p.; Pavie i834; typ. de Fusi et Ge.) Cette thèse médicale, soutenue sous la présidence du pro- fesseur Moretti, a été composée d'après les conseils de celui-ci, dont l'herbier est très riche en plantes de la Flore d'Italie , et surtout en Veronica. L'auteur y passe en revue l\o espèces de ce genre , pour chacune desquelles il donne une phrase caractéris- tique comparative , la synonymie , la patrie et les observations sur celles qui sont nouvelles ou sujettes à discussion. En général, le nombre des espèces est plutôt réduit qu'aug- menté, et cela nous semble d'autant plus louable que les bota- ' '^ ^' MOTTiNi. — Synopsis Veronicariim . îiistes sont aujourd'hui très enclins à forger de fausses espèces au lieu de réunir les plantes qui sont réellement identiques, bien qu'on les ait distinguées par des caractères sans importance. Cependant quelques espèces sont signalées comme nouvelles par M. Motlini , ou admises d'après les ouvrages des autres auteurs. Sous le rapport de la synonymie, cet opuscule nous paraît traité avec soin. L'auteur a préféré avec raison les noms ancienne- ment proposés par .les botanistes et dont les Italiens n'avaient pas connaissance, à ceux qui ont depuis été publiés par ceux-ci. Ainsi le Veronica falcata Mart. {Hort. Erlang. p. lo), a pour synonymes les F. Hqstii Moretti, F. marïtima Noce, et Balb. ( non Linn.), et F. ticinensis Pollini. — - Le F. arguta Schrad. est le F. spicata var. (JBertol. Le Feronica prœtutiana Moretti est une espèce nouvelle qui croît au mont Cornu dans la Marche-d'Ancône, où elle a été re- cueillie par M. Orsini. L'auteur en donne une courte description d'après les manuscrits de la Flore d'Italie inédite de M. Moretti. Voici la phrase caractéristique de cette espèce : a V. foliis oppo- « sitis ovatis glabris, acutiusculis ,serratis, basi cuneatis apice- « que integerrimis, caule pubescente. » Le Veronica anagalloides de Gussone(/'/. rar. p. 5» t. 3) est une espèce qui ressemble tellement au F. Anagallis que Ber- toloni {FI ital. i , p. 7 1 ) en a fait une simple variété de ce- lui-ci. l^es Feronica Orsiniana Tenore, F. Schmidui Rœm.et Schulî. et F. dentata Re {FI. Tor. i. p. 29), ne sont que de simples va- riétés an F. Teucrium K L'auteur admet parmi les plantes d'Italie le F. digitata Vahl , quoique Bertoloni n'en ait pas fait mention dans sa Flore d'Ita- lie. Cette espèce a été trouvée près de Turin par le professeur J. B. Be. Il fait également entrer dans son Synopsis le F. père- grinaL.y qui croît dans les jardins et les lieux cultivés de Pa- doue et de Milan. Les Feronica didjma Tenore et F. pulchella Gussone ne sont que des synonymes du véritable F. agrestis L. La plante que les botanistes italiens désignent communément sous ce dernier nom est le F.polita de Fries ( Novit fl.. suec. éd. 2 , p. 1 ). KOCH. — Sur les espèces de Taraxacum. 119 Le Feronicapersica Poiret a reçu ces trois synonymes : F. Eux- baumii Tenore , F. Tournefortii Gmel. , et F. filiformis Biroli. Celte espèce a été figurée par Sibthorp et Smith (^Fl. Grœc. 1 . p. 6 , t. 8), sous le nom de F. agrestis var. p. bizantina. A l'occasion du F. cymbalaria, l'auteur remarque que cette espèce habite les plages méditerranéennes de l'Italie , mais qu'on ne la rencontre nulle part sur le côté septentrional des Apen- nins, ni dans la plaine qui l'avoisine , ni dans la Lombardie. Ce Synopsis est suivi de quelques observations sur les pro- priétés médicales vraies ou prétendues des Véroniques. Essais de culture démontrant Videntité des Taraxacum offi- cinale et palustre; par le professeur Roch {Flora i834, n« 4,p. 49)- Ces deux plantes ont souvent été controversées dans ces der- niers temps. La plupart des botanistes se sont prononcés povu- leur réunion ; les observations que nous avons faites nous- mêmes et que nous avons consignées dans le Bulletin des Scien- ces naturelles, ne nous ont laissé aucun doute sur l'opportu- nité de cette réunion. Cependant M. Reichenbach , dans son Flora excursoria^ ne s'est point borné à admettre les différentes espèces nées du démembrement du Leontodon Taraxacum L.; il y en a ajouté encore quelques autres. M. Koch , pour parvenir à un résultat concluant , fit des essais de culture avec les soins qu'on lui connaît ; il recueillit lui-même les graines du Tara- xacum palustre , les sema dans le jardin botanique d'Erlangen , et dès l'année suivante les graines levées lui fournirent les for- mes suivantes : i" T. palustre; 2° T. erectum Hoppe, que M. Rei- chenbach rapporte avec doute à son T. leptocephalum ; 3o T. nigricans Rit; 4** T. corniculatum Rit; et 5° T. officinale. Quais t aux autres espèces de Reichenbach, l'auteur n'est pas encore à même de porter sur elles un jugement , mais il est bien à crain- j 20 s. BASALMO ET S. DE NOTAKis. — Synopsis Muscorum. dre qu'elles ne présentent pas des caractères plus stables. La forme des feuilles est reconnue comme variable par la plupart des auteurs. M. Koch a acquis la certitude que la couleur de la plante , la forme et la couleur des écailles de l'involucre et des fruits ne sont pas moins sujettes à varier selon le sol qui donne naissance à la plante. M. Koch fait remarquer que ce ne sont que les fleurs de la circonférence qui, dans le genre Ta- raxacum, présentent des graines bien organisées, tandis que dans d'autres genres de la tribu des Ghicoracées, toutes les grai- nes sont également bonnes. Synopsis Muscorum in agro Medionalensi hucusque lectorum à S. Balsamo N. D. et S. de Notaris. D. M. ( In-S*^ , 27 p. 1 8331 Milan ; typ. de F. Kusconi. ) Ce catalogue indique les Mousses recueillies par deux bo- tanistes milanais qui se livrent principalement à des études cryptogamiques. C'est en quelque sorte le prospectus d'une publication dont il a paru déjà 3 fascicules sous le titre de Musci mediolanenses , ouvrage entièrement fait sur le modèle d'autres publications de Cryptogames en nature, telles que les Mousses de Normandie de M. deBrebisson, celles d'Alsace de Rneiff et Mœrcker, etc. On convient généralement que c'est la seule manière de faire connaître exactement les Cryptogames, pour lesquelles les descriptions et même les figures sont presque toujours insuffisantes. Les auteurs italiens ont suivi dans ce catalogue la disposition méthodique proposée par M. Walker-Arnott dans le tome second des Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Paris. Nous n'y trouvons pas d'espèces signalées absolument comme nouvelles; la plupart sont les mêmes que celles de la France moyenne et méridionale , à l'exception de quelques-unes qui croissent sur DK CANDûLLH. — Botanique de la Chine. 121 les montagnes du Milanais , et qui font partie de la Flore helvé- tique. Voici l'indication des espèces contenues dans les trois fasci- cules Aes Musci Mediolanenses. (i) 1. Polylrichum piliferum. 2. P. urnigerum. 3. P. aloides. 4. P. undulafum. 5. Bryura pyriforme. 6. Neckera crispa. 7. Hypnum purum. 8. H. Schreberi. 9. H. ïutescens. 10. H. tamariscinum. ii. H. abietinum. 12. H. rutabulum. i3, H. rusciforme. i4. H. striatum. i5. Leucodon sciuroides. 16. Dicranum glaucum. 17. Trichostomum polyphyllum. 18. Diphyscium foliosum. 19. Anic- tangium ciliatura. 20. Sphagnum compactum. 21. Anomodon viticiilosuni. 22. Hypnum trichomanoides. 23. H. riparium. 24. H. murale. 25. H sericeum. 26. H. cuspidatura. 27. H. rugulosum. 28. H. cupressiforme. 29. H. cupres- siforme var. 3o. Didymodon trifariura. 5i. Tortula unguiculata. 32. Didymo- don purpureum. 33. Dicranum viridulum. 34. D. taxifolium. 35. D. hetero- raallum. 36. D. varium. Zj. Cinclidotus fontinaloides. 38. Phascum serratum. 39, P. cuspidatum. 4o. P. patens. 4i. Bartramia crispa. 42. B.OEderi.43 Bryum roseum. 44. B. ligulatura. 45. B. cuspidatum. 46. Hypnum complanatum. 47. H. tenellum. 48. H. polyantbos. 49. Tortula chloronotos. 5o. Didymodon lanceo- latum (2). 5i. D. nervosum. 52. Dicranum scoparium. 53. Trichostomum canes- cens. 54. Grimmia apocarpa. 55. Orthotrichum striatum. 5^. Gymnostomum truncatulum var. majus. 57. G. raicrostomum. 58. Phascum bryoides.59. P.axil- lare. 60. P. crispum. Botanique de la Chine septentrionale, par M. A. P. de Can- DOLLE. (Extrait de la Bibliothèque universelle de Genève j janvier i834, P- lo?-) Tout ce qui se rapporte à l'histoire naturelle du vaste empire de la Chine est encore si peu connu des sa vans qu'ils doivent accueillir avec un intérêt tout spécial les documens relatifs à ce pays qui se dérobe avec tant de soin à nos explorations. Les bo- tanistes doivent en particulier une vraie reconnaissance aux (i) Se trouve à Milan chez Aloys Dumolaid; le prix de chaque cahier est de 3 francs. (2) Cette espèce a pour synonyme le Weissia lanecolata de Bridel. Dans les échantillons de Milan , les dents du péristome sont évidemment biparties et réfléchies. 1 z2 DE CANDOLLE. — Botonique de la Chine. auteurs (ie deux écrits sur la botanique du Dord de la Chine_, que nous voulons mentionner ici ; ces écrits sont sous une forme tellement abrégée jst condensée qu'ils ne sont guère suscepti- bles d'un extrait régulier , car , pour ne rien omettre de' ce qu'ils contiennent d'utile, il faudrait les recopier en entier. Noiis nous bornons donc plutôt à une annonce qu'à un véritable extrait. Sous le titre de Décades très novarum Chinœ horealts etMon- goliœ chinensis incolarum ( in-S" , 1 832 , Mosc. ) , M. Nicolas Turczaninow^ , botaniste russe, établi à Irkutsk, en Dahourie, a fait connaître avec soin trente plantes nouvelles du nord de la Chine et de la Mongolie chinoise. La plupart appartiennent aux familles des Renonculacées, des Légumineuses (et no- tamment au genre Oxjtropis) , et des Composées. On y re- marque spécialement un genre nouveau nommé Diarthron, qui fait partie de la famille des Thymélées, et qui diffère des Struthiola par l'absence de toute écaille à l'entrée de la fleur, et des Passerina par ses étamines au nombre de quatre seule- ment. Il est à présumer que cette première publication de M. ïurczaninow sera suivie d'autres décades. Placé comme il est aux extrémités du monde civilisé, il rendra un important service à la botanique en faisant connaître ses nombreuses dé- couvertes. M. Alex. Bunge a été attaché à la mission russe qui réside à Pékin, et a recueiUi avec autant de soin que la jalousie des ha- bitans peut le permettre, des documens relatifs à la végétation de la Chine boréale. Il a présenté en iSSa à l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg un fascicule in-4° intitulé : Enu- meratio plantarum quas in China boreali collegit D*" Al. Bunge, anno i83i. Cet ouvrage est, ainsi que le précédent, distribué d'après l'ordre du Prodromus, de manière à ce que l'intercala- tion des espèces puisse se faire avec facilité. Il donne l'énumé- ration de /po espèces de plantes phanérogames observées dans le nord de la Chine. Il indique leur localité avec soin , et donne les phrases caractéristiques et les descriptions de celles qui ne sont pas connues. La végétation des environs de Pékin ne dif- fère pas de la nôtre rmlant que Va distance pourrait le faire DE CANDOLLi-:. — Botanique de la Chine, ' àS croire; les familles les plus abondantes en Europe le sont aussi dans la Chine boréale, mais elles y sont souvent représentées par d'autres espèces ; de plus elles y sont mêlées avec des végé- taux de familles tout-à-fait étrangères à l'Europe, tels que les genres Magnolia. Sterculia ^ Grewia^ Incart^illea, Diosco- rea, etc. Sur les 420 plantes mentionnées dans cet opuscule, on en compte 59 qui sont cultivées à Pékin , ou aux environs. Parmi celles-ci, quelques-unes proviennent du Japon ou de la Chine méridionale; telles sont les variétés d'Oranger, de Camellia , de Chrysanthèmes, des Rosiers asiatiques, le Nandina, le lulari , le Kerria à fleurs doubles , etc. On y remarque aussi un grand ïiombre d'objets qui proviennent évidemment des jardins d'Eu- rope; tels sont parmi les plantes d'ornemens la Capucine, les Tagètes,les OEillets, la Balsamine, etc.; parmi les légumes, la Fève, le Pois, la Carotte, le Persil, etc.; parmi les arbres frui- tiers, l'Amandier, le Pécher, l'Abricotier, le Pommier , le Poi- rier, etc., dont on cultive plusieurs variétés. Si du nombre total on retranche les plantes cultivées, on trouve que M. Bunge fait connaître 36 1 espèces indigènes dans la Chine boréale; sur ce nombre il y en a 90 qui sont sauvages à-la-fois en Europe et en Chine; presque toutes sont des herbes, et la plupart sont des herbes annuelles, du nombre de celles que nous voyons répandues en tous pays, comme la Bourse à pasteur, la Chélidoine, etc. Il y a cependant quatre espèces li- gneuses communes en Eifrope, savoir : le Châtaignier, le Sureau à grappes, le Rhus Cotinus, et le Diospjros Lotus , les deux pre- miers provenant de l'Europe septentrionale et les deux der- niers de l'Europe -méridionale. Il reste donc en définitive 271 espèces propres à l'Asie bo- réale, et plus spécialement à la Chine. Sur ce nombre on en compte i36, c'est-à-dire la moitié qui sont complètement nou- velles pour la science. Parmi celles-ci nous devons remarquer quelques espèces qu'il sera intéressant de naturaliser dans nos jardins, savoir : Vj^sculus chinensis , nouvelle espèce de maron- nier à grappes allongées et à fleurs à quatre pétales ; le Cilrus mi- crocarpa^ dont le fruit n'est guère plus gros qu'une châtaigne; Ï24 i>'^ CA.NDOLLE. — Botanique de la Chine. le Zanthoxylum nitidum, dont les feuilles et les fruits servent de condimens; le Prunus trichocarpa, dont les fruits se man- gent ; le Quercus chinensis , qui paraît être mal-à-propos désigné par Loureiro sous le nom de Fagus castanea , et par Sprengel sous celui de Castanea chinensis ^ etc. Sur les 1^7 espèces que M. Bunge ajoute au catalogue des végétaux , il y en a onze qui contiennent des genres nouveaux , savoir : Orjchophragmus (famille des Crucifères, près du Mori- candia). Xanthoceras (famille des Sapindacées, où il est très remar- quable par son fruit, dont les loges ont plusieurs ovules ), Thladiantha {^ïaimiWe des Cucurbitacées). Oresùrophe ( famille des Saxifragées). Caljsphyruni ( famille des Rubiacées). Mjrepnois (famille des Composées Mutisiacées, et très remar- quable par ses têtes de fleurs dioïques, les mâles blanches et les femelles pourpres). Urostelma (famille des Apocinées, près de XOxjstelma). Bothriospermum (famille des Borraginées). Dorcoceras (famille des Lentibulariées). Çeratostigma ( famille des Plumbaginées). Et Anemarhena (famille des Asphodélées). Quelques notes relatives aux plantes déjà connues mérite- raient encore une mention. Ainsi, M. Bunge dit que le Saule- pleureur (^Salix babjlonica) est la s«ule espèce de ce genre qu'on trouve en Chine, qu'elle y est très abondamment culti- vée , qu'on en trouve quelquefois des individus femelles, ce qui est inconnu en Europe , mais que les Chinois les extirpent avec soin pour éviter la bourre qui sort de leurs capsules ; il cite aussi une variété très épineuse du Jujubier, qu'on ne trouve en Europe que sans épines et à l'état cultivé. Enfin, il mentionne un individu de Ginko {^Salisburia adianthifolia) y dont l'histoire remonte, dit-il, jusqu'au temps de la dynastie des Juan, et dont le tronc présente une circonférence d'environ [\o pieds. Ce bel arbre se trouve près du temple Tan-dshe-ssy ^ et maigre son an- tiquité, ne présente aucun signe de décadence. 13ESSER. — Énumération des plantes du Baikal. i 25 On peut juger par ce court exposé de l'intérêt qu'offre l'ou- vrage de M. Bunge; il est à désirer qu'il en fasse la base d'un travail plus considérable où il donnerait les figures des objets nouveaux, et les observations de géographie et botanique que son séjour dans un pays si peu connu ont dû lui suggérer. En attendant, les botanistes ne peuvent que le remercier de l'ex- cellent opuscule qu'ils lui doivent. Enumération des plantes de la flore du Baikal^ par le docteur Besser. {^Flora i834- Feuilles complémentaires, p. i-3o.) La région dont l'auteur nous donne le catalogue des plantes, comprend la partie méridionale et orientale de l'immense gou- vernement d'Irkutsk, en s'étendant au sud-est jusqu'à la mer d'Ochotsk, et au nord- est jusqu'au Ramtschatka. M. Besser a composé son catalogue, qui renferme 1200 plantes distribuées par familles naturelles, sur les matériaux rapportés par M. Tur- czaninow, envoyé par l'Académie des Sciences de Saint-Péters- bourg pour explorer la flore de la Sibérie orientale. L'enumé- ration publiée par le voyageur dans un journal russe comprend io33 espèces de phanérogames et de fougères ; le nombre 1200 est atteint par les plantes ajoutées par M. Besser, et ce complé- ment est dû en majeure partie à MM. Fischer , Bieberstein et Steven. 11^ de ces espèces sont nouvelles; elles ne sont indi- quées cependant que par de simples noms sans aucune phrase qui permette d'en saisir les caractères; l'énumération de M. Bes- ser ne pourra donc guère servir qu'à faire connaître aux bota- nistes la nomenclature des productions végétales d'une partie importante de l'empire russe. Un petit supplément arrivé trop tard pour être inséré dans le corps même de ce catalogue, en comprend plusieurs espèces dont les noms sont a changer d'a- près des recherches postérieures. Les rectifications portent en partie sur des plantes que M. Turczaninow avait données l'iG DiKRiiACH. — Repertorium Botamcum. comme nouvelles, quoiqu'elles fussent déjà connues avant lui; en partie sur des espèces données sous des noms qui convien- nent à d'autres végétaux; ou enfin sur des espèces mal déter- minées dans le premier travail. Repertorium botanicum oder Versuch einer Sjstematischen Darslellung der neuesten Leistungen im ganzen Umfange der Pflanzen-Kunde von D. J. H. Dierbach. (Un vol. in-8o. Lemgo i83r ; Meyer. ) Dans une courte préface l'auteur annonce qu'il n'a pas le projet de donner un travail complet sur la littérature botani- que. Son ouvrage ne comprend qu'une époque récente; il est partagé en trois volumes; le premier embrasse la botanique générale et ses différentes branches; le second doit être relatif à la botanique médicale pharmaceutique et chimique , et le troi- sième à la botanique appliquée aux arts , à l'agriculture , à l'é- conomie, etc. Nous ne connaissons que le premier volume; il est partagé en cinq sections : la première traite des ouvrages généraux tels que journaux, recueils, élcmens, collections de plantes sè- ches, etc. La deuxième section est intitulée : Élaboration du système. On y trouve indiqués les livres relatifs à la classifica- tion et à la spécification; puis un catalogue méthodique des écrits plus spéciaux sur des familles, des genres de ces espèces. La troisième section : Géologie relative à la botanique ^ comprend la géologie, la géographie, la statistique de la botanique et les flores locales. Quatrième section , anatomie et physiologie des végétaux ; cinquième section, histoire de la botanique. L'auteur ne donne ordinairement que le titre des ouvrages avec l'indication de l'éditeur lorsqu'il y a lieu : quelquefois ce- pendant il a ajouté de petites notes qui en font connaître le con- tenu d'une manière plus précise ou présentant des renseigne- soYEii-wiLLEMKT. — Note SUT Ics L^enres Willemetia. 19.-7 meits intéressaris. Les coupes nombreuses à l'aide desquelles il subdivise ses sections principales sont précédées de quelques observations sur l'importance et la marche de la branche de la botanique dont il est question. Une table placée en tête du vo- lume renvoie aux différentes coupes établies, ce qui facilite beaucoup les recherches; il y en a à la fin deux autres qui sont disposées suivant l'ordre alphabétique : la première contient les noms des auteurs dont les écrits sont mentionnés et la deuxième les noms des familles et des genres nouveaux. L'auteur remonte jusqu'à l'époque de Linné. La méthode avec laquelle cet ouvrage est rédigé en rend l'ouvrage facile et commode; il nous paraît tout-à-fait superflu d'insister sur son utilité. I\otes sur les genres qui ont reçu le nom de Willemetia. Par M. SoYER-WiLLEMET, dc Nancy, (i) M. Moquin-Tandon , dans un bon article sur plusieurs nou- veaux genres des Ghénopodées, inséré dans les Annales des scien- ces naturelles, deuxième série , partie botanique , page 2o3, a ré- tabli, sous le nom de Villemetia, un genre fondé par Maercklin en faveur de quelques Salsola. Il croit que c'est pour ces plan- tes que ce nom a été créé pour la première fois ; mais il est dans Terreur. (i) M. Moquin-Tandon nous a communiqué la note suivante, qui se rattache au sujet des observations de M. Soyer-Willemet. flNote du Rédacteur^ « Le genre Willemetia établi dans mon Mémoire sur les nouveaux genres de Ghénopodées , « avait primitivement reçu une autre dénomination, qui a été changée à tort d'après l'avis d'un « célèbre botaniste auquel j'avais communiqué mon manuscrit. Ayant reconnu l'antériorité du « genre Willemetia établi par Necker et rétabli par Cassini , je propose de donner à mon genre « de Ghénopodées le nom à! Echinopsilon , des mots é^wri, spina, et "KQi-^n, gracills , à cause des « spinules qui entourent le fruit ; je rétablis de la manière suivante les noms de mes espèces. » 1. Echinopsilon muricatum z^ Willemetia muricata. 2. — lanatum rr: — lanata. 3. — eviophorum rz: — eriophora. 4- — sedoides zrz — sedoides. 5. — Inrsutiim rr — hirsuta. 1-28 soYER-wiLLEMET. — Note sur Ics genres Willemetia. Trois genres rappellent le nom de Willemet : le premier, éta- bli par Necker en i79o(Elem. botan. 1. 1. p. 5o), en l'honneur de mon aïeul , Rémi Willemet, est le plus ancien et le seul qui doive rester. Il est fondé sur XHieracium stipitatum Jacq. et est tellement bon , qu'il a été proposé , depuis Necker , par des botanistes allemands, sous différens noms : C'est le JFihella de Rœhling et Tausch , le Calycocorsus de Schmidt , le Peltidium de ZoUikofer, le Zollikofera de Nées d'Esenbeck. Il a été repris sous son premier nom par Henri Cassini dans le Dictionnaire des sciences naturelles , et conservé par mon ami , Auguste Monnier, dans son Essai sur les Hieracium , par Reichenbach dans le FloTa germanica excursoria et par Lessing dans le Syste- ma generum compositarum. Le second est celui adopté par M. Moquin-Tandon. C'est en ]8oo que Maercklin ( Schrad. Journ. t. H, p. 2 , p. 33o ) le dé- dia à mon oncle, Pierre- Remi-François de Paule Willemet (i), pour la plante que le même botaniste avait décrite précédem- ment ( Schîift. d» bot. ges. in Regensb. t. j , p. 332 ) sous le nom de Salsola arenaria; mais précisément dans le même cahier du journal de Schrader et à la page 307 ( ce qui suppose de l'antériorité ), Roth établissai pour la même plante le genre Kochia, qui a dû prévaloir (2). D'ailleurs, quoique le nom donné par Maercklin soit TFillemeta^ et non Wdlemetia (et en- core moins yUlemeda, comme l'écrit M. Moquin-Tandon ), je ne crois pas qu'il soit possible de l'adopter, à cause de sa res- semblance avec le Willemetia de Necker. Quant au troisième genre TFillemetia^ M. Adolphe Bron- gniart m'a fait l'honneur de me le dédier en rSay (Annales des sciences naturelles, première série t. x, p. 370 ), il est fondé sur le Ceanothus africanus. Mais tout en témoignant à M. Bron- gniart ma reconnaissance, je dois reconnaître que c'est la plante conservée à la mémoire de Rémi Willemet qui doit garder le nom de fFillemetia, comme ayant la priorité (3). (i) Voyez Botanique de V Encyclopédie méthodique, t. viii, p. 762. (i) Néanmoins Gmelin a reçu le Willemeta dans son Flora badensîs, t. i, p. 576. (3) Le Willemetia de Brongniart a cependant été adopté par Sweet {Hort.l/ritanii.,f. 11 3), et par Spach (Suites à Buffoii, phanérog. , t. n, p. 462.) KUTZiNG. — Métam> des végétaux inférieurs. 1J29 Recherches sur la formation et la métamorphose des orga- nismes végétaux inférieurs. Par Fr. Tr. Kutzing. (i) Mon but n'est pas de comparer ici les différentes opinions qui ont été énoncées dans les nombreux écrits publiés sur ce sujet; je veux plutôt communiquer les observations que j'ai faites moi-même, et je ne parlerai de ces écrits qu'autant qu'il sera nécessaire de faire connaître ce que j'y ai trouvé de vrai ou de faux par suite de mes propres expériences. Cependant quelques traités récemment publiés contiennent des erreurs que je crois indispensable de relever, parce qu'elles pourraient facilement produire de la confusion. Par exemple, dans le deuxième volume ( 1827) du Linnœa^ se trouve un traité « sur la matière verte de Priestley, etc. , par J. Meyen » , qui contient beaucoup d'assertions erronées , provenant moins du manque d'exactitude dans les observations que de la connaissance imparfaite des espèces dont il est ques- tion. M. Meyen dit, à la vérité, que beaucoup d'observations an- térieures n'ont pas été faites avec toute la précision désirable, et blâme avant tout l'incertitude dans laquelle on est souvent resté sur les objets dont il était question, puisque beaucoup d'écrivains confondent dans la même classe les formations les plus dissembla- bles. Mais ce dernier reproche frappe M. Meyen aussi justement (i) Ce mémoire traduit littéralement du journal allemand le Linncea , tom. VIIÎ, p. 335, nous a paru renfermer une exposition faite avec bonne foi et exacliiude de phénomènes très remarquables, si quelque apparence trompeuse n'en a pas imposé à l'auteur. Du reste, des phénomènes du même genre ont déjà été signalés par plusieurs obiervaleurs dignes de con- fiance; mais M. Kutzing, par l'étude approfondie qu'il a faite des Algues d'eau douce, doit inspirer plus de confiance que beaucoup d'autres. Ces observations mériteraient d'être répétées par les naturalistes qui habitent la campagne et devaient surtout être répétées expérimentalement, en exposant volontairement des pîaute". semblables à celles qui font le sujet de ce mémoire dans des conditions extérieures différentes. Mais il serait à désirer que de bonnes figures fissent connaître tous les états transitoires par lesquels ces divers degrés d'organisation passent en se transformant d'une espèce en une autre, II. BoTAH. — Septembre. 9 i3o KUTZiNG. — Méianu des végétaux inférieurs. que beaucoup de ses prédécesseurs , puisque pour lui les Proto- eoccus viridis Ag. , Palmella hotryoides Ag. ^ Coccochloris stag- nina Spreng. ^ Coccochloris protuberans Spreng. , Botrydium argillaceum ( Vaucheria radiata A g,, Rhizococcum crepitans Desm. ), et bien d'autres plantes encore sont la même chose, tandis qu'il existe entre elles une très grande différence, qui ne se trouve nullement déterminée par la localité , comme le prétend Meyen. Son Priestleja est dans le même cas, car on peut penser qu'il comprend différens objets sous ce nom, et malheureu- sement ses figures sont si vagues qu'on ne sait qu'en faire. Il en est de même de Hornschuh (Nov. Act. INat. Cur. T. X.), qui voit naître ses mousses d'une Oscillaire , formée de tubes articulés, et qui se ramifie ensuite en produisant « de petits tuyaux doublement pinnés de couleur brun -clair», Cori- Jer<^a castanea. Aucune Oscillaire ne se comporte ainsi, et si Hornschuh l'a vu , il avait à faire à toute autre chose. Du reste , le dessin qu'il donne de son Oscillaire ne s'accorde aucunement avec le caractère de cette espèce. M. Turpin commet la même erreur dans son organographie végétale (Mém. du Mus. d'hist. nat. ) , lorsqu'il confond le Pal- mella cruenta Ag. ( sa Globulina sanguinea) avec le Protococ- cus nivalis Ag. ; et le Protococcus viridis ( Globulina botryoides Turp. ) j avec le Palmella botryoides Lyngb. ; puis , à ce qu'il me semble, XOscillatoria autumnalis avec le Lfngbya muralis Ag. , car il parle, à propos de son Oscillaire pariétine , de mouvemens lents qui se manifestent chez XOscillatoria autumnalis , mais jamais chez le Lyngbya muralis. ' ■ '' Passons maintenant au sujet lui-même. On a énoncé différentes opinions sur la formation des ma- tières organiques^ mais je ne puis me décider à me joindre à ceux qui admettent qu'elles puissent se former dans de l'eau absolument pure en vertu d'une action électro-chimique, car ma propre expérience s'oppose à cette opinion , quoiqu'elle ait reçue dans ces derniers temps une certaine vraisemblance par les remarques de Biasoletto ( TDi alcune alghe microscopiche) , qui a vu une algue, sa Micraloa protogenita , formée dans de l'eau distillée. Mais, quoique Biasoletto ait retrouvé par les réac- KUTZiNG. — Métam. des végétaux inférieurs. i3i tifs chimiques l'eau aussi pure après la formation de sa Micra- loa protogenita qu'elle l'était auparavant, cela ne prouve pas encore qu'elle n'ait pu contenir quelques traces même atomi- ques de substances organiques. Il ne faut qu'une trace extrêmement faible de ces substances pour occasioner dans l'eau distillée la formation des matières organiques, soit vertes, soit autres. J'ai vu souvent des matières vertes ou autres se former dans des eaux distillées sur des plantes , mais jamais dans de l'eau distillée pure : voici les expériences que j'ai faites pour ma pro- pre instruction. 1° Plusieurs flacons en verre, nettoyés avec le plus grand soin, furent remplis jusqu'à la moitié de la hauteur avec de l'eau distillée pure et bouchés par des bouchons en verre; puis ils furent abandonnés pendant tout un été ( du mois de mai jus- qu'à la fin de septembre) sans être ouverts, dans un endroit où ils étaient exposés pendant plusieurs heures du jour à la lu- mière solaire. Il ne s'ensuivit pas la moindre formation de sub- stances organiques vertes ou autres. 2° D'autres flacons furent remplis de la même manière avec différentes eaux distillées sur des herbes, par exemple avec de l'eau de Sauge, de l'eau de Siire au et de l'eau de Rose. Dans l'ea»/^ de Sauge je vis déjà au bout d'un mois un endroit vert au fond du bocal, après avoir observé la séparation d'un flocon mu- queux. Dans l'eau de Sureau la formation de la matière verte n'eut lieu que huit jours après , mais celle de la matière mu- queuse arriva plus tôt que dans l'eau de Sauge. Dans l'eau de Ilose,même phénomène, seulement deux semaines plus tard que dans l'eau de Sauge. 3*^ Une quantité extrêmement petite d'un flocon muqueux (prise dans le flacon de l'eau de Sauge), avant la production de la matière verte, et portée dans l'un des flacons contenant de l'eau distillée pure , y occasiona au bout de huit jours l'ap- parition de la matière verte. Il résulte évidemment de tout ceci que, pour qu'il y ait for- mation des matières organiques , il faut qu'il y ait préexistence de leurs élémens. Les bocaux remplis d'eau distillée pure res- i32 KUTziNG. — Métam. des végétaux inférieurs. tèrent encore six mois entiers à la même place, sans éprouver la moindre altération. Les autres eaux distillées contenaient toutes le principe odorant des plantes , l'huile essentielle. Tous les pharmaciens savent que, lorsqu'une eau distillée sur des parties de plantes devient muqueuse , l'odeur caractéristique disparaît, et il faut par conséquent que le mucus formé .se soit produit aux dépens des élémens de l'huile essentielle. Celte formation de mucilage est le premier pas vers la nais- sance d'un être organique. J'ai souvent examiné cette mucosité pendant sa formation, au moyen du microscope, mais ordi- nairement je n'ai pas pu y découvrir des globules ou des fila- mens. Toutefois si le flacon est moins exposé à l'influence di- recte du soleil , il se forme d'abord dans la masse muqueuse des globules incolores, et ensuite paraissent les différentes formes ^Hygrocrocïs et de Leptomitus, comme Biasoletto nous les a fait connaître dans son écrit cité plus haut ; à la lumière solaire il y a production de matière verte. Cette formation des globules mu queux incolores est le second pas dans le monde végétal, et il résulte de ce que nous ve- nons de dire, que la lumière du soleil seule décidera s'ils de- vront s'élever jusqu'au Protococcus ou à V Hjgrocrocis . Ce degré inférieur des globules muqueux incolores se trouve assez bien représenté dans mon genre Crjptococcus (Voy. la troisième dé- cade de mes Algœ aquœ dulcis). Ce Cryptococcus est encore inférieur au Protococcus ^ car le mucus organique y est seule- ment déterminé sous la forme de globules microscopiques ; le Protococcus se trouve déjà à un degré beaucoup plus élevé, parce qu'on y aperçoit une couleur, et sa substance aussi doit être plus solide , parce qu'il supporte la libre influence de l'air et de la lumière sans enveloppe muqueuse. Il est clair que je parle ici du Protococcus dans le sens que lui donne Agardh, et non dans celui de la plupart des auteurs, qui confondent avec lui le Palmella botrjoides et plusieurs autres objets. Le troisième pas enfin est la production de filamens, Hjgro- crocis ouLeptojnitusîormés parla soudure des globules incolores. Mais il serait difficile de dire , si ces fils de globules se forment par lajuxta-position des globules déjà formés, ou bien parle prolon- ¥.\]Tzm G. —' Me tam. des végétaux inférieurs. i33 gement de ces derniers, car cette question m'a paru impossible à résoudre. Je crois cependant pouvoir avancer avec plus de cer- titude que X Hygrocrocis se forme par suite d'un plus grand dé- veloppement des globules. Il est vrai que je ne puis donner d'au- tre preuve que celle-ci : c'est qu'ils ne se forment cbaque fois qu'après la production du Cryptococcus \ et que les globules qui forment les articles des fils ne diffèrent presque pas , ni pour la forme ni pour la grosseur du Crjptococcus qui les entoure. Il serait cependant difficile de prouver le contraire. Le Leptoinitiis Plumula , que j'ai cité sous le n^ 9 dans ma première décade des algues d'eau douce , est une suite du plus grand développement du Crjptococcus. Ce dernier se forme aussi très souvent sur des fenêtres humides , dans les fentes où l'humidité se rassemble , surtout dans les chambres des paysans dans lesquelles la lumière pénètre peu; mais cette formation arrive principalement en hiver, lorsque ces chambres sont chauffées, et que l'humidité se dépose sur les croisées. Dans les endroits que la lumière peut atteindre une Oscillaire prend quelquefois naissance. J'ai observé une fois la formation de cette dernière sur le stratum du Crjptococcus. Dans les fenêtres de cette chambre, donnant sur la cour et obscurcies par une maison placée en face , il ne s'est formé sur le stratum du Cryp- tococcus que le Leptomitus Plumula , et une autre espèce d'algue que j'ai appelée Chamœnema carne um , et que je décrirai plus tard. Dans les autres fenêtres qui donnaient sur la rue libre , il se forma une Oscillaire sur le stratum du Cryptococcus. Là où celte Oscillatoria s'était formée entièrement et en masse plus grande, le Crjptococcus avait complètement disparu. J'ai donné à cette Oscillaire, qui ressemble beaucoup à V Oscillatoria chaljbea., le nom di Oscillatoria fenestralis , et je la décrirai plus tard. Quant à ce qui regarde sa formation sur le Cryptococcus .,\^ coloration de ce dernier a sans aucun doute été produite par l'influence de la lumière; le Crjptococcus, avant de se transformer en Oscillaire, se changea en une Palmella colorée, car je vis à cet endroit des globules de Cryptococcus qui avaient tout-à-fait la couleur des fils d'Osciilaire, mais la Palmella se transforma déjà à l'état nais- sant en Oscillaire , et par conséquent ne s€ montra pas isolée. i34 KUTziNG. — Métam, des végétaux inférieurs. Si nous appelons la transformation du Cryptococcus en Hy^ grocrocis et en Leptomitus un pas progressif en ligne droite , nous pouvons nommer celle du CrjDtococcus en Palmella et en Protococcus ^ latéralement progressive. Il est prouvé que le Protococcus, lorsqu'il se forme dans l'eau, a d'abord été Crfptococcus ^ car avant sa naissance, il n'y avait rien que du Cryptococcus , tandis qu'après le complet dévelop- pement du Protococcus il ne reste plus rien du premier. On ne peut certainement pas supposer que le Crjptococcus se soit de nouveau résolu en matière liquide. Mais je n'ose prononcer, si la même action se manifeste, lors- que le Protococcus se produit sur la terre , à sec , vu que les re- cherclies sont beaucoup plus difficiles, car on ne reconnaît \\n dépôt de matière organique que par la couleur. Toutefois il est bien remarquable qu'on trouve souvent le Pro- tococcus dans des lieux secs, et abrités de la lumière directe du soleil , car on peut voir , d'après ce qui précède, que je n'aperçus jamais la formation du Protococcus dans l'eau, que lorsque le soleil pouvait agir sur lui, tandis que VHjgrocrocis et le Lepto- mitus choisissent de préférence l'ombre et l'obscurité (surtout les caves obscures). J'ai même trouvé une fois le Protococcus sur la voûte d'une cave , qui n'était frappée que de temps en temps par la lumière réfléchie lorsqu'on ouvrait la porte. On peut même rapporter ici le Catoptridium smaragdinum de Bridel, que ce grand muscologiste a trouvé dans des cavernes sombres. ( Bridel -Brideri , Brjologia univers. , I , pag. 112, tab. suppl. i . ) On a déjà souvent remarqué , que des algues se forment après la mort des infusoires, surtout parmi XEncheljs pulvisculus. Je crois que c'est cette même infusoire, sur laquelle Ingenhousz fit ses observations. Je l'ai examinée moi-même très fréquemment, et je communi- querai ici le résultat de mes recherches. Lorsque l'eau, dans laquelle on trouve X Enchelj s pulvisculus s'est desséchée (Pi. VI,fig. i), cette infusoire se contracte après sa mort en globules. Ceux-ci ont d'abord toute leur transparence aux extrémités qui correspondent à la tête et à la queue , et le contenu vert y foï'metoujours une bande transversale; mais plus KUTziNG. — Métam, des végétaux inférieurs. i35 tard ces endroits se troublent,et un anneau, composé de globules plus petits, se forme au milieu des globules. Enfin le globule crève, et le contenu en sort tout-à-fait semblable dans sa forme au Protococcus; seulement il est mucilagineux lorsqu'il se réu- nit en grandes masses , et ressemblerait par là plutôt à une Pal- mella. Vers cette époque une Oscillaire commence ordinairement à se former. Mais il sera difficile de s'assurer si elle est engendrée ou non par les restes de VEncheljs. J'ai à la vérité observé sa formation depuis son origine, et j'ai trouvé qu'il y a toujours production de la même Oscillaire,- et que cette Oscillaire n'ap- paraît qu'ici; mais il y a tant de circonstances accessoires dans cette recherche, et les observations sont si difficiles, qu'on ne saurait mettre trop de réserve avant d'exprimer une opinion à cet égard, (i) J'ai souvent examiné de petites flaques d'eau, qui étaient en- tièrement colorées en vert par le Monas puhisculus. Leur des- siccation produisait un bord vert autour de ces mares, comme cela arrive sur les verres dans lesquels on renferme de ces in- fusoires. Ce bord s'étendait de plus en plus, surtout pendant une pluie douce et soutenue, de manière que la terre environ- nante était couverte de cette matière verte. Sous le microscope, cet enduit vert fut reconnu pour le Pro- tococcus monas Ag. , et semblable en tous points à celui qui se forme sur les pierres et les planches. Ce Protococcus était évi- demment engendré par des millions d'animaux apportés par les eaux , car lorsque je le produisis sous le microscope avec des animalcules encore vivans^ dn'y avait d'autre différence qu'une moindre transparence et une coloration plus foncée en vert. Ce Protococcus se, formait encore dans l'eau, probablement par la mort de ces animaux, et couvrait tous les objets qui s'y trou- vaient, tels que le bois et les pierres. Quant au mouvement des sporules des algues, je suis charmé d'avoir fait moi-même sui^ ce sujet une observation qui en con- (i) J'ai appelé Oscitlatorla b revis" c.e\.ie Oscillaire que Agardh n'a pas encore adoptée dans son Systenw. algarim. logeuhousz l'a forC bien repiésejilée dans ses écrits divers, pi. 2. i36 KUTziNG. — Mètam. des végétaux inférieurs. firme une autre toute semblable, citée par Treviranus , dans ses mélanges ( t. II, p. 8i ). Mon observation est d'autant plus impartiale, que je ne con- naissais pas alors celle de M. Treviranus, et je la communique comme je l'avais notée. Dans un beau jour de février i832, je mis du Draparnaldia plumosa dans un verre rempli d'eau , afin de l'avoir dans ma collection. Le verre était placé sur une fenêtre exposée au soleil de midi. Le jour suivant, j'observai à la surface de l'eau un bord vert. J'en mis sous le microscope, et, à ma grande surprise, je vis des millions de globules, qui se mouvaient avec la plus grande rapidité en tous sens^ comme des monades. J'observai encore, qu'à mesure que le bord vert augmentait, les fils du Draparnaldia perdaient peu-à-peu leur couleur verte, et devinrent tout-à-fait hyalins. Ces sporules d'Algues animés s'attachèrent ensuite au bord du verre , et lorsque j'examinai le jour suivant ce bord, je remarquai des corpuscules verts ellip- tiques, et lancéolés, qui avaient une grande ressemblance avec une Cjmhella {Frustulia). Un accident m'ayant privé du verre , je ne pus continuer mes observations.. Cependant il ne me reste aucun doute que ces corpuscules frustuliens sont identiques avec ceux que Trevisanus a vus se transformer en jeunes plantes de Draparnaldia plumosa. Qnoi- que je n'aie pu répéter l'expérience, parce que depuis ce temps, je n'ai pas retrouvé de Draparnaldia y \e crois cependant qu'elle réussira toujours. Mais, décider si dans cet état les sporules de cette Algue sont véritablement des animaux, comme plusieurs algologues l'admettent, c'est ce que je n'oserais entreprendre, vu que je n'avais à ma disposition qu'un grossissement de 260 fois. Le pollen dans l'esprit de vin, le camphre dans l'eau, les huiles essentielles dans de l'eau chargée d'alcool, imitent de semblables, mouvemens infusoires, mais ils ne sont jamais aussi prolongés que dans le cas cité. Je parlerai maintenant d'un autre phénomène , que je remar- quai^sur le Protococcus, dans sa formation à sec, produite seu- lement par un arrosement fréquent sur des grès et des tuiles. KtJTziNG. — Métam. des végétaux inférieurs. 1 3 7 D'abord je ne vis sous le microscope que des globules placés sans ordre les uns à côté des autres; mais en maintenant les pierres constamment humides, j'aperçus, déjà après peu de se- maines , le commencement de la formation des filamens. C'é- taient deux , trois , quatre globules au plus, attachés dans le sens de la longueur; cette formation de filamens devint de plus en plus parfaite , de manière que , lorsqu'elle fut complètement achevée, je ne vis sous le microscope que des filamens et aucune trace de Protococcus. Je ne veux pas décider si les filamens sont produits ici par une juxta-position des globules du Protococcus , ou par une croissance latérale de ces derniers, mais je crois la première hypothèse plus probable , parce que toute la forme des filamens porte à l'admettre. Ces filamens n'appartiennent aucunement au genre ose iliatoria ni au Lfngb/a, mais bien à un Co/z/^rf^a; je l'appelai Conferva tenerrima, et cette Algue est tellement répandue à Halle et dans les environs que je suppose qu'elle est le Conferva muralis, de la vieille édition du Flora halensis, par Sprengel (mais non V Oscillatoria muralis de la nouvelle édition du Flora halensîsy car celle-ci estX Oscillatoria autumnalis Kg.). Le véritable Oscillatoria muralis ( Lyn^bja muralis Ag.) ne se trouve ni à Halle et dans les villages circonvoisins, ni à Weisenfels. Je puis soutenir cette assertion avec d'autant plus d'assurance que j'ai fouillé dans tous les coins de ses localités, et sa place était toujours occupée par mon Conferva tenerrima (i). Cette Conferve mène une vie amphi- bologique, car on la trouve dans l'eau des réservoirs, comme aux côtés extérieurs de ces derniers, hors de l'eau où elle s'étend quelquefois d'une manière remarquable. Je vis cette Conferve se transformer également en une Algue d'un ordre supérieur. Le réservoir en pierre du puits, dans la cour du château de Weisenfels, contenait ma Conferve en quantité assez grande pour me fournir des exemplaires suffisans pour mes Algues d'eau (i) Le Lyngbya muralis paraît du reste beaucoup moins répandue qu'on ne le croit géné- ralement ; et cela me semble eucore confirmé , parce qu'on confond souvent le Lyngbya mu- ralis avec \ Oscillatoria autumnalis. Algue extrêmement répandue dans tous les coins d'ordures des villes et dçs villaties. 1 38 KDTZiNG. — Mètam. des végétaux inférieurs. douce. Aux parois intérieures de ce réservoir, je vis encore une masse muqueuse, membraneuse et huileuse, qu'à son aspect je pris pour le stratum d'un Frustulia. Le microscope me fit changer d'avis, car je trouvai dans cette memhraneletat primi- tif de mon Inodermaj que j'avais trouvé auparavant à Tennstadt, en Thuringe. Mais ce fut précisément l'état primitif dans le- quel je trouvai celte Algue intéressante, qui me permit d'avoir de plus amples notions sur sa formation. En effet, je trouvai toujours la fronde de mon jeune Inoderma liée avec des fila- mens libres du Conferva tenerrima , et le microscope me fit voir, que la membrane qu'il formait, était composée par ces fils placés parallèlement les uns à côté des autres. Je pus m'en convaincre jusqu'à l'évidence, en déchirant la membrane dans le sens de sa longueur; la déchirure devint fibreuse, et ces fibres étaient identiques avec celles du Confen^a tenerrima. Celle-ci avait toujours des filamens libres, attachés seulement par leur base à la fronde de X Inoderma. Cette observation se rattache très bien à celle deMeyer yLinnœa, 18^7), dans laquelle il voit son Priestleja devenir le Scjtosiphon velutinus. Mais il faut se garder de confondre les deux Algues, tout-à-fait différentes, sur lesquelles nous avons fait une observation semblable. Mon Ino- derma ^ qui dans son complet développement, se compose de beaucoup de membranes fines et fibreuses superposées les unes sur les autres, entre lesquelles se trouvent des sporules propor- tionnellement assez grosses et groupées sans aucun ordre, et chez lequel la fronde forme souvent une surface très étendue , ne peut jamais être un Ulva ou Scjtosiphon; mais il faut bien le ranger parmi les Ulvacées. Je dirai maintenant comment] ^âwiVJljsphœriaflavo-virenSj Turp. , naître du Protococcus viridis^ Ag, Je fis cette observation dans le printemps 182g, où je fus frap- pé par l'aspect d'une couche verte qui venait de se produire sur un mur en pierre , éloigné de cinq pieds environ d'une maison. J'avais visité cette place peu de temps auparavant, et je l'avais trouvée intacte. Au printemps, l'humidité séjournait long-temps à cet endroit tourné du côté du nord , et une moitié du toit couvert en paille de la maison , sur lequel végétaient plusieurs K UTZING. — « Méiam, des végétaux inférieurs. i Sg Mousses et Lichens , était tournée vers ce mur , et le mouillait souvent, en y dirigeant les eaux pluviales. J'examinai cette couche verte qui augmentait peu-à-peu, et je trouvai qu'elle était composée de Protococcus viridis, Ag. Curieux de savoir s'il se formerait encore quelque chose, je visitai cet endroit une fois au moins, et souvent plusieurs fois par semaine. Mais des mois se passèrent et le Protococcus n'avait pas subi le moindre changement. Après une absence d'un mois , je retour- nai un jour au mois de novembre de la même année à cet en- droit. Je remarquai surtout quelques endroits sur le mur, où le Protococcus paraissait en masse plus considérable. J'en emportai avec moi. A l'aide du microscope , je vis qu'il y avait un véritable développement aux extrémités. C'étaient des filamens transpa- rens, non articulés et incolores, grossis quelquefois à leurs bouts et se divisant en branches dichotomes. Sur ces filamens , se trouvaient les globules à^ Protococcus , serrés les uns contre les autres, en partie libres, en partie attachés. Il faut noter encore, que les endroits d'où je retirai ces filamens garnis de globules de Protococcus j étaient d'une couleur un peu plus claire que ceux dans lesquels les globules n'étaient pas accompagnés de fila- mens. L'hiver qui arriva bientôt après ne me permit pas de don- ner suite à mes observations. Toutefois je recommençai mes recherches dès que le soleil du printemps de i83o eut débar- rassé cette place de glace et de neige. La formation filamenteuse s'était étendue sur d'autres en- droits , mais dans quelques-uns, une partie du Protococcus avait disparu. Des mousses commencèrent à paraître à quelques places, sans que j'aie pu voir avant ou pendant leur appari- tion , une formation préalable semblable à des Conferves {Protonema), malgré les soins que j'ai pris pour la découvrir. Ces mousses devinrent plus tard le Barbula muralis et le Bryum argenteum. Je continuai mes visites pendant tout l'été de i83o, jusqu'au mois d'octobre; mais mon Alysphœria jlavo-virens {Jïwv^xxi) ^ car c'était elle qui s'était produite ^ resta toujours la même, avec la différence qu'elle avait pâli un peu aux endroits plus exposés à la lumière, et que ses globiiles y étaient devenus un peu plus i/jo J. D. ciioiSY. — Convolvulaceœ orientales. jaunes. Depuis ce temps , cet emplacement fut destiné à d'autres usages , ce qui m'empêcha de poursuivre mes observations. (La suite à un prochain cahier J Convolvulaceœ orientales nempe Indicée ^ Napaulenses , Bir- mannicœ , Chinenses ^ Japonicœ , necnon et quœdam lustra - lasicœ , plerœque in ditissimis Britann. societ. Indice orienta- lis herbariis observatœ et descrîptœ ., celeb. Wallichu catalogo comparatœ , et gallica prœfatione de generibus intrà Convoi- vulaceas admittendis comitatœ ; Auct. J. D. Ghoisy^ Prof, in Academ. Genev. (In-4° I20 p. avec un index général des genres, des espèces et de leurs synonymes, et six planches gravées sur cuivre; Genève i834- Extrait du tome VI des Mémoires de la société de phsyique et d'histoire naturelle de Genève.) Les espèces de Convolvulacées répandues en nombre immense dans les herbiers ou cultivées dans les jardins réclamaient un mo- nographe qui réunît à ime patience à toute épreuve la sagacité d'un botaniste consommé, et M. Choisy s'était présentépour rem- plir cette tâche difficile. On espérait donc un travail complet sur la famille des Convolvulacées, et l'on savait que l'auteur n'était en retard que par la difficulté de faire imprimer convenablement ce travail. Une circonstance extraordinaire l'a déterminé à en publier aujourd'hui une bonne partie. M. WaUich l'avait dési- gné pour examiner et décrire les matériaux relatifs à quelques familles naturelles, au nombre desquelles étaient les Convolvu- lacées, et il lui avait envoyé celles des plantes de l'Inde qui con- stituent ce groupe. Ce précieux envoi leva plusieurs difficultés dans l'esprit de M. Choisy , en développant à ses yeux assez de formes variées et assez d'importans caractères pour asseoir d'une manière solide la division générique. Aussi, dans l'ouvrage qu'il vient de pubher, cette partie essentielle de sa monographie est- elle aussi complète que l'état actuel de la science le comporte. j. D. cHoiSY. — Conuoli^ulaceœ orientales. i/^i Ne pouvant donner ici un extrait de la partie descriptive des Convolvulacées orientales , nous nous bornerons à reproduire textuellement, pour les botanistes qui ne pourraient se procu- rer l'ouvrage, ce qui a rapport aux genres de la famille, c'est- à-dire à présenter les idées de l'auteur sur les caractères qui lui ont servi à établir la nomenclature de ces genres , à donner la révision de chacun d'entre eux accompagnée de diverses ob- servations, et à y ajouter le tableau de ces genres, ainsi que celui des genres mal-à-propos classés dans l'ordre des Convol- vulacées. Mais , avant de procéder à cette exposition, nous devons dire quelques mots de l'exécution de la partie descriptive. En- tièrement écrite en langue latine , cette partie est d'une grande étendue , tant sous le rapport du nombre des plantes dont elle traite que sous celui de la synonymie et des notes qui ac- compagnent chaque espèce. On y trouve d'abord le caractère détaillé de la famille, puis celui des sections, des genres et des espèces. Pour les genres étrangers à la vaste région des Indes- Orientales telle qu'elle est limitée par M. Ghoisy, il ne donne aucune description d'espèces, et il inclique seulement d'une manière générale leur patrie, américaine, africaine, etc. Six planches servent d'éclaircissemens au texte : les deux pre- mières sont consacrées aux caractères génériques. Gravées au îrait, elles représentent les diverses parties de la fleur et du fruit. Nous eussions désiré plus de précision dans les détails des fruits et des graines ; ces organes, qui jouent un rôle si important dans la classification, ne nous semblent pas présentés avec toute la netteté désirable en pareille matière. Les quatre dernières planches donnent les figures clés plantes les plus intéressantes; ce sont les Eii^ea ornata, Moorcrofda Penangiana^ Blinkworthia Ijcioides , et Skinneria cœspitosa. § I^^ Caractères génériques des Convolvulacées. « Laissant de coté les deux sections de cet ordre qui se distin* guenttrès clairement, l'une par ses ovaires multiples, l'autre par il^i J. D. CHOisY. «— Conpolpiûaceœ orientales. son embryon dépourvu de cotylédons, et qui ne renferme que trois genres, savoir : la première les genres /^aZ^^'a et Dichondra, la deuxième le genre Cuscuta, je vais énoncer les bases sur les- quelles je fonde la division des autres plantes de l'ordre en deux nouvelles sections et en vingt-huit genres, dont douze sont nou- veaux , ou du moins non indiqués dans les ouvrages généraux de la science. L'importance de ces caractères croît en pro- portion de celle qui appartient aux organes sur lesquels ils sont fondés. » «A. Fruit.-— Cet organe est l'un de ceux qui manquent le plus souvent dans les herbiers ; aussi a-t-il été nécessaire que les ob* servateurs sur le frais donnassent l'éveil sur l'existence d'un ca- ractère important tiré de la nature du péricarpe , tantôt charnu , tantôt sec, indéhiscent dans le premier cas, déhiscent dans le second. Ce caractère, qui se retrouve dans plusieurs ordres de la même classe, les Solanées, les Boraginées , les Verb ecées, et qui y est placé en première ligne , mérite la même impor- tance dans les Convolvulacées; il différencie deux grandes sec- tions renfermant chacune une quantité considérable d'espèces ; la première, celle qui a le péricarpe indéhiscent et plus ou moins pulpeux, avait été jusqu'à présent méconnue , et contient cependant six genres distincts.» « B. Ovaire. — Le nombre des loges et des cloisons de l'ovaire est un second caractère important presque complètement oublié jusqu'à présent , et qui cependant correspond en général à des groupes parfaitement distincts; la cause de cet oubli est sans doute encore l'absence dans les herbiers des fruits par l'analyse desquels on aurait pu juger la constitution primitive de l'ovaire. Les groupes les plus nombreux ont l'ovaire et le fruit (lorsque rien n'y avorte) divisés en deux loges par une cloison unique , et dans chaque loge deux ovules ou deux graines attachées par la base : d'autres ont un ovaire à quatre loges séparées par deux cloisons croisées à angle droit, et dans chaque loge un ovule : d'autres enfin ont trois loges séparées par trois cloisons en tré- pied , et dans chaque loge deux ovules. Outre ces trois formes principales , il en est de moins importantes qui , jointes à d'autres caractères, suffisent cependant pour distinguer ces genres. j. D. cHoiSY. — Conuolpulacèœ orientales. i43 ainsi l'ovaire et par conséquent le fruit sont quelquefois unilo- culaires, soit que la cloison unique n'atteigne pas le sommet de l'ovaire comme dans le Caljstegia , soit qu'elle se réduise à une simple trace comme dans le 6'^m/2em, soit qu'elle disparaisse com- plètement comme dans le Shuteria. Le nombre des ovules subit aussi parfois des déviations de l'état habituel; quant à leur appa- rence extérieure et aux poils dont les graines sont souvent gar- nies, il ne m'a pas semblé que ces caractères se liassent avec l'ensemble de l'organisation des plantes dans lesquelles on les observe. » « C. Style. Le style présente quatre formes principales; tantôt il est unique et entier, tantôt unique et bifide, tantôt double et chaque branche entière , tantôt double et chaque branche bi- fide; ces formes font en théorie des différences peu considéra- bles puisque le nombre des carpelles est le même, quelle que soit la soudure plus ou moins intime des appendices par lesquels ils se terminent. Cependant elles doivent être prises en consi- dération , soit par leur constance et le nombre des espèces qui les offrent, soit par la facilité avec laquelle on les reconnaît; soit enfin par l'habitude des auteurs de s'y arrêter dans leurs descriptions. Le style est ordinairement renfermé dans la co- rolle et caché ; il arrive cependant quelquefois qu'il dépasse en longueur les enveloppes de la fleur; ce caractère a aussi été mentionné lorsqu'il est confirmé par d'autres circonstances. » «D. Stigmate. — Deux circonstances principales ont été indi- quées dans le stigmate pour fournir des caractères génériques: lo le nombre des parties de cet organe; 20 leur forme. Le nom- bre le plus fréquent du stigmate est deux ; plus rarement on en trouve un , trois et même de quatre à six; ce nombre a quelque importance comme indice ordinaire de celui des carpelles. La forme des stigmates est le caractère le plus habituellement pré- senté pour distinguer les genres les plus importans de la famille, comme Convolvulus et IpomœajmsLis deux circonstances ont contribué à déconsidérer ce caractère; l'une est le mélange de ces genres d'espèces qui devaient en être éloignées, ce qui pla- çait sôus un même caractère générique des formes de plantes tellement dissemblables qu'on était tenté d'en conclure l'imper- ï44 J- î>' cfloiSY. — ConpolDulaceœ orientales. fection et l'incertitude du caraclère; l'autre est l'énumération incomplète des apparences principales du stigmate , ce qui ex- posait les botanistes à en rencontrer d'extraordinaires qui ne rentraient bien dans aucune description et dans aucune forme connue, et augmentaient ainsi l'incertitude : une étude attentive de cet organe m'a convaincu qu'il peut être pris avec confiance pour base de caractères génériques, en ayant soin au préalable de séparer tous les genres qui se distinguent par d'autres plus importantes différences, et en admettant ensuite trois formes principales. Dans le genre Convolvulus les deux lobes du stig- mate sont cylindriques et filiformes ; dans le genre Ipomœa ils sont en tête; enfin, dans un troisième genre, que je nomme Jacquemontia , ils sont aplatis et élargis ; les formes et les genres qu'elles caractérisent sont parfaitement distincts ; les groupes ainsi formés sont très naturels et très clairs. » (s.Y..Etamines. — L'inégalité des étamines a été quelquefois soupçonnée pouvoir fournir des caractères; mais rien ne m'a démontré la justesse d'un tel soupçon. L'insertion plus ou moins haute, l'élargissement des filets à leur base, les poils qui les garnissent, sont aussi des circonstances qui n'ont d'impor- tance que dans la distinction des espèces. Deux caractères seu- lement ont été tirés des étamines : i^ lorsqu'elles dépassent les enveloppes florales et son;: saillantes en dehors , comme dans les genres Quamoclit, Calonjcdon, Exogonium; i^ lorsqu'elles portent des écailles distinctes à la base , comme dans le genre Lepistemon. » «F. Corolle. — Dans un rang secondaire et seulement lorsque ce caractère se rencontre dans un nombre considérable d'espèces la forme de la corolle ne doit pas être négligée; le plus souvent elle est campanulée avec des dimensions plus ou moins consi- dérables; mais quelquefois elle prend l'apparence d'un tube ou celle d'un entonnoir; les genres Rivea , Quamôclit gX. Calonyc- tion comptent celte circonstance au nombre de celles qui les distinguent. On trouve aussi quelques corolles presque en forme de grelots (urcéolées); les genres Blinhworthia et Skinnerla en offrent des exemples. » « G. Calice. —Les formes variées du calice, l'inégalité plus ou j. D. CHOISY. — Conuoli^ulaceœ orientales. i/p moins grande des sépales, sont au nombre des moyens les plus fréquemment employés pour distinguer les espèces ; rare- ment on en déduit des caractères génériques. La position des cinq sépales sur un même rang , ou leur division en deux rangs, l'un de deux, l'autre de trois sépales; dans ce dernier cas la si- tuation relative des rangs semblerait au premier coup-d'œil pouvoir fournir des coupes assez claires ; mais Tobservation ne confirme pas cette supposition, et les espèces, du reste, les plus ressemblantes présentent à ces divers égards d'assez grandes différences. Il est cependant un groupe où les sépales se distin- guent non-seulement par une forte inégalité, mais encore par les points d'insertion sur le pédoncule, formant ainsi un rudi- ment de spirale qui correspond à celle des feuilles; cette dispo- sition est tellement frappante que je n'ai pas hésité à faire de ce groupe un genre distinct, dont les formes et Thabitus sont au reste parfaitement tranchés; j'ai nommé ce genre Aniseia. Il est un autre groupe où les sépales ont ceci de remarquable, que, petits d'abord et égaux entre eux ils acquièrent après la floraison des dimensions trois à huit fois plus grandes et de- viennent tout-à-fait inégaux, ne participant point d'une ma- nière égale à cet accroissement gigantesque; ce groupe est le genre Porana. Enfin , dans le genre Prevostea , les deux sépales extérieurs sont assez grands pour envelopper toute la fleur. » « H. — Bractées. Les bractées forment le passage entre les or- ganes floraux et les organes foliacés, participant souvent dans leur nature aux qualités des uns et des autres ; il est rare qu'on en fasse usage pour caractériser les genres; cependant les Con- volvulacées présentent quelques exceptions à cette règle. Déjà M. R. Brown, en établissant le genre Cal/stegia, avait placé au nombre de ses traits distinctifs la double bractée qui est située à la base de chaque fleur, et qui l'enveloppe avant l'épanouisse- ment. M. Wallich , en constituant le genre JVeuropeltis , a du signaler avant tout cette bractée remarquable qui, d'abord pres- que imperceptible sur le milieu du pédoncule, ne tarde pas à prendre un immense accroissement, s'arrondit en tous sens, et bientôt enveloppe à son tour le pédoncule et le fruit. Enfin , le genre nouveau que je propose , sous le nom de Bllnkworthia , II. BoTAW, — Septembre. lo i4^ J- J>- ciioiSY. — Convohulaceœ orientales. offre aussi ceci de particulier, que chaque fleur est accompagnée de trois bractées tout-à-fait semblables aux sépales, et simu- lant deux calices, ou, si l'on préfère, un involucre et un ca- lice. » « Tous les détails organiques que je viens de retracer se résu- ment dans le tableau synoptique que j'ai dressé, et qui est placé sous le titre de Generum conspectus , à la fin de cet ar- ticle. » « Je passe à quelques observations spéciales. » § IL Beçue des genres. « La section des genres à fruit indéhiscent est surtout remar- quable par le beau groupe des Argjreia dont l'ovaire esi à deux loges avec deux ovules dans chaque loge. Ce genre, dont le feuillage est d'une rare magnificence , en même temps que d'une étonnante variété dans ses apparences, fut établi pour la pre- mière fois parLoureiro; il n'avait alors que trois espèces. Il a été proposé de nouveau par Wallich, sous le nom de Lettso- mia , que les règles de la nomenclature n'ont pas permis d'ad- mettre. Ce botaniste en a décrit onze espèces ; il en renferme maintenant trente-et-une , même après avoir séparé celles qui y avaient été mélangées, et qui constituent des genres distincts. Toutes ces plantes sont originaires de l'Inde et de la Chine. » « A ce groupe j'aurais dû peut-être réunir le Maripa d'Aublet, dont les caractères coïncident presque complètement avec les siens, et comme le genre du botaniste français est antérieur, y classer tous les Argyreia ; mais il me semble que des change- mens de nomenclature aussi importans en opposition avec l'état des choses admis jusqu'alors, et qui , par conséquent, auraient à vaincre un usage long et général , ne doivent être proposés que lorsqu'ils sont justifiés par une identité absolue dans les formes et par une connaissance complète de ces formes. D'après ce principe , considérant que les espèces de Maripa sont toutes américaines et celles à' Argjreia toutes asiatiques, qu'il reste quelque incertitude sur la forme des cotylédons dans le pre- j. D. CHOisY. — Convoli^ulaceœ orientales. i47 mier de ces genres , et même sur la structure des espèces qu'il renferme; que cependant il faudrait, pour obéir à la règle d'an- tériorité, admettre le nom de Maripa, je préfère prendre en considération quelque légère différence dans la forme du stig- mate et maintenir les deux genres. » « Le genre que je propose de nommer Rwea , renferme les es- pèces dont l'ovaire est à quatre loges monospermes; il se dis- tingue en outre par la forme delà corolle qui est en entonnoir, tandis que celle des Argyreia est campanulée. Je ne rapporte qu'avec doute à ce genre le Rivea obtecta, qui peut-être un jour devra en être séparé. » «Les genres Humbertia et Blinhivorthia ^ l'un fort ancienne- ment fondé sur une espèce de Madagascar, l'autre, que je pro- pose aujourd'hui d'après une plante de l'Inde , se distinguent par divers caractères que je mentionne dans leur description. » ia de Rodr. M. Bartling classe aussi ce genre avec doute dans les Convolvulacées. Je n'en connais pas même la description, et n'ai pas pu découvrir où elle se trouve. » CONVOLVULACE^. GENERUM CONSPECTUS. Sectio prima. ARGYREiEiE. Embryo cotyledoneus. Carpella in ovarium unicum coalita. Pericarpium baccatum indehiscens. 1 . Ovarium 4-loculare, loculis monospermis I. Ri vea. 2. Ovarium 2-loculare, loculis disperrais, cotyledonibus non plicatis? Stigma sulcatum II. Maripa. 3. Ovarium 2-loculare, loculis dispermis. Stigma bUobum, lobis capitatis. CoroUa campanulata III. Argyreia. 4. Ovarium 3-loculare, loculis dispermis. CoroUa urceo- lata. Calyx calyculatus IV. Blinkvorthia. 5. Ovarium 2-loculare, loculis dispermis. Stigma cavo- camplanatum. Stamina exserta V. Humbertia. 6. Ovarium 2-loculare, loculis monospermis. Fructus, dispermus VI. Moorcroftia. Sectio secunda. — Convolvui.é^. Embryo cotyledoneus. Carpella in ovarium unicum coalîta. Pericarpium capsulare dehiscens. A. Stylo unico , usque ad stigma integro. 7. Ovarium 4-loculare, loculis monospermis. CoroUa tubulosa. Geuitalia exserta VIL Quamoclit. 1 54 J- R. CHOisY. — Convolvulaceœ orientales. 8. Ovarium 4-loculare, loculis monospermis. GoroUa campanulata. enitalia iuclusa VIII. Batatas. 9. Ovarium 3-loculare, loculis dispermis IX. Pharbïtis. 10. Ovarium a-loculare, sub 4-locularej, 4-spermum. Go- rolla infundibuliformis. Genitalia exserta X. Galonyction. 11. Ovarium biloculare , loculis dispermis. Corolla tubu- losa. Genitalia exserta XI. Exogonium. 12. Ovarium 2-loculare, loculis dispermis. Stamina in- clusa basi 5-squamata XII. Lepxstemon. 13. Ovarium 2-loculare, loculis dispermis. Stamina in- clusa. Stigma bilobum , lobis capitato-globosis . . XIII. IpomjEA. i4. Ovarium 2-loculare, loculis dispermis. Stamina in- clusa. Stigma bilobum , lobis complanato-ovatis . . XIV. Jacquemontia i5. Ovarium 2-loculare, loculis dispermis. Stamina in- clusa. Stigma bilobum , lobis tereti-filiformibus . . XV. Convolvulus. 16. Ovarium 3-loculare , loculis dispermis. Stigma lobis capitatis. Sepala non verticillatim inserta XVI. Aniseia. 17. Ovarium 2-loculare, loculis monospermis. Stigmata 4-6 teretifiliformia XVII. Polymeria. 18. Ovarium i-loculare, aut pous subbiloculare , 4-ovu- latum. Stigma lobis fîliformibus. Bracteae 2 involu- crantes XVIII. Calystegia. 19. Ovarium i-loculare, 4-ovulatum. Stigma bilobum, lobis complanato-ovatis XIX. Shutereia. 20. Ovarium i-loculare , 4-ovulatum. Stigma bilobum , lobis capitato-globosis XX. Skinneria. 21. Ovarium i-loculare, 2-4-ovulatum. Sepala post an- thesin inaequaliter aucta. Stigmata globosa .... XXI. Porana. B. Stylo bifido , aut stylis a. 22. Ovarium i-loculare. Styli 2. Stigmata carnosa. Gap- sula i-sperma. Bractea magna circà capsulam . . XXII. Neuropeltis. 23. Ovarium 2-loculare. Stylus 1 bifîd us. Sepala exteriora florem involventia XXIII. Prevostea. 24. Ovarium 2-loculare, Stylus 1 bifidus. Sepala sub- aequalia. Genitalia inclusa XXIV. Breweria. 25. Ovarium 2-loculare. Stylus 1 bifidus. Sepala sub- œqualia. Genitalia exserta XXV. Bokamia. 26. Ovarium 2-loculare. Styli 2. Stigmata globosa. Sta- mina exserla XXVI. Gressa. 27. Ovarium 2-loculare. Styli 2 billdi. . . . XXVIT. Evolvulus. 28. Ovarium minium dispermum. Stylus i bifidus. Calyx tubuloSUS XXVIII WlLSONIA. A. ZA.NI. • — De Crocis italicis. i55 Sectio tertia. DichondretE. Embryo cotyledoneus. Carpella distincta. 29. Ovaria duo , . . . XXIX. Dichondra, 30. Ovaria quatuor XXX. Falkia. Sectio quarta. — Cuscutes. Embryo acotyledoneus. 3i. Plantae parasiticae . . . • XXXT. Cuscuta. Gênera ex ordine rejecta. Hydrolea. \ Sagonea. ! Hydroleaceae. Nama. ) Erjcibe Borragineae. Diplocalymna Acanthaceae. Diapensia Ericineœ. Mouroucoa Ordo ignotus. Retzia Retziaceœ Bartling. Callibrachoa Ordo ignotus. Ipomopsis^ . Polemonidese. Menais . Borragineae. Cortesia id. Navarretia. Polemonidea^. Cervia Ordo ignotus. NoNNULLA de Crocis italicis y Dissertatio inauguralis; auct. A. Zani. (in-8%28p., Pavie; imprim. de P. Bizzoni, i834.) Laissant de côté la partie médicale de cette thèse latine sou^ tenue sous les auspices de M. Moretti, nous ne passerons ici en revue que ce qui a rapport à la botanique. i56 A. zkNi. — De Crocis italicis. Douze espèces de Crocus indigènes d'Italie sont énumérées dans cet écrit , où l'auteur s'est borné à donner pour chacune sa phrase caractéristique , sa synonymie , l'indication de sa patrie , et quelquefois de courtes observations. M. Zani a réta- bli pour certaines espèces , les noms imposés par les auteurs qui ont les premiers traité de ces plantes , et il a même admis des noms de beaucoup antérieurs à la nomenclature linnéenne , par exemple ceux de Pena et Lobel. En présentant ici la liste des espèces de Crocus d'Italie , avec ce qu'il y a d'important dans leur synonymie, nous croyons faire une chose agréable à ceux d'entre les botanistes qui s'oc- cupent spécialement de plantes d'Europe , parce qu'il nous a paru que l'auteur a plutôt diminué qu'augmenté le nombre des espèces, en inscrivant comme de simples synonymes plu- sieurs espèces proposées par divers botanistes italiens. Nous ne devons pas omettre de dire qu'il a eu un bon guide dans les Notices que M. Gay a publiées il y a quelques années sur les Crocus (V. Bulletin de Férussac, Se. nat. ,i827eti83i). 1. Crocus sylvestris Pen. et Lob. — C. vernus Allioni et alior. — C. ver- nus var p fiore minore Bertol. — C. vernus A. Tenore. — C. vernus 3 Sebast. et Mauri. — C. siculus Cuss. — C. alhijhrus Hoppe et Horusch. 2. G. BiFLORus Mil!,, Bertol. — C. pusillus Bertol. in Schult. Tenore et Gus- sone. — C. lineatus Jan. 3. G. MiNiMTjs DC, Bertol., Viviani. 4. G. iNSULARis Gay. 5. RETicuLATUs Stev., Link et Gay. — C. variegatus Hoppe et Hornsch. 6. C. VERsicoLORKer., Bertol., Gay. 7. G. suAVEOLENS Bertol. — C. vernus a Sebast. et Mauri. — C- împerati CoW. ( nec Tenore ). 8. G. IMPERATI Tenore, Bertol. — C. minimus a italicus, Gay. 9. G. LONGiFLORDs Raffin. Bertol., Tenore , Gay. — C. odorus Bivon., Gus- sone. . — C. serotinus Bertol. — C. vernus Ucr. 10. G. Thomasii Tenore , Gay , Bertol. — C. sativus FI. Nap. 11. C. MEDCusBalb., Gay., Bertol. 12. C. sATivus Pen. et Lobel., Gomol. , Gay, Tenore. — C. satwus a Linn. — C. autumnalis Smith. ( Engl. Bot. ) — C. officinalis a. salivusj Huds. FI. Angl. j. LiNDLEY. — Nouvelle famille des Gartyacées. 167 Sur la nouvelle famille des Garrtacées. Par M. J. Ljkldey. Dans le Botanical register (N" 1686), M. Lindley a décrit et figuré un arbuste originaire du nord de la Californie où il a été découvert par M. Douglas. Introduit en Angleterre dans l'année 1828, ce n'est qu'en octobre i833 qu'un individu mâle a fleuri pour la première fois dans le jardin de la Société d'horticulture. M. Douglas qui avait aussi rapporté des échantillons secs de cette plante , lui avait donné le nom de Garrya elliptica , prévoyant avec raison qu'elle devait former un genre nouveau dédié à M. Garry, secrétaire de la compagnie de la baie d'Hudson, en reconnaissance des services qu'il lui avait rendus dans ses voya- ges. Le Garrya elliptica a l'aspect d'un F'iburnujrty et se mul- tiplie par boutures. On le cultive généralement dans la terre de bruyère, mais il préfère certainement la terre franche. Quoique cette plante ne puisse être comparée pour la beauté aux RibeSy Lupinus, Pentstemoriy Clarkia, Calochortus et autres magnifiques plantes découvertes par M. Douglas, elle est pro- bablement ce que ses collections offrent de plus intéressant sous le rapport botanique, car elle paraît former le type d'une famille naturelle, distincte de celles qui sont connues jusqu'à ce jour, et qui établit d'autres liaisons évidentes entre d'autres familles naturelles bien connues. Par son inflorescence amentacée , ses fleurs imparfaites, son calice supérieur, et son mode de germination , le Garrya se rap- proche beaucoup des Cupulifères, dont il diffère essentiellement par son bois sans couches concentriques ni vaisseaux ponctués, ses feuilles opposées sans stipules, son fruit simple, et son petit embryon situé dans un gros albumen. Ces derniers caractères le placent près des Pipéracées et des familles voisines, spéciale- ment près des Chloranthées, avec lesquelles il a des affinités, à raison de son bois sans zones ( le Chloranthus n'a pas de zones annuelks), de son fruit simple et de ses feuilles opposées ; mais i58 J. .LiNDLEY. — Nouvelle famille des Garryacées. les stipules des Chloranthées, ainsi que leurs fleurs hermaphro- dites et leurs tiges articulées, établissent une distinction très marquée pour cette famille. Les Urticées et Stilaginées peuvent être aussi comparées avec le Garrya, sous le rapport de leurs fleurs imparfaites et uni- sexuelles , de leur inflorescence presque amentacée et de leur fruit simple; mais leur fruit supérieur, leurs feuilles alternes, et leur bois ayant une organisation plus parfaite, établissent des différences importantes. Les Gnétacées , famille à graines nues , constituée par le seul genre Gnetum, se distinguent essentiellement des Conifères par leurs feuilles munies de nervures, leurs tiges articulées, leurs bois sans zones , et leur système vasculaire plus complet (car elles sont certainement pourvues de vrais vaisseaux spiraux , contrairement à l'observation de M. Ad. Brongniart), et elles forment un lien entre les Piperacées et les Taxinées. Les Gné- tacées peuvent également être comparées avec le Garrja, sous le point de vue de leurs feuilles opposées sans stipules, de leurs fleurs unisexuelles disposées en chatons dans les aisselles de bractées connées, de leur petit embryon logé dans un albumen volumineux, et de leur bois imparfait et sans zones, lequel, dans les deux familles, est principalement composé de fibres ligneuses (marquées sur les côtés de nombreuses granulations brunes), et de vaisseaux annelés et réticulés, dispersés en petit nombre entre les tubes des fibres ligneuses. Enfin , dans la comparaison du Garrja avec d'autres genres , on ne doit pas omettre l'jHe/zi'/owVi^ genre imparfaitement connu, dont le bois est régulièrement zone avec des vaisseaux ponctués, comme dans XUlmus , et qui offre des fleurs imparfiiites uni- sexuelles et des feuilles opposées sans stipules; mais la famille naturelle dont ce genre est le type (^Henslonacées) est trop peu connue pour pouvoir établir une comparaison avec celle qui fait l'objet de cet article. Ainsi le Garrja est un genre qui n'appartient à aucun des ordres connus; il est le fondement d'un autre groupe naturel, qui peut être ainsi caractérisé : j. LiNDLF.Y. — Nouvelle famille des Garryacées. 169 GARRYACEAE. Dicotylédones , incompletae , rectembriœ, inarticulatœ ; ligno exogeno, ezonsdo ; /bliis oppositis, exstipulatis ; ^orz^w^ uni- sexualibus, monochlamydeis ; owario infero, monocarpo, oli- gospermo; oi'ulis pendulis; embryone minimo, in basi albumi- nis CâTnosï ; germinatione intraseminali. — Cupuliferis Si^ûnes , easque cum Coniferls connectentes, per Chlorantheas in Gneta- ceas transeuntes. Garrya. Dioica.MAS. Ca/;^.r tetraphyllus. Stamina[\-i. — Fqem. Ciz(ya7superus,bidentatiis. Ovarium i-loculare;^()^/wduobus se- taceis ; ot^tt/w duobus ab apice funiculorum totidem pendulis. Pericarpium baccatum, indehiscens , dispermum. Embryo mini- mus, in basi albuminis carnosi. — Frutex (^ Boreali america- nus). Folia opposita exstipulata. Flores intra bracteas connatas, in spicis arnentaceis pendulis dispositif Garrya elliptica. Douglas in herb. Frutex dioicus , in hortis 3-^t-pedalis ^ ^erosimiliter ferè orgyali& ; ramis Junioribus pubescentibus 'i'iridi-purpureis, adultis lœvihus , viridi-griseis , rimosis. Lignum zonas nullas ostendilconcentricas : sedmaximâ pro parte e iu~ bia Ligneis constat granulis olipaceo-fuscis punctaiis , circa medullam copio- sam in lamellis ^processubus crassis medullaribus separatis , radiatim ordi- natis; "vasis paucis annularibus reticulatisve inter lignum sparsis; nonnullis punctalis interjectis. Folia exacte opposita j exstipulataj undulatOj brève pe- tiolata, oblonga, acula y coriace a j ssmpervirentia , supra atro-viridia gla~- brUjSubtus pilis simplicibus tortilibus intertextis pubescentia et cana: venis pennatis primariis intra marginem incurvis. Flores in amentis longis pendu- lis caudœformibus aggregatij e bracleis constantibus j pubescentibus , incanis , oppositis J connatis , cuspidatis , decussantibus , persistentibus. Masculi, cuique bracteœ 3j pedunculati ; sepalis 4^ linearibusj pallidi-uiridibus^ mem- branaceis pilosis ; staminibus totidem sepalis a/ternis et breuioribus : antheris oblongis , introrsis , bilocularibus , longitudinaliter dehiscentibus. Fce- minei pillosi j cuique bracteœ 3 y sepalis 2, minimis superis stylos de- cussantibus ^ ovario infero, i-loculari, ovulis duobus ab apice funiculorum brevium pendulis ; stigmatibus duobus subulatis {ovario intermedio anticin posticisque J lateralium dextrorsis sinistrorsisque). Fructus in amentis dis- positi J baccati, pubescentes J oblongiy uniloculares j dispermi, stigmatibus persistentibus coronati. Semina oblonga ; testa exteriore tenui , suberosa, in- j6o e. spach. — Rei^isio Acerum. terna transversè corrugata, brunnea^ chalazâ co/ispicMti ad apicem rapheque elevata ab hilo discente. kSaxymQxx carnosum, homogeneunij embryone minimo dicotylédones j radiculâ hilo proxima ideoque quoad fructum superâ. Sub Germinatione emhryo elongatur et axin albuminis occupât, cotyledonibus simul dilatantibus ; tune , hili coleoptile elepato , cauliculus promitur in- crassatus dejlexusj cita in radiculam corrugatam mutatus^ plumula demum se tollit e medio Cotyledonum semper intra semen latentiuni, more Quercus aliarumque Cupuliferarum. Reùisio Generis Acerum. (i) Auctore Eduardo Spach. Acer Linn. ( exclusa A. Negundo. ) Flores abortu partiali staminiim pistillive unisexuales, poly- gami (raro dioici). Cafyx inadhœrens , deciduus, coloratus, glandulosus , sepalis 5 (rarius 4» v. 9-12), liberis, vel/arissi- me basi connatis, erectis, aestivatione imbricatis. Nectarium (discus) hypogynum , annuliforme, receptaculo disciformi cir- cumpositum , coloratura. P étala sepalis numéro aequalia (raris- sime nulla) iisque alterna ac concoloria, nectarii margine in- serta, aequalia, breviter unguiculata , erecta. Stamina 8 (non- nunquam 4-7» v. 9-12), nectario inserta. Filamenta libéra, in floribus fœmineis calyce breviora, in masculis exserta. Antherœ versatiles, oblongœ, introrsœ , thecis 2 appositis, parallelis , rima longitudinali dehiscentibus ( in floribus fœmineis indehiscen- tibus, polline effoetis). Pistillum (in floribus masculis abor- tivum) : 0varia2, a latere compressa, inferne mediante axi cohaerentia, biovulata. Ovula coUateralia , anguli interni basin versus affixa. Slyli nulli, v. in unicum, brevissimum, axilem (i) Acerum genus Malpighiaceis Juss. adjungendum esse exislimamus, Negundo inter Malpighiaceas et Sapindaceas quasi média videtur. E. SPACH. — Repisio Àcerum. i6i connati. Stigmata 2 , linearia-filiformia, extrorsum arcuata, v. divergentia. Pericarpium : Samara dicarpellaris : carpellis (locu- lis) coriaceis rariiisve subchartaceis, plerumque compressis, postice in alam raembranaceam, reticulatam, margine inferiore incrassatam productis, abortu monospermis , demuin ab axi filiformi persislenti secedentibus; commissura angiista, canali- culata. Semina angulo interno immediatim affixa, oblique ads- cendentia, compressa v. irregulariter trigona, exarillata. Epi- spermium tenue , crustaceum. Perispermium parcissimum. Em- bryo dicotyledoneus , curvatus, viridis v. luteo-viridis : radicula parva, teretiuscula, descendens, prope hiliim sita; cotyledones foliaceae v. crassse, integrse, irregulariter rugoso - complicaîœ, accumbentes. Arbores si\e/nitices. Ramuli cylindracei, nodosi , brachiati , floriferi plerumque abbreviati, foliorum paria vix ultra 3 appro- ximata gerentes. Latex aquseus rariusve lacteus. Gemmœ peru- lat*e, axillares : florales ramulis anni prœterlapsi. Folia opposita, longe petiolata, simplicia, palmatinervia et sœpissime palmatim divisa, nonnunqnam coriacea et subpersistentia. Stipulée nullœ. Inflorescentia nunc terminalis , varie composita , floratione frondescentia seriori V. coselanea,nunc rarius e gemmis apbyl- lis , lateralibus, frondescentia prcecocioribus , fascicularis. Pe- dunculi secundarii in rachide plerumque oppositi. Pedicelli sparsi y. alterni , inarticulati, apice dilatati , basi bracteoia mi- nima caduca stipati. Flores e viridi flavescentes, rarius albidi v. rubri : masculi fœmineis prœcociores , ubi illis crebriores , se- riores autem, ubi illis parciores. (i) Sectio I. Floratio frondescentia serior v. cosetanea. Inflorescentia racemosa , v. thyrsoidea , v. corymbosa, v. umbellata, terminalis. Flores monoico - polygami, e viridi lutes- centes, v. raro albidi. (i) In quibusdam nempe individuis flores masculi occurrunt creberrimi , in aliis autem flores fœminei niasculis nuraerosiores nascuntur ; nec tandem desunt individua numéro subœquali florum utrlusque scxus gaudenlia. II. lîoTAN. — Septembre. ii 162 E. sPACii. — Rcvisio Acerum. A. Racemi simplices v. basi subramosi , laxi ^ pedunculati. Flores campanulati. Petala lutescentia. Stamina nunquarn ex- serta. a.) Racemi simplices j penduli, foliis fere œqidlongi. Petala obopata j sepalis majora. Acer striatum. Jcer striatum Lamk. Dict. — Michx. fil. Arb. 2 , tab. 17. — Watson , Dendr. Brit. tab. 70. — ■ Acer pensylpanicumlÀuii. — Tratt. Arch. i, tab. 11. — Acer canadense Duhani. Arb. i, tab. 12. A. foliis décidais, glabris , argute duplicato-serrulatis , basi cordatis rotundatisve, apice breviter trilobis : lobis subaequa- libus, triangularibus, longe acuminatis; samarse glabrse alis arcuatis. Arbor vix ultra 10-pedalis, cortice Isevigato, viridi, striis longitudinalibus albidis notato. Tolia mernLranacea , 4-6 pollices lala totidemque longa , rarius paulo longiora v. subbreviora ; petiolus lamina 2-4-plo brevior. Flores laxi , laagnitudine illorum Convallariœ /no/a/is 5 pedicelli filiformes, 6-i3lineas longi, Sepala oblonga, obtusa, petalis dimidio fere breviora. Samarae alae ô-g li- neas longae, 2 lineas latae, superne parum dilatatae ^ arcuatim conniventes. Habitat in America scpteutrionali. (V. v. c.) ^.} Racem,i ( in iisdem individuis ) nunc simplices , nunc basi ramosi , ereclij foliis breviores ; pedunculi secundarii oppositi _, \-Z-fU)ri. Petala oblongo-obovata j sepalis œquilonga. Acer Bosciï. Acer Boscii Nob. — Acer lobatum Bosc , ex îraditione hortu- lanorum. A. foliis subcoriaceis , incequaliter dentatis , trilobis (siimmis plerumque ovato-oblongis , indivisis): juiiioribus stibtus pilosis, adiiltis glabrescentibus; lobis sequalibus v. insequalibus, obtusis V. acutis; ovariis samarisque glabris : alis arrectis, superne con- vergentibiis. Dumosa vcl subarborescens. Eami fusci. Folia 2-5 pollices longa , i-3 polli- ces lata, forma valde variabili j petiolus lamina diraidio-triplo brevior, ramulis- que nascentibus pilosus , demum glabrescens. Flores laxi^ i-3 lineas longi; pe- £. SPACH. — Reçisio Acenirn. i63 dicelli filiformes, florihus duplo triplove longiores. Sepala oblonga , obtusa. Sa- marae alae 5-j lineas longae , 3 lineas latœ. Hospitalur in hortis. Patria inquirenda. ( V. t c. ) B. Inflorescentia raceniiformis v. thjrsoidea, decomposita. Florum masculorum stamina exserta. a.) Cymulœ dichotomœ v. cor^mbi inspicamereciam longe pedunculalam congesti. Pedunculi secundarii in rachide sparsi , brevissimi. Flores minimi , lutescentes. Folia indipisa v.apice tantum lobata. Acer spicatum. Acer spicatum Lamk. Dict. — Acer montanum Ait. Hort. Rew. — Tratt. Arch. i , tab. i3. — Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. 48. — Acer pensylvanicumViw Roi, Harb. tab. 2. A. foHis cordatis v. cordato-subrotundis , inaequaliter-v. inciso- serratis, indivisis trilobisve^ subtus piibescentibus; lobis acii- minatis cuspidatisve : lateralibus brevissimis; serraturis mucro- natis; sepalis pubescentibus, petalis lanceolatis brevioribus; samarœ glabrse alis divergentibus. Frutex arborescens, i8-3o pedes alta. Raiiii viàdes v. fiisci, lœvigati. Folia laembrauacea, 5-v. 7-nervia, 2-4 pollices longa, plerumque totideru lata; pe- tiolus lamina saepissime aequilongus. Spicae 3-6 pollices longae, graciles, subcy- lindraceae. Pedicelli capillares, floribus longiores. Samarae alae 6-8 lineas lougae, superne dilatatse, 3 lineas latae. Habitat in America septentrionali. Plerisque speciebus serius floret. ( V. v. c.) è.) Thjrsus subracemiformis j pendulus j pedunculatus,e corymbis slin- plicibus V. subdichotomis , subsessilibus j sparsis compositus. Flores ininuli, lutescentes. Folia decidua , profiinde palmatifida. ACKR IIYBRIDUM. Acer hyhridum Bosc, in Nouv. Cours d'Agricult. (non Thuill. Flor. Paris.) A. foliis cordatis v. cordato-subrotundis, remote insequaliter- V. inciso-dentatis , trifidis, subcoriaceis , supra glabris, subtus in axillis pilosiiisculis; lobis subcequalibus, obtuse acuminatis; thyrsis abbreviatis, subovalibus; petalis sepalisque oblongis, ob- i6l\ K. SPACH. — RetHsio Aceruiii. tusis, siibaequilongis; ovariis lariatis; samarae pilosae alis arrectis V. convergentibus. Arbor circiter 3o-pedalis. Ranii tuberculati, fuscescentes. Folia supra lucida, obscure viridia, subtus glaucescentia, i ]/2-3 172 pollices longa, plerumque tolidem lata; lobi triangulares v. oblongo-triangulares : latérales intermedio subbreviores,nunc arrecti, nunc divergentes; foliorum inferiorum petiolus saepe lamina longior. Thyrsi 2 pollices circiter longi. Pedicelli filiformes, floribus 2-4-plo longiores. Samarœ alae 8-10 lineas longae, superne dilatatae, 4-5 lincas latae , iu fructu immature purpurascentes. Patria ignota. Hospitatur in horlis. (V. v.) Acer PseudoPlatanus. Acer Pseudo-Platanus Linn. — Duham. Arb. i , tab. 36. — Tratt. Arch. i , tab. 2. — Engl. Bot. tab. 3o3. — Guinip. et Hayn. Deutch. Holz. tab. 210. — Flor. Dan. tab. i575. — Schmidt, Dendrol. Austr. tab. 12. A. foliis cordato - subrotundis , inciso-dentatis , inœqualiter 5-v.7-lobis : junioribus velutinis; adultis supra glabris, opacis, siibtus glaucis in axillisque subtomentosis; lobis aciitis, v. acu- minatis, v. obtusis : basilaribus brevissimis; thyrsis elongalis, suboblongis, pubescentibus; petalis sepalisque oblongis , obtusis, subaequalibus ; ovariis pilosis; samaris glabrescen- tibus. Varietates quoad foliorum formam amplitudinemque permultse , vixque de- finicndae ; quoad pericarpii formam sequentes imprimis notandae : — a. inacrocarpum : Racemi fructiferi semi-pedales. Samaràî alœ divergentes, subhorizontales, i5-i8 lineas longae, superne valde dilatatœ. — (3. médium : Racemi fructiferi 2-4 pollices longi. Alae erec- topatentes, 7-9 lineas longae. — y. microcarpum : Racemi fructiferi 2-3 pollices longi. Alae parvœ, convergentes , apice saepe conniventes. Arbor 6o-ioo-peda]is, cortice Isevi, griseo. Folia 3-4 pollices longa, 3 1/2- 6 pollices lata, firraa, supra obscure viridia; dentés obtusi v. acuti; lobi ovati, V. ovalo-oblongi, v. ovato- triangulares , sinubus obtusis v. acutisj petiolus la- E. SPACH. — Revisio Aceium. iG5 iniaa longior v. brevior, saepe purpurascens. Thyrsi 2-5 pollices longi ; rachis pubescens; pedicelliglabriusculij filiformes. Samarae loculi ovati, v. ovalo-sub- globosi, nervosi, vix compressi. Habitat in Europa fere tota. (V. v. c. et sp. ) Acer macrophyllum. ^cer macrophyllum Pursh , Flor. Amer. Sept. — Hook. Flor. Bor. Amer. tab. 38. A. foliis cordatis v. cordato-subrotiindis , profunde 5-lobis, adultis glabris : lobis oblongis v. cuneatooblongis, obtusis , inciso-sinuatis; thyrsis elongatis, pubescentibiis; petalis obo- vatis; ovariis hirsutis; samaris pubescentibus v. glabris. Arbor 90-pedalis. Rami patentes. Folia subcoriacea, longe petioiata, saepc pedem lata : juniora sublus velutina ; adulta in axillis pilosa. Sepala glabra , ovata, petalis breviora. Habitat in California. ( Descript. ex cl. Hook.) c.) Thyrsus erectus , pedunculatus , corymbis dichotomis compositus : pedunculi secundarii oppositij elongati. Folia coriace a , v. membra- naceaj indipisa j v. lobata. ACER OBLONGUM. Acer oblongum Wallich, in Plant. Asiat. Rarior. — De Cand. Prodr, A. foliis oblongo-lanceolatis , v. ovata-lanceolatis , acumina- tis, cuspidatis^ integerrimis , coriaceis, glabris, subtus glaucis; thyrsis racemiformibus; samarae glabr£e alis subarrectis. Habitat in'Nepalia. (V. v. sine flor. ) " Acer l^vigatum. Acer lœvigatumVfdiW. Plant. Asiat. Rar. tab. 104. A. foliis subsessilibus ^ coriaceis, glabris^ lanceolatis v. ellip- tico-lanceolatis , longe acuminatis v. cuspidatis, serratis ; thyrsis ovalibus, obtusis ; sepalis ovato-lanceolatis; petalis obovato cu- neiformibus ; samarœ glabrœ alis divergentibus. Aibor Irunco 3o-4o-pçdali, diamètre 3-4-pedali. Ramuli virgali, laevigati^ iGf) E, sPACii. — Revisio Acer m si. lucidi, mitantes. Folia 5 [Milices lougi. Pelioli , pcduuculi calycesque purpu- rascer.tes. Thyrsns 4 polliccs longus. Petala alba, longitudinecalycis. Slamina 10. Alae pollicem longae. Habitat in Alpibus nepalensibus. (Descript. ex cl. WalL) Acer tataricum. Jcer tataricum Linn. — Pall. Flor. Ross. tab. 3. — Trattin. Arch. I , tab. i. — Duham. éd. nov. vol. 4^ t<^b. 9. — Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. 97. — Schniiclt, Dendrol. Ansîr. tab. 9. — Wats. Dendr. Brit. tab. 1 60. — ^cer cordifolium Borkh. Dendr. A. foliis e basi cordata ovatis , v. ovalo-oblongis, v. ellipticis, duplicato-serratis, membranaceis , sœpe angulatis v. obscure lobatis, subtus ad nervos pubescentibus; thyrsis subcontractis; sepalis ellipticis, oblusis, petalis lanceolato-ellipticis (albis) cequilongis ; ovariis pilosis ; samarœ lociilis complanatis , reti- culatis, chartaceis : alis subarrectis v. conniventibiîs. Arbor 25-3o-pedalis, velfrutexdumosa. Cortex griseus v. fuscescens, laeviga- tus. Folia 2-4 pollices longa, 1 1/2-3 polliccs lata, supra lœte viridia , subtus pallidiora; serraturae profundœ, approximatœ, acutae; petiolus lamina iiunc lon- gior, nuuc brevior. Thyrsi foliis breviores : fructiferi subcoryrabosi; pcdicelli filiformes , brèves. Stamina petalis paulo longiora. Saraarse alae pollicem fere longae, superne valde dilalataî, in fructu immaluro purpurascentes. Habitat in Russia meridionali, Caucaso atque Tataria. (V. v. c. et s. sp.) Acer campestre. Acer campestre Linn. — Engl, Bot. tab. 3o4. — Tratt. Arch. tab. 6 et 7. — Guimp. Deutsch. Holz. tab. 21 3. — Reitt. et Abel, tab. ^5. — Svensk Bot. tab. 409- — Acer ausiriacum Tratt. Arch. 1 , tab. 6. — Guimp. et Hayn. Deutsch. Holz. tab. 1 2 ( var. ) A. fohis e basi cordata orbicularibus v. subrotundis, profunde 5-(rarius 3-v. 7-) lobis, supra glabris lucidisque, subtus pubes- centibus v. velutinis; lobis integris trilobisve; thyrsis paniculatis V. subfastigiatjs ; petalis lineari-v. oblongo-spathulatis , distanti- £. sPACii. — Revlsio Acerum. 167 bus; sîaîïiinibus vix exserîis; sasiiaiae lociilis glabris lomeiito- sisve, coriaceis, riigosis, coniplanatis; alis horizontalibus. Quoad fructum, varietates inprimis duas sequeates distinguendae , ambeduas loculis nunc glabris nunc velutiuis occurrentes : — a. macrocarpum : Samarœ aise i 5- 1 8 lineas longse. — p. hebecarpum : Samarœ aine vix poUicem longœ , vel bre- viores. Arbor 2o-4o-pedalis, vel frutex dumosus. Rami patuli. Coma densa, subro- tunda. Cortex rimosus. Ramuli fuscescentes, suberosi, rariusvelaevigati , grisei. Gemmae parvae, ovata;, obtusae. Folia 2-4 pollices lata, supra obscure viridia, subtus pallida; lobi oblongi, v. triangulari-oblongi , v. ovato-triangulares, ob- tusi, V. truncati, v. acutiusculi, inœquales : infimi brevissimi , inte^errimi ; superiores integri v. inciso-tridentati , v. tinlobi ( ^c^r austriacum Traitt.); petioli 2-4 pollices longi, graciles, pubescentes, v. velutini, v. glabri. Thyrsi pubescentes v. velutini, foliis lougiores. Pedicelli filiformes, floribus nunc bre- viores, nunc longiores. Flores parvi, e viridi lutescentes, puberuli. Sepala li- nearia, obtusa, petalis aequilouga. Nectarium atroviolaceum. Samarse alœ cul- triformes, v. oblongœ. Latex lacteus, valde saccbarinus. Habitat in Europa fere tota , Caucaso, Tataria ac Sibiria auslraliori. (V. v. sp. ) C. Corymbi simplices v. ramosi, vel umhellœ simpllces. a.) Corymbi hreviter pedunculati , erecti, subtrichoiomi. Flores masculi staminibus breviter exsertis. Samara loculis coniplanatis , coriaceis, re- ticulatis. Folia profunde palmalifida, decidua. Acer platanoides. Acer platanoides Linn. — Duham. Arb. i, tab. 10, fig. i. — ïratt. Arch. 1 , tab. 4- — Guimp. et Ha jn. Deutsch. Holz. tab. 211. — Reitt. et Ab. tab. 14. — Svensk Bot. tab. %<6. — Schk. Handb. tab. 35 k A. foliis e basi cordata orbicularibus v. subrotundis, 5- (rarius 3-v. 7-) fidis, sinuato-denticulatis, supra glabris, subtus in axil- lis puberulis : lobis dentibusque cuspidato-acuminatis; sinubus rotundatis ; corymbis subfastigiatis ; petalis obovatis sepalis- que sequilongis ; samarae glabrae alis horizontalibus , v subar- rectis. i68 E. SPACH. — Rev>isio Aceruni. — a. cnspum. — Acer laciniatum Ait. Hort. Kew. — Dii- roi , in Act. Natur. Scrutât. Beroi. v. 5, p. 216, tab. [\. — Acer crispum Willd. — Foliis profunde 5-fidis , basi cuneatis : lobis oblongis v. cuneato-oblongis, laciniatis, sœpe crispis; petalis lineari-spathulatis, distantibus. — p. palmatipartitum. — Acer platanoides dissectum Jacq. fil. in Hort. Vind. — Acer palmatifidum Tausch. — Fo- liis 3-v. 5-partitis , siibpedatis : lobis cuneiformibus , subtrifidis v. sinuato-pinnatifidis. — y. macrocarpum. — Acer platanoides macrocarpum Nob. — Samarse alis erecto-patentibus , 2 pollices lon- gis, medio 10 lineas latis. Arbor 60-80-pedalis. Truncus diamelrum bipedalemattingens, cortice démuni rimoso , e griseo fuscescente. Rami laevigati, punctati, lineis castaneis luleisque striati. Coma densa, subrotunda. Latex lacteus, saccharinus, Folia laeteviridia, 4-6 pollices îata; lobi oblongi, v. ovato-oblongi , v. subtriangûlares, lati, inae- quales ; petiolus lamina nunc longior, ûunc brevior. Corymbi miiltiflori , subcon- tracti ; pedunculi ac pedicelli glabri, stricti, erecti. Sepala ovato-elliplica , ob- tasa. Nectarium purpurascens. Saraarae alae plerumque cultriformes, divarieatae V. divergentes, nonnunquam extrorsum arcuatae. Habitat in Europa fere tota. Varietates a ae P hospitantur iu hortis. ( V. y. sp. et c. ) Acer Lobelik Acer Lobelii Ténor, in Act. Aca. Neapol. le. — Acer major Cordi Lobel. Icon. II, 190. — Acer Hederœ folio Tournef. Herb! A foliis e basi cordata v. subciineata orbicuiaribus subrotun- disve, sinuato-5-lobis, subtus in axillis puberulis : lobis trian- gularibus , v. triangulari-ovatis , longe acuminatis , cuspidatis , iiunc integerrimis , nunc rarius apice sinuato-dentatis; corym- Dis subpyramidatis ; petalis lineari-spathulatis; samarœ glabrae alis divergentibus v. borizontalibus. Arbor babitu prœcedenùs. Truncus junior laevigatus, striatus. Rami juniores viridcs vel glauci, rubro liueati, lucidi. Folia illis A. saccharini sat similia, laelc viiidia , membranacea , 5-6-pollices Iata; petiolus 2-4 pollices longus. Flo- res c viiidi lutescentes. Saraara ut in piœccdente. E. SPACH. — Re^isio Acerum. 169 Habitat in Oriente ( teste herbario Tournefortiano ) inque montibus Calabriae ubi detexit cl. Tenore. (V. v. c, et s. sp. ) b) Corymbi v. umhellœ simplices , longe pedunculati. Acer circinnatdm. ^cer circinnatum Pursh, Flor. Amer. Sept. — Hook. Flor. Bor, Amer. tab. Sq. A foliis circinnatis, 7-v. 9-lobis , inœqualiter serratis, subtus pubescentibus : lobis dentibusque cuspidato-acuminatis; co- rymbis pedunculatis, paucifloris, nutantibus; petalis ovatis , calyce brevioribus; ovariis glaberrimis; samarae alis horizonta- libus. Arbor 20-4o-pedalis. Truncus corlice laevi , albido. Rami penduli , lœvigati , virides. Folia 4-6 pollices lata. Habitat ad oras occidentales Americse borealis, intra gradus 43 et 49 Lat. Bor. (Descript. ex. cl. Hook.) Acer cultratum. Acer cultratum Wallich , Plant. Asiat. Rar, v. 2. A foliis cordatis , y-lobis, subtus in axillis villosis : lobis acumi- natis, cuspidatis, integerrimis ; corymbis pedunculatis , glabris ; petalis cuneiformibus; samarae alis divergentibus, arcuatis, cul- triformibus. Habitat in Ncpaliae montibus. ( Descript. ex cl. Wall, ) SpECIES minus NOTjE , HUG UT VIDETUR REFEREND^ : Acer dissectum Thunb. Jap. — Tratt. Arch. i , tab. 18. Acerjaponicum Thunb. 1. c. — Tratt. 1. c. tab. i6. Acer palmatum ThunhA. c — Tratt. 1. c tab. 17. Acer septemlobum Thunb. 1. c. Acer pictum Thunb. 1. c — Tratt. 1. c tab. i5. Acer trifidum Thunb. 1. c. c) Corymbi subsessiles v. breviter pedunculati j cernui j ramosi ^ pe- dunculi secundarii v-o-Jlori, penduli j longissimi , filiformes. Sa- '7^^ ^- sPACFf. — Revisîo Aceriim. marœ loculi venlricoai, vix compressij coriacei _, reticalati. Flores mas- uli stami nibus longe exsertis. Foliaprofunde palinatifida ^ decidua. Acer saccharinum. Acer saccharinum Michx. fil. Arb. 2, tab. f 5. Tratt. Arch. I, tab. 3. — Duham. éd. nov. v. 3, tab. 8. — Wangenh. Amer, tab. 1 1 , fig. 26. A. foliis e basi profunde cordata orbicularibusv. subrotuîidis, profande 5-lobis, subtus glaucis in axillisque venarum pubes- centibus : lobis longe acuminatis v. cuspidatis, sinuato-denta- tis; sinubus rotundatis ; dentibits acuminatis v. acutis; pedi- cellîs hirsutis; ovariis pilosis; samarae glabrse alis convergenti- bus, V. subarrectis, v. divergentibus. Arbor 80-pedalis, diametro 2-3-pedali. Cortex albidus. Ramuli tuberculosi , castanei. Folia 'S-'] poUices lata, supra sublucida, subtus pallide virentia, au- tumno purpurascentia, firraa; lobi cuneato-oblongi, v. triangulari-oblongi, inai- quales : infimi brèves, indivis! ; summus pleruraque sinuato-3-lobus; pctioli graciles, purpurascentes, 2-4-pollices longi. Corymbi subpaniculati; pedicelli florum raasculorum bipollicares et ultra; fœmineorum pedicelli breviores. Sepala petalaque subaequilonga, elliptica, obtusa, apice ciliata. Filamenta floribus (raas- culis) duplo longiora. Samarae alœ cultriformes, velarcuatae basique valde angus- tatae, vel oblongae et subrectae, 6-12 lineas longœ. — P? Folia juniora subtus velutina ; adulta pubescentia, ner- vis tomeritosis. Flores prorsus ut in A. saccharino. Pericarpium haud innotuit. — Jcer saccharinum WiM. Spec. , hue perli- nere videtur. Habitat in America septentrionali , a Georgia usque ad Canadam. (V. v. c. et s. sp.) ACER NIGRUM. Acer nigrum Michx. fil. Arb. 2 , tab. 16. A. foliis e basi cordato-biloba orbicularibus , v. subrotundis , sinuato-5-lobis , utrinque subconcoloribus , subtus puberulis ad nervosque hispidulis : lobis acuminatis cuspidatisve , sinuato-' dentatisv. sinuatis, sinubus late rotundatis; pedicellis hirsutis; samarœ glabrœ alis erecto-patentibus. E. sPACij. — Reçisio Acerum. 171 Arbor habitu prœcedentis. Folia 4-8 polliccs lafa, supra obscure viiid^a, subtus pallidiora nec glauca; pedoli graciles, 3-5 pollices longi. Habitat in America septentrionali. (V. v. c. sine flor.; caetera ex cl. Michx. fil.) Acer Opalus. Acer Opalus Ait. Hort. liew. — Wats. Dendr. Brit. tab. 17 1 (forma parvifolia ). — L'hérii. Stirp. 1 , lab. 98. — Acer opuli- folium Villars, Flor. Delph. — De Gand. Fl. Franc. — Tratt. Arch. I , tab. i3. — Acer hispanicum Pourr. — Acer vernum Reyn.' — Acer rotundifolium Lamk. • — Acer italum Lauth. A. foliis e basi cordata orbicularibus, v. subrotuodis, rariusve ovato-subrotundis, 3- (v. raro 5) lobis, subtus glaucis inque axil- lis tomentosis (junioribus velutinis) : lobis suborbicularibus , V. ovato-v. oblongo-triaiigularibus, v. oblongis, acutis, v. breviter acuminatis , v. obtusissimis, dentatis, v. sinuolatis; corymbis sessilibus v. brève peduiiculatis , cernuis, Iaxis : pedicellis gla- bris; petalis spathulatis, sepalis paulo longioribus; ovariis fruc- tibusque glabris v. pilosis : alis erecto - patent.ibus v. subar- rectis. Species polymorpha. Foliorum forma ac latitude in quibusdam individuis perquammutabileSjinaliisconstantiores.Quoad fructus sequentes varietales iusi- gniores : — a : brachjpterum. — Alœ subpatentes, 8-iolineas longse, 5-6 liueas latae. — |3 : macropterum. — Alae subpatentes^ i 5-i 8 lineas longa^, 6-7 lineas lalse. — y : stenopterum. — Alae subarrectae. pollicem longœ, 3-4 li- neas latae. — ^imicrocarpum. — Samarae loculipisi magnitudine (semina nihilominus perfectissima foventes!); aise 5-6 lineas longae, 3-4 lineas latae, erectopatentes. — Folia hujus varietatis parumque solito multo minora; corymbi densiores , vix exserti ; pedicelli fructiferi alis paulo longiores. ( Hos- pitatur in arboretis Horti Parisiensis.) Arbor 2o-3o-pedalis ; nonnunquam frutex dumosa. Trunei cortex griseus,. demura rimosus. Rami fuscescentes , punctati. Coma deusissima, sphaerica. Folia 172 E. SPACH. — Repîsio Acerum. 2-5 poUices lata: pleniinquc latitudine brcviora (raro 4 pollices longa, 5 poUi- ces taniumque lata ) , supra laete viridia , sublucida , subtus glauca ; lobi 3 ter- minales nunc subaequilougi, nuoc summus productior ; lobi 2 infimi jdumadsint, brevissimi ; dentés obtusi v. acuti , plus minusve profundi ; petioli 2-5 pollices longi, saepe purpurascentes. Corymbi multiflori; pediccUi i-3 pollices longi. Flores pallide lutei, 3-4 lineas longi. Sepala elliptica v. oblonga, obtusa. Samarae alae cultriformes v. oblongae, saepe purpurascentes. Habitat in Europa média ac australi. (V. v. c. etsp. s.) Acer obtusatum. Acer obtusatum Ritaib. in Willd. Spec. — Tratt. Arch. i , tab. 14. — Acer neapolltanum Ténor, in Act. Acad. Neapol. 1 8 1 9 , 1 , p. 1 2 1 , le. — A. Opalus var. Reichenb. Flor. Germ. exe. A. foliis e basi cordata orbieularibus, v. subrotundis, v. ovatis, 3-v. 5-lobis, subtus ineano-velutinis; lobis semi-orbicularibus, V. triangularibus , v. triangulari - oblongis , breviter acuminatis , V. acutis, V. obtusissimis, dentatis v. subsinuatis; corymbis sub- sessilibus v. brève pedunculatis , cernuis; pedieellis hirsutis ; petalis spatbulatis ; samarae alis arrectis v. erecto-patentibus. Praecedentis forsan varietas , tantumque foliorum tomento ac pedieellis hirsu- tis distincta. Habitat in Europa australiori. (V. v. c. et s. sp.) û?.) Corymbi sessiles vel subsessiles j cernui , ramosi : pedunculi secun- darii i-Z-flori , penduli. Flores masculi staminihus longe exserds. Sa- mara, loculis ventricosis, vix compressis, coriaceis, subreticulatis, Folia persistentiai^. subpersistentiuj coriaceaj triloba. ACEll POLYMORPHUM. Acer poljmorphum Nob. — Acer creticum Tratt. Arcb. i , tab. 19 (non Tournef.) (forma parvifolia). — uicer coriaceum. Loddig. Cat. (forma grandifolia ). A. foliis orbieularibus , V. ovato-subrotundis, v. ovatis, v. sub- cuneiformibus , trilobis : junioribus subtus pubeseentibus , adul- tis glaberrimis v. in axillis barbulatis; lobis inaequaliter serratis V. sinuolatis, semi-orbicularibus, v. ovato-orbieularibus, v. ovato- triangularibus, v. ovatis, v. oblongis, obtusis, v. aeutis; ovariis pilosjs; samaree glabrœ alis arrectis v. divergentibus. E. SPACH. — Reuisio Acerum. 173 Species prae caeteris variabilis, viz genuina; hybridas verosimiliter A. Opali et A. monspessulani v. cretici includens. Varietates sequentcs distinctissimae saiît, atformis intermediis haud definiendis arcte junguntur : A. MAJOR. — Acer coriaceum Loddig. Cat. — Folia 2-5 pollices lata. Samarae alae ii-ib lineas longse. — a : steriopterum. — Alae 4-5 lineas latae, arrectae, apice con- niventes. — p '.platjpterum. — Alae 6 lineas latae, plus minusve diver- gentes , dolabriformes vel cultriformes. — B. MiNOR. — jécer creticumTT2L\X. 1. c. (non Tournef.) — Folia i-'2 pollices lata. Samarae alae 5-7 lineas longae, 3-5 lineas latae. — a : stenopterum. — Alae vix 3 lineas latae , arrectae v. subar- rectae, cultriformes. — ^'.platjpterum. — Alae plus minusve divergentes, longitu- dinem fere latae, plerumque basi angustatae. Frutex dumosus, vel arbor parva. Rami fuscescentes. Coma densa, subro- tunda. Folia (in horto Parisiensi) usque ad fînem anni diutiusve persistentia , supra lucida, laete viridia, subtus pallide virentia vel glauca ; petioli glabri, 1-4 pollices longi. Coryinbi sessilcs vel brève pedunculati^ laxi, subpaniculati, foliis breviores : pedicelli glabri v. subpubescentes ^ 6-18 lineas longi. Flores campanulati , pallide lutei, 3 lineas longi. Sepala elliptica v. obovata. Petala obovato-spathulata , sepalis aequilonga vel sublongiora, staminibus dimidio fere breviora. Samarse immaturse coccineae. Habitat in Europa australi? Sat frequens hospitatur in hortis, sœpe pro A. cretico , sive monspessulano j vel eliam pro Opalo siimtum. ( V. v. c. ) Acer monspessulanum. Acer monspessulanum Linn. — Tratt. Arch. i , tab. 20. — Sclimidt, Dendrol. Austr. tab. \l\. — Acer trifolia Duham. Arb. I, tab. io,fig. 8. • — Acer ibericum Marsch! Flor. Taur. Cauc. — Acer illyricum Jacq. fil. ex Reichenb. Flor. Germ. excurs. A foliis orbicularibus, V. subcuneiformibus, vel cordato-sub- rotundis, tarde deciduis, trilobis : junioribus subtus velutinis ; adultis glabrescentibus; lobis semi-orbicularibus, v. oblongis, 1^4 ^^' si*A.cn. — Rei^isio Aceriim. V. triangularibus, v. triangulari-ianceolatis, obtusis v. aciitis, integerrimis v. obsolète dentalis, v. crenulatis; pedunculis pedicellisqiie pubescentibiis; ovariis pilosis; samarse glabrae alis arrectis, vel conniventibus, v. divergeiitibus. Arbor 3o-4o-pedalis, saepiusve frutex diimosa ramis patulis. Cortex griseus , rimosus. Ramuli fusco-cinerei, punctati. Fo'ia i-3 polliccs lata , plerumque la- titudine breviora , supra laete viridia, lucida , suLlus glauca v. pallide virentia; lobi plerumque in iisdem individuis quam maxime variantes, aequales v. inae- quales, divaricati pins minusve arrecto-patentes; dentés v. crenulge minuli , saepe nuUi; petioli 1/2-2 poUices longi. Corymbi sessiles, v. breviter peduncu- culati, pauci-12-flori; pedicelli filiformes, 3-8 lineas longi. Flores pallide lutei, 3 lineas longi. Sepala oblonga , v. oblougo-obovata , v. obovata. Petala obovato- îpathulata, sepalis sublongiora v. paulo breviora. Saraarœalae 8-1 5 lineas longae, 3-5 lineas latae , cultriformes , vel subdolabriformes , v. oblongae basique an- gustatae. Habitat in Europa australi inque Asia minori. Floraïio in Horto Parisiensi fit initio Aprilis, siraulac frondescentia. (V. v. c. et s. sp. ) Acer creticum. u^cer creticum Tournef ! -— Linii. — ^cer sempervirens TJnn. (var). — Acerheteroplijllum^Wià. — Acer obtusilobum SibÛi. 1 et Smith, Flor. Graec. tab. 36 1 (var.) A. foliis orbicLilaribus, v. ovato-siibrotnndîs, v. ovatis , v. cii- neiformibus , trilobis, persistentibus^ basi cordatis v. rotunda- j tis » breviter petiolatis, nascentibus jam glaberrimis : lobis semi- orbicularibus, v. ovatis, v. oblongis, v. triangularibus, obtusis^ v. acutis, insequaliter serratis v. crenulatis; pedunculis glabris; ovariis pilosis; samarae glabrae alis arrectis, v. conniventibus, V. divergentibus. Varietates sequentes insignores. — a : rotundifolium. ~ {Jcer cretica Tournef!) — Foliis ple- rumque orbicularibus v. subrotundis, 6-1 5 lineas latis : lobis denticulatis ; samarœ alis rectis , apice conniven- til)us V. equitantibus, 5-6 lineas longis totidemque fere latis. — ^-.cimeifolium. — Foliis cuneiformibus, trifidis, 1-2-pollices f longis totidemque fere latis : lobis minutissime crenula- E, sPACii. — Revisio Acerum. l'jS tis, inaequalibus : iateralibiis brevissimis , semi-ellipticis v. semi-orbiciilaribus , v. triangulari-ovatis; samarse alis di- vergentibus, subdolabriformibus, 3-6 lineas longis, 3-4 lineas latis. — y : sublobatum. — [Acer obtusilobum Sibth. et Smith,!. c!) — Foliis orbicularibus v. ovato - subrotundis , obsolète lobatis V. integeirimis : lobis rotundatis; samarae alis arrectis , distaiilibus, 6 lineas longis , 3 lineas latis. Arbor dumosa, tortuosa , 2o-3o pedes alta. Ranii patentes, longi. Ramuli nigro-fusci , punctati. Ooma densa , subrolunda. Folia laete viridia , supra luci- da, subtus pallidiora nec glauca, foliis A. monspessulani crassiora, in Horto Parisiensi iisque ad veris initium persistentia ; surculorum steriliura vel plantae adolescentis folia sœpe pleraque v. omnia haud lobata, ovata, v. elliptica , v. oblonga, obtusissima , subsessilia (taie spécimen sistit ^. semperpirens Linn. et A. heterophyllum Willd.), vel etiam subhastata, v. deltoïdea , vel Hederae more angulosa , v. subrhornboidea, inœqualiter serrulata v. sinuolata. Peîioli ramiilorum floriferum i-6 lineas longi. Corymbi sessiles v. breviter pe- dunculati, parvi, cei'nui, 7-12-flori. Pedicelli 3-6 lineas longi. Flores pallide lutei, 2-5 lineas longi. Sepala elliptica, v.obova ta, v. oblonga, petalis aequilonga V. subbreviora. Petala obovato-spathulata. Samarae alae cultriformes v. subdola- briformes : iinmaturae saepe coccineae. Habitat in montibus Cretae, ( "V. v. c. et s. sp. in Herb. Tournef. et Oliv.) — Floratio curn frondescenlia in Horto Parisiensi ( ubi nonnullœ bujus speciei vigent sub dio arbores vetuslse , procul dubio ab ipso Tournefortio adlala;) fit initie Maji , mensem fere serins froudescentia u4. monspessulani. Sectio II. Floratio frondescentia multo prœcocior. Gemmas floriferae aphyllae, latérales, plerumque opposilœ vel fasciculatae. Flores abortu dioici , in umbellas siraplices sessiles v. in fasciculos irregulares dispositi , rubri vel fusci. Petala in quibiisdarn milla. — Flores masculi breviter pedicellati , glomerati , filamenîis longissimis, capillaribus. Pisliili rudimentum minimum. — Flores JœjJiineihTQs'ïtQv pe- dicellati , vel subsessiles et glomerati : pedicelli fructiferi valde elongati. A. Flores calyce et corolla prœditi ifœmineis sepala petalaque 1^6 E. SPACH. — Repisio Acerum. numéro quaternario , masculis ninnero quinario. Stamina 5-8. Ovarium glabrwn. Pedicelli fructiferi longissimi, penduli. Acer rubrum. Acer ruhrum Michx. Flor. Bor. Amer. — Michx. fil. Arb. 2, tab. i4 (non Watson , Dendrol. Brit. ) • — Desfont in Annal, du Mus. vol. 7 , p. 4i3, tab. aS. — Tratt. Arch. i , tab. 9. A. foliis palmatis, profunde 5-fidis , basi cordatis v. truncatis : junioribus subtus velutinis; adultis glabrescentibus, glaucis : lobis triangulari-lanceolatis , acutissimis, inciso-v. pinnatifido- dentatis : sinubus acutis; pedicellis foemineis gemmae squamis 2-3 plo longioribus ; sepalis obovatis v. obovato-oblongis, obtu- sissimis ; petalis spathulato-lanceolatis ; samarse loculis compla- natis, membranaceis : alis arcuatim convergentibus , v. ar- rectis. Arbor 70-pedalis , diametro 3-4-pedali. Folia membranacea, deeidua, supra laete viridia, sublucida, 3-5-pollices lata , totidem circiter longa ; petiolus graci- lis , 2-3 poUices long"s. Flores masculi haiid suppeterunt. Blores fœminei : Gemmarurasquamae ellipticae, v. subrotundse , intus rubrae, extusmarginibus que tomentosae. Pedicelli iusci , sub anthesi erecti, demum penduli , elongati : fruc- tiferi 2-3 poUices longi. Sepala 2 lineas longa , 3/4 lineae lata , trinervia, apice intégra V. obtuse tridentata, dilute purpurea. Petala sepalis paulo longiora, 3-4- plo angustiora , concoloria. Stamina abortiva, sepalis breviora. Samarae alae 12- 18 lineas longae, serailunatae , v. superne dilatatae: iramaturae rubrae. Habitat in America septentrionali , a Florida usque ad gradum 48 Lat. Bor., in Canada. Flores in Horto Parisiensi initio Martii profert; frondescit Aprili. (V. V. c. ets. sp.) Acer sanguineum. Acer sanguineum Nob. — Acer rubrum Wats. Dendrol. Brit. tab. 169 (non Michx.) — Acer coccineum et Acer glaucum Hortul. A. foliis e basi cordata v. rotundata subrotundis, v. ovatis, v. cuneiformibus , 3-fidis (raro cordato-5-lobis): junioribus sub- tus velutinis ; adultis glabrescentibus, glaucis : lobis ovato-trian- gularibus, v. triangulari-ovatis , acuminatis, inœqualiter denta- E. SPACH. — Reuisio Acerum. l'jj tis, V. serratis, v. inciso-dentatis, subdivaricatis; pedicellis fbemi- neis vix gemmarum squamis longioribus; sepalis oblongis , v. lanceolato-oblongis , acutis; petalis lanceolato-linearibus , v. li- neari-spathulatis ; samarœ loculis complanatis» membranaceis : alis divergentibus V. conniverjtibus, arrectis. Arbor habita praecedentis. Rami fu»ci v. grisei , punctati , in comam densam, ovatam v. subrotundam conferti. Folia 2 1/2-4 poUices longa , 2 1/2-5 pollices lata ( nunc latitudine longiores, nunc brevioies ) , membranacea , dccidua, supra laete viridia , sublucida, subtus glauca ( nascentia feiTugineo-v. incano-velutina), lobiaequales v. inaequales, plus minusve divergentes ac elongati; petioli graciles, purpurascentes , i-5 pollices longi. Gemmarum floralium squamae ellipticae, V. subrotundae , extus glabrae , rubentes, intus marginibusque tomentosae. Flores masculi : Galyx et coroUa rainimi. Sepala 4, oblonga, obtusa , trinervia. Pc- tala 5, lineari spathulata, obtusa, angustissima. Stamina 5 v. 6. Pedicelli io- clusi. Flores fœminei intense sanguinei : Sepala 4, lineam circiter longa^ 1/2 lineae lata, saepe apice tridentata. Petala 4, sepalis subaequilonga at angustiora. Staraina abortiva , perianlhiis breviora. Pedicelli fructiferi i 1/2-2 pollices longi atropurpurei. Samarae immaturae rubrae. Habitat proculdubio in America septentrionali, cura ji. ritbro confusum.Hos- pitatur haud raro in Galliae ac Angliae hortis. Flores Februario ^ folia Aprili pro- fert. (V. v.c.) B. Corolla nulla. Sepala 5, in perianthium z>-loburn [inflorihus masculis turbinatum^ infœmineis cyathiformé) connata. Stamina 5-8. Ovarium lanatwn. Flores glomerulati. Pedicelli fructiferi fasciculati , rigidi, vix samarœ alis longiores. Acer eriocarpum. Acer eriocarpum Michx. Flor. Am. Bor. — Desfont, in An- nal, du Mus. V. 7, p. 4 '3, tab. -2 5. — Michx. fil. Arb. 2, tab. i3. — Tratt. Arch. i , tab. 8. — ^cer dasycarpum Ehrh. Beitr. — Willd. — Acer ruhrum |3 pallidum Ait. Hort. Kew. A. foliis palmatis, profunde 5-fidis, basi cordatis : junioribus subtus velutinis, adultis glabrescentibus, glaucis : lobis acuœi- natis V. acutis , inciso-v. sinuato-dentatis, summo plerumqne trifido; gémmis floralibus paucifloris, glomeratis; floribus siib- sessilibus : masculorum perianthio minimo; simarae loculis to- mentosis, complanatis; alis ceîin^v^j?tibus ^. distantibus, ar- cuatis. II. Bot AN. — Septembre, 12 178 T.. sPAcn. — Repislo Aceiiim. Aibor excelsa, trunco saepc diarnetro 4-5-petlali. Ramuli fuscesceiites, punc- t.iti. Folia membranacea, decidua, supra lœte viridia , sublucida, amplitudine et l'ornia illorum Platani orientalis ; lobi basi truncati v. cunéiformes, sioubus .icutis V. rotundatis; petioli graciles, i-4 pollices longi. Gemmarura floralium .sqiiaroas semi-orbicalares, castanei , inavgiiiibus touientosi. Flores subinclusi ; uiasculi fuscescentes, perianthio miuimo; fcerainci majores , flavescentes. Sfig- mata longe cxserta. Pcdicelli fructifcri crecti, v. patulij v. cernui, io-i5 lineas longi. Samarae loculi elli{)soidei, longitudinaliter striati , subtomcntosi : alœ pol- iiccm circiler longae, i-5 lineas latae , basi valde angustatae. Habitat in America septentrionali , a Georgia usque ad Canadam. Floratio fit Lj'^eme (Februarioin Horto Parisiensi ); semina matura perficitante frondescen- tiam peractam. (V. v. c.) 9 SpECIES QTIOAD Ct ASS[FICATIONEM DUBI.î:. Acer sterculiaceum Wallich, in Plant. Asiat. Rar. 2, îab. io5. Arbor magna, speciosissima , trunci diamètre 3-pedali. Folia 6-10 pollices lala, membranacea , lucida, palmato-5-loba , basi cordala: juniora subtus villosa, adulta pubescentia; lobi 3 superiores divaricati, serrati; lobi infimi brevissimi, iiitegerrimi, petiolus 6-10 pollices longus. Racemi 2 pollices circiler longi, la- térales, nutantes, spiciformes, laxi, subsessili, paucillori. Flores dioici : l'œminei ignoli; masculi albidi, villosi, pedicellati, alinéas lati. Scpala petalaque obo- vato-oblonga , obtusa. ( Ex Wall. 1. c.) Habitat in Nepaliae montibus. Jcer barhatum Miclix. Flor. Bor. Amer, Arbor parva. Folia cordato-ovata , breviter triloba, serrata, subtus glauca ad ncrvosque pubescentia. Flores monoici, parvi, pallide viridescentes. Pedunculi pilosi : masculi ramosi; fœminei simplicissimi. Calyx intus barbatus, Samaraealfe arrcctae. (Ex Michx. et Eîliot.) Habitat in America septentrionali , a Carolina ad NovamCœsaream. ,1 SPliCIERUM CLAVIS ANALYTICA. Floratio frondesccntia cosetanea v. serior. Inflorescentia ramulos foliosos lerminans. Flores lutescentes, v. viridescentes, v. albidi, mouoico- polygami 2. Floratio frondesccntia multo praecocior. Gemmse floriferae aphyllae, laté- rales. Flores fusci vcl rubri, dioico-polygami î22. Racemi simplicissimi v. basi subramosi , laxi. Florum masculorum sta- mina inclusa 3. florescentia racemiformis decomposita, v. thyrsoidea, v. corymbosa, . umbellata. Florum masculorum stamina cxserta 4. 1 '""; lO \ E. SPACH — Reuisio Acerum. i-^q Racemi sim|tlicissirai, penduli, Peiala obovara, sepalis { majora A. siriatum. ) Racemi erecti, nunc siraplicissirai spiciformes, nunc basi S pan-ce ramosi. Petala oblongo-obovata, sepalis œqui- f longa A. Boscii, l Inflorescentia spiciformis , v, racemoso-thyrsoidca , v. tbyrsoidea , de- 1 composita 5. j Inflorescentia corymbosa v. umbellata , uunc simplex , nunc plus mi- r nusve composita 12. Inflorescentia spiciformis, erecta , densa, longe pedun- culata, e cymulis dicbotomis, v. e coryrabis composita. Flores minimi A. apicatum. Inflorescentia tbyrsoidea ac erecta , v. 1 aceraoso - tbyrsoidea , pen- dula 6. Thyrsi subiacemiformes, pcnduli. Flores parvi , viridescentes . . 7. Tbyrsi subraccmiformcs v. pyramidati , erecti. Flores majusculi. q, Folia magna , palmato-5- fida : lobis inciso-sinuatis y. sinuato-dentatis . A. macrophjllum. Folia palmato-3~v. 5-fida : lobis inœqualitcr v. inciso-dentatis . . 8. Folia trifida , subcoriacea. Thyrsi abbreviati ..... A. hybridum. Folia 5-fida. Thyrsi elongati A. Pseudo-P lalanus. C Thyrsus subfastigiatus, v. pyramidatus. Folia lobata, v. angi.losa , de- cidua 10. Thyrsus subracemosus. Folia persistentia, haud lobata 1 j . Folia angulosa , v. obsolète lobata , v. indivisa, mem- branacea. Thyrsus confertiflorus. Petala elliptico- lanceolata , albida. Samarse locuU membranacei . . A. Lataricum. Folia palmato-5 -V. 7-loba , subcoriacea. Thyrsus laxi- (florus, subpaniculatus. Peîala distantia, angusta, spathulata, viridesccntia. Samarse loculi coriicei . . A. campestre. { Folia oblongo-v. elliptico-lanceolata, serrata , subtus jj ) glauca A. ohlongum. \ Folia lauceolata, v. elliptico-lanceolata, serrata, subtus V pallida A. lœuigatum. 5 Corymbi V. umbellae simplices i3. \ Corymbi compositi , subcymosi 1 4. {Folia circinnata, flabellinervia, 7-v. 9-lobata . . . A. circinnatum. Folia palmato-7-fida : lobis integerrimis, cuspi- datis A. cultratuni (1). (Corymbi breyiter pedunculati, stricte erecti. Florum masculorum sta- mina paulo exserta. Samarae loculi complanati, subcoriacei . . i5. j Corymbi lareviter pedunculati v, subsessiles , cernui. Florum masculorum I slamina longe exserta. Samarae loculi coriacei, subventricosi . . 16. iFoliorum lobi cuspidato-acuminaîi , sinuato-dcnîati. Corymbi subfastigiati. Petala lata, obovata . . . . A. plafanoides. Foliorum lobi longe cuspidato-acuminati , subintegcrrimi. Corymbi subpyramidati. Petala angusta, spaihulaîa . . A. Lobelii. (i) Species 6 Thunbergianje , haud salis noiœ, hujys eîiam !oci videulur. ,8o E. SPACH. — ReiJisio Acerum. iPedunculI secundarii longissimi, pcnduli. Folia membranacea vel vix coriacea, decidiia 17. Pediinculi secundarii abbreviati, ceinui. Foba persistentia , v. siibper- sistentia, coriacea, triloba, vel trifida * . . . 20. Folia membranacea, profiinde 5-fida : lobis sinuatis dentibusque cuspi- dato-acuminatis. Sepala petalacjue apice barbata 18. Foba subcoriacea, plerumque trifîda v. triloba : lobis inaequaliter dentatis v. crenafo-dentatis , nec sinuatis nec cuspidalis. Petala sepa- laque imberbia 19. ! Folia siibtus glauca glabraque (in varietate (?) quadam pubescentia ) , basi profïinde cordata . . » . . . A. saccharinum, Folia subtus pubescentia, subcoucoloria nec glauca, basi prof unde corda to-biloba : lobis equitantibus A.nigrum. iPedicelli glabri. Folia adulta subtus in axiUis venarum velutina, caeterum glabra A- Opalus. Pedicelli hirsuti. Folia etiara adulta subtus incano-ve- lutina . . . . é . A. obtusatuin. ! Folia 2-4 poUices lata : lobis profunde den- tatis A. polymorphum, Folia raro ultra 2 poUices lata, plerumque angustiora : lobis integerrimis , V. obsolète dentatis, Y. min utissime crenulatis . ...... 2i. ) Folia tarde decidua, longe petiolata rjuniora sub- tus pubescentia ; lobi integerrimi v. obsolète dentati. Petioli pedunculique villosiusculi . . A. monspessulanuni. Folia perennia, breviter petiolata, etiam juniorapeduncu- lisque glaberrima ; lobi obsolète denfati , v. crenulati. . A. creticum. Flores apetali. Sepala 5, in perianlhium 5-lobum (in masculis turbinatum, in fœmineis cyathiforme) con- nata. Ovariura lanatum. Pedicelli fructiferi rigidi , suberecti, vix alis longiores A. eriocarpum. Flores caljce et coroUa gaudentes : fœmineorura sepala petalaque nu- méro quaternario, masculorum numéro quinario. Pistillum glabrum. Pedicelli fructiferi filiformes, longissimi, penduli 23. Folia 5-fida , plerumque cordata : lobis acutis , saepissime inciso-pinnatifidis. Florum fœmineorum pedicelli squa- mis gemmae subduplo longiores. Sepala obtusa. Petala 2 / lanceolato-spathulata A. rubritm. Folia plerumque trifîda : lobis acuminatis , inciso- dentatis, subdivaricatis. Florum fœmineorum pedi- celli vix e gemma exserti. Sepala acuta. Petala li- neari-spatbulata. . A. sanguineum. j. F. ROYLE. — Sur le Lycium de Dioscoride. Sur le Lycium de Dioscoride. Par J. Forbks Royle. (^Trans. o/ the Linn. societj oj London^ T. xvj r , p. 83. ) Dans cet écrit, M. Royle mentionne avec beaucoup de détails les opinions des auteurs sur le Lycium (Xux£ov)de Dioscoride, article de matière médicale qui n'est plus employé dans la pra- tique en Europe, et dont l'origine a toujours été très obscure. Selon Dioscoride , il y avait deux sortes de Lycium , l'un venant de Lycie et de Cappadoce, l'autre de l'Inde. Le premier a été attribué tantôt à une espèce de Rhajnnus {R. infectorius)^ tan- tôt au Berberis cretïca^ tantôt enfin à la plante nommée aujour- d'hui Lycium europewn. Une grande incertitude règne encore sur cette question ; mais quoiqu'il y ait quelque raison de croire que c'était une espèce de Berberis (B. cretica ou B. vulgaris)^ qui le produisait, cette question n'a pas une grande importance parce que le Lycium provenant de l'Asie mineure était bien in- férieur en qualité au Lycium de l'Inde. Quant à celui-ci, (Xux(ov tv(Î!xov de Dioscoride), Sprengel avait admis l'opinion de Garcias ab orto , qui l'attribuait à X Acacia Cathecu. Cependant aucune preuve n'a été apportée en faveur de cette opinion, et M. Royle a cru pouvoir résoudre la question d'une autre ma- nière. Personne, en effet, ne pouvait mieux que lui parvenir à débrouiller la confusion qui régnait au sujet du Lycium de l'Inde ; car en sa double qualité d'habile botaniste et de voyageur érudit dans les langues anciennes et orientales, il a été à portée de comparer ce que les auteurs de matière médicale ont écrit sur ce sujet avec ce qui est aujourd'hui en usage chez les peuples orientaux. Il fait d'abord remarquer que les connaissances en médecine des Grecs, furent transmises aux Arabes au moyen des tra- ductions des auteurs anciens, tels que Pline, Galien et Diosco- ride , qui furent faites à Bagdad, sous les califes Al-Mansor, Haaroon-Al-Raschid et surtout sous Al-Mamoon. Les Persans ont traduit en leur langue les ouvi\iges des Arabes, et ces écrits 1 82 j. F. ROYLE. — Sur le Ljcium de Dloscorlde. sont encore aujourd'hui les manuels des étudians mahoniétaris et des médecins praticiens de l'Inde. M. Royle a donc dû faire des recherches dans ces écrits, à l'effet d'y trouver quelques traces da Ljcium. Ainsi, dans le Mukhzun-ool-Udmed {^M?i' gasin de médecine), il est dit que Loq/yonesi le nom grec de la plante qui fournit VHuziz(^don\. le nom hindou est Ruzot) , sorte d'extrait fait avec les branches et les feuilles d'une plante épineuse, et dont la description est la traduction littérale de ce que Dioscoride dit du Xuxtov. M. Royle prouve que le mot Loo-' ^OTZ est évidemment une corruption du mot Lookyon, prove- nant d'une erreur de copiste, qui, dans l'écriture arabe, a mis un/" pour un ^, ces deux lettres ne différant que par Tcxistence d'un point de plus au-dessus de la seconde. Dans un article sur l'^wzzz, l'auteur du Mukhzwi-ool-Udwied dit que la meilleure sorte de cette drogue vient de Nuggur-Rote, dans les environs de Lahore, et que, d'après les informations données par un médecin de l'Inde , cette substance (ou le Ruzot) est l'extrait épaissi fait avec la décoction du bois coupé par mor- ceaux du Dar-kuld. Or, ce nom sanscrit et hindou signifie bois couleur de safran ^Turmeric-coloured wood); on ajoute dans la définition de ce mot, qu'il se rapporte à un arbre de l'Inde, dont le bois est jaune et avec lequel on fait le Ruzot. D'un autre côté, les droguistes des bazars de l'Inde ont affirmé à M. Royle que le Dar-kuld et le Ruzot sont encore aujourd'hui importés en grande quantité de Nuggur-Rote. Continuant ses recherches sur cette question, M. Royle, dans son voyage aux monts Himalaya, a trouvé l'arbre appelé Darkuld, et il s'est convaincu que c'était une espèce de Ber- beris. Il a appris, en outre, qu'on retirait l'extrait ou Ruzot indifféremment des Berberis aristata , B. asiatica^ B. Ljcium et B. piiinata {MaJionia nepalensis DC). Effectivement, le bois de ces plantes coupé en morceaux, est identique avec le Darkuld., et l'extrait correspond sous tous les rapports avec le Ruzot. A l'exception du B. Ljcium, dont les caractères se trouvent à la fin de cet article , ces espèces de Berberis sont bien connues par les descriptions données par M. de Candolle, dans son Sjs- lema vegefabilium , et par les figures publiées récemment (pour j. F. KOYLE. — Sur le Jjyciarn de Diosconde. i83 le B. asiatica et le Mahonia nepalensis , V. le i'^ voltime des Icônes seleclœ de M. B. Delessert , et pour le B.aristata^ V. la planche 98 de VExoticflora du D. Hooker). M. Ro} le ajoute quel- ques particularités intéressantes concernant ces plantes. Le Berberis Lycium croît à une faible hauteur au-dessus de la mer ( 3,000 pieds) ; le B. asiatica sous le 3o° degré de latitiîde, habite des lieux élevés de 5,ooo à 7,000 pieds; le B. aristata^ à la hau- teur de 5,000 à 8,000 pieds, et le B. pinnata à 6,000 et 7,000 pieds. A Neelgherris , sous le 1 i*^ degré de latitude, Leschenault de La Tour a trouvé le Berberis tinctoria, qui est le même que le B. asiatica^ croissatJt à 8,000 pieds. Dans la discussion des opinions des auteurs sur l'origine du Ljciujn , M. Royle avait fait observer qu'il n'existait aucune trace de description de Berberis dans Dioscoride. Curieux de savoir^si les Arabes ou les Persans avaient écrit sur ces plantes, il a fait des recherches dans les auteurs de ces nations, et il y a trouvé de bonnes descriptions du Berberis nommé Ain- burbaî'ees ^^iV Avicenue, et dont les synonymes persans sont Zerishk, Zurunj Gi Zurak^ mots qui font allusion à la couleur jaune d'or du bois et des fleurs ( zur signifiant or en langue persane. ) L'auteur termine son Mémoire par quelques considérations sur l'emploi médical du Ruzot y qui a une grande vogue dans l'Inde. On en fait usage contre les ophthalmies , et on l'adminis- tre en topique, soit seul, soit combiné avec l'opium et l'alun. Les deux espèces dont nous dormons plus bas les phrases ca- ractéristiques, sont distinguées par les habitans sous les noms de Kushmul et de Chitra. La première croît à 3,ooo pieds , et s'acclimate facilement dans les plaines de l'Inde; elle est plus épineuse, ses feuilles et ses branches sont d'une couieiu" pâle; ses fleurs sont nombreuses , disposées en grappes dressées, pa- raissant de bonne heure dans la saison , et ayant un fruit peu agréable. Le Chitra , qui est le vrai Berberis aristata , ne croît pas au-dessous de 5,ooo pieds; ses branches sont brunes, lisses ; ses fleurs sont plus grandes cpie celles du Kushmul ^ quoique moins nombreuses dans chaque grappe qui est penchée. Les fruits de cette espèce sont, ainsi que ceux du B, jiepalensis , se- i84 i^. K. LEPRiEUR. — Sur le Stylochaeton hypogeiim. chés au soleil, et on les exporte dans les plaines pour être vendus. 1. Bekberis aristata, spinis infirnis 3-partitis, superioribus siraplicibus com- prcssis basi vix bidentatis, foliis 4-6 fasciculalis Yiridibiis obovatis oblongisve nitidis basi attenuatis integerrimis spinuloso-dentatisve, racemis i5-floris lui- tantibus folio longioribus, pedicellis sœpe trifidis trifloris, squamulis rotundalis, ovariis subpilosis, baccis oblcngis utrinque acutis. B. arisLala DC. Syst. vcg. 2, p. 8. Prodr. i , p. io8. Wallich Cat. n. \^')^ ex parte. E. Chitria Don Prod. fl. Nep. p. 2o4. Hook. Exot. flor. t, 98. lîuh. Jurreepaneeà Mussoreeet Choor-Mountain ; 5;O00 à 8,000 pieds d'élé- vation; fleurit en mai. Son nom dans les montagnes est Chitra, Arab. Amhurharees. Pars, Zirishk. Le bois est nommé Dar-Kuld ou Dar- çlioh ; l'extrait ^oozî2 , en Hindou Razot. 2. Berberis Lycium , spinis 5-partitis conicis , foliis 5-8 fasciculalis pallidis coriaceis veuosis oblongis lanceolatis v. obovatis basi attenuatis mucronatis, marginibus spinuloso-dentatis v. integris , racemis 20-floris crectis patulis de- raum (fructiferis) pendulis, pedicellis longis simplicibus, floribus parvis, squa- mulis lanceolatis, ovariis glabris tetraspermis , baccis ovatis utrinque obtusis. ^. ^ori^«rtc/a Wall, catal. 1474? Kamaon. B. angustifoUa Roxb. fl. ind. 2, p. i83? Hah, Rajpore à Mussooree, 3,ooo à 7,000 p. d'élévation ;sc trouve aussi de Nabn à Cboor; fleurit en avril. Son nom dans les montagnes est Kushmid. On l'emploie principalement dans le Gurhwal et à Sirmore pour faire le Ruzot. G. Note sur le Stylochaeton hypogeum, plante de la Sénégambie ^ constituant un genre nouveau dans la famille des Aroidées; Par F. R. Leprieur. STYLOCHiEÏON. Genus novum. ( Ord. Aroïdeœ Schott. — Trib. Cryptocory- neœ Blume. ) Charact. gêner. Spatha tubo elongato indiviso, limbo brevi. Spadix omnino liber, supernè anlherifer, infernè ovariis con- F. R. LEPRiEUR. — Sur le Stylochœton hypogeum. i85 junctis onustus. Antherae liberae , filamentis brevibus suffultae , rimis longitudinalibus lateraliter déhiscentes. Ovaria (6-9 et ul- tra) basi spadicis adnata, inter se conjuncta; ovulis (8-16) locu- lorum angulo interne affixis, ascendentibus. Styli apice capitati, e cupulâ ovarium superanti orti, spathellulâ circumdati. Fruc- tus carnosus hypogeus. Species unica. Stylochœton hypogeum Nob. Pi. V. Habitat'm coUibussabulosis Senegambiae,pr8esertim in provin- ciis Cayor , Oiialo et ad Promontorium Viride. Floret mensibus Maio Junio et Julio. Descriptio. Radices numerosœ , carnosae, albidse, 2-6-pollicarcs , clavaeformes, crassitie pennœ auserinae, prsecipue è nodis vitalibus ortae, Caudex. Rhizoma horizontalis, stolonifer, crassitie digiti; substantiâ interna, albâ, carnosâ, fibris lignosis fere dcstitutâ; epidermide flavo-griseo, squamis setosis numerosis obtecto. Folia intégra, glabra, 5-8 ex eadem gemma orta. Petiolus 3-6-pollicaris, superne canaliculatus basi vaginal us : parte inferiorivaginanti subterraneâ dilate albo-violaceâ ; parte superioriflavo-virescenti, maculis crebris purpureo-violaceis notatâ. Lamina petioli longitudine, hastata, lanceolato-acuminata, supernè intense viridis, infernè pallidior, nervo medio promiuente basi canaliculato , nervis lateralibus paucis minutis incurvis, venosis, marginem versus confluentibus. Fo- liorum basis vaginans spathaque, squamis ( foliis abortivis ) cinctse, quarum internae albo-flavae , membranacco-scariosae. Spatfia bipollicaris, brève pedunculata , persistcns, basi apiceque colorata , tubo merabranaceo , indivise, nervoso-venoso, vix conslricto, acuto , carnoso, violacco, longitudinaliter apice fîsso. Spadix omnino liber, supernè antherifer, infernè ovariis conjunctis onustus, medio nudus. Stamina omnia fertilia libéra ; filamentis apice dilatatis; antheris terminali- bus, basi filamentis adnatis , subtetragonis, bivalvibus , rimis longitudinalibus lateraliter dehiscentibus ; loculis profundè bipartitis, post anthesin subtetrapte- ris, approximatis, ob septum incompletum albidum , bistriatum , subbilocula- ribus. Ovaria 6-9 et ultra, basi spadicis adnata, oblonga, subtrigona, raultiovulata. Ovula, numéro variantia (8-16), elongata , ascendentia , funiculo filiformi af- fixa. Placeniarium in singulo ovario unicum, ramosum, angulo interno adnatum. Stylus e cupulâ apice ovarii sitâ ortus, medio articulato-geniculatus , basi cras- sus, parte superiori cylindricus. Stigma capitatum. Capula, styli basin inoludens, i86 REicHENBACH. — Flora Germanica exslccata. obtegitur spathellâ gracili scariosâ basi dilatatâ, apice ovarii margine aduatâ, pro styli exsertione apice perforatâ. JBructus ovariis adnatis constans, subterraneus, carnosus, spathâ basi dilatatâ inclusus. Semina observari mihi non licuit. Nomen ex spathellâ styli basin includenti {p^^^^os stylus , et X^^tov indusium.) Obs. En examinant à mon retour de Cayenne les plantes que j'avais recueillies dans mon premier voyage au Sénégal, je fus de nouveau frappé du port étrange de celle qui fait le [sujet de cette note : c'est ce qui me détermina à l'étudier plus complè- tement, et à rechercher la place qu'elle devrait occuper dans la famille des Aroïdées. L'ouvrage de M. Schott, récemment publié à Vienne sur ce groupe ( F. Meletemata hotanica , T. I. p. »6 ) , me servit à reconnaître qu'elle se rapprochait du genre Crjpto- coryne, dont elle se distingue suffisamment par divers caractères et surtout par celui d'avoir son style naissant dans le fond d'une cupule qui est surmontée d'une sorte de spathelle. M. Blume , qui s'occupe de cette famille , m'a confirmé dans l'opinion que je m'étais formée. Ce nouveau genre sera le second de la tribu des Cryptocorjneœ de ce savant. EXPLICATION DE LA PLANCHE V. A. La plante entière , diminuée de grandeur. B. Spadice , après avoir ouvert la spalhe pour faire voir les organes de la fructification. G. Coupe longitudinale et l'un des ovaires très grossi^', pour montrer la forme du style et la position des ovules. D. Coupe transversale de& ovaires. E. Elamine grossie. F. Spathelle du style. Flora Germanica exsiccata sive herharium normale planta- rum selectarum criticarumve ^ in Ger mania propria vel in ad- jacente Borussia^ Ans tria ^ Hungaria , Dalmaiia , Tyroli , Helveiia^ Pedemontio Belgiaque nascentium ^ concinnatum editumque a Societaïe flor^ germanica, curante Lud. Rei- CHENBACH. (Leipzig, Hofmeister. Cent. 6 et 7. i833.) Les espèces que renferment les deux Centuries de cette col- lection pubhée dans le courant de l'année i833, ont été re- cueillies dans diverses contrées de la circonscription admise i)ar REiCHENBACH. — Floj'a Gemianica exsiccata. 187 l'éditeur. Le nombre des collaborateurs n'est cependant pas aussi nombreux qu'on était en droit de l'attendre, et jusqu'ici en Autriche et en Hongrie il ne s'est pas présenté de botaniste qui voulût fournir les belles espèces de ces deux pays. M. Noé a communiqué plus de la cinquième partie des espèces des deux nouvelles Centuries ; il les a recueillies dans les environs de Fiume , dans l'Istrie et dans les îles de la mer Adriatique, situées au voisinage de cette ville. Une grande partie de ces plantes se retrouvent dans le midi de la France; quelques-unes cependant sont particulières à l'Istrie, ou lui sont communes avec la Hongrie ou d'autres pays voisins. Parmi elles nous avons remarqué deux espèces qui ne sont point encore comprises dans le Flora excursoria de Beichenbach; ce sont les Scrofalaria variegata M. B. et Oro- hanche pruinosa Lap. La première de ces plantes est décrite dans le quatrième volume de la Flore d'Allemagne par Koch , sous le nom de S. Hoppii j M. Koch y rapporte le S. jura- tensis ^iiW. et le 45. canina de quelques localités. Thomas a encore fourni un certain nombre de plantes rares duVallaisou de la Suisse méridionale. M. Lejeune a donné quel- ques espèces, parmi lesquelles se trouvent les Feronica laxiflora Q\ paludosa. M.Weihe a donné quelques plantes décrites par lui, entre autres VErigeron serotinus^ qui se retrouve aussi en France. Il y a en tout 64 Monocotylédonées. Mais à voir plusieurs plantes de ces deux livraisons comme aussi quelques-unes des Centuries antérieures, on dirait que l'éditeur, M. Beichenbach, a oublié qu'il a promis Aes plantœ selectœ vel criticœ. Du moins il ne voudra point compter comme telles les Digitaria glabra et sanguinalis f les Setaria viridis et glauca^ le Linaria minor, \ Ononis spinosa ^ et quelques autres qui ne servent certainement point d'ornement à sa collection , et qui ne peuvent que la rendre volumineuse et très coiiteuse. Les échantillons de quel- ques plantes communes des Alpes , du Tyrol et du Saltzbourg devraient être moins exigus et plus nombreux. Si l'éditeur ne donnait que des plantes choisies , certainement les botanistes lui devrait une grande reconnaissance pour le service impor- tant qu'il rendrait à la science. i88 uwGER. — Sur V anthère des Sphagnum. Recherches sur V Anthère des Sphagnum; par le docteur Unger. {Flora, i834, n° io,page i45, avec une planche.) L'auteur décrit très en détail les anthères du Sphagnum ca- pillifolium; la grandeur des espèces appartenant à ce genre le lui a fait choisir pour faire des recherches sur l'organe mâle des Mousses. L'anthère écrasée et parvenue à maturité, pré- sente alors un suc mucilagineux dans lequel on aperçoit bientôt une infinité de petits corps mouvans ; leur agihté est augmentée par l'addition d'eau au liquide spermatique. M. Un- ger reconnut la similitude du mouvement de ces corpuscules avec celui que présentent les animalcules du genre Vibrion. Il les range dans le genre Spirillum Ehrenb., et les appelle Sp. Bryozoon : « Corpore filiformi rigido spirali , spira evoluta, c( basi incrassata, bis vel ter rediens. » Leur mouvement est tantôt rapide, tantôt lent, quelquefois ils semblent se reposer. L extrémité pointue est toujours en avant dans leur mouvement tournoyant: souvent on en voit deux qui se sant entortillés et qui font tous leurs efforts pour se séparer. Ces animalcules ne présentent qu'un mouvement en avant ^ quelquefois en arrière, jamais oscillatoire. La moindre partie d'alcool les tue, de même que d'autres substances;, les acides, etc. La strychnine les étour- dit, effet qu'elle produit aussi sur les autres infusoires. Leur mouvement s'observe très distinctement encore sur des mousses qui pendant plusieurs semaines avaient été conservées humides dans des boîtes de fer-blanc. Le docteur Werneck à Salzbourg, a examiné après M. Unger les anthères des Sphagnum, au moyen d'un microscope de Plœssel, qui grossit mieux que celui employé par M. Unger: ce- lui-ci n'ayantj obtenu qu'un grossissement de trois cents fois. M. Werneck ne croit pas pouvoir assigner leur place à ces infusoires dans le genre Spirillum; il croit qu'il convient plutôt de les réunir aux animalcules spermatiques, peut-être au genre Vibrio. Il les a observés dans les Sphagnum capilli/olium et squarrosum. j. w. KRA.USÉ. — Iconographie des céréales. 189 Abbildungen uncl Beschreibungen aller jetzt Behannten Getreide- arten. — Iconographie des céréales, parle pasteur Joh. Willh. Krausé. (Deuxième livraison, 3^ pag. folio, avec 6 planches coloriées, dessinées par Ern. Schenk. Leipzig, i834. Baumgœrtner. Prix , 8 francs.) M. le pasteur Krausé a entrepris un travail iconographique sur les blés. On a déjà un très bon ouvrage sur ce sujets publié par M. Metzger à Heidelberg; celui de M. Krausé sera plus corn* plet et plus étendu. Il commence sa publication par la seconde livraison qui comprend le Triticum turgidum ou blé d'Angleterre. La première livraison, où le T. vulgare sera traité , paraîtra plus tard, quand l'auteur aura fait encore quelques expériences sur quelques-unes de ses variétés. Dans l'Introduction générale qu'il a jointe à la seconde livraison, se trouve un aperçu historique des travaux que les Céréales ont provoqués jusqu'à nos jours. Les 6 planches en taille-douce qui accompagnent cette livraison représentent les variétés suivantes : T. turgidum album velutinum. — — glabrum. — — rufum velutinum, — — subglaucum velutinum. — — violaceum velutinum. — — nigricans velutinum. — — compositum album glabrum. — — rufum velutinum. — — — glabrum. Chaque variété est accompagnée d'une description détaillée ^ de l'indication des meilleurs procédés à suivre dans sa culture , des résultats obtenus pour son usage dans l'économie domes- tique : toutes ces observations ont été faites dans le nord de l'Allemagne, M. Krausé, habitant les environs d'Iéna. L'ouvrage igo J. F. KRÙGEr.. — Dictionn. des ternies botaniques. est exécuté avec le plus grand soin et fait honneur au zèle que l'auteur déploie pour améliorer la culture des céréales et pour remplacer par des espèces nouvelles celles cultivées jusqu'ici qui seraient moins avantageuses. La 3* livraison comprendra le T. durum ; la 4* le T. poloni- cum; la 5* le T. Spelta; la 6" le T. amjleum; la 5' le T. mo- nococcuniy la 8' et dernière les Orges et le Seigle. Lateinisch - Deutsches Handwoerterbuch û^er Z>Oto72WC^e72 Kunstsprache und Pflanzennamen, — Dictio]\j?jaike latin- allemand des termes botaniques et des noins des plantes'; par JoH. Fried. Krûger. (In-8° i33 pag. avec i planches. Leipzig, i833: Basse; prix 6 fr.) Il existe en Allemagne, comme on doit s'y attendre dans un pays qui fait tant pour les progrès des études botaniques , plu- sieurs ouvrages dans lesquels, sous la forme de dictionnaire on trouve l'explication des différens termes botaniques; mais ces ouvrages sont déjà plus ou moins anciens, et un ouvrage de cette nature doit vieillir bien vite. D'ailleurs, le langage botanique allemand n'a été créé que de nos jours , car on se servait dans ce pays assez généralement de la langue latine. La Flore de Mer- tens et Roch, le Handbuch de Link ont, entre autres ouvrages , contribué beaucoup à lui donner de la fixité. Le dictionnaire de M. Krûger est fait avec beaucoup de soin ; il a réuni tout ce qui a rapport à son sujet , et paraît avoir été quelquefois dans le cas de créer des termes nouveaux , sur la valeur ou l'oppor- tunité desquels les botanistes auront à prononcer. Les termes d'organographie ne sont point seuls admis comme on le faisait assez généralement dans cette sorte de livres; tous les noms génériques et spécifiques ont également trouvé leur explication. Pour rendre plus clair un terme, l'auteur cite quelquefois le nom d'une plante connue, où les commençans pourront facile- L, COLLA. — Herbier piè montais. 19 j ment trouver l'explication de ce qu'ils ne comprendraient point. L'ouvrage est imprimé sur deux colonnes et en caractères assez petits. Les deux planches in-4° qui l'accompagnent comprennent 1 20 figures bien exécutées ; elles sont propres à mieux faire connaître les principaux termes de la botanique descriptive. Hkrbarium pi'DEMONTANUM,y«a7/â; methodum naturalem dispo- situm ) etc. — Herbieii piémontais, disposé selon la méthode naturelle y avec V addition de plantes exotiques pow conser- ver la série des ordres ; par Louis Colla , membre de l'Aca- démie des Sciences de Turin. ( Extrait du prospectus. ) Allioni, botaniste piémontais, publia en 1785 la Flore de son pîiys, mais les progrès immenses de la botanique depuis cette époque, et les perfectionnemens qu'elle a subis, rendaient cet ouvrage incomplet. D'ailleurs il y avait suivi une méthode obscure et imparfaite qui s'éloignait et du système sexuel de Linné, et de la méthode naturelle que de nosjours nous voyons prendre tant de vogue. En cet état de choses l'on pouvait dire que le Piémont manquait d'une Flore. M. Louis Colla sentit la nécessité d'un tel ouvrage , et travailla pendant 26 ans à en réunir les matériaux. Sa Flore comprend toutes les plantes qui croissent dans les Etats du continent du roi de Sardaigne. Cet espace de pays qui présente un vaste littoral et qui contient des montagnes, des collines , des vallées , des fleuves , des torrens , des lacs , des ma- rais, offre au botaniste une ample moisson, et peu de pays peuvent en Europe vanter une végétation plus variée et plus riche. Mais, comme le Piémont et la Ligurie, malgré leur richesse, ne possèdent pas tous les ordres, l'auteur a inséré dans son ouvrage les plantes exotiques qui servent à les compléter. De cette manière le lecteur apprendra à mieux saisir les ca- ractères des plantes, et aura l'avantage tout en étudiant la Flore 192 L. COLLA. — Herbier piémontais. particulière d'un pays, de suivre la série de tous les végétaux dont il aura pour ainsi dire sans lacunes le tableau sous les yeux. M. Colla > est déjà assez connu par plusieurs ouvrages de botanique, pour qu'on puisse juger d'avance du succès de son ouvrage, dont au reste il offre au public le premier volume qui contient toutes les Thalamiflores. La préface qui l'accompagne donne un plus ample aperçu des vues de l'auteur , et de la manière dont il veut traiter son sujet. Dans un ouvrage de cette nature auquel l'auteur travaille en- core, il est difficile de fixer au juste le nom.bre des volumes; mais, par la matière contenue dans le premier, on peut ap- proximativement juger de l'étendue de l'ouvrage. Il sera suivi par un cahier de planches hthographiées qui re- présenteront les espèces ou inexactement connues, ou tout-à- fait ignorées. L'auteur a dans son ouvrage pour collaborateur M^^^ Técophile Billotti sa fille, qui dessine elle-même les plantes et en lithographie le phis grand nombre. CONDITIONS DE LA SOUSCRIPTION. L'ouvrage sera imprimé sur papier in-S** et avec beaux carac- tères. Le i*"" volume a paru. Le 2e et le 3^ paraîtront dans le cou- rant de l'année i834- Le i^"" vol. broché pour les souscripteurs à Turin. 7 f. 5o c. Pour les non-souscripteurs 9 35. Vendu à Paris il coûtera 9 f . Les souscriptions se reçoivent à Turin chez Louis et Fran- çois Pic, libraires de l'Académie royale des Sciences, et Joseph Pomba ; et à l'étranger chez les principaux libraires. Le dernier volume in-4°, qui comprendra le cahier des plan- ches, contiendra aussi les additions et corrections; le prix de chaque planche est fixé à 12 cent, pour les souscripteurs, et à i5 cent, pour les non-souscTipteurs. UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. ig3 Die Exanthème dei- Pflanzen und einige mit diesen veiwandte Krankheîten der Gewaechse, etc. — Les Exanthèmes des Plantes et autres maladies analogues des végétaux exposés sous le point de vue patho génétique et no so graphique j, Par François Unger , D. M. ( Un vol. in-8^. Vienne, chez Gerold. i833.) Ce livre peut se diviser en deux parties principales : dans la première, l'auteur s'occupe de l'anatomie et de la physiologie des parties vertes en général; dans la seconde, il passe en revue les différentes maladies auxquelles ces parties sont sujettes, et s'attache à prouver que les productions désignées par Fries , sous le nom diEntophytes^ ne sont que des maladies analogues à celle de la peau chez l'homme. On voit que l'auteur aborde dans cet ouvrage une des questions les plus importantes et les plus difficiles que présente la nature vivante; celle de savoir ce qui distingue une maladie d'une plante; d'indiquer les pas- sages de l'une à l'autre , les progrès de la force organisatrice et la limite exacte ( si elle existe ) qui sépare une production pa- thologique d'un être végétal indépendant. L'intérêt de ces ques- tions nous a engagé à citer textuellement plusieurs passages de l'ouvrage de M. Uiiger. PREMIÈRE PARTIE. Anatomie des parties foliacées. Les feuilles se composent de cellules disposées en couches superposées les unes aux autres, et qui communiquent avec la tige par l'intermédiaire du pétiole. Celui-ci renferme les fais- ceaux de trachées qui se distribuent dans le limbe, suivant des lois encore inconnues, et forment un réseau plus ou moins compliqué. Dans les végétaux inférieurs, les feuilles consistent en une seule couche de cellules ; dans les plantes plus par- I. BoTAH. — Octobre. i3 i(j4 u.\GER. — Sur les Exanthèmes des plantes. faites, on en reconnaît plusieurs et elles offrent des diffé- rences notables; les cellules de la face tournée vers la lu- mière ont une position perpendiculaire à l'épiderme, et sont plus allongées, tandis que celles de la face qui regarde le sol sont plus arrondies et plus grandes. Dans les Monocotylé- dones il n'en est pas ainsi, et l'on peut dire que dans ces vé- gétaux la feuille n'est qu'à moitié séparée de la tige. Parmi les Plantes d'une même famille, on trouve aussi les plus grandes diffé- rences. En général , l'épaisseur de la feuille est proportionnelle au nombre de couches ; si cette épaisseur est peu considéra- ble, alors il n'existe qu'une seule couche de cellules allongées au-dessous de l'épiderme, et deux couclies de cellules rondes. Dans beaucoup de plantes néanmoins, dans X Aegopodium poda- graria, par exemple, on ne trouve qu'une couche de cellules allongées, et tandis que les autres sont quadruplées et même quintuplées. Je n'ai jamais rencontré plus de deux couches de ces cellules, allongées, excepté dans les feuilles des Cannées et des Musacées qui font encore exception sous d'autres points de vue. Meyen (Phytotomie,X.-àh.\u)£i^uYQ deux couches de cellules cylindri- ques dans les feuilles du Maranîa Zebrina^ quatre dans celles de XUrania speciosa. Ce?> nombres néanmoins sont loin d'être constans, car ïreviranus ( Fermischte Schriften, vol. iv) ne re- présente que deux couches sur la coupe perpendiculaire du Musa paradisiaca. Toutes ces cellules sont remplies d'un suc ordinairement incolore, quelquefois cependant rouge, ainsi que Meyen l'a fait voir pour les feuilles du Dracœna ferrea où le suc coloré ne se trouve que dans les deux couches supérieures des cellules. Lorsque le suc est incolore , il contient les granules verts qui, suivant Link, sont de petites utricuies formées d'une membrane mince dont la face interne est enduite de substance colorante. Le nombre des granules verts est très variable, et leur disposition à l'intérieur des cellules n'offre rien de con- stant. Outre les granules, on trouve encore dans les cellules des corps crjstalliformes [Raphides D C) qui ont été vus dans dif- férentes plantes par Link, Rudolphi, Sprengel , Rieser , Meyen et moi, des cristaux plus considérables également réunis en UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. iq5 faisceaux dans les différentes espèces des genres Tilia , Maha, Portulaca, Bhus, Cactus et Caladium ; ']g les ai observés dans les pétioles de la mercuriale vivace. Les cellules dont nous avons parlé étant sphériques ou ellip- soïdes , il est évident qu'elles ne peuvent se toucher par tous leurs points: aussi leur adhérence est-elle faible, et Meyen donne à ce genre de tissu le nom de Merenchyme. Les méats inter-cellulaires sont remplis , dans les jeunes plantes, de sucs non élaborés; et on peut supposer avec Rieser {Fhytotomie ^ p. 38) que les cellules nageaient originairement dans ce liquide, qu'elles ont absorbé peu-à-peu. Lorsque les parties foliacées se trouvent par la suite soumises à l'influence de l'air et de la lumière , alors une partie des liquides qu'elles contiennent passe à l'état de gaz, agrandissent les méats intercellulaires et forment de véritables cavités qui communiquent entre elles , et que les botanistes connaissent sous le nom de cantés aériennes. Dans les feuilles, ces lacunes sont presque toujours arrondies ; s'il faut en croire Treviranus, elles existent surtout dans les couches inférieures, et prennent d'abord une forme étoilée qui devient arrondie par la suite. Dans les Monocotylédones, les cavités aériennes ont la forme de tubes allongés qui mar- chent parallèlement aux trachées; on les retrouve dans des végétaux aquatiques tels que l'Hip/^wm, le CeratophjUum^Xç Myriophyllum , le Fotamogeton y]e Fallisneria,le Stratiotes, les Nymphœa et le Calthapalustris.Ces canaux communiquent par l'intermédiaire de ceux du pétiole avec les cavités aériennes de la tige. Quant aux lacunes décrites par M. Mirbel, qui sont pro- duites par la rupture des cellules dont elles portent les débris sur leurs parois, elles existent dans les feuilles des Musacées, et des Pandanées , et dans les tiges des Graminées , des Ombel- lifères , etc. Les vaisseaux spiraux se rencontrent dans les feuilles ; leur mode de distribution détermine la forme du limbe ; c'est dans les nervures qu'il faut les chercher, là ils existent entourés de tissu cellulaire à mailles allongées. Ces trachées, disposées en faisceaux, sont ordinairement formées d'une seule bandelette élastique roulée sur elle-même. Les faisceaux se divisent sou- i3. ^ij6 UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. vent et les vaisseaux qui les composent se séparent et s'ajustent les uns au bout des autres. On ne trouve pas dans les feuilles la forme de vaisseaux dits en chapelet. Les travaux récens de M. Bischoff (de vera vasorum spiralium natura et functione, Bonœ 1829) ne laissent aucun doute sur le contenu de ces vaisseaux ; c'est de l'air atmosphérique pur. Malgré les recher- ches de Sprengel , de Kieser et de beaucoup d'autres phy toto- mistes on ne saurait affirmer d'une manière positive que les trachées ne communiquent pas avec les stomates. Les vaisseaux du latex accompagnent partout les trachées. Le suc qu'ils contiennent est tantôt transparent, tantôt jaune et même rouge. Quoique connus des anciens anatomistes, ce n'est que dans ces derniers temps qu'on a déterminé leur véri- table nature. Schultz et Meyen sont ceux auxquels on doit le plus d'observations sur ce sujet. Ils s'accordent à les représenter comme un système vasculaire complet dont la disposition est la suivante : Les troncs principaux se trouvent dans la tige ; ils sont parallèles entre eux et s'anastomosent rarement. Ce- pendant vers les racines, les nœuds et les feuilles, les cordons de communication se multiplient ; là ces troncs se ramifient et il en résulte un véritable tissu réticulaire. Les troncs se dirigent ordinairement parallèlement aux trachées, et on les trouve dans l'espace qui sépare celles-ci du parenchyme celluleux. Quelques- uns sont entourés immédiatement par des cellules très allongées et des trachées. Dans les végétaux ligneux, les vaisseaux du latex se trouvent dans le parenchyme de l'écorce, où ils sont enveloppés par du tissu utriculaire. Dans les feuilles, dit Meyen, ( Linnœa , vol. 11 , p. 667 ) les vaisseaux propres sont situés plus près de la face inférieure et souvent immédiatement au-dessous de l'épiderme dont la lésion provoque l'écoulement du suc propre. Ces vaisseaux sont en rapport immédiat avec les cellu- les allongées de l'épiderme. Là où le vaisseau donne un rameau latéral, il est ordinairement un peu plus renflé. Nos propres observations confirment ces résultats : ainsi dans les nervures des feuilles à suc laiteux et en particuher du Tragopogonpratense où les anastomoses sont très fréquentes, on observe de véri- tables dilatations variqueuses; la couleur du suc propre ne UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. 197 tient pas aux globules qu'il renferme, ceux-ci sont constam- ment incolores. Quant à la circulation elle-même je l'ai parfai- tement observée en examinant au jour diffus une couche très mince séparée d'une feuille ai Alisma plantago. On ne doit pas confondre les vaisseaux du suc propre (vasa propria) avec les vaisseaux du latex, en ce que les premiers ne sont pas formés par une membrane propre; ils ne sont dus qu'à l'élargissement des méats intercellulaires dans lesquels s'a- massent de la gomme , de la résine, de l'huile, etc. L'épiderme des plantes appartient également au système cellulaire. A l'exemple de L. Trev'iranus f Fermischte Schriften^ vol. IV ) nous donnons le nom de cuticule à cette membrane composée de cellules qui recouvre les parties vertes des pha- nérogames et des cryptogames foliacés. Cette cuticule est for- mée de cellules aplaties, intimement unies entre elles et qui se détachent plus ou moins facilement de la couche sous-ja- cente. Ces cellules se distinguent de celles du diachyme par les caractères suivans: L'épaisseur des parois n'est point partout la même, elle est plus considérable du côté libre que du côté adhérent; les utricules contiennent, dans l'origine, un suc in- colore sans globules verts. Dans un petit nombre de plantes rEx. Maranta Zebrina, on y aperçoit de très petits cristaux. Dans le Cactus penduluSj ces cellules renferment quelques globules verts. Plus tard elles ne contiennent que de l'air , et dans quelques cas seulement un liquide coloré en rouge. Il n'existe pas d'espaces vides entre les cellules de l'épiderme, car les cloisons sont in- timement soudées les unes aux autres. Lorsque l'épiderme se compose de plusieurs couches superposées, les parois horizon- tales se confondent entre elles. Ces cellules en contact simu- lent des vaisseaux ; on peut s'en assurer en faisant des coupes sur des feuilles d'une consistance un peu ferme, telles que celles deA'HellebGrus vîridis jduPj-rola secunda, du Polj-gonum vwi- parum, du Polygala chamœbuxus, de XAsarum europœwn et des Pins, etc. Les parois paraissent percées de pores, mais c'est une illusion analogue à celle qui fait voir des pores sur les cellules de la moelle de XAsclepias camosa, des Sambucus nigra^ racenios.a, de la Rose, etc. Les plis et les stries que l'on remarque sur les i(i8 UNGKR. — Sur les Exanthèmes des plantes. mêmes parois sont dues à la dilatation inégale des cellules, car elles disparaissent dès qu'on les mouille et que l'air, qui les remplit imparfaitement, en est expulsé. La grandeur des utricules épidermiques varie, considérée re- lativement à celles des cellules du parenchyme. Souvent elles sont plus grandes , rarement plus petites. Leur forme est en général celle d'un parallélipipède aplati ; quelquefois la paroi supérieure s'élève en forme de voûte; et alors les cellules prennent un aspect hémisphérique et semblent distinctes les unes des autres. Ex.^/oe perfoliata. Crassula coccinea (Voy. Meyen. Phytotomie. Tab. 1 1 et 12.) Dans le Gladiolus cornmunis y la paroi supérieure s'élève en forme de mamelon et l'on en observe souvent plusieurs sur chaque cellule. Ce sont évidemment là les rudimens des poils et des glandes corticales. Les cellules de l'épiderme ont souvent des formes très irrégulières , l'histoire de la formation de cet organe peut en donner la raison. Tant que les cotylédons sont enveloppés par le périsperme, ils sont dépourvus d'épiderme ; celui-ci ne se forme que lorsque les cotylédons commencent à se plisser et à verdir. Il en est de même des feuilles contenues dans le bourgeon : à cette époque les cellules de l'épiderme sont encore gorgées de sucs. L'exposition à l'air fait disparaître ces sucs et leur donne une forme irrégulière. Il n'y a pas de véri- table épiderme dans les Champignons, les Algues et les Lichens. En remontant l'échelle végétale , il se montre d'abord sur les apophyses du fruit des Splachnum et de quelques autres Mousses; dans les Hépatiques, parmi les espèces des genres Marchantia , Riccia, Targionia. Ce n'est que dans les Fougères qu'il apparaît répandu d'une manière universelle. Structure des Stomates. Comparetti démontra le premier qu'ils présentaient une solu- tion de continuité. Hedwig partagea cette idée, et les nomma Pori exhalantes. Depuis Treviranus,Moldenhawer , Rieser, Ru- dolphi, de Candolle et Mirbel ont confirmé cette manière de voir, qui est partagée par MohI, tandis que Meyen, Nées UNGER. — Su7' les Exanthèmes des plantes. 199 (l'iTsenbeck et Link semblent vouloir revenir à Topinion des anciens qui ne voyaient dans les Stomates que des glandes épi- dermiques. Cette divergence nous a conduit à examiner de nouveau la question avec un soin scrupuleux. Un Stomate est une ouverture ovale creusée entre deux cellules saillantes , dont les bords sont perpendiculaires ou plus ou moins évidés. Ces cellules appartiennent au parenchyme, car elles contiennent des globules verts; elles sont d'abord très enfoncées, mais peu- à-peu elles s'élèvent et soulèvent en même temps la couche épider- mique qui leur est adhérente. Lorsqu'il existe plusieurs couches d'épiderme, alors ces cellules adhèrent à la couche supérieure, et il existe une lacune correspondante dans la couche mïé- TÏe,\XYe{E\.Canna)\ où elles se trouvent en contact avec la seconde couche, et alors la lacune existe dans la couche supérieure (Ex. Agave americana.\ Les cellules de l'épiderme font ordinairement saillie au-dessus de celles du parenchyme qui forment les lèvres des Stomates, d'où il résidte que l'orifice véritable est précédé d'un vestibule. Cependant, par suite du développement de ces deux cellules parenchymateuses, il arrive qu'elles s'élèvent au-dessus de la surface épidermique. M. Meyen considère toutes ces parties comme des glandes épidermiques(nous croyons inu- tile de réfuter cette opinion qui n'est plus admise en France par personne). L'orifice des Stomates varie en diamètre: c'est ce qui a fait croire à des anatomistes qu'il était quelquefois fermé par une membrane; cela est faux , mais dans quelques circonstances il est bouché par des produits excrétés; ainsi Link a vu que dans les sapins on y trouvait de la matière résineuse; moi-même , en examinant au microscope les pores ànSplachiium ampullaceum, je vis sur leur bord libre de petits débris que je regardai d'abord comme ceux d'une membrane; bientôt je reconnus que c'était une matière excrétée, ainsi que je m'en assurai par des réactifs chimiques. Le rapport de grandeur entre les orifices des Sto mates et leur cavité intérieure est le suivant : Les deux cellules du parenchyme qui forment les lèvres de l'orifice sont d'abord en contact avec le parenchyme auquel elles appartiennent. A mesure qu'elles s'en éloignent en s'élevant, 2c)o LANGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. il se forme dans les mé:its intercellulaires une cavité communi- quant avec l'air extérieur par l'orifice du Stomate, et que nous nommerons la chambre du Stomate. La forme de ces cavités n'a rien de constant, et l'orifice ne correspond pas toujours à leur milieu; cependant il n'arrive jamais qu'il n'existe aucune communication entre cet orifice et la chambre. Ces cavités se continuent avec les méats intercellulaires et les autres lacunes de la plante. Cette dernière assertion est niée par M. Meyen , parce que, dit-il, les parois des cellules voisines semblent intimement unies entre elles; mais en mettant une feuille sous l'eau, on voit une foule de bulles d'air pénétrer dans la cavité du Stomate. Je n'ai jamais vu la communication des trachées et des Stomates; communication que de simples considérations anatomiques auraient pu faire révoquer en doute. Ainsi , il existe des Stomates sur les différentes espèces de Spla- chniim^ de Lemna, et point de trachées; l'inverse a lieu dans le Monotropa y les Lathj^œa ^ etc.; les Noyas, les Zanichella etc. L'existence des Stomates est liée à celle d'un véritable épi- derme : aussi dans les Lichens, les Algues et les Champignons, il n'y a ni épjderme ni stomates. Dans les Mousses, les Stomates apparaissent avec l'épiderme; dans les Marchantia , ils sont très visibles, mais sous la forme d'un simple trou qui n'est pas entouré par des cellules parenchymateuses comme dans les végétaux supérieurs; l'ouverture est carrée ou elliptique, et conduit dans une cavité assez large entourée de cellules rem- pUes de globules; les cellules ont ici une forme particulière- elles ressemblent à des bouteilles dont les goulots font saillie dans la cavité des Stomates. Sur les Riccia et les Targionia , on trouve la même chose. Dans les Mousses, les pores sont beau- coup plus développés et il existe à l'entour deux cellules paren- chymateuses. Treviranus les a découverts sur les apophyses des Splachnum ampullaceum, mnioides et sphœricum et sur les cap- sules de plusieurs BryumJQ les ai vus aussi sur le Mniuin turbU natum et le Bartranùa fontana. Ce n'est que dans les Fougères qu'on trouve l'épiderme à l'état parfait et aussi des pores analogues à ceux des plantes Phanéro- games. Dans les Equisetinn , ils sont situés dans les sillons le UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. 201 long de la tige; les cellules qui les entourent sont plissées. Les Conifères présentent aussi des Stomates rangés en lignes longi- tudinales; il n'en existe pas dans Visoeles et \e Sali^inia. Toutes les plantes aquatiques ne sont munies de Stomates et d'épi- derme que lorsque les parties ne sont pas submergées. Ainsi , les feuilles flottantes du Polygonwn amphibium^ des Le/nna^âes IVjmphaea, du Pianunculus aquatilis ne présentent des pores qu'à leur surface supérieure. Les plantes parasites qui viennent sur les racines sont rangées ordinairement au nombre de celles qui n'ont point de Stomates; le genre Orohanche fait cependant exception ; j'ai vu le long des tiges de ces plantes des pores très nombreux; les cellules qui les bordent sont remplies de grains de fécule. J'en ai découvert aussi sur les Cuscutes ^vi\2X% ils sont très clairsemés. "Nulle part^ dans les végétaux, on ne les remarque en aussi grande quantité qu'à la surface inférieure des feuilles. Dans lès chapitres suivans, l'auteur traite des fonctions des feuilles; il rappelle les expériences de Haies, Muschenbroeck, Guettard, Wilson, Desfontaines, Mirbel, Dutrochet, Schuebler et Neuffer sur l'évaporation ; celles de Théodore de Saussure sur la décomposition et l'exhalation des gaz; mais il n'ajoute aucun fait nouveau , aucune considération importante à la masse d'observations que la science possède sur cette matière. Dans le paragraphe xii , il établit que les Stomates sont les organes qui servent à l'exhalation aqueuse et gazeuse des végé- taux. Comme tout ce qui va suivre repose sur ce fait fonda- mental, nous allons énumérer les motifs sur lesquels l'auteur s'aj3puie pour l'établir. Guettard, Bonnet et Sprengel avaient soutenu que c'était la face supérieure comme plus exposée au soleil qui évaporait le plus; mais déjà Hedwig soutenait l'opi- nion contraire , et les expériences de Rnight et de Treviranus, sur ce sujet, sont tout-à-fait décisives; ils ont prouvé que l'évaporation était en raison du nombre des Stomates, que les feuilles qui n'en avaient qu'à leur face inférieure n'évaporaient que par la face inférieure, Ex. : la Yigne, le Pelargonium to- mentosum, etc. , que celles qui en avaient également sur les deux faces , Ex. : Calla œthiopica évaporaient également par la supérieure et l'inférieure ; les phénomènes d'absorption ont 202 UNGER. — Suj' les Exanthèuies de$ plantes. aussi lieu spécialement par la face inférieure; tous les physiolo- gistes sont d'accord sur ce point. M. Knight a objecté que les pores étaient clos lors de Timbibition , mais jamais je n'ai pu apercevoir les Stomates fermés au point de ne pouvoir laisser échapper des gaz tels que l'oxygène. M. de Saussure, d'après ses expériences comparatives sur les plantes des marais et sur celles qui viennent dans les lieux secs, arrive aussi à cette conclusion , que la décomposition des gaz et leur exhalation se font par l'intermédiaire des Stomates. Je suis loin de penser que l'exhalation aqueuse n'ait lieu que par les pores corticaux ; il existe, aussi, une transsudation à travers le tissu cellulaire lui-même, mais elle est peu considérable en comparaison de celle qui a lieu par les Stomates. DEUXIÈME PARTIE. Les végétaux parasites connus sous le nom d'Entophytes (Fries), ou de Champignons epiphylles, ne sauraient être en aucune manière assimilés à ceux qui poussent sur des sub- stances organiques en putréfaction ; leur existence est en effet intimement liée à celle des végétaux sur lesquels ils vivent; leur apparition est un résultat des fonctions même de ces végé- taux, et on ne saurait, à cause de cela, les considérer comme de véritables plantes, mais bien comme des formations patholo- giques. Les Entophytes ne se montrent jamais que sur les organes où la vie s'exerce avec le plus ilenergie, sur les parties vertes en général , et sur les feuilles en particulier. Ainsi Tf/re^o Salicis D C et \Uredo Acherois ne se trouvent que sur les jeunes pousses des saules et des peupliers. A la surface de l'écorce dont les fonctions vitales sont moms actives que celles des feuilles, on voit se former des cryptogames plus parfaites, des Lichens, des Mousses, etc., et même des phanérogames tels que les Viscum , \qs Loranthus , etc. Mais il faut observer que les Mousses , les Lichens, les Cham- pignons végètent sur l'écorce des arbres comme sur un corps UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. 2o3 privé de vie, aussi sont-ils d'autant plus abondans que cette écorce est dans un état plus voisin de la décomposition pu- tride; voyez un arbre, son tronc, ses branches principales sont couverts de Mousse et de Lichens; mais à mesure que vous approchez des sommités leur nombre diminue , et arrivé aux parties vertes, vous n'en apercevez plus la moindre trace, parce que ces parties vertes vivent tandis que l'écorce de l'ar- bre est morte. L'observation prouve que tous les végétaux ne sont pas également affectés d'entophytes; les Acotylédones, tels que les Algues, les Lichens en sont complètement exempts. Ce n'est que dans les derniers végétaux vasculaires, les Fou- gères, qu'on les observe d'abord, et à mesure que l'on s'élève dans l'échelle des Phanérogames, leur nombre et la diversité de leurs formes augmentent dans la même proportion. Les parasites , tels que les Lathrœa , les Orobanche, les végétaux aquatiques, toutes les plantes en un mot qui ne sont pas pourvues d'un épiderme distinct, en manquent totalement. Certains organes aussi ont le privilège de n'en être presque ja- mais affectés, tels sont les Racines, les Pétales, les Etamines et le Pistil: aussi a-t-on reconnu que ces parties ne sont pas revêtues d'une véritable cuticule. Un autre phénomène n'est pas moins digne d'attention , c'est que le plus grand nombre des Entophytes ne se montre qu'à la surface inférieure des feuilles qui, comme on le sait, est munie du plus grand nombre de Stomates. Dans les Monocotylédones , le Ranunculus bulbo- sus, \e Sium falcaria, ÏJsarum europœum^ VEuphorbia cypa- rissias on en trouve autant sur l'une des faces que sur l'autre, et les E ntophytes les affectent toutes deux également . Dans la plupart des Amentacées, dans les Vacciniées, les Violées, lesHy- péricinées , les Composées , on ne trouve des pores et des cham- pignons épiphylles qu'à la surface inférieure des feuilles. Dans les Labiées, les Euphorbiacées , les Caryophyllées et les Om- bellifères où l'on observe des Stomates sur les tiges , les ento- phytes envahissent ces mêmes parties Dans la Salvia glutinosa^ les Stomates sont placés sur les nervures , et c'est aussi sur ces parties que l'on découvre des Uredo; les enveloppes florales sont d'autant plus sujettes aux entophytes , qu'elles se rappro- 2o4 UJNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. chent davantage de la nature foliacée ; on les rencontre souveiU sur les Involucres ou les Bractées , sur les Perianthes des Mo- nocotylédones : ainsi j'ai vu celui du Convallaria maialis , et Q^m-à^XOrnithogalum umbellatum couverts, l'un du Caeoma OrnithogalL Schi., l'autre de XAecidium circinnatum. Cependant ces Champignons étaient bornés à la face externe qui, ainsi que je m'en assurai , est parsemée de Stomates. Sur les Glumes des Graminées, on voit souvent YUredo linearis et le Puccinia grajninis ; le Caeoma Aristolochiœ se montre, selon Schlechten- dahl, à la face externe du Perigone ; le Rharnnus catharticus , lorsqu'il est envahi par \Aecidium crassum , en présente sur ses pétales comme ailleurs. Enfin, le fait le plus singulier est celui d'un pied de Thlaspi bursa pastoris qui présentait des plaques YUredo candida (Pers.) sur ses tiges, ses feuilles, son calice, ses pétales et même ses étamines. On a observé des Entophytes sur le Péricarpe, la Cariopse des Graminées, les Capsules des Ornithogales , les Gousses des Haricots, et des Baies presque mûres du Berberis vulgaris. La présence des Poils n'empêche pas la formation des Entophytes , mais ne semble pas la fj^voriser; il n'en est pas de même des glandes, qui sous ce point de vue semblent avoir la même influence que les Stomates. Ainsi, la face inférieure des feuilles de la Soldanella pusilla asi percée d'un grand nombre de pores, et cependant elle est rarement malade; la face supérieure, au contraire, qui n'offre que des glandes est souvent couverte ôiUredo. JJ Hjpericum perforatum est dans le même cas. Tous les faits que nous avons accumulés jusqu'ici tendent à prouver d'une manière indirecte que les Entophytes sont des maladies des Stomates. Il s'agit d'en donner la preuve directe. Pour y arriver, il fallait choisir une plante qui offrît de grands Stomates, et qui fût souvent affecté d'Entophytes, le Vicia faba réunissait ces deux conditions. Je choisis des pieds qui étaient tachés dans divers points par XUredo Leguminosarum ; j'observai que précisément, au milieu de ces taches, il se trouvait toujours un Stomate, et souvent lorsque XUredo présente l'apparence d'une masse conique le Stomate est au sommet du cône. Quand la pustule crève, les fentes partent toutes de l'orifice du pore, et UNGER. — S/ir les Exanthèmes des plantes. 2o5 s'irradient en séparant les cellules les unes des autres. Sur le Linum catharticum et le Scrophularia nodosa , on peut voir ces phénomènes avec la même facilité. En résumant tous les faits anatomiques et physiologiques que nous venons de passer en revue, on arrive à cette consé- quence finale : savoir que les Entophjtes sont des maladies de la peau des végétaux , résultat d'un trouble des fonctions respi- ratoires. L'auteur fait suivre ces considérations d'une table contenant des végétaux de toutes les familles, avec l'indication de la structure relative de leur épiderme et le nom des Ento- phytes qu'on a observés sur l'un^ ou l'autre de leurs surfaces. Quelle est la cause prédisposante de ces maladies ? Il existe d'abord des prédispositions spécifiques, qui tiennent à l'orga- nisation de chaque espèce de plante en particulier. Ainsi, XUrtica dioica est souvent affectée d'exanthèmes, XU. urens T\e l'est presque jamais. Il en est de même de la Balsamine et de V Impatiens noli-me - tangere. Il existe aussi des dispositions génériques, cela veut dire que toutes les espèces d'un même genre sont également sujettes aux Entophytes, Ex.: les genres Salix, Campanultty Euphrasia., Mentha , etc. Il est enfin des familles dont toutes les espèces sont très souvent malades ; les Synanthérées, les Légumineuses, les Rosacées, les Renoncu- lacées, les Crucifères, les Polygonées, etc., tandis que les Sola- nées et les Gucurbitacées sont constamment épargnées. L'ob- servation fait voir, qu'en général, les végétaux à feuilles sèches dures et persistantes, et les plantes vulgairement appelées plantes grasses sont préservées. Ainsi, les Laurinées, les Myris- ticées,les Diospyrées, les Myrsinées ne sont jamais malades. M. Martius a aussi observé que l'on ne trouve jamais d'Ento- phytes sur les Euphorbiacées cactiformes des Tropiques, et que dans cette famille les genres Sapium et Gymnanthes., dont toutes les feuilles sont dures et coriaces , en sont constamment exempts. Cela vient de ce que ces feuilles ont un tissu cellulaire résistant et des pores très ouverts, ce qui fait que l'évapora- tion s'opère facilement; les feuilles des plantes grasses sont dans des conditions opposées; mais dans ces plantes, l'évapo- ration est presque nulle et peu nécessaire à leur santé gêné- io6 uwGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. raie. Maintenant, il faut songer aux autres causes prédispo- santes : celles d'âge, de localité, de climat , et je dirai même de constitution médicale, car il est évident qu'il règne quelquefois àQsEpiphjtozies.VdiSSOWA en revue les plus remarquables d'entre ces causes : Causes prédisposantes. — i^ Il est à remarquer que ce sont toujours des végétaux jeunes et pleins de sève qui souffrent de ces maladies; aussi est-ce au printemps qu'on les voit paraî- tre sur toutes les parties vertes et tendres des végétaux. 1" Sur les jeunes pousses des arbres. Les Uredo qui affectent les Saules ne se montrent presque jamais sur les feuilles bien développées. UUredo ouata Vaccinii ne se rencontre que sur les nouveaux jets dy Myrtille, etjamais sur des parties moins tendres. 3° Plus les plantes elles-mêmes sont jeunes, plus elles sont prédisposées. Je cherchais depuis long-temps X Uredo du Bou- leau, et je ne le trouvai en abondance que sur une plantation dont tous les individus n'avaient que d'un à trois ans. Dans un bois de sapins de la Bavière, tous les jeunes individus étaient jaunis par XMcidium columnare^ tous les vieux en étaient exempts. VUredo Populi ( Mart. ) existe très souvent sur les pousses qui viennent au pied des peupliers. 4° Les galles résultat de la piqûre des insectes sont souvent couvertes d^ Uredo, c'est ce qu'on observe sur les Saules. 5° Les branches inférieures sont plus affectées que les su- périeures , et la propagation des exanthèmes a Heu constam- ment de la base au sommet. 6° Il est universellement reconnu par les agriculteurs que les terrains trop fumés ou trop gras prédisposent les céréales à la rouille. De tout cela on peut conclure qu'une vitalité éner- gique, mais mal équilibrée dans ses différentes fonctions est une des causes principales de ces maladies exanthémateuses. Causes occasionnelles. — Elles sont nombreuses et déterminent la formation de l'exanthème , lorsque toutes les circonstances prédisposantes existent préalablement. T'* Une athmosphère habituellement chargée d'eau. On trouve les Enthophytes dans des bois et des prairies humides, dans des climats tels que ceux de l'Angleterre et de la Hollande. Au pria- UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. 207 temps et en automne dans les pays où ces deux saisons sont très pluvieuses. 2° L'absence de la lumière. Il est difficile de scinder cette influence de la précédente, car les endroits ombragés sont toujours humides et vice versa. 3^* Les changemens subits daîis la constitution atmosphé- rique, le passage du froid au chaud, d'un temps sec à un temps humide, ont été considérés parTrachsel, Thompson, Rogers et d'autres agriculteurs comme des causes très influentes sur la production de ces parasites. 4° La sécheresse seule, mais long- temps continuée, pro- duit le même effet. Ainsi Trachsel attribue à cette cau^e l'épi- phytozie observée en Suisse dans la première moitié de l'été de 1829. J'ai fait en petit la même observation. Je trouvai sur le penchant d'une colline sablonneuse , XArenaria serpjllifolia couverte du Puccinia Ljchnidearum. Pendant tout le temps du développement de la plante, il n'était pas tombé une goutte d'eau, les rosées étaient peu abondantes et le coteau exposé au midi. 5° Des plantes très serrées les unes contre les autres sont souvent malades, j'ai fait cette remarque sur le lepidium sa- tivum, et Staudinger et Payne l'ont fait sur les champs de blé. Cependant il faut convenir que Rogers, d'Arck et Trachsel sont arrivés par suite de leurs observations à un résultat tout op- posé. 6° On trouve plus souvent des Entophytes sur les plantes à tige rampante que sur les autres, Ex. : Glechoma hederacea^ Ficaria ranunculoides , Cacalia alpina , etc. 7° Les feuilles salies par la terre, ou d'autres impuretés, sont souvent affectées de ces champignons ; sur une pente de schistes argilleux, j'observai que, parmi des pieds de Tussilago farfara^ ceux-là seulement, dont les feuilles avaient été salies par la terre étaient couverts ^Uredo. 8° Le changement de climat, amenant des changemens cor- respondans dans le développement des plantes : ainsi les blés se- més en Suisse et qui proviennent de graines originaires de pays chauds ne sont pas affectés de charbon pendant les deux ou trois 2o8 UNGER. — Sur les Exanthèmes des plantes. premières générations; mais plus tard ils n'échappent pas à cette maladie. Une cause des plus importantes et dont les effets fâcheux s'étendent sur de vastes districts, c'est le séjour de l'eau , les débordemens, les inondations, etc. Après l'inondation du Danube à la fin de l'hiver de i83o, toutes les plantes qui, les années auparavant, étaient saines, se couvrirent de rouille. Formation d'un Exanthème. Sous l'influence des causes précitées , on voit d'abord les sucs remplir les méats intercellulaires élargis ; bientôt ces sucs s'é- panchent dans l'intérieur des cavités des stomates. Là ils s'épais- sissent, se coagulent et cette coagulation est le premier chan- gement qui annonce une tendance organisatrice. Au micros- cope, en faisant des sections perpendiculaires (Voyez, pi. g fig. 12), on distingue ces sucs épaissis, accumulés dans les méats inter- cellulaires. Il est impossible de les confondre avec les bulles d'air dont la coloration n'est pas uniforme du moment que les parties sont placées sous l'eau. On remarque aussi bientôt que parmi ces espaces intercellulaires élargis, il en est un qui l'est plus que tous les autres : on le trouve sous la première, seconde ou troisième couche tout au plus, et souvent immédiatement au des- sous de l'épiderme.En refoulant les parois environnantes, la ma- tière épanchée se forme une espèce de membrane tégumentaire, puis elle parcourt différens degrés de développement ; d'abord molle, incolore, semblable à une bouillie et Ipeu distincte du suc qui remplit les autres méats, elle se colore bientôt sur les bords, premièrement en jaune orangé , puis en jaune brun , et enfin en brun noirâtre. La coloration va en diminuant de la circonfé- rence au centre. Cette matrice du champignon, comme nous l'appellerons désormais, se forme le plus souvent dans une chambre de Stomate; quelquefois néanmoins dans les parties du parenchyme où les cellules sont unies entre elles d'une ma- nière lâche. De là vient que la pustule se développe dans quel- ques cas sur un point éloigné d'un Stomate. TjNGEB. — Sur les Exanthèmes des plantes. 200 Tant que la maladie est bornée aux méats intercellulaires, les parties voisines ne participent pas encore à cet état morbide. Bientôt cependant le tissu utriculaire est affecté; chaque utri- cule étant un organe distinct ayant sa circulation , sa sé- crétion et son excrétion à part, il est impossible qu'il n'entre pas en souffrance , lorsque de tous les côtés il est entouré de sucs engorgés. Troublée dans ses fonctions d'expiration la cellule se remplit de sucs non élaborés , dans lesquels la chlorophylle ne se forme plus; aussi toutes les parties qui environnent un exanthème commençant, sont-elles étiolées, et les espaces intercellulaires voisins élargis. Souvent les sucs accumulés simulent un chapelet. A cet état la matrice ne corres- pond pas encore à l'état âiUredo. Il est indispensabled'établir maintenant la différence qui existe entre ces exanthèmes et les champignons filamenteux ( Mu- ceû?//zee^ Bron g.). Cette différence consiste principalement dans celle que présentent les deux produits à leur origine. Les moi- sissures sont formées par une substance plastique qui s'allonge en filamens dont les extrémités se séparent sous forme de sporules; ils sont le résultat de la putréfaction des sucs, les exanthèmes sont le produit d'une espèce de fermentation. Les Champignons filamenteux s'élèvent du milieu d'un stomate; leur forme la plus simple, la plus élémentaire, est celle que Greville a décrite sous le nom de Cylindrospora , et que l'on trouve sur le Chou le Prenanthes inuralis ^ l'Ortie, etc., etc. ( Voyez pi. 8, fig. i ). Vient ensuite une forme plus compliquée, les Ramularia ^ oi\ les sporules sont portés sur de véritables pédoncules, puis les Botrytis^ dont une espèce , le B. macrospora , a été découverte sur les feuilles de la Pimpinella Saxifraga , et une autre décrite par Martius , qui l'avait trouvé sur les feuilles de V^Egopodium podagraria. ( Voyez pi. 8 , fig. 4- ) Le chapitre suivant de M. Unger est intitulé : Nosographie des Exanthèmes des plantes. Il passe d'abord en revue toutes les familles naturelles et indique les espèces sur lesquelles on a jusqu'à présent observé des Entophytes, c'est-à-dire des Uredo, des Aecidium , des Puccinia et des Roestellia. Nous croyons avoir indiqué suffisamment dans la première partie la II. r»OTA.N. — Octobre. li '2 10 uwGEu. — Sur les Exanthèmes des plantes. répartition de ces parasites parmi les plantes groupées en fa- milles naturelles. Leur mode de distribution à la surface du globe est d'un grand intérêt pour l'économie rurale. De tous les pays, l'Amérique du nord paraît être celui dont le climat est le plus favorable à la génération des Exanthèmes; cependant on en trouve dans des contrées plus méridionales, sur l'île de Ma- dère, en Egypte, et même entre les tropiques. Nous savons que la rouille attaque quelquefois le blé au Cap et à la Nouvelle-Galle du sud , mais ce sont là les seuls renseignemens que nous ayons sur leur existence dans l'hémisphère austral; ajoutons que Martius en a vu beaucoup au Brésil. Les Entophytes s'étendent donc depuis le cercle polaire et les régions encore plus boréales jusque sous la zone torride, et ils atteignent sur les montagnes les limites de la végétation ; ainsi les Uredo Salicis , et Uredo Rhododendri , cou- vrent dans les Alpes de grands espaces voisins des neiges. Pour apprécier l'influence de l'élévation , nous allons prendre pour point de comparaison trois contrées élevées d'une hauteur dif- férente au-dessus du niveau de la mer. Le premier district est la plaine qui s'étend dans les environs de Vienne , et qui est éle- vée de 500-1675 pieds au-dessus du niveau de l'Océan; là, d'a- près nos propres recherches , le rapport des Exanthèmes au nombre des espèces phanérogames est comme i : 6 ou i : 5. Le second district c'est la petite ville de Ritzbùhel dans le Tyrol; elle est située à 2,200 pieds au-dessus de la mer; la flore se com- pose de 65o plantes, sur lesquelles on trouve 120 Entophytes, ce qui fait un rapport intermédiaire entre i/5 et 1/6. Le troi- sième district est la région subalpine des environs de Ritzbù- hel, élevée de 4ooo pieds au-dessus du niveau de la mer; sa flore compte 277 espèces, dont 4o sont affectées assez souvent d'Exanthèmes, d'où le rapport d'i/6 qui est le même que nous avons déjà trouvé sur les deux autres points; de là on peut conclure que le nombre de plantes affectées d'Exanthèmes est toujours en rapport avec le nombre des espèces qu'on rencon- tre dans une région. Ces résultats sont d'accord avec ceux de M. Trachsel ( i^/ora i83o). Il en est un autre non moins re- marquable; c'est que les mêmes Exanthèmes se trouvent sur les mêmes plantes dans tous les pays ; ainsi j'ai vu ÏUredo Rhi- UiNGi-R. — Sur les Exanthèmes des plantes. i \ i nanthacearum D. C. sur VEuphrasia officinalis , en Autriche , HS temo-aggregatis subsessilibus è dichotomia ramorum. (i) L'inspection de la plante rapportée par M. de Laborde, ainsi que des échantillons récoltés en Egypte par Pacho, m'a convaincu de l'identité de l'espèce ici proposée avec le Bu- phtalmum flosculosum de Ventenat (Jardin de Cels , tab. aS), Le type de cette dernière espèce se trouve dans l'herbier de Ventenat, appartenant aujourd'hui à M. B^ Delessert, où j'ai pu le comparer avec la plante originale de M. Delile. (Goillemik.) j. DECAfSNE. — Flonila Sinaica. 239 Énumé RATION des plantes recueillies par M. Bové dans les deux Arabies ^ la Palestine , la Syrie et V Egypte. Par M. J. Decaisne. {Suite de la page i8 de ce volume.) (i) FLORULA SINAICA. GNETEiE. 74. Ephedra alata. Nov. sp. E. vaginis bifidis acutis, arnentis sessilibus glomeratis , flori- bus fœmineis squamis marginibus latè membranaceis usqiie ad basin ferè liberis, fructibus ovato-acurninatis acutè trigonis squamas œquantibiis. (Ephedra altissima Bové n. 2i5. Aelgde Arak) — Hab : désert de Suez et du Sinaï. Frutex hi-tripedaliscorticegriseoloDgitudinaliterfisso vestitus, ramosus; ramis oppositis, articulatis, ad articules subnodosis, cyliudricis, iaevibus, novellis viri- dibus, tenuissimè puberulis, Vaginul^ monophyllae bi aut rariùs quadridentalae, dentibus acutis , reflexis , virescentes, demùm exsiccatae , membranaceae , albidae. flores masculi. Amenta ovato-globosa , lin. 1 longa, axillaria , solitaria, opposila, sessilia ,Vel ad rainulorum apicem glomerata. Involucrum propuium ( vel vagi- nula-floralis ), bifidum, laciniis obovato-rotundis, concavis margine membranaceis ciliolatis. CALYxbifidus, foliolis binis rotundis, couniventibus, subconcavis, mem- branaceis, glabris , ereclis , involucrum subaequantibus, staminum filamentis parùm brevioribus. Stamina 3-5, filamentis in columnam tenuem apice incrassa- tam coalitis ; antherœ subrotundae biloculares^ loculis poro transversali apice de- hiscentibusy pollen ovatura flavum. Flores fœminei , Amenta ovoidea , sessiHa biflora. ^Involucrum vel squamulae biseriales cruciatim dispositae subliberae (i) Il s'est glissé^une erreur grave daas la'première partie de cette Flore au sujet de la hauteur du mont Sinaï : au lieude 6000 mètres , lisez .6000 pieds. Il faut par conséquent retirer le signem. partout où il se trouve; je l'avais simplement indiqué sur mon manuscrit par ce signe ( ' ). De plus , je dois faire observer que je n'ai pas traduit les noms donnés par M. Rùppell , tels que (Thaï, Rim, etc.) Thaï en allemand signifie vallon, en arabe il sert à désigner une petite éminence ou hauteur. Le mot Oiiadi ou fFadi, employé également par ce voyageur, est arabe et signifie source, torrent", etc. 24o J. DFCAisj\E. — Florula Sinaica. média parte viridi lineari - lanceolalâ , marginibiis latè raembranaceis sub- denticulatis; squamulae a basi gradatim ad apicem latiores. Ovula bina ovato- acuminata acutè trigona facie plana apposita; integumentiimexterius (testa) apice apertum tridentatum crustaceumlaeve, glabrum, subfulvum ; interius( tegmen) tenaissimum in coUo longo apice apeito constrictum, integumentum exterius œ- quante; intimum(5ÉM tercina Mirb?) nucleus conicus, versus apicem excavatus, cavitate obovatâ, embryonem obovoideum suspensum includente. Obs. Cette plante se distingue facilement des autres espèces connues, et en particulier de X Ephedra altissùna Desf. par les chatons femelles qui sont sessiles, et par la forme des écailles qui les constituent. Elles sont coriaces, tubuleuses, presque en- tières dans XEphedra altissima^ tandis qu'elles sont ici à-peu- près entièrement libres et un peu rétrécies à la base , munies d'une large membrane marginale rétrécie inférieurement, qui leur donne une forme flabellée ; les ovules sont également fort différens par leur forme de l'espèce de Desfontaines où ils sont ovales et obtus, tandis qu'ils sont acuminés dans la nôtre. M. Blume , dans un Mémoire sur différentes familles de plan- tes ( V. Ann. Se. nat. août i834, p. 89), ne semble pas admettre la manière de considérer les enveloppes des ovules, tel que l'a fait M. Ad. Brongniart pour les Gnetum. Sans chercher ici à résoudre entre ces deux savans une question sur laquelle je suis loin d'être préparé, je me contenterai de faire observer que dans XEphedra altissima que j'ai pu étudier sur le frais , j'ai tou- jours trouvé le nucleus immédiatement en dessous du tegmen, qui est prolongé en tube au-delà du testa , tandis que dans les belles analyses du Gnetum figurées par M. Brongniart ( Du- per, it. Bot., p. 6 t. I ), on voit évidemment îine autre enve- loppe auquel il donne le nom de membrane du nucleus ( ter- cine Mirb. ) et dont on ne paraît trouver aucune trace dans les ovules de XEphedra. 75. E fragilis Desf. herb. Ail. ! Fres. mus. Senck. p. ^3. [Ephedra disia- chya Bové pi. Sinaïexs. a. 21 4.) Aelgde-Genimel des Arab. — Hab. : le sommet le plus élevé du Sinaï ( Thaï Arbain 5888' Riippell. ) euphorbiacej:. 76. Andrachne aspera Sieb. Spreng. Syst. 3. p. 884. {Cynoglossum linifo- j. DECAiswE. — Florula Sinaica. a4î lium^ Bové pi. Sin. exs. n. 88. ) — Hab : les endroits cultivés du Sinaï. 77. Euphorbia cornuta Pers. Spreng. Syst. 3. p. 796 ( Euphorbia retusa Forsk. Bové pi. Sin. exs. n. 199 Om-el-bèni Arab. ) — Hab : désert du Sinaï. 78. E. obovata Nov. spec. E. glabra lœvis glauca; verticillo 3-4-radiato, radiis dichoto- mis; foliis lin. i-L\ longis, subcoriaceis, integerrimis, caulinis obo- vatis subsessilibus , radiorum late roiundis sessilibus ; involucri appendicibus carnosis cornigeris ; fiuctibus subconicis Isevibiis pedimculatis, seminibus laevibus griseis. ( Euphorbia Bové pi. Sin. exs. n. 200. El-bèni Arab. ) — Hab : le désert du Sinaï. Radix perennis. Herba glauco-viridis , erecta, glaberrima. Catjlis pedalis basi lignosus, ramis subgracilibus , teretiusculis , laevibus. Folia lin. 2-4 longa, 1 1/2-2 i/2lata, obovata, integerrima, laevissima^ rigidula, erecta, subcoriacea, infima minora sicut in ramuîis sterilibus; radiorum jloriferum rotunda, 4 lin, lata, 3 lin. longa, integerrima, sessilia. Radii floriferi in verlicillo principali di- chotomi , in foliorum axillis simplices, elongati. Involucrum glaberrimum turbi- natum, introrsùm dense basi pilosum, appendiculatum, glandulis interioribus subrotundis, membranaceis aibidis, involucri faucem aequantibus, ciliolatis; ex- terioribus carnosis, transversè ellipticis, cornigeris, cornibusreflexis, aculis, aibi- dis. Staminai 3, filamentislanceolatis, ciliatis, intermixtis brevibus; antherae, glo- bosae. Styli 3bifidi : stigmata globosa.OvARiUM turbinatum pedunculatum. Cap- sula lin. 1 longa, subconica, apice tantisper dcpressa, coccis laevibus. Semina lœ- vissima , grisea, carunculâ flavescente. 79. E.fragilis Nov. sp. E. parva lignosa incana , caule crassitie pennœ anserinœ vel corvinae,prostrato-ramoso, ramulisfragilibus pilosis; foliis par- vis oppositis, breviter petiolatis, ovalibus obliquis integerrimis; stipulis perpusillis; pedunculis ad ramulorum apicem axillaribiis solitariis, appendicibus transversè ellipticis ; fructibus hispidis, seminibus laevibus griseis. Hab : Désert des environs de El Tor, dans les sables. Gaules pluresex unâradice, corticefuscescentivestiti, cicatricibus subannulatim notati, crassitie pennae anserinae vel corvinae, lignosi, ramosi, rarais prostratis diffusis nodosis, ad nodis vix incrassatis, puberulis.FoLiA opposita, lin. 1/2-1 longa, ovalia vel subrotunda, integerrima, avenia, crassiuscula, subincana, pilosa, obliqué ^t. BoTAN. — Octobre ,6 24-2 J- DECAiSNE. — Flovula Sluaica. •n petioliini Lrevem attenuata , ad ramulorum apicem approximata , non raro ira- bricata. Stipula perpusillae,'{Subulat£e,pilis reconditae. Flores axillares ad ramu- lorum apicem dispositi. Involucrum turbinalum subsessile , extrorsiim pilosius- culum; appendicihus interiorihus mcmbranaceis ovalis brevibus ciliatis ; exte- rioribus carnosis, margirie exterioii mcmbranaceis, rotundatis, subintegris, luteis vel rubicundis. Stamina tria. Styi>i terni profonde bifidi, stigmatibus globosister- minati. Ovarium in involucro inclusum seriùs exsertum. Capsula subglobosa , maguitudine grani S inapis , pilosa. Semika laevissima , grisea. Obs. Les feuilles parfaitement entières, les capsules velues distinguent cette espèce de VEuphorbia ChamaesycCy tandis que ses graines lisses au lieu d'être profondément scrobiculées l'éloignentde VE.canescens avec laquelle elle a des rapports. La durée de cette plante , ses tiges ligneuses, l'éloignent également de ces deux espèces. 80. Crczophora oblongifolia Ad. Juss. Croton oblongifolium Delil. Desc. Egyp. ( Sommé Arab. Bové PI. sin. exs. u. ao2. ) — Hab : Désert entr El-Tor et le mont Sinaï. URTICEiE, 81. Forskalea tenacissima L. Desf. herb. Ail.! Del. herb. ^gypt, ! Fresen. Mus. Senck. p. 70. ( Bové pi. sin. exs. n. 2o3 Lèseke Arab. ) — Hab. Désert de El-Tor et au Sinaï (Thaï Arbain 5ooo' Biippell.) 82. Freirea alsinœfolia Gaudicb. m Freyc. it. bot. p. 5o2. — Parietaria alsinœfolia Delil. Descrip.Egypt. p. 28 1. 1. 5o. Fres. Mus. Senck. p. 71, — Hab : Mont Sinaï entre les rochers humides et ombragés. ( Wadi Rim 3ooo' Riippell. ) Obs. Il m'a paru que les fleurs mâles étaient privées d'invo- lucre, que le calice était divisé jusqu'à la base en quatre parties , tandis que les fleurs femelles, munies seules d'un involucre, avaient les divisions calicinales dressées et soudées dans leur partie inférieure. Ces observations devront modifier légèrement ie caractère donné par M. Gaudichaud. 83. Ficus pseudo-Sycomorus. Nov. spec. F. stipulis lin. a-3 longis ovatis pruinoso-violaceis; foliis profundècordatis, rariùs trilobatis, crenatis, utrinque scaberri- mis, petiolis subvelutinis; fructibus axillaribus turbinatis, su- pernè squamis coronatis. j. DECAiSNE. — blorula Sinaiva. 2 43 [Ficus. Bové n. 2o4. Hamadâes Arabes.) — Hab : Désert du Sinaï. Arbor i2-i5 ped.^ ramis teretibus cortice subfusco laevi vestitis, foliorum lap- sorum cicatricibus subrolundis notatis; novellis epidermide subpruinoso stipu- larum lapsariim annulatim notatis. Stipula lin. 2-3 longse, ovatse, subrotundae vix acuminatae, pruinoso-violaceae. FoLiApoU. 3 1/2 longa, 2 1/2-3 172 lata;, pro- funde cordata, 3-5-nervia, nervis prominulis reticulatis pallidioribus, rariijs trilo- bata, lobis rotundis, crenata, supràlepidoto-subtùs piloso-scaberrima, petiolata, petiolopoll. I i/alongo, cylindracco, supernè sulcato, basi subinflato, pilis bre- vissimis vestito, subvelutino. Fructus (iavolucrum) axillaris turbinatus (imma- turus), viridis, pube brevissirao inspersus, supernè squamis coronatus. Obs. Cette espèce se distingue par l'aspérité de ses feuilles du F, Sjcomorus, qui les a au contraire tomenteuses. POLYGONEiE. 84. Calligonum comosum L'Hérit. Desf. herb. Atl. ! Webb et Berth. FI. Canar. ined. ! ( Calligonum co/reosMW, Bové n. 3j. Artas Arab. ) — Hab: Désert des environs de El-Tor. 85. Atraphaxis spinosa L. Fres. mus. Senck. p. 74. [Atraphaxis Bové. n, 36) — Hab : Montagne Ménégatl-Mousa près du Sinaï (mont Serbal 5ooo' ) et mont Horeb ( Ste. Catherine) 7000' Riippell. ) 86\ Rumex vesicarius L. Campd. Rum. p. 139. t. 3. Fres. Mus. Senck. 74. R. roseus Delil. fl. Arab. petr. 8. — Hab : lieux cultivés du Sinaï. CHENOPODEiE. 87. Atriplex Halimus L.Desf. herb. Atl! DeUI. herb.^gypt.î — Hab: aux environs de El-Tor. 88. A rosea L. (Chenopodium Bové n. 3g. Rohhob Arab. ) — Hab: Désert de El-Tor. Obs. Les échantillons que nous avons d'Arabie sont sembla- bles à ceux de l'Europe; comme dans ceux-ci les feuilles sont rhomboïdales légèrement dentées, les calices des fleurs femelles ont une forme semblable à celle des feuilles, se durcissent lors de la maturation , et sont en outre munis de callosités trans- versales très prononcées. Les fleurs disposées en épi entre- mêlées de feuilles presque entières séparent cette espèce de XA. laciniata L, tandis que la forme des feuilles, leur consistance et la présence des écailles blanches qui la couvrent totalement la distniguent de X^i. polysperma Tenore. 2^4 ï' DF.CAiSNE. — FloTula Slnaïca. 8g. Salsola ar^icw/ato Forsk. Descr.Delil. herb. jEgyp.! Anabasis aphy lia Willd. spec. 2. p. i3i8. {Salsola articulata, Bové n. ao6. Rèmeh Arab. ) — Hab : le désert du Sinaï. AMARANTHACE^. 90. j^ipa javanica Juss. jErua tomentosa Forsk. Delil. fl, Arab. petr^ 9 ( Achyranthes Bové n. 45. Yerak Arab. ) — Hab : Désert de El-Tor. 91. Pteranthus echinatus Besi. herb. Atl! Delil. Descr. Egypt. — Hab : dans les sables des environs de El-Tor. 92. Comètes apiculata Nov. spec. C. ramis diffusis laevibus; foliis lanceolatis breviter petiolatis apiculatis, stipulis petiolaribus membranaceis acutis, fructûs in- volucri ramulis fasciculatis, imis deflexis rufis. llab : aux environs de El-Tor et dans le désert du Sinaï. Herba perennis ? adsceudens ramosa , ramis junioribus crassitie pennae cor- vinae , alternis, subarticulatis^ ad articulation es subincrassa lis, novellis epider- mide laetè viridi,siibtomentoso-bispidulis, pilis fasciculatis. FoMAopposita, semi- poil, longa, lin. 2-3 lata, lanceolata , apiculata , apiculo pungenti, integerrima , avenia, crassiuscula, utrinquc pibs brevibus inspersa, basi in peliolum brevem attenuata. Stipulée interpetiolareslineari-siibulaîa3,merûbranace3e, ciliatae, petio- lum aequantes. Pedunculi ad rsmulorum apicem dispositi terminales-1-2, flori, sicut ramulis novellis liispiduli. Biiacte^e infrà pedunculi basin oppositae, œqua- les, lineari-subulatae, pungentcs, margine membranaceaî , reflcxae. Ramuli abor- tivi terui. axillares florera quasi involucrum superantes, flagellato-pinnati, pinnis setaceis rigidulis in floribus virgineis erectis pallidis , seriùs intermixtis et rufes- centibus. Flores suboppositi ; inferior ad ramuli abortivi axillâ, .bracteolis late- ralibus destitutus; superior'm bifucatione ramulorum abortivorum sessilis, brac- teolis lateralibus basi cinctus. Calyx 5-partitus, aestivatione imbricativâ, laciniis oblongis dorso viridibus tenuissimè eXtrorsùm piloso-scabris , margine membra- naceis ciliato-fimbriatis ; 2 exterioribus concavis subcucullato-apiculatis, apice pungenti, intermediis planiusculis, margine membranaceis, emarginatis; medio apiculo pungenti membranam aequanti ; interiori apiculo subdestiîuto. Co- BOLI.A o. Stamina hypogyna in urceolum brevem membranaceam basi connata, fertilia 5 laciniis calycinis longiora iisque opposita, fîlameirtis membranaceis uninervatis ad basin subdilalatis : antherœ oy^Xad, biloculares, loculis liberis, dorso connectivo brevi transversali affixse. Pollen globosum. SteriliaS linearia, obtusa fertilibussubbieviora. Stylus calycera superans, filiformis, apice trifidus, glaberri- mas.Siigmata triareflexa papillosa. OvARiuM oblongum uniloculare i-spermum; .ai'aiam obovatum ad mediura cdalazâ luterali ovali , rufescenti , funiculo piano j. DECAiSNE. — Florula Sinaica. il\^ meriibranaceo affixum. Utriculus obovatus apice rudimenlo styli incrassato^ sub- acutus. Semen obovatum ; festa tenuis, cellularis, extrorsiim medio cellularum îaberculo parvo instructa. Embryo sulphureus, cotyledonibus ovatis planius- culis, radie ulâ cylindraceâ. Obs. Cette nouvelle espèce se distingue des Comètes suraitensis et abyssinica figurées dans les Plantœ asiaticœ rariores^ par les divisions calycinales oblongues , par les filets des étamines presque libres à la base; ceux qui portent les anthères sont plus longs que le calice, taudis que les stériles le dépassent à peine. 93. Salpadora persicah. Delil. FI. aegypt. n. 189. Fragm.fl. ar. petr.p. 1-2. Ejusd. Cent. pi. afr. p. 55. — Hab : le désert du Sinaï. Obs. m. Bartling a placé ce genre dans les Myrsinées , quoi- que les étamines ne soient pas opposées aux divisions de la corolle, et qu'il s'éloigne encore de ce groupe par d'autres ca- ractères. PLANTAGINE^. 94. Plantago PsylUum L. Desi". herb. Atl. ! Delil. Fresen. mus. Senck. p. 76 {Plantago squarrosa Bové n. 4/ et 48. Plantago Psylliuml Saher-el-bedden Arab.) — Hab : près le couvent du Sinaï ( Thaï Rim 3ooo' Riippell.) Obs. La plante nommée Plantago squarrosa par M. Bové , appartient au Plantago PsylUum; ce premier se rapproche par ses caractères spécifiques du Plantago arenaria W. et R. Dans une monographie que j'ai entreprise avec M. Steinheil et que nous sommes sur le point de publier, nous avons séparé les nombreuses espèces de cette famille en plusieurs groupes qui nous paraissent parfaitement naturels. 95. P. argeniea Desf. Lerb. Atl.! (non DC. fl. fr.) —-Hab : le désert du Sinaï. NYCTAGlNEvE. 96. Boerhaapia viscosa Jacq. Fresen. mus. Senck. p. 76. — Hab : Désert du, Sinaï (Thaï Arbain 5ooo' Riippell. ) 246 J. DECAISSE. — Florula Sinaica. PLUMBAGINE^. 97- Statice pruinosa Forsk. Delil. herb. aegypt. ! — Hab : Environs de El-Tor. PRIMULACE^. 98. Primula verticillata Forsk. Descr. Vabl Symb. t. 5. Bot. Mag. aRéa ( Primula perticillata Bové PI. sin. exs. n. 52. — Hab: entre les rochers près des sources au mont Sainte-Catherine (Horeb). 99. ^nogallis arvensis L. Y&r phœnicea Linn. spec. 211, Delil. fl. Arab« petr. — Hab : lieux cultivés du Sinaï. RHINANTHACEiE. 100. F'eronica Anagallis L. — Hab : les lieux humides et ombragés du Siuaï. Obs. Les échantillons rapportés par M. Bôvé diffèrent de ceux d'Europe, par leurs feuilles sinuées et non dentées; du reste, les autres caractères sont les mêmes. 101. V. biloba Vahl. Delil. fl. Arab. petr. p. 10. — Hab : le mont Sinaï. LABIATiE.(i) 102. Lavandula coronopifolia Voir. Dict. supp. H. p. 3o8, Benlh. Lab. Gen. et Spec. p. i5i. Gins, monog. p. i6g. — L. stricto Del. ! herb. aegypt. Fresen. mus. Senck. p. ^o (Lapandula Bové n. 55 Dictae vel Siédè Àrab.) — Hab : Désert du Sinaï (Thaï Rim 3ooo' Riippell). io3. i. /?M^ el pinnata, segoientis dentalis, denlibus ovato-lanceolatis acutis , breviter petio- lata, utrinque breviter puberula, viridia. Spica terminalis fruclifer laxiuscula. Bkacte^ (folia floralia) ovatœ aculae 3-6-uervi3e, nervis lateralibus externe ra- uiosiSjCalycibusbrevioies, glabriusculae.GALYxantèantbesinîubulosus, nervosus, nervis 1 5 approximatis, 5-dentatus, denlibus erectis, lanceolatis, acutis, margine ciliato-pilosis; fructifer ovatus, dentibus inferioribus subreflexis. GoROLLAin ala- bastro , extrorsiim nisi parte iniiraâ tubi , incano-puberula. Obs. Cette plante voisine du Lavandula coronopi/olia Poir. m'a paru devoir constituer une espèce nouvelle; elle diffère de celle de Poiret par ses tiges pubescentes, les divisions des feuilles ovales ou lancéolées et non linéaires, par les bractées ovales aiguës, larges d'environ une ligne lorsque la plante est en fruit, finiment atténuées au lieu d'être lancéolées , et larges au plus d'un quart de ligne. Le calice dans cette nouvelle espèce se dilate à la maturation des fruits, tandis qu'il reste tubuleux dans l'espèce établie par Poiret. Enfin, l'épi atteint au plus trois pouces dans son plus grand développement; les bractées se tou- chent les unes les autres, même à la maturité, tandis que dans le Lavandula coronopifolia, les fleurs sont très écartées, les épis quelquefois rameux à la base sont extrêmement grêles, et at- teignent souvent jusqu'à quatre ou cinq pouces de longueur. io4. Meniha tomeniosaB'lJrv. Mem. soc. linn. Par. Benlh. 1. c. p 170. — M. niliaca Del. berb. ^Egypt. ? ( MenthaBoYe. n. 62 Hahack Arab.) — Hab : endroits humides du Sinaï. Obs Je crois avoir rapporté avec assez de certitude cette plante au Mentha tomentosa de D'Urville, mais parmi les nom- breux synonymes cités par M. Bentham pour le M. sylvestrisy il pourrait peut-être s'en trouver un qui se rapportât à la plante du Sinaï. io5. Salvia controversaTQïi. Bentb. /. c. p. 24i. S. clandestinaJiesî.havh. Atlant. ! Fresen. mus. Senck. p. go. {Salvia lanigera, Bové, n. (àQ, ) — Hab : lieux cultivés et déserts du Sinaï. 248 ï. DECAISSE. — Florula Sinaica. 106. Saluia deserti Nov. spec. S.lignosa incana; raniis adscendentibi^s semipedalibiis inca- nis; foliis parvis ovalibus vel oblongis obtusis basi in petiolum at- tenuatis, rugoso-builatis, crenatis, marginereflexis, crassiusculis, utrinque incano-tomentosis, floralibus minimis; verticillastris 2-6-floris ; calycibus pilis longis hirsuto-lanatis et incanis, labiis subœqualibus , superiore tridentato intermedio breviore, akeniis ovoideis parvis iiigricantibus. iSalpia œgyptiaca Bové. N. 63. Rabéjà Arab. ) — Hab. désert du Sinaï. Caulis lignosus cortice laevi flavescente vestitus, ramosus; rami erecti semipe- dales incano-tomentosi. FoLiA lin. 1 i/2-3 longa, lin. 1 lata , ovata vel oblonga obtusa in petiolum basi attenuata, crassiuscula, regulariter crenata, crcnulis usque ad nervum médium reflexis : fLoralia minima in*erdùm quasi globulosa. Racemi poil. 4-6 longi, verticillastris fructiferis distantibus, infimis 6-supremis 2-floris. Calyx lin. 2 longus, breviter pedicellatusjfructifer horizontalis, incanus, pilis longisalbis hispidus, subbilabiatus, labiis subaequalibus, superiore tridentato, den- tibus ovatis aculis intermedio subbreviore, inferioribus sublatioribus. Corolla... Obs. Cette jolie espèce, que je n'ai eue que fort incomplète, se distingue nettement de toutes celles de sa section ( Bletiospkace, Benth. ) par ses feuilles blancbes, petites , épaisses , dont les cré- nelures régulières se recourbent en dessous, et atteignent presque la nervure moyenne. Le calice est couvert de poils longs semblables à ceux qu'on observe sur les Sahia clan- destina et controversa\ toute la plante est en outre couverte d'un duvet blanc et court. 107. Majorana nervosa Benth. 1. c. p. SSg. — Origanum syriacum Linn. Spec. 824? — O. indicitm Zatarhendi A\^. et Vesl. PI. aegypt. 3i ic. 33. ( Origanum Bové n. 56 Suter Arab. ) — Hab : Environs du Sinaï. M. erecta, ramis patentim pilosis paniculatis; foliis lato-ovatis repando crenatis, subcordatis, petiolatis, supremis subsessilibus subintegris basi, rotundato-truncatis, utrinque villosis viridibus subtùs venosis ; spiculis oblongis parvis in ramulis glomeratis sessilibus. J08. Thjfniisdecussatus Bcnlh. j. DECAiSNE. — Florula Sinaica. 2/19 T. erectus, caulibus ramosissimis pubescentibus ; foliis ses- "silibiis ovatis obtusis, margine revolutis, tenuiter tomentosis, ramorum basi sterilium decussatis, floralibus conformibiis ; verticillastris paucifloris capitellatis; calycis labiis superioris dentibus brevibus ovatis , inferioris laciniis subulatis ciliatis. Thymus decussatus Benth, 1. c. p. 342. — Hab : dans les vallons près le couvent du Sinaï. Fruticulus ramosissimus, ramis nudis subspinescentibus. Foma 1-2 linea- ria, ramorum fertilium parum remota, sterilium decussatim approximata, nec in altis fasciculata. Verticillasthi ad apices ramorum pauci, 2-4 flori. Calyces subsessiles, pubescentes; dentés labii superioris brevissimi, obtusi. Corolla parva. 109. Micromeria Sinaica Benth. M. suffruticosa , ramis elongatis rigidis subsimplicibus ; foliis subsessilibus ovatis planis vel margine revolutis, superio- ribus flores superantibus; flormii fasciciilis densis vix pediin- culatis; caljcibus subsessilibus ovatis, dentibus brevibus se- taceis ; corollis minutis. Micromeria Sinaica Benth. 1. c. p. 38o. ( Satureja, Bovc. n. 61. Sileslè Arab.) — Hab : entre les rochers du Sinaï. Habitus ferè M. Grœcœ a quâ tamen distinctissima foliis, verticillastris densis , et calycibus minimis ovatis. Rami pédales et ultra, uti folia pallidè virentes. Fq- LiA remota 3 172 lin. longa, nervo medio prominente, lateralibus plerumque evanidis. Verticellastri in-20 flori , densi, omnesremoti. Flores in hoc génère minimi. Calyces vix semilineam longi , saepè colorati. 110. Nepeta septemcrenata Benth. N. erecta , subviscoso-villosa ; foliis inferioribus petiolatis, su- perioribus sessilibus, omnibus rotundatis obtusis, crenatis basi cordatis,utrinqueviridibus;racemo elongato paucifloro,bracLeis pedicello vix longioribus; calycis elongati subincurvi, ore obli- quo, dentibus lanceolatis, superioribuslatioribus; corollis calyce plus duplo longioribus, tubo teiuiissimo, longe exserto. Nepeta septemcrenata Benth. 1. c. p. 484. {Nepeta Bové n. 60 Nilla, Arab.) —Hab : Désert du Sinaï. Caules pédales, basi foliosi. Folia iVe/?e/cB Glechomœ, at teuuiora^ uti caules el 25o J. DECAiSNF. — Flovula Sinaica, calyces pubescentiâ viscosâ tenui induta. Floralia infima caulinis suhconformia, suprema minuta, integerrima. Verticillastri valdè remoti. Gym^ infeiiores pediinculatae, 3-7-flor3e. Bractée pleruraque bre-vissimae. Calyx 2-lin. longus viridis, dentibus acutis sed muticis. Gorolla 4-5 lin.longa, caerulea, gracilis : labium superius bifidum, inferioris lobus médius vix crenatus. STAMiNAdeflo- rata lateraliter recurvata. Akenia 111. Stachys ajffinis Fresen. S. suffruticosa, floccoso-stellatoque tomentosa ; foliis oblongo- lanceolatis basi et apice atteriuatis, subsessilibus; verticilîastris bi-rarissimè4-floris, distantibus ; calycibus tubuloso-campanii- latis stellato-tomentosis, lo-striatis dentibus lanceolatis acutis; corollis calycem vix superantibus,extrorsùm incano-tomentosis. Stachys affmis Fresen. Mus. Senck. p. 91. S. pauciflora Benth. 1, c. p. 56o. S. orientalis Forsk. FI, aegypt. xviii non Linn. S. palœstina Vahlî Symb. 2. 64. non Linn. (Sideritis, Bové, n. 65. Gartam. Arab. ) — Hab : déserts et montagnes du Sinaî. ( 6,000' Riippell. ) 112. Marrubium undulatum Sieb. M. caule erecto villoso; foliis cordato reiiiformibus builato- crispis, crenatis, petiolatis utrinque tomentosis; verticilîastris regulariter distantibus, calycis limbo acetabuloso crispatulo, tubo basi incano-tomentoso, costato; corollae tubo calycem œquante, labio superi ore erecto, inferiore patulo membranaceo glaberrimo, trilobato lobo intermedio unguiculato transversè la- tiori; stylo crassiusculo staminibus breviori. Marrubium undulatum Sieb. Fresen. Miis, Senck. p. 92. {Marrubium Bové, n. 58. Rakhza Arab.) — Hab : désert du Sinaï (Wadi Rim. 3ooo' Riippell. ) Obs. La phrase citée par M.Fresenius, qui paraît avoir eu con- naissance des plantes de Sieber , convient parfaitement à cette espèce, quoique Sprengel rapporte le Marrubium undulatum au Stachys congesta D'Urv., qui n'a aucune ressemblance avec la plante de Sinaï. ii3. Ajuga /mSrch. D. G, fl. fr. 3. p. 5i4 Herb. gall! Delil. herb. œgyp. ! Moscharia asperlfolia Forsk. Descrip. i54. ( Dracocephaluml Bové. n. 79.) — Hab : le sommet de la montagne Sainle-Cathcriue, (i,4o7 bex. ) ïi4. Teucrium Polium rai pilosum.îioh. j. DECAiSNE. — Florula Sinaica. aai T. ramis erectis incanis, junioribus viridibus, pilis patulis vestitis ; calycinis dentibus subaequalibus. [Origanum. Bové, n. 67 Gaada Arab. ) — Hab : dans les environs du Sinaï. Obs. Cette variété se distingue des Teucrium Polium et capi- tatUTUy par les poils étalés qui couvrent les jeunes rameaux et les calyces, tandis qu'ils sont très courts et tomenteux dans les autres espèces. Du reste , la forme du calice diffère à peine de celle du 2\ PoUutu, si ce n'est par les dents un peu plus lon- gues et presque égales entre elles; le tube est velu sur les deux surfaces comme dans cette dernière espèce; les bractées et la corolle ne présentent aucune différence. Néanmoins cette plante pourrait peut-être constituer une espèce distincte d'après les différences que je viens de citer. ii5. Phlomis aurea.JHoy. STpec. P. fruticosa; foliis oblongo-lanceolatis obtusis, basi in petio- lum attenuatis, floralibus sessilibus, novellis calycibusque pilis stellatis aureis vestitis; verticillastris distantibus ; dentibus caly- cinis parvis erectis; corollse labio superiore hemispherico, integro , inferiore longitudine ^equali, lobo medio rotundato, margine crispatulo, lateralibus ovato -lanceolatis apice sub- emarginatisreflexis, ovariis glaberrimis. {Phlomis. Bové, n.54. Auvarvar Arab.) — Hab : désert du Sinaï, entre les rochers. ïlahitus Phlomidisf ru ficosœ. Arbusculametralis; caulis erectus, ramosus, ra- mis teretibus cortice glabro vestitis, junioribus obscure tetragonis, pilis aureis to- mentosis. Folia poil. 1 1/2-2 172 longa 172-1 lata oblongo-lanceolata , obtusa, integrabasiin petiolumattenuata, rarissime subcordata, crassa, reticulato-venosa, venis subtùs prominulis^utrinque pilis stellatis tomentosa , viridi-flava, junioraau- xtdi-, floralia sessilia gradatim minora, infima verticillastris longiora. Verticiïlastri distantes. BractxjE oblongîe, calyces subaequantes. Calyx sessilis 5-dentatus, dentibus aequalibus, nisi superiore parùm latiore ; tuhus striaîus, pilis aureis dense tomentosus. Corolle tubus subinclusus; labium superius dense tomento- sum, aureum, comprcssum, hemisphsericum, apice plicatum iutegrum; inferius gia- brumsuperiorem longitudine sequante,trilobatum]obislateralibusovato-lanceolatis oblusis vel subtruncato-emarginatis, reflexis, lobo inferiori subparallelis; médium 2J2 ^ DECAiSNE. — ■ FloTula Slnaica. rotunlum, raargine crispatulum. Stamina labio superiore subrecondita. Stylu» staminibus longior, filiformis, glaber. Ovaria glaberrima. Obs. Cette nouvelle espèce qui a au premier aspect une grande ressemblance avec le Phlomis fruticosa ^ s en distingue cependant bien nettement par les poils d'un beau jaune doré qui la recouvrent en partie; l'analyse de la fleur sur- tout offre plusieurs différences comparées à celles du P. fruti- cosa : les dents du calyce sont très courtes et dressées , la lèvre supérieure de la corolle est plissée au sommet, entière, au lieu d'être lobée , l'inférieure égale à la supérieure a le lobe moyen arrondi, crispé sur les bords, au lieu d'être cunéiforme et plus long que la lèvre supérieure ; les lobes latéraux sont obtus ou légèrement échancrés dans cette espèce, ils sont acuminés dans le Phlomis fruticosa qui a les ovaires velus au sommet , tandis qu'ils sont entièrement glabres dans celle-ci. SGROFULARINE^. 11 6. Scrofularia deserti Delil. herb. aegyp. ! Fresen. Mus. Senck. p. 88. ( Scrofularia. Bové, n. 72 Gleyle ou Zeret des Arabes. ) — Hab r désert du Sinaï (mont Sainte-Catherine 7,000' Rûppell. ) 117. S. UrviLleana Wydl. Scrof. p. 4o. t. m. ( Scrofularia. Bové, n. 69. ISIeffLè Arab. ) — Hab : entre les rochers humides au mont Sainte- Catherine. 118. Linaria œgyptiaca Dum. Cours. Delil. herb. aegypt.! Linaria spines- cens Fres. mus. Senck. p. 89 {Linaria œgyptiaca. Bové,n. 76. Ci- gaha Arab.) — Hab : Entre le Caire et Suez et désert du Siaaï (Thaï Hebran 3,ooo^ Rûppell). 119. h. macilenta'^ oy. spec. L. suffruticosa , glaberrima; foliis lineari-lanceolatis basi bidentato - sagittatis , supremis ovalibus , petiolatis; laciniis calycinis subulatis crassiusculis ; corollâ calcare subaequali, extrorsùm tenuissimèpuberulâ, palato glabro; capsula globoso- ovoideâ, calyce subaequali glaberrima. (LinariaBoyé, n. 76 Dêgaiga Arab.) — Hab : le désert du Sinaï. Suffrutex pedalis et ullrà ,maci]eatus . ramosus, ramis crassitie pennae corvinse elongatis, rigidis, erectis, subsplnescentibus, glaberrimis nisiimâ basisubvelutinis, nudis. F0LIA inferiora poUicari-» lin. 2-2 1/2 lata, lineari-lanccolata,acuta,basibi- j. DECAisNE. — Florula Sinaica. 9.53 dentato-sagitttata, avenia,inpetioluin alin.longum tenue, glabriusculuin,attenua- ta, crassiuscula, viridia, glaberrima. Bracteaelineares, subulatae. Flores extrorsùm tenuissimèpuberuli. breviter padicellati, pedicellis glaberrimis, erectis-velretortis. Calyx 5partitus laciniislinearibus, imabasilatioribus, crassiusculis, glaberrimis coroUâ dimidio brevioribus. Corolla (adjecto calcare)lin. i i/alonga subven- tricosa ; labium superius bifidum, lobis rotundatis , palatum aequans : inferius lobis rotundatis, intermedium pariim longius et angustius; palato glaberrimo; calcare subattenuato primo setate hamoso, demùm coroUam longitudine aequante. Stylus corollâbrevior,glaber. OvARiuMSubobliquum, subrotundum, apice tenuis- simè puberulum. Capsula conoidea , calyce subbrevior, glaberrima. Semina Obs. Cette espèce est voisine du Linaria œgyptiaca, dont elle diffère par les rameaux secondaires allongés dépourvus de feuilles et entièrement glabres. Celles qui se trouvent à la base des rameaux sont beaucoup plus longues, et ont les dents pla- cées entièrement à la base dirigées en bas ou s'étendant hori- zontalement; les folioles calycinales sont subulées, charnues» privées de bords membraneux , et dépassent à peine la capsule qui est presque ovoïde et parfaitement glabre. 120. Anarrhinum fruticosum Desf. herb. atl! ( Z-maria Bové, n. 74. Rou- faya Arab. ) — Hab : désert du Sinaï. J31. A. jowèescews Fres. mus. Senck. p. 89. (jlnarrhinum 'Boyé,Ti. 71 ? houfaya ou Eynoub Arab.) — Hab : entre les débris granitiques du mont Sinaï. ( Wadi Scheck 4ooo' Riippell. ) 132. BOVEA. Gen. nov. Calyx campanulatus 5-dentatus œqualis. Corolla tubulosa bilabiata : labium superius obloogum concavum, brevissimè bi- dentatum; inferius longius trilobatum, palato ad faucem sub pro- minulo. Stamina didynama, coroUaeœqualia. Anthère disjunctœ ovatae,uniîoculares rimâlongitudinali déhiscentes. Stigma sessile, capitato-depressum. Ovarium disco hypogyno brevi basi cinc- tum. Capsula bivalvis valvis medio septiferis. Herha suffrutes- cens y ramosa ramis oppositis,cana^ undiquepilis viscosisinspersa\ spica terminalis laxa. Flores oppositi intense violacei; antherœ aurantiacœ. B. Sinaica. ( &oparia. Bové ? n. 64 Sefféry Arab. ) — Hab : le désert du Sinaï. Obs. C'est avec le Dodartia que ce nouveau genre paraît 2 54 J- DECAiSNE. — Floiula Sinaica. avoir le plus d'affinité; car il ne s'en distingue au premier coup- d'œil que par le port. Cependant, la forme de la corolle, quoi- que en apparence la même, offre des différences : ainsi , dans le Dodartia^ les deux lèvres sont de longueur inégale, la supé- rieure étant tout-à-fait tronqwée; les anthères ne sont point dis- jointes , le stigmate est bilamellé , et la capsule globuleuse est recouverte entièrement par le calice. Je dédie ce genre à M. Nicolas Bové, voyageur infatigable , qui a enrichi la botanique des plantes décrites dans cette flore, et qui exécute en ce moment un nouveau voyage scientifique dans la colonie d'Alger. Linné, et après lui la plupart des auteurs systématiques, ont cité un Dodartia indica qui semble, d'après la phrase in- complète qu'on en adonné, avoirde l'analogie avec cette plante, si ce n'est par son inflorescence, (i) SOLANE^ (VerbascinîE). 123. Celsia parpijlora Nov. sp. C. suffruticosa ramulis nudis; foliis ad ramulorum basin dispo- sais, ovato-lanceolatis , repando-dentatis incanis, superioribus lineari-lanceolatis basi et apice subattenuatis ; floribus parvis atrofuscis pedicellatis; foliolis calycinis lanceolatis, extrorsùm te- nuissimè glanduloso-pilosis. ( Celsia. Bové n. 70 Nefjlé Arab. ) — Hab : désert du Sinaï. SuFFRUTEx pedalis, ramosus ramis epidermide flavescenti laevi vestitis, juniori- busoppositis, erectis, nudis, basi tenuissimè puberulis,purpureo-coloratis, apice ra- mosis,ramulis patentibus^ Iaxis, floriferis. Folia opposita semipollicaria lin. a lata infiina oA'^ato-lanceolata, intégra vel repando-dentata, in petioliim brevem atte- naata , coriacea, incano tomentosa, superiora linearia, basi et apice siibattenuata subtomeutosa^colorata. FLORF.sparvi^atrofusci, in spicas laxas ad ramulorum api- cem dispositi , pedicellati, pedicellis gracilibus basi bracteatis^ bracteis linearibus acutis pedicello multo brevioribus. Calyx profundè 5-partitus, foliolis lanceolatis scutis, cxtrosùm glanduloso-pilosis Coholla lin. i iplata, rotata , 5-loba, lobis subaequalibus, rotundatis, extrorsùm glanduloso-pilosis. Stamina 4, corollae lobis (i) Outre ces Scrofularinées M. Bové a rapporté trois espèces d'Orobanches , mais comme je ne les ai vues qu'en mauvais état je me dispense de les citer; nne d'entre elles appartient à la section des espèces à corolles 5-partites voisines des Orobanche ramosa et média Desf. j. DECAISSE. — FloTula Sinaica. ^55 breviora, filamentis dense pilosis , pilis penicellatis , lulescentibus j aniherœ didymae, purpureae? Styi^us sub flexuosus, staminibus longior, glaber, apice subin crassatus, stigmatosus. Ovarium subglobosum, glaudulosum. Capsula... Obs. Cette jolie espèce se distingue facilement de ses con- génères par sa tige ligneuse, ses rameaux munis seulement à la bse de trois ou quatre paires de feuilles, dont les inférieures sont blanchâtres et les supérieures d'un brun pourpre , couleur qu'on remarque également sur les rameaux; enfin, par la petitesse des fleurs qui n'atteignent au plus qu'une ligne et demi de large. 124. Verhascum sinuatuml V. foliis lanceolatis sinuato et duplicato dentatis, in petiolum attenuatis, dense tomentosis, infernè nervosis, nervis prominulis reticulatis,ramealibus sessilibus, suprerais cordatis, integris, acuminatis; ramulis floriferis elongatis, gracilibus laxifloris. Hab : désert du Sinai. Obs. Je rapporte avec doute cette plante au Verbascum sinua- tum avec lequel elle a des rapports; mais comme l'échantillon que j'ai sous les yeux est privé de fleurs, je n'ai pu arriver à sa détermination d'une manière certaine. 125. Ifyosciamus muticus L. Fresen. mus. Senck. p. i66. HyosciamusDa- /ora Forsk. Delil. heib. ^ÎLgypt. ! { Ilyosciamiis Bové n. jo. Sakaran Arab.) — Hab : désert du Sinaï. 126. H. pusillus L. Delil. berb iEgypt! Delil. frag. fl. Arab. pétr. p. 72. Fresen. mus. Senck, p. 1 6S. — Hab ; dans les terrains cultivés près du Sinaï. BORRAGINE^ ( Asperifoliae ). 127. Ueliotropium arbainense Fresen. mus. Senck. p. 16S. {Heliotro- pium Bovén. 87 Mescre Arab.) — Hab : dans le désert de Tor, et montagnes aux environs du couvent du Sinaï (Thaï Arbain^ 5,ooo' Riippell). liîS. H. eriocarpum Delil. herb. ^Egypt.! Rœm. etSchult. Syst. veg. IV. p. 727. Hab : aux environs de El-Tor. 129. H. undulatum Vabl. Rœm. et Schult. Syst. veg. IV. p. 3o. Helio- tropium crispum Delil. herb. ^gypt. 1 Hab : aux environs de El-Tor. i3o. Echinospermum Vahlianum Lebm. Asperifol. 1. p. 182. Fresen, mus. Senk. p. 169. Anchusa Spmàcarpos Forsk. Delil. herb. ^gypt! — Hab. le Sinaï et le désert environnant. 1 3 1 . Omphalodes intermedia Nob. Cynoglossum intermedium Fresen. mus. 2 56 J. DKCA.ISNE. — Floj'ula Sinaica. Senck. p. 169 ( Andrachne. Bové, u. 89 Sileslê Arab. ) — Hab r le sommet du Sinaï. Oes. Je rapporte cette plante au genre Oinphalodes changé par Roemer et Schniies en celui de Picotia. Les caractères sur lesquels est fondé ce genre sont à la vérité d'une valeur bien secondaire, puisqu'on voit les carpelles offrir tous les passages depuis l'état où ils sont ovoïdes et bordés seulement par une membrane dentée, jusqu'à celui où cette membrane a pris un accroissement tel, qu'elle donne à ces carpelles la forme d'un godet à bords rentrans. Cependant, comme ces caractères sont liés à un port différent de celui des Cynoglosses , et à quelques autres légères différences , je crois utile de placer cette plante dans le genre Omphalodes. M. Fresenius a fait des remarques analogues au sujet de cette même espèce; il a étendu ces observations sur l'O. myosotoides^ où il fait également voir le peu de valeur des caractères gé- nériques de rOmphalodes , qui néanmoins doit être conservé. i32. Trichodesma africanum R. Brown. Delil. herb. aegypt. Fresen. mus. Senck. p. 171. {Trichodesma africana^o^è, n. 80 et 81. Hémin des Arabes du Sinaï. ) — Hab : désert de El-Tor. ( Thaï Rim. 3,5oo' Rûppell ). i33. uisperugo procumbens. L. (Sileslè) Arab. — Hab : croît avec le Galium tricorne , au mont Sinaï. i34. Anchusa Milleri Willd. Delil. herb.^gyp.! Fresen. mus. Senck. p. 171. (AnchusaBo\è n. 83 Sann-El-Tor Arab.) — Hab : les lieux cultivés du Sinaï ( Thaï Arbain 5,ooo' Rûppell). i35. Echium Rauwolfii Delil. Fresen. mus. Senck. p. 171. E. margarita-' ceum. Lehm. Asperif. 11. p. 446. — Hab : dans les sables des environs de El-Tor. (Thaï Rim. , 3ooo' Riippell.) i36. Lithospermum orientale L. Rœm. et Schult. Syst. veget. IV. p. 5i (Bové n. 32. Lebbett Arab.) — Hab : près du mont Sinaï. CONVOLVULACEiE. 137. Convohulus Forskalii Delil. herb. ^gypt.4 Conuolvulus Cneorum Forsk. Conpolpulus lanatus Rœm. et Schult. Syst. veg. IV. p. 293. Fresen. mus. Senck. p. gS. [ Conuolçuius Forsialii Bové, n. 91. lielkania Arab.) — Hab : le désert du Sinaï. j. DECAiSNii. — FLorula Sinaica 9,5 7 i36. c. lanatus Vahl Symb. bot. 1. p. 16. Rœm. et Schult. Syst. IV. p, 392. — Hab : le désert du Siuaï. Obs. Ces deux plantes paraissent être confondues dans le Sjstema de Roemer, quoiqu'elles soient parfaitement distinctes. Dans le C. Forskalii , les bractées, les divisions calicinales, la capsule et enfin les graines ont toutes une forme qui se rap- proche d'un ovoïde, tandis que dans le Convolvulus lana- tus , outre la consistance des feuilles qui sont plus mem- braneuses et plus vertes , quoique munies de poils soyeux extrêmement longs, les bractées sont linéaires, aiguës, de même que les divisions calicinales; la capsule, ainsi que les graines, au lieu d'être ovoïdes, sont au contraire oblon- gues. Dans ces deux espèces , les capsules ont un mode de dé- hiscence assez remarquable; avant de s'ouvrir en trois valves, elles commencent par se fendre de bas en haut en lanières , au nombre de trois ordinairement par valve, plus ou moins profondes, et atteignant quelquefois presque le sommet de la capsule. CUSCUTEvE. iSj. Cuscuta Epithymum L. Cuscuta arabica Fresen. mus. Senck. p. i65. — Hab : parasite sur les rameaux de Y^riemisia monosperma Del. croissant aux environs du mont Sinaï. ( Thaï Arbain 5ooo' Riippell.) Ob>. Les échantillons de cette plante, rapportés par M. Bové, m'ont présenté des fleurs dont lesétamines étaient saillantes ou enfermées dans le tube de la corolle suivant l'âge auquel on les observait; les squames de la corolle sont ovales et assez profon- dément timbriées dans les échantillons de l'Europe que j'ai observés, ainsi que dans ceux de M. Bové, ce qui m'a engagé à rapporter l'espèce nouvelle de M. Fresenius au Cuscuta Epi- thymum. Plusieurs familles de plantes à corolle monopétale présentent cette différence de hauteur des étamines suivant leur degré de développement; les Primulacées et les Borragine'es en offrent des exemples frappans. II. KoTAN. — Novembre. i„ 9,58 r. OECAiSNE. — Florula Sinaica. GENTIANES. i38. Erythrœa spicata Pers. Delil, berb, aegypt. ! {Erythrœa Bové^ n. 90 Semoun Arab.) — Hab : près du mont Sinaï. Obs. Les fleurs sont un peu plus longuement pédicellées qu'elles ne le sont ordinairement dans les échantillons prove- nant du midi de la France ou de l'Italie. Cependant j'ai observé des échantillons recueillis aux environs de Toulon qui ne dif- fèrent en rien de ceux rapportés de l'Arabie, ASCLEPIADE.E. iSg. Periploca pyrotechnicum Spr. Delil. herb. jEgypt! Cynanchumpyro- technicum Forsk. — Hab : les endroits pierreux du mont Sinaï. i^o.Gomphocarpas frulicosusK. Br. Fresen. mus. Senck. p. 171. Ascle- pias fruticosa Delil. berb. aegypt.! [Asclepias. Bové, n. gS. Argel des Arabes). — Hab : désert du Sinaï. ï4i. Dœmia cordata R. Br. Fres. mus. Senck. p. 172. Pergularia tomen- tosa L. Desf. herb. Atl. ! Delil. herb. jEgypt. ! ( Pergularia tomen- tosa. Bové, n. 92. Lehen-el- homar. Arab.) — Hab : désert du Sinaï. GAMPANULACE.E. i42, Campanula dutcis Nov. spec. C. coespitosa ramosa foliosa, fohis caulinisovatis sinuato-6i de cette espèce, et les figures et le caractère qu'il donne de ceux de son genre Dimorphothecane peuvent s'y appliquer. L'échan tillon conservé dans son herbier, sans indication de localité , et la phrase de Ray qu'il cite, se rapportent exactement à la plante rapportée par M. Bové. J'ai lieu de croire querëchantillon de Vaillant a été rapporté par Tournefort, quoique la plante ne se trouve point dans l'herbier de ce dernier. N'ayant pu trouver de phrase qui se rapportât exactement à cette espèce, je lui ai donné le nom de Tripteris Faillantii pour rappeler celui du célèbre botaniste dans l'herbier duquel je l'ai observé. 1 5S. Jasonia sicula D.C. Prod. ined. Erigeron siculum L. ( Conyza Bové, n. 1 1 J ). — Hab : les endroits humides près le Sinaï. 159. Conyza Bovei D.C. Prodr. ined. C. hispidiuscula, foliis caulinis linearibus acutis dentatis sessilibus, supremis semiamplexicaulibus, pedunculis in folio- rum superiorum axillis unifloris Iaxis subcorymbosis , involucri foliolis flores aequantibus lineari-subulatis glanduloso-puberulis marginibus membranaceis denticulatis, flosculis disci pilosius- culis flavis. {^Conyza Bovei D.C. Prod. ined. Conyza. Bové, n. 118. Gazdni ou Gèsdnie des Arabes). — Hab : les endroits humides du Sinaï. Rami pédales herbacei , crassitie pennae corvinae, hispidufi, laeviler striati. FoLiA poil. 1-11/2 longa lin. 1 1/2 lata lincaria apice acuta, dentata, sessilia, utrinque glabriuscula , viridia; suprema subundulata , gradatim minora. Capi- tula lin. 2-3 lata, viridia, adramulorum apicem laxè oorymbosa, pedunculata, pe- dunculis terminalibus aut axillaribus nudis hispidiusculis. ÏNvoLucHifoliola li- neari-subulata viridia extrorsùm tenuiter gland uloso-puberula, margine mem- branacea, denticulata. Flores fœminei pluriseriales in ambitu , tubulosi , graci- les, tridentati , glaberrimi. Pappus flores superans, scaber. Akenia immatura cylindrica. Flores disci staminigeri, circiter i5 tubulosi quinque-dentati, dentibus obtusis , apice extrosùm pilosi, pallidi. Stamina lineari-oblonga tubura corollae aequantia. Sxylus filiformis slamina superans glaber, ramis erectiusculis papil- losis. Akenia pilis inspersa. i6o. C. triloba nov. spec C. scabriuscula, foliis infimis pollicaribus, obovato-spathulatis 3-dentatis,medio majori rotundb, lateralibus ovatis utrinque te- nuissimèpilosis subasperis, pedunculis ad ramuloruni apicemco- 26-2 j. i>j:CAis]Viî. — Florula Sinaica. rymbosis unifloris, capitulis lin. r latis, involucri foliolis flores subaequaiitibus, floribus genitalibus incUisis! , akeriiis maluris obovatis pilosiusculis flavidis. {Erigeron Bové, n. \o\.Nefflè Arab. ) — Hab : désert de EI-Tor et dii Sinaï. HiiRBA perennisV amaena, laelè viridis, subaspera. Caulis pedalis, ramosa, vix crassitie pennae corvinae, teretiusculus , laeviter striatus tenuissimè pilosus, asper. FoitA infîma poil, i longa liu. 2-3 lata obovato-spatLulata tridentata , lobo mc- dio rotundo subapiculato, caulina ovata, in petiolum attenuata , utrinque tenuissimè pilosa, scabriuscula ; suprema obovato -oblonga subintegra. Capi- tula lin.i lata adramulorum apicemcorymbosa, pedunculata, pedanculis giacili- bus axillaribus vel ramuios terminantibus, approxitaatis , semipollicaribus ad mé- dium foliolo abortivo instructis, scabris. Involucri foliola lineari-lanceolata,acuta, floribus breviora, extrorsùm scabriuscula, iiiteriora membranacea glabra, matina- tioue reflexa. Rhachis glabra ebracteolata. Flores fœminei in arabitu pluii- seriales , fdiformes, tubulosi^ apice tiidentati , stylo filiformi glabro incluse pappo scabro aequales, glaberrimi, albidi. Akenia oblongo-cylindracea, pilosa. Flores centrales staminigeri 5-dentati^ pappo subsequales. Stamina corollae tubum sequantia, ovato-oblonga mucrone acuto terminala. Stylus glaber staminibus xqualis, ramis ovatis pilosis. Akenia oblougo-cylindrica, ecostata, pilosa. Obs. Un des caractères les plus remarquables de cette espèce est de présenter toutes les fleurs, même lorsque les fruits sont en parfaite maturité , avec les styles et les étamines renfermés dans le tube de la corolle, et ne faisant jamais saillie au dehors. Elle se distingue encore en outre par la forme de ses feuilles qui sont spathulées, tridentées au sommet, et dont la dent du milieu plus grande que les deux latérales est presque ronde : toute la plante est d'un vert jaunâtre. Sprengel a décrit sous le nom (X Erigeron incisus deThunb. une plante de la Pales- tine rapportée par Sieber qui semble avoir de l'analogie avec cette espèce. 161. Phagnalon nitldum Fres. mus. Senck. p. 81. t. IV. f. 3. {Conyza Bové n. 120 Honet-el-nhagi Arab.) • — Hab : le mont Sinaï. (Thaï Al bain 5ooo' Riippell). Obs. Cette espèce se distingue nettement de toutes celles du genre, par lesfoliolesde l'involucre, qui sont scarieuses comme celles du Catananche cœrulea ; les inférieures sont ovales ou ar- j. DFC AISNE. — Floj'ula Sinaica. 263 rondies, les plus intérieures spathulées à limbe également sca-^ ri eux et transparent. 162. Iphioaa juniperifolia Cass. Chrysocoma mucronata Forsk. Fres. mus. Senck. p. jf. — C. spinosa Del. Descr. égyp. ( Chrysocoma spinosa Bové, n. 95. Daffara des Arabes). — Hab : le désert du Sinaï. ( Thaï Hebran 2,5oo' Rûppell.) i63. l.scahra D. C. I.caulelignosoramoso, ramis sicut foliat undique breviter glan- duloso-pilosis scabris, foliis lineari-subulatis pungentibus ses- silibus basi pinnatipartitis acutè dentatis, capitulis ad ramulo- rum apicera corymbosis, involucri foliolis exterioribus ovatis acutis, interioribus linearibus, corollae dentibus acutis, akeniis ovalibus pubescentibus. Iphiona scabra D. C. Prod. ined. {Chrysocoma? Bové^ n. io4. Chrysocoma histrix Delil. mss. Saffara Arab.) — Hab : le désert de Tor. CAULislignosus epidcrmide flavescenterugosâvestitus, ramosissimus ramis, erec- tis rigidis,tenuiterstriatis, viridibus, pilis brevissirais viscosi vestiti et scabri. Fo-. iiiA pollicaria sessilia lineari-subulata subcyliudrica superiiè sulcata semilineam lata pungentia basi pinnatipartita, dentibus subulatis uudique pilis ramulorum simi- libus scabra. Capitula ad ramulorum apicem subcorymbosa pedunculata lin, 3^4 longa. Involucri foliola inferiora ovato-acuminata extrorsiim punctulalo-scabra, superiora linearia acutiuscula, intégra subscariosa floribus sequalia. Flores ber- maphroditi flavescentes. Pappus pluriserialis inaequalis, scaber, flores aequans. CoROLLA flavescens cylindracea apice dentata , dentibus ovatis acutis, glabra. Stamina iuclusa alâ ovato-laaceolatâ termiuata. Stylus inclusus, ramis co- rollam superantibus. Akenia ovato-oblonga striata , pilis albis vestita. i64. Pulicaria undulata Cass. Dict. D, C. Prod. ined. — Inula undu- lata L. Delil. herb. .^gypt. ! Ejusd. plant de Meroë. p. 43. Fresen. mus. Senck. p. 79. {Inula undulata Bové. n. 117). — Hab ; désert de Tor. ( Thaï Arbaiu 5ooo' Ruppell. ) i65. P. arabica Cass. D. C. Prod. ined. Inula arabica L. Delil. hcrb. aegyp.! —Hab : les lieux cultivés du Sinaï. 166. P. desertorum D. C. Prod. ined. P. ramis tenuiter striatis pubescenti-viscosis; foliis semipoUi caribus ovato-lanceolatis valdè undulato-^crispis , superioribus subcordato-amplexicaulibus, ihferioribus in petiolum attenuatis utrinque tenuissimè tomentos'is, viridibus; capitulis termina- libus subcorymbosis ; involucri foliolis extrorsùm puberulis acutissimis. 264 j- uEc AISNE. — Florula Sinaica. ( Inula arabica Bové, n. 109. Desdas Arab. ) — Hab : désert du Sinaï. Rami herbacci dense puberuli pallidè viridi, subviscosi. Folia infima oblongo- lanceolatavaldèundulato-crispa, subpiunata, basi in petiolumattenuata,suprema sessilia subcordato - amplexicaulia^ utrinque puberula, laetè viridia. Capitula sphaerica lin. 4 longa ad ramulorum apicem subcorymbosa , pedunculata, pe- dunculo bracteolis instructo apice nudo. Involucri foliola linearia acuta . exteriora tenuissiraè puberula. Receptacui.um planum , luberculaturn , glabrum. Pappus biserialis flores vix aequans scaber, exterior coroniformis denticulatus. Flores aurei,ycemmei ambitus uniserialis lingulati,ligulâlinearioblongâ triden- talâ, tubo arcuato gracili ^a\ivo',hermaphroditi ^ tubulosi, tubo gracili, denti- bus ovato-acutis glabris. Stamina tubum coroUae'œquans. Stylus exsertusfilifor- misglàber consimilis, in floribus bermaphroditis ramislantisperlatioribus. Akenia cylindracea basi subattenuata tenuissiraè striata, glabra, pallida. Obs. Je transcris ici une note relative aux plantes de M. Bové, que M. De Candolle avait envoyée à M. Guillemin pour la dé- termination des espèces de cette collection que possède M. le baron B. Delessert. « \J Inula arabica^ n. 109, de M. Bové n'est ni celle de M. Delile , ni celle de Desfontaines , ni celle des auteurs à moi connus. L'espèce de Linné est très douteuse, sa phrase ne va ni à la plante d'Arabie, ni à la plante d'Egypte. Le synonyme de Plukenet est faux. Forskal , cité par Linné, ne mentionne \ Inula arabica , ni dans le catalogue des plantes d'Arabie, ni dans celui d'Egypte. Au milieu de ces doutes, la plante de M. Bové qui appartient au genre PuUcaria de Gœrtner sera pour moi PuUcaria desertorum. Prod. ined. nD.C. inlitt. » Francœuria crispa Cass. Inula crispa Pers. Desf. herb. atl. ! Delil. herb. œgypt. ! Fresen. Mus. Senck. p. 78. Aster crispus Forsk. Descr. p. i5o^ ( Inula crispa Bové, n. 110. Desdas Arab.) — Hab : le désert du Si- naï. (Thaï Arbain 5ooo' Riippell. ) 167. Anthémis peregrina Linn. D. C. Prod. ined. non Willd. Anthémis tomeniosa Willd. non Linn. Delil. fl.^Egypt. { Anthémis 'Roy ky n. 102. Rébég kïiài.) — Hab : Wadi Kramrailé. Environs de Tor. 168. AcJiillœa Santolina L. ( Delil. herb. œgypt.! ( Achillœa Santolinea Bové, n. 99. Rebey-el-ghebel Arab. ) — Hab : lieux cultivés près Sainte-Catherine. 16g. Santolina fragrantissimaYovs\. Delil. i[. dd^^^xA {Santolina fragran- tissima Bové, n. io5. Gazoum krah.) — Hab : Environs du Sinaï. 170. Pyrethriim santolinoides D. C. Prod. ined. — Santolina Sinaica Fresen. Mus. Senck. p. 83. — Tanacetum Slnaicum Delil, mss. {San- j. DECAiSNi:. — Florula Sinaica. 2()5 tolina. Bové, n. 96. Meur kvûi.) — Hab : désert duSinaï.(Sinaï6,5oo* Rûppell. Obs. Très voisine, d'après M. De Candolle, du Pyrethurn myriophyllum de Meyer, mais dépourvue de rayons. Des rap- prochemens génériques proposés par les trois auteurs qui ont eu connaissance de cette plante, je suis porté à admettre celui de M. De Candolle comme le plus convenable, quoique cepen- dant , il ne s'applique pas nettement à cette espèce. Ce sont sans doute ces caractères incertains qui ont fait que cette plante a été placée en même temps dans trois genres différens. En effet, elle a un peu de l'aspect de XAchillea pauciflora ( Gjmnocline Cass.) qui avait été réunie au genre Tanaceium. Le rapprochement avec les Santolina pouvait également se faire en se guidant d'après le port; dans l'un ou l'autre cas, cette plante s'éloigne de ces deux genres par des caractères qui ne leur appartiennent pas et qui me paraissent mieux convenir au Pyrethurn. 171. Cotula cinerea Delil. herb. ^gypt. ! Lessing. Syn. comp. p. 261. {Cotula. Bové, n. io3). — Hab : désert de El - Tor. Obs. D'après M. De Candolle , cette espèce doit former un genre distinct des Cotula. 172. Oligosporus monospermus Bess. — Artemisia monosperma Delil. FI. œg., non herb.! [Artemisia monosperma. Bové, n. 108 Adeh. krûi.) — Hab : Environs de Tor 173. Artemisiajudaica[Abrotanum Bess.) Delil. herb. ^Egypt,! FI. ^Egypt* t. 43. Fresen.Mus.Senck. p. 84. (^r/emisia. Bové, n. 98. ) Berterann ^ Bashurann vel Chijk. Arab.) — Hab ; Désert du Sinaï. (Wadi Scheck. 5ooo' Riippell.) 174. Jfloga Fontanesii Cass. Gnaphalium, caulijlorum Best. herb. Atl. ! Delil. FI. ^gypt.-G. Ruppelli Fres. Mus. Senck. p. 79.1. IV. f. 1.— Hab .' Désert du Sinaï. (Thaï Rim. 3ooo' Riippell. ) Obs. Il suffit d'un examen comparatif avec le Gnaphaliwn cauliflorum ^ ainsi que, d'après les figures exactes qu'en a données M. Frésenus, pour s'assurer que la plante qu'il a cru nouvelle n'est qu'un échantillon très petit de Xljloga Fontanesii Cass. 175. Crassocephalum Jlai>um ^py. spec. ^206 J. DECAisjvE. — FLorula Sinaica. C. foliis caulinis petiolatis basi aiiriciilatis, supremis cordatis amplexicaulibus dentatis; capitulis pedunculatis axillaribiis vel corymboso - paniculatis; involucris basi squamulis linearibiis cinctis , foliolis linearibus flores 12 flavos aequaiitibus. ( RicJioub. Arab. ) — Hab : le désert du Sinaï. Herbaglaucararaosa, ramisleviterstriatulis. Folia caulina poil, i et ultra longa, ovato-subrotunda, irregulariterdentata,in petiolum altenuata,basi auriculata, aii- lioulis amplexicaulibus integris dcntatisve , suprema cordata semiamplexicaulia grosse dentata, oinnia glauca, juniora non rarô laetc lilacina. Capitula lia. 5 longa, basi squamulosa, axillaria vel ad rainuloruni apicem laxè corymbosa, pe- dunculata, pedunculo basi bracteolato, bracteolis lineari-subulatis. Involucri folia circiler 12, linearia, acuta margiue membranacea , erecta, demùm reflcxa. Receptaculum tuberculosum, glabrum. Pappus pilosus, argenteus, flosculos aequans. Flores flavi : flosculi fœminei tubulosi, 5-dentati, graciliores staminibus destituli. Stylus , ramis lineari-obtusis , exsertis : hermaphroditi conformes , tubulosi, tubo basi subdilatalo, stylo incluso^ stamiuibns ovato-oblongis. Ake- iviuM erostre elliptico-cylindricura , leviter costis vix couspicuis costatum, pilis brevibus albis vestitum, incanum. Obs : Cette jolie espèce se distingue au premier abord de toutes celles du genre, par ses fleurs jaunes. C'est aussi la seule qui s'avance autant vers le nord, les autres espèces habitant les régions équinoxiales. 176. Senecio coronopifolius Desf. FI. Ail. 2. p. 273. herb. Atl.! Delil. herb. ^gyp.! — Hab : aux environs de Tor. 177. Leyssera discoidea Spreng. Fres. Mus.Senck. p. 8a. Gnapliallumleys- seroides Desf. herb. Atl ! Leptophyius leysseroides Cass. — Hab : le mont Sinaï. ( Sinaï 6000' Ruppell.) DIPSACEAE. 178. Cephalaria syriaca Schrad. Coult. Mem. p. 87. D. C. Prod. 4. p. 648. — Hab : Dans les terres cultivées au Sinaï. 179. Pterocephalus sanctus Nov. spec. P. caule fruticoso, ramis puberulis foliis obovatis dentatis s. pinnatis subincano-puberulis , involucello obscure 4-crenato extrorsùm piloso , setis calycinis 20 plumosis; corollâ 5-lobâ inœquali, filamentis longioribus, stylo incluso. ( Knauiia.n. 121. Bové Samma des Arabes ). — Hab : le désert du Sinaï j. utc AISNE. — Florula Sinaica. 267 Caulis liguosus ramosus, ramistcretibus,viscidulis, puLerulis,basifoliosis. Folja iufînia obovato-spathulata dentata velpinoata, lobis inaequalibus integris vel dcn- tatis, superiora pinnata, peliolata, pilis brevibus subviscidis utrinque iiispersa. Flores capitati longitcr pcdunculati, pedunculo terminali nudo. Involucri fo- liola 10-12 obovato-oblonga siibbiserialia utrinque teouissimè puberula, ciliata. IiNVOLUCELiiUM monophylluin obscure 4-crcnatum extrorsùm dense incano-pilo- suui , ovarium arctè cingens, subovatum. Calyx selosus , sctis 20 plumosis co- rollam subaequantibus, subviolaceis. Gorolla pallidè carnea, infundibuliformis, pilosa 5-fîda, lobis inaequalibus 5 majoribusovato-lanceolalis. Staminaqualuor : fila- mcnta fîliformia glabra coroUam supcrantia antè anthesia replicata , ad tubi mé- dium inserta : antherœ oblongae versatiles, flavae.SxYJ.us staminibus brevior glaber, tubulosus , apice foramine mar^inato subobliquo pertusus. Ovarium subovoi- deum glabriusculum. Obs. Cette espèce se reconnaît entre toutes celles citées et fi- gurées dans la monographie de M. Coulter, de même que dans le Prodrome de M. De Candolle, à son involucelle à peine cré- nelé et couvert de poils blancs, à son calyce composé de vingt soies plumenses qui égalent presque en longueur le tube de la corolle. RUBIACEAE. 1 80. Spermacoce caîyptera. Nov. spcc S. ramosa , ramis teretibus , foliis linearibus crassiusculis obtusis marginibus subtùs reflexis; stipulis vaginatis dentatis, dentibus acutis cblongis; calycibus, dentibus 1 foliaceis lan- ceolatis, stipulam superantibus, staminibus 4 quarum 2 sessili- bus, stylo incluso. ( Rubiacea Bové, n. 208. JHedeneï Arab.) — Hab : le mont Sinaï. Caulis pedalis, sublignosus, ramosus, ramis subdiffusis, nunc epidermide sca- briusculâ albidâ sub argenteâ vestitis, junioribus subherbaceislaevib us. Stipulée petiolis connatae, merabranaceae, dentatae denticulis intrapetiolaribus, iufimis bre- vibus, superioribus longioribus. Folia opposita lin. 3-6 longa, liuearia, acutius- cula, margiue reflexa, basi vaginantia, coriacea, opaca. Flores vaginis reconditi, axillares, solitarii. Calix oblongus apice 4 dentatus, dentibus 2 brevissirais acu- tis, bi aliis foliaceis, lanceolatis, acutis, nervosis, glabris vaginas superantibus. Go- rolla subbypocrateriformis alis calycinis longior, 4-loba lobis, ovato-lanceolatis obtusiuscubs , tubo extrosùm teuuissimèpuberulo. Stamina 4 corollae fauce iu- serta quarum bi sessilia , bi stipitata, filamentis brevibus, glabris. Anthère ovalaj basi et apice cmarginalae. Stylus staminibus brevior, glaber : stigma bifîdum laciniis 268 T. DECAiSNE. — Floriila Sinaica. oblongis acutiusculis. Ovarium oblonguni, longitudinaliter et laeviler suleatiim, biloculare , breviter stipitatum , glabruiu. Obs. La iorme remarquable des divisions calicinales dont deux sont foliacées, ovales, aiguës et presque aussi longues que la corolle, suffit pour distinguer cette espèce de ses conge- 181. ^sperula Sinaica l^ox.ST^ec. A. foliis omnibus oppositis,infimis ovatis aculisf superioribus linearibus acutis margine ramulisque angulis praesertim apice scabris; pedunculis axillaribus ; floribus pedicellatis; corollis minimis tubo subnullo, stylo apice bifido ramis patentibus , stigmatibus globosis ; ovariis glâbris vel subasperis. Asperula Sinaïca. Delil. Mss. ( Galium. Bové, n. 127. Bissensey Arabi ) — Hab : entre les rochers du Sinaï. Caums erectus? raniosus, ramulis aduodos Incrassatis, tetragonis , striatis , angulis praesertim ad ramulorum apicem scabris. Folia opposita, infîma ovalia lin. 2-31onga, 1 circiter lata, superiora linearia, acutiuscula margine reflexa, sca- bra, suprâsublucidautrinquecQQColora. Flores in cymis Iaxis (3-6-floris) pedun- culati, pedunculis folio brevioribus , subpatulis. Caj.yx subnuUus. Corolla alba rotata quadrifida laciniis patentibus ovatis margine et apice incrassatis medio trinervatis, obtusis. Stamina fauce inserta filamentis brevibus subdeflexis : an- iherœ ovatae. Stylus glaber apice bifidus, ramis patentibus subreflexis, stigma- tibus globosis. Ovarium immaturum didymum, giabriusculum. Obs. Cette espèce est la seule à la connaissance de M. Delile, ainsi qu'à la mienne, d'après l'examen des herbiers, qui se trouve n'avoir constamment que deux feuilles opposées au lieu de les présenter verticillées. 182. Crucianella ciliata Lémk. dict. 2. p. 217. D. C. Prod. 4. p. 687. ( Crucianella? Bové, n. 129).— Hab : le mont Remsée, près le Sinaï. Obs. Tous les échantillons que M. Bové a rapportés de cette plante sont à tiges simples munies très rarement d'un ou deux rameaux à leur extrémité, mais elles sont loin d'être diffuses; les bractées ne sont pas linéaires comme l'indique M. de La- marck, mais lancéolées aiguës. Quant au reste des caractères, ils>s'y adaptent parfaitement. j. DtCAiSNE. — Florula sinaica. ■ 2G9 1 83. Crucianella hispidula Nov, spec. C. hispidula , ramis tetragonis ; spicâ elongatâ laxâ, bracteis la- ceolatis acutis bracteolisque infrà siib hispido-scabris ciliato- dentatis ; fructibus subobovatis truncatis tuberculatis fulvis. — Hab : le mont Sinaï. Obs. Cette espèce, que je n'ai eu qu'en état fort incomplet, ap- partientà la première section établie par M. De Candolle; elle se distingue de toutes celles qui en font partie par ses tiges couvertes de poils courts presque hispides, par son épi très allongé attei- gnant au-delà de 6 pouces, enfin par ses bractées scabres sur la face externe (inférieure) , lisses sur la supérieure. i84. Galium capillare Nov. spec. G. annuum glabrum, foliis 5-6, infimis obovalibus vel obo- vato-oblongis petiolatis, intermediis linearibus basi et apice acutis,supremis subcapillaribus; floribus exiguis rubescentibus, pedunculis capillaribus trichotomis; fructibus exiguis didymis subasperis. ( Galium. Bové, n. 126. Bissensey Arab.) — Hab : entre les rochers du Sinaï. Radix annua , rubescens , simplex. Caulis 6 pollicarisramosus, diffusus, tetra- gonus, glaber. Rami filiformes, tetragoni ad ramos vix intumescentes. Folia in- fima 5-6, obovata, caulina obovato-oblonga, basi in petiolum attenuata, palula, submembranacea ; ramea et snprema sena, linearia, capillaria, basi et apice acuta, omnibus îaetè viridia, interdùm rubescentia. Pedunculi axillares aut ad ramulo- rum apicem dispositi, trichotomi, pedicellisque capillaribus (vix conspicuis) patulis, unifloris, oppositis , elongatis. Calyx haud conspicuus. Corolla rubra, laciniis explanatis, ovatis, subacutis. Stamina laciniis corollae breviora. Stylus brevis. Ovaria globosa, didynama, apice emarginata. Capsula didynama, aspera, raaturitate nigrescens. Obs. Cette jolie espèce se distingue de toutes celles connues par sa ténuité ; les feuilles les plus supérieures sont elles- mêmes capillaires, et les pédoncules sont tellement fins qu'on ne les aperçoit que par leur grand nombre. Les fleurs sont rouges, les fruits sont extrêmement petits, et adhèrent aux corps rugueux sur lesquels on les place, quoiqu'ils paraissent presque lisses. 270 Tii. DE SAUssfJiiE. — Sur la germination. i85. G. tricorne. L. With. D, C. Pr. A. p- 6o8.{Galium tricorne'Bo^c, ri. 128. Sileslé Arab.) — Hab : le Sinaï, entre les arbustes et dans les jardins. 1 86. Callipeltis Cucullaria Stev. Obs. pi. Ross. p. 69. D. C. Prod. 4. p. 61 3. Fresen. Mus. Scnck. p. 172. Valantià Cucullaria Linn. Galium Cucullaria R. et Sch. syst. III. p. aSg. ( Callipeltis Bové , n. 212. Eichrick Arab. ) — Hab : les lieux cultivés du Sinaï. (1) ALTÉRATION DK LAIR, Par la germination et par la fermentation. Par Théodore de Saussure. (2) § r. Les expériences sur la germination à l'aide de l'eau et de l'air, en vases clos , donnent des résultats plus justes, ou beaucoup plus rapprochés de l'état où elles végètent naturelle- ment que ceux qui proviennent des mêmes expériences sur les plantes développées; ces plantes souffrent par leur sépara- tion de la terre végétale qui leur fournissait le support et les alimens qu'elles exigent; elles languissent d'ailleurs sous des cloches, par une atmosphère trop humide, et par la chaleur qu'elles y éprouvent au soleil ; tandis que les graines appelées à germer à l'ombre et dans l'humidité , se trouvent sous un récipient dans une atmosphère convenable; elles puisent dans leurs cotylédons, dans l'eau pure et dans l'air, les alimens adaptés à un développement rapide qu'on n'obtient point avec des plantes toutes formées. Les auteurs qui ont recherché les changemens que les grai- nes germantes produisent dans l'air, se sont accordés à recon- naître qu'elles en détruisent l'oxigène , et qu'elles y forment de l'acide carbonique; mais ils ont différé sur le résultat de ces deux effets : Schéele (3) en opérant sur les pois, a trouvé que la (i) Toutes les familles à corolles polypétales formeront, pour la Flore du Sinaï, un troisième et dernier article qui paraîtra dans un des prochains cahiers. (2) Extrait des mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève- (3) Traité chimique de l'air et du feu, p. 209. Tii. DE SAUSSURE. — Sur la germination, 27 r germination ne change pas le volume de l'air et que la des- truction de son oxigène est égale à la production de l'acide carbonique; mes observations (i) m'avaient fourni le même ré- sultat : M. Ellis, (2) en employant la graine précédente, a trouvé que la disparition de l'oxigène de l'air est plus grande que la formation de l'acide carbonique. On amis quelque importance à cette discussion, parce qu'en se conformant aux derniers résul- tats, l'oxigène est employé à se fixer dans la graine, tandis que par les premiers, il ne paraît destiné qu'à lui enlever du car- bone. Le détail de toutes ces observations indique que si l'oxi- gène se fixe dans la graine, cette fixation n'a lieu qu'en très petite quantité, relativement à celle qui est employée à la for- mation de l'acide carbonique. § 2. Je commencerai par donner une esquisse de mes nou- velles observations à ce sujet, sans les entraver d'abord par des descriptions d'appareils, et par des détails numériques qui à une première lecture (ont souvent perdre de vue l'ensemble des résultats. Ces observations faites par des procédés beau- coup plus précis que les précédentes, montrent que la germi- nation dans l'air atmosphérique ne peut pas servir à établir une règle générale sur la destruction de l'oxigène et la pro- duction relative de l'acide carbonique pour toutes les graines. Dans les unes, telles que le blé et le seigle, la formation de l'acide carbonique paraît égale en volume à la destruction de l'oxigène; dans d'autres graines telles que les haricots, la produc- tion du premier gaz l'emporte sur la destruction du second ; avec d'autres graines, la différence a lieu en sens inverse du précédent. Ces effets opposés peuvent s'observer dans la même graine, telle que les fèves, les lupins, suivant l'époque plus ou moins avan- cée de la germination. Dans la première époque , l'acide car- bonique produit l'emporte sur l'oxigène consumé; dans la seconde , c'est le contraire. On conçoit que dans les cas où la même graine produit deux résultats opposés à des époques successives, il y en a une intermédiaire où par une exacte com- (i) Recherches chimiques sur la végétation, p. 7. (2) An inquiry into ihe changes induced on atmosph. air by gerniination , p. i5. 2'-'2 TH. DE SAUSSURE. — Sur la germination. pensation , la destruction de l'oxigène paraît égale à la forma- tion de l'acide carbonique. On peut expliquer ainsi les contra- dictions des observateurs qui n'ont pas décrit les circonstances de leurs opérations. § 3. Les résultats que je viens d'annoncer et qui sont re= marquables par leurs variations, se rapportent à la germina- tion dans l'air atmosphérique; mais ils ne donnent plus lieu aux mêmes écarts, lorsqu'elle s'opère dans le gaz oxigène à- peu-près pur; dans ce cas la destruction de ce gaz par les grai- nes précédentes, y est constamment plus grande que la for- mation de l'acide carbonique. Avant de remonter à la source de la différence principale que présentent ces deux atmosphères, je dois remarquer que les graines tuméfiées par l'eau, et placées dans du gaz azote pur, peuvent par un commencement de fermentation , y émettre une petite quantité d'acide carbonique, sans perdre par cette émission initiale leur faculté germinative avec le contact de Tair ; elles la perdent seulement par une fermentation plus avan- cée dans l'azote pur. § 4. La différence entre les effets de la germination dans l'air atmosphérique, et ceux qu'elle produit dans le gaz oxi- gène , paraît dépendre de ceux que présente la décomposition spontanée de plusieurs substances organiques, à l'aide de l'eau; elles exhalent les deux élémens de l'acide carbonique dans des milieux dépourvus de gaz oxigène; tandis qu'elles n'abandon- nent que le carbone (i) de cet acide dans une atmosphère de gaz oxigène. (i) On peut citer des exemples qui semblent opposés à cette règle, mais qui y rentrent ce- pendant par un plus mûr examen. Quatre pois pesant un gramme dans l'état sec, et qui avaient perdu leur faculté germinative en séjournant pendant sept jours sous l'eau , en ont été retirés pour être placés pendant huit jours dans une atmosphère qui occupait 200 c. c. et qui était composée de partie égale d'oxigène et d'azote confinés par du mercure; ces pois n'eu ont pas notablement changé le volume; ils y ont détruit 72 c. c. d'oxigène qu'ils ont remplacé par 72 ce. d'acide carbonique. La même expérience a été faite dans une atmosphère à partie égale d'oxigène et d'acide carbonique ; les pois en opposition avec la règle prescrite et les résultats précédens ont augmenté cette atmosphère de 1 1 c. c; ils y ont produit 28 c. c. d'acide carbonique en ne détruisant que 17 c. c- d'oxigène. Dans ce dernier cas , les graines ont commencé par se pénétrer d'acide carbonique , qui en les préservant du libre contact de l'oxigène leur a fait produire les deux élémens de l'acide carbonique sans les priver en totalité THÉOD. DE SAUSSURE. — Sur la germination. in'^ Les effets opposés produits par les développemens d'une même graine dans l'air atmosphe'rique, peuvent se rapporter à l'une ou à l'autre des circonstances précédentes; lorsque la semence commence à s'ouvrir, elle offre trop peu de contact à l'oxigène de l'air, pour être privée de l'influence qu'exerce le gaz azote pur qui fait exhaler à cette graine les deux élémens de l'acide carbonique, tandis que par un développement ulté- rieur, elle offre assez de surface à l'air, pour s'y comporter comme dans l'oxigène. On conçoit que l'effet de l'enveloppe- ment initial dans l'air atmosphérique, peut disparaître lors- qu'on lui ajoute une grande quantité d'oxigène. D'après ces considérations et celle des principes d'une graine, qui ne sont pas en totalité essentiels à son développe- ment, on doit admettre que dans toutes les germinations que j'ai opérées, soit avec l'oxigène pur, soit avec l'air, il y a eu fixation de gaz oxigène; mais qu'elle n'a pas toujours été sensi- ble dans l'air, parce que les graines y ont perdu de l'oxigène dans de l'acide carbonique dont elles ont fourni, seulement alors, les deux élémens. § 5. Absorption du gaz aiote dans la germination. — Toutes les expériences que j'ai faites sur les graines germantes dans l'air atmosphérique, montrent qu'elles diminuent son azote en plus ou moins grande quantité. Cette diminution, quelquefois très notable, est d'autres fois si petite, qu'elle paraît se con- fondre avec les erreurs d'observation ; mais la constance des résultats ne laisse aucun doute sur la réalité de cette absorption. On pourrait soupçonner qu'elle est uniquement l'effet d'une imbibition due à la porosité; on doit observer qu'elle n'y con- tribue qu'en partie, parce que la graine germante, après avoir séjourné pendant plusieurs jours dans l'air, ou pendant un temps suffisant pour qu'elle fût saturée d'azote, n'a pas laissé de continuer à absorber ce gaz ; mais on peut admettre que la de l'influence du premier gaz. La fermentation sous l'eau , dont la surface est en contact avec l'air, produit des résultats analogues, ou en partie, à ceux d'une fermentation sans le contact de l'air. Le gaz hydrogène est le produit d'une fermentation opérée sans ce contact. On en peut dire autant de la production de l'alcool. Je fais abstraction de l'infiniment petite quan- tité de gaz oxigène qui paraît requise pour déterminer une fermentation initiale. IL lîoTAN. — Novembre. i8 2 74 THÉOD. DE SAUssuRj:. — Sur la germination. porosité contribue en partie à cette fixation, parce que les graines que j'ai éprouvées n'absorbent point d'azote dans une atmosphère où l'oxigène est en beaucoup plus grande propor- tion que (lans l'air; ainsi cette condensation n'est que peu ou point sensible par les pois en germination dans une atmo- sphère composée de parties égales d'oxigène et d'azote. Or l'on sait que dans les absorptions dues à la porosité, la présence d'un gaz met en partie obstacle à la condensation d'un autre gaz. D'après cette observation, réunie à la première, on ne doit considérer l'action de la porosité que comme un moyen auxiliaire de la fixation de l'azote par la graine germante. J'ai trouvé que quelques substances végétales en fermenta- tion, absorbent l'azote de l'air qui les environne; tels sont les pois qui ont été privés de leur faculté germinative par une longue submersion dans l'eau. Quoique les graines que j'ai fait germer dans l'air n'aient point paru souffrir , je n'entrerai dans aucune discussion à ce sujet, parce qu'il est impossible de distinguer toujours dans une plante vivante les effets de la végétation , de ceux d'une fermentation qui peut n'avoir lieu que dans des parties qui échappent à notre examen. On opposera sans doute aux résultats de la germination, ceux de la végétation des plantes feuillées , où l'absorption du gaz azote n'a pas été reconnue; mais quoique cette fonction y soii certainement trop faible pour subvenir à l'entier déve- loppement de leurs fruits, elle doit rester, jusqu'à un certain point, indécise à l'égard de ces dernières: i° parce qu'elles ont beaucoup moins de vigueur en vases clos que les grames ger- mantes, ainsi que je l'ai dit précédemment; i" parce que la forme des vases qui ont servi aux expériences sur la germina- tion, a permis d'estimer dans son atmosphère un changement de volume qui n'était pas appréciable avec les appareils adaptés à la délicatesse de la plupart des plantes feuillées, et au grand espace qu'elles occupent; 3^ parce qu'elles recèlent dans leur intérieur une plus grande quantité d'air dont les modifications restent indéterminées. § 6. Procédés des expériences sur la germination. — Avant d'introduire les graines sous des récipieus pleins d'air, je les ai THÉOD. ]JE SAUSSURE. — Sur la germination. 27 :> submergées pendant vingt-quatre heures dans quatre ou cinq fois leur volume d'eau de jîluie; elles y ont absorbé toute l'eau requise pour leur germination; une quantité excédante les aurait trop préservées du contact de l'air, et aurait augmenté l'erreur qui résulte de l'absorption de l'acide carbonique par ce liquide. Les graines que j'ai employées n'ont produit aucun gaz pendant leur submersion. On doit, autant qu'on le peut, les environner d'air sous le récipient où elles germent; si elles sont entassées, ou trop en- veloppées par leur support , elles produisent de l'acide carbo- nique indépendant de celui qu'elles forment avec l'oxi^ène ambiant. Les fèves, par leur contact avec le mercure , augmen- tent d'une manière très frappante leur atmosphère par cet excès d'acide carbonique. Lorsque j'ai opéré sur de grosses graines telles que les pois^ les fèves, les lupins, je les ai placées dans une spirale lâche, en fil de platine qui restait suspendue par son élasticité dans le récipient; j'ai obtenu le même résultat en les perçant (sans blesser le germe) avec une aiguille fine, après leur tuméfaction par l'eau, et en les enfilant dans un fil de platine. Lorsqu'elles étaient trop petites pour subir cette opération , elles ont été espacées sur les parois du récipient où elles adhéraient par leur humectation. I/expérience doit être terminée avant que la moitié de l'oxi- |i ^ène de l'air ait été détruite, parce que dans un air plus vicié, elles ne donneraient plus le même rapport entre l'acide carbo- nique produit et l'oxigène consumé; d'ailleurs l'analyse d'un air plus corrompu exige avec l'eudiomètre de Volta une addi- tion d'oxigène,qui, en compUquant l'opération , la rend moins «xacte. Le changement de volume que les graines produisent sou- vent dans l'air où elles germent, est une observation impor- tante, et qu'on ne peut pas toujours faire avec des récipiens cylindriques, aussi courts que ceux qui sont destinés au trans- vasement d'un gaz dans le mercure ; je les ai remplacés par des matras renversés pourvus d'un col gradué, et assez large pour que les graines germées pussent le traverser sans que les radi- cules en fussent froissées. J'ai évalué sur ce col qui était en 276 TMÉOD. DE sAUssuKE. — SuT la germination. partie plongé dans le mercure , un changement de volume équi- valent à 1/700"' de l'air soumis à l'expérience. Les corrections pour la température et la pression ont été faites sur l'eau avec un manomètre analogue à l'appareil précé- dent. Ce manomètre était d'ailleurs beaucoup plus sensible, parce que le col du matras peut y être plus étroit. J'ai comparé dans chaque expérience , les résultats donnés dans le même moment, par l'analyse de l'air atmosphérique, avec ceux de l^ir vicié parla germination, en employant pour ces deux analyses (avec l'eudiomètre de Volta) l'hydrogène fourni par le même flacon. Celle de l'air atmosphérique ne parait pas constante, parce que les indications de cet eudio- mètre,^;qui sont suffisamment justes au même moment dans leurs quantités relatives, ne le sont pas toujours pour les quan- tités absolues qu'on obtient à des époques éloignées , où toutes les circonstances du procédé sont rarement les mêmes. Après avoir exposé § 2 , en termes généraux, les altérations de rair;jpar différentes graines, je vais donner les exemples détaillés des expériences qui s'y rapportent. Les observations barométriques et thermométriques indiquent les degrés moyens où la germination s'est opérée , et s'adaptent aux volumes de l'air analysé. Germination dans V air atmosphérique. § 6. Germinations oîi Voxigène consumé est égal à V acide <:arbonique produit. — Vingt-et-une graines de blé tuméfiées par l'eau, et pesant un gramme dans l'état sec, ont été placées dans l'air , en vase clos pendant vingt-et-une heures : elles ont commencé à y germer an bout de dix-sept heures. Therm. 19° c. Barom. 7^5 m. L'atmosphère du hU ^pris la germination , contenait avant V expérience , , t^az azote. . . . 1 48,5a centim. e. (&az azote. . . . 148,84 ccnlitn. c. oxigène . . . 37,44 ex aSo THÉOD. DE SAussuhE. — Sur la germination. gée , et qu'elle se rapporte à celle que j'ai faite sur la marche que suit la chaleur clans la germination de cette graine (i). Quatre pois secs, pesant un gramme, ont, après leur tumé- faction par l'eau, poussé dans -27 heures , des radicules d'un à trois millim. dans 188 c. c. d'air. Therm. 17^,5, Bar. 781 mill. Ils ont diminué cette atmosphère de o,33 c. c. en formant 5,76 c. c. d'acide, et en détruisant 6,22 c. c. d'oxigène, et 0,88 c. c. d'azote. Les mêmes pois germes , légèrement humectés, et placés pen- dant vingt-et-une heures à la température précédente dans un égal volume d'air, avaient à ce terme des radicules de 8 à i3 millimètres; ils y ont formé 6,o3 c. c. d'acide carbonique, en détruisant 6,32 c. c. d'oxigène, et o,33 c. c. d'azote. Les mêmes pois germes , placés dans les mêmes circonstances que les précédentes dans une nouvelle atmosphère, avaient au bout de vingt-et-une heures des radicules de 18 à 24 milli- mètres; ils ont produit 8,4 c. c. d'acide carbonique, en détrui- sant 8,1 c. c. d'oxigène, et 0,68 c. c. d'azote. Ces épreuves, continuées avec les mêmes intervalles pen- dant les quatre jours suivans, ont fourni pour chacun d'eux des altérations à-peu-près semblables à la précédente , elles n'en différaient principalement que par une moindre absorption d'azote. Les pois ayant le septième jour des radicules de 37 à 67 mill., et des gemmules verdoyantes de 24 railL, ont formé dans les dernières vingt-et-une heures, 8,52 c. c. d'acide car- bonique, en détruisant 8,48 c. c. d'oxigène, et 0,17 c. c. d'azote. Germination dans le gaz oxigène. § II. Les graines germent plus promptement dans le gaz oxigène que dans l'ai'r commun; la différence est toutefois très petite, et n'est souvent appréciable que par des observations simultanées, et que par une moyenne entre les développemens des graines qu'on soumet à cette comparaison. (i) Mém. de la Société de Plip. et d'Hisl, nat. de Genève, t. vi , part, r, p. 248. ïHÉOD. DE SAUSSURE. — Sur la germination. 28 r Quatre pois secs pesant un gramme ont été après leur tumé- faction par l'eau, placés pendant quarante-huit heures dans du gaz oxigène, therm. 20, 5, bar. 733 m. La même expérience a été faite simultanément avec de l'air commun. Au bout de dix-huit heures, les radicules dans l'oxigène avaient en moyenne deux millimètres , tandis que celles de l'air commun commençaient seulement à paraître. En terminant l'expérience, les radicules dans l'oxigène avaient i5 à 23 millim., et seulement 12 à 19 millim. dans l'air commun. L'atmosphère d'oxigène Jprès l expérience. contenait avant l'expérience ^ Gaz oxigène. . . . 178 centim. c Gaz oxigène. . . . 194,7 centim. c. acide carbon . i5 azote .... 4,8 azote . . . 4,7 I99»5 197,7 L'atmosphère d'air commun y4près l expérience , contenait avant l'expérience, Gaz azote . . . . 160,17 centim. c Gaz azote .... 1 6 1,2 centim. c. oxigène . . . 3i,23 oxigène. ... 43, i acide carbon. 1 1,7 2o4,3 ao3.i On voit que les pois, dans le gaz oxigène, ont détruit 16,7 c. c. d'oxigène , en formant i5 c. c. d'acide carbonique, tandis que dans l'air commun, ils n'ont détruit que 1 1,87 c. c. d'oxi- gène, qui ne différaient pas sensiblement du volume de l'acide carbonique produit; ils ont absorbé dans l'air commun i,o4 c. c. d'azote. Germination du blé. < — Un gramme de blé sec , traité comme les pois de l'expérience précédente, a poussé pendant un sé- jour de 48 heures dans du gaz oxigène, des radicules de 20 mill. en détruisant i5,6 c. c. d'oxigène, et en produisant i4>7 c. c. d'acide carbonique, tandis que dans l'expérience simulta- née faite avec l'air commun, cette graine a poussé des radicules de 16 mill., en produisant 12,2 c. c. d'acide carbonique, et en détruisant 12 c. c. d'oxigène, et o,3 c. c. d'azote. Germination des fèves, — Un gramme de cette graine sèche , 282 THÉOD. DE SAUSSURE. — SiiT' la germination. traitée comme les précédentes, et placée pendant vingt-quatre heures dans du gaz oxigène, y a détruit, en commençant à germer, 4?' c. c, de ce gaz en formant 3,79 c. c. d'acide carbo- nique, tandis que dans l'air commun , ces fèves ont produit dans le même temps une différence opposée, «n détruisant 3,^3 c. c. d'oxigène, et en formant 2,77 c. c. d'acide carboni- que ; elles ont absorbé dans cette atmosphère o,5 c. c. d'azote. On a vu § 8, que la germination prolongée de cette graine dans l'air, détruit plus d'oxigène qu'elle n'y forme d'acide car- bonique ; il en a été de même à plus forte raison pour sa germi- nation prolongée dans l'oxigène. Trois haricots pesant un gramme, placés pendant 72 heu- res dans du gaz oxigène après leur tuméfaction par l'eau, ont poussé des radicules de ij à i3 mill., en détruisant i3,5 c. c. d'oxigène, et en formant i3,i c. c. d'acide carbonique; therm. 16" c. On a vu § 8 que la différence de ces gaz dans l'air com- mun y était en sens inverse. Ces deux atmosphères ont subi le même changement de volume, parce que la fixation de l'oxi- gène dans l'oxigène pur, a été compensée dans l'air, par l'ab- sorption de l'azote, en la diminuant de l'excès d'acide carbo- nique sur l'oxigène consumé. On doit admettre d'après ces résultats : 1° Que toutes les graines employées aux recherches précé- dentes, fixent ou absorbent du gaz oxigène par leur germina- tion, soit dans l'oxigène pur, soit dans l'air; mais que cette absorption ne peut pas toujours être observée dans l'air, parce qu'elle est masquée par l'oxigène contenu dans l'acide carboni- que que l'azote de cet air leur fait développer ; 2° Qu'elles absorbent du gaz azote dans l'air atmosphérique. § 1 5 ( i). Action de la fermentation sur le gaz azote. — Les ré- sultats que j'ai exposés sur la fermentation des pois suspendus dans les atmosphères d'azote, d'oxigène, d'acide carbonique et (1) Nons avons supprimé ici les§ 12, i3, 14 du Mémoire original, relatifs à l'absorption et au dégagement du gaz azote dans la fermentation, ce passage étant trop exclusivement chi- mique pour nos Annales, et le dernier article, en résumant les observations qui y sont ren- fermées, suffisant pour montrer les rapports qui existent entre ces phénomènes et ceux qui ont lieu pendant la germination. ^' THÉOD. DE SAUSSURE. — SuT' la germination. 283 d'hydrogène, montrent que les mêmes substances organiques azotées peuvent absorber, et exhaler du gaz azote, suivant les conjonctures où elles sont placées. Ces substances ont la faculté d'absorber ce gaz, lorsqu'elles sont exposées à son contact renouvelé, ou à celui de Fair atmo- sphérique, dans une fermentation lente; elles condensent encore le gaz azote dans son mélange avec une grande proportion de gaz hydrogène, quelle que soit Tintensité de la fermentation. Une grande proportion de gaz oxigène, mêlée au gaz azote s'oppose à l'absorption de ce dernier. La circonstance qui produit principalement le dégagement du gaz azote, est le contact d'une atmosphère composée d'azote et d'acide carbonique avec des substances azotées soumises à une vive fermentation. Celles que j'ai éprouvées n'ont point exhalé d'azote dans l'acide carbonique seul. L'exhalation et l'absorption du gaz azote peuvent s'expliquer en admettant que la fermentation sépare ce gaz de sa combi- naison organique; mais qu'après cette séparation, il est con- densé dans les pores de la substance dont il formait un élément. Il s'exhale par une fermentation rapide dans une atmosphère qui ne peut pas se combiner avec l'azote condensé , et qui tend d'ailleurs à le déplacer. Ces conditions ne s'obtiennent pas avecl'atmosphère d'acide carbonique pur qui déplacerait l'azote, s'il ne ralentissait pas beaucoup la fermentation ; mais elles se trouvent dans le mélange de l'acide carbonique avec l'azote; ce dernier affaibhtla faculté anti-septique de l'acide, et ces deux gaz ne peuvent pas se combiner avec l'azote condensé. Les pois en fermentation rapide peuvent exhaler de l'azote dans une atmosphère d'azote seul ; mais cette exhalation y est moindre que dans le mélange préliminaire d'azote et d'acide carbonique: elles produisent d'ailleurs ce dernier en quan- tité suffisante pour qu'il opère en partie le déplacement du premier gaz. Les atmosphères opposées à l'exhalation de l'azote sont celles qui contiennent en grande proportion le gaz oxigène, ou le gaz hydrogène dont les liaisons avec l'azote sont connues. Les pois en fermentation ne dégagent pas du gaz azote dans 284 TîiÉOD. DE SAUSSUKE. — Sur la geTTnination. une atmosphère d'hydrogène; mais par une fermentation vive, ils exhalent du gaz hydrogène dans une atmosphère d'azote : ces deux résultats se contrediraient, si l'on ne considéraient pas : j° que dans les composés de ce genre , l'hydrogène est un prin- cipe plus abondant que l'azote; 2° qu'un petit volume de ce dernier déplace un grand volume du premier , lorsqu'ils ne se combinent pas. L'absorption du gaz azote, qui s'opère par une fermentation lente , soit dans le gaz azote pur , soit dans ce gaz mêlé à une petite proportion d'oxigène, peut s'expliquer, en admettant que cette fermentation sépare, dans un état condensé, l'hydro- gène élémentaire delà substance fermentescible, et que l'azote atmosphérique se combine, soit avec cet hydrogène, soit avec celui qui se forme par la décomposition de l'eau. Une grande proportion de gaz oxigène s'oppose à l'absorp- tion du gaz azote, en se combinant en partie avec l'hydrogène, qui provient de ces deux sources. Cette combinaison n'empê- che pas celle du gaz oxigène avec l'azote préexistant dans le corps qui fermente, ni celle du gaz oxigène avec le carbone; mais elle empêche l'absorption du gaz azote extérieur qui se trouve privé de l'hydrogène auquel cet azote aurait pu se réunir. Nous n'avons, sans doute, aucune donnée pour prouver ici ces combinaisons; mais on voit que l'absorption et l'exha- lation du gaz azote, par une même substance organique en fermentation, admettent des explications qui ne sont pas in- compatibles lorsqu'on a égard aux circonstances de ces opé- rations. Sans avoir la prétention de remonter aux causes des résul- tats de ces recherches, on trouvera qu'ils peuvent fournir des données utiles pour la préparation des engrais végétaux, pour l'explication de la formation des nitrates dans les nitrières arti- ficielles , et des produits m variés de la respiration. ALvn. DE cANDOLLE. — Sur les Mfrsinées. 'j85 Ri: VUE de la famille des Myrsinées, Par M. Alph. de Candolle. (i) (Ext. desTransact de la Soc. Linnéenne de Londres, vol. xvn , avec 6 planch.) Dans un voyage en Angleterre , fait dans le but d'aider le docteur Wallich dans la distribution du grand herbier donné, depuis cette époque, à la société Linnéenne par la Compagnie des Indes, ce botaniste célèbre me fit l'honneur de me confier le soin de décrire plusieurs plantes nouvelles découvertes par lui , et entre autres , celles qui rentraient dans la famille des Myrsinées. Ma première intention avait été de ne pas étendre mes recherches au-delà des espèces de Tlnde; mais je me suis bientôt assuré qu'une addition aussi considérable à une famille peu étendue, ne pouvait pas être faite sans la passer tout entière en revue, comme je l'avais déjà fait en pareil cas, pour la famille des Anonacées (2). Cette marche a dû me conduire à une meil- leure classification. Je dois avouer cependant qu'il me reste encore des doutes sur la limite précise de quelques genres, à cause de la difficulté de constater, d'après les échantillons secs, le nombre et la position des ovules. Cette famille a été nommée par Ventenat Ophiospermes , par d'autres botanistes Ardisiacées; mais M. Brown qui, en quelques lignes de son Prodromus, a jeté beaucoup de jour sur ce sujet, proposa le nom de Myrsinées , dès-lors généralement adopté. Sa place dans le réseau infiniment compliqué des affinités est bien établie maintenant, entre les Sapotées et les Primula- (i) Ce mémoire ayant pour objet principal de faire connaître les Myrsinées de l'Inde dont les échantillons authentiques recueillii par le docteur Wallich , sont déposés dans l'herbier de la Société Linnéenne de Londres, l'auteur a' cru devoir le rédiger en partie en anglais et le présenter à la Société Linnéenne qui l'a fait insérer dans le xvii* volume de ses transactions. Nous donnons ici le préambule traduit en français. La partie descriptive est toute en lalin. (2) Mém. de la soc. de phys. et d'hist nat. de Genève, vol. v. a 86 ALPH. DE CANDOLLK. — Suv Ics Myrsinées. cées , malgré une analogie remarquable avec une famille fort éloignée, celle des Rhamnées. Si l'on devait représenter les affi- nités naturelles des jDlantes sur une sphère, comme la position des îles, ces trois familles seraient sous le même degré de lati- tude^ mais les Rhamnées sous un degré de longitude très différent. Les Myrsinées diffèrent des Sapotées par le défaut constant d'étamines alternes avec les lobes de la corolle ; en sorte que, de même que dans les Primulacées, il ne reste que des étamines opposées aux lobes de la corolle. Sous ce point de vue, les Sa- potées ne sont que l'état régulier des Myrsinées et Primulacées. Sans ce caractère d'un verticille double ou simple d'étamines , il n'y aurait aucune différence positive entre ces familles, puis- que M. Brown a montré que la direction, droite ou transver- sale, de l'embryon n'est pas bien importante. La seule différence d'avec les Primulacées paraît être dans le fruit indéhiscent; le port est d'ailleurs tout autre, les Primula- cées étant des herbes et les Myrsinées des plantes plus ou moins ligneuses , quelquefois de grands arbres. Il pourrait bien y avoir aussi quelque différence dans la forme des grains de pollen. Dans le Primula grandiflora , ils paraissent rectangulaires quand on les voit sous le microscope; dans les Primula sinensis et ^uri- cw/a, ils sont oblongs, avec quelques irrégularités et une dis- position à avoir de temps en temps des extrémités anguleuses et une forme quadrangulaire. Dans les Ardisia humilis , anceps, crenulata et Cubana y je n'ai rien vu d'anguleux ; ils sont ovoïdes et très obtus. Dans les deux familles, ils n'ont aucune de ces aspérités par lesquelles s'opère l'adhésion des grains. M. de Marlius représente les grains de pollen comme réellement ronds dans le Çybianthus et le Conomorpha {Cjb. laxiflorus Mart.); mais je suppose qu'ils ont été observés dans l'eau , qui rend sphériques les grains ovoïdes. Une question embarrassante résulte de ce que le genre Mœsa {Baeobotrys) a un grand nombre de graines, comme dans plu- sieurs Primulacées, et un ovaire inférieur, comme dans le Sa- molus, genre anomal bien connu. Mais ce dernier diffère plus des vraies Primulacées que \tMcesa des Myrsinées, parce qu'il ALPU. DE CANDOLLE. — Suf Us Mjrsinées. 287 a cinq petits filets alternes avec les lo}3es de la corolle; ce qui dé- montre l'état naturel des Primulacées et l'avortementconstant qui les caractérise. Quand M. Bartling constitue avec le Samolus et le Mœsa, une famille distincte dans sa classe fort étendue des Myrsinées, où les Primulacées sont aussi comprises, il omet le fait que cinq rudimens d etamines existent dans le Samolus et non dans le Mœsa. Après tout, si \q Samolus était un genre considérable, s'il n'était pas limité à un très petit nombre d'es- pèces, on l'aurait trouvé digne de former une famille distincte, intermédiaire comme les Myrsinées, entre les Sapotées et les Primulacées. Aujourd'hui, la meilleure division à suivre me paraît être de comprendre, comme tribus, les Maesées dans les Myrsinées, et les Samolées dans les Primulacées. Je propose en conséquence de diviser les Myrsinées en trois tribus : 1° \es JEgicérées, ayant un embryon droit et beaucoup de rapports avec les Sapotées, notamment avec le genre Jacqui- nia} 2° \es udrdisiées ^ comprenant la grande masse des vraies Myrsinées ; 3° les Mœsées^ ayant l'ovaire inférieur, et approchant des Primulacées, surtout de la tribu des Samolées. M. Brown [Prod.yp. 533)a proposé de comprendre dans le genre Mjrsine certaines espèces à stigmate divisé, autrefois rapportées au genre Ardisia. Comme lui, je les éloigne des Ardisia; mais le meilleur caractère des Mjrsine^ étant une in- florescence particulière que ces espèces n'ont pas, je préfère les désigner comme un genre distinct, auquel je donne le nom ancien de Badula. Je propose deux nouveaux genres : Weigeltia et Conomor- plia, dont les caractères sont bien tranchés. Au contraire, mon genre Choripetalum sera considéré comme une grande excep- tion , et son principal caractère devra encore être examiné à fond. Il se compose de deux espèces que M. le docteur Wal- lich décrit comme poly pétales [Fl. ind. , vol. a)_, quoique le fruit soit certainement d'une Myrsinée. Malheureusement ces plantes sont fort rares et en mauvais état, dans les herbiers; d'ailleurs , il n'est pas aisé de décider si une corolle est réelle- ment polypétale ou profondément divisée; le meilleur critère, à ce qu'il me semble, est que des pétales distincts peuvent ^88 ALPH. DE CANDOLLE. — SuT les Mjrsinées, seuls tomber isolément. Or , j'ai vu ce fait dans nos échantillons; mais des lobes brisés ne pourraient-ils point dans une plante sèche présenter la même apparence? J'espère que M. Wallich examinera de nouveau cette circonstance sur des échantillons vivans, quoique je m'attende, au surplus, à ce que mon genre soit conservé en tous cas , attendu que les deux espèces ont bien le même port, et diffèrent sous ce point de vue de toutes les autres. Les Myrsinées ont plus ou moins une disposition à produire une substance résineuse, qui se manifeste sous forme de taches ou de réservoirs, dans toutes les parties de la plante^ surtout dans les feuilles, fleurs et fruits. On en trouve aussi dans le bois des Myrsine et jEgiceras. J'ai peu de doute que cette ma- tière soit résineuse , car je me suis assuré qu'elle fond et brûle à la flamme d'une bougie. Elle n'est pas soluble dans l'eau, mais bien dans l'huile et l'alcool modérément chauffés, et elle donne à ce dernier liquide une couleur rose. J'ai vu ces caractères dans les baies du Myrsine semiserrata. Les taches des Myrsinées sont d'un brun clair ou foncé, rougeâtres , oranges ou jaunes; elles varient de forme, de grosseur et de position, dans les diverses espèces. Je suppose que le goût styptique du fruit de ÏEmbelia Ribes, tient en grande partie à la quantité et à quelque qualité spéciale de cette substance résineuse. Sur i8o espèces de Myrsinées (non comprises quelques dou- teuses), 58 sont décrites pour la première fois dans ce mémoire. Les Myrsinées croissent ordinairement dans les régions mon- tueuses des parties les plus chaudes de notre globe. Aucune encore n'a été trouvée au-delà des Sg** ou 4o' degrés de lati- tude, savoir au Japon, tandis qu'elles abondent à Java, et dans quelques parties de l'Inde et de l'Amérique du Sud. M. Brov^n i^Botany qf Congo) remarque que l'on ne connaît aucune Myr- sinée en Afrique, excepté au Cap et des deux côtés de ce conti- nent aux îles Canaries, Maurice, Bourbon et Madagascar. Ce fait est encore vrai; mais comme les Myrsinées des pays chauds croissert surtout dans les montagnes, il pourrait arriver que l'on en découvrît plusieurs dans les hautes régions du Congo, de la Guinée et de l'Afrique centrale. I^es 180 espèces se distri- ALPH. DE CANDOLLE. — SuT' les Myrsùiées. 289 buent comme suit : 112 en Asie et dans la Nouvelle-Hollande, 48 en Amérique et ao en Afrique. Aucune espèce n'a été trou- vée à-la-fois dans deux de ces grandes divisions du globe. Mais si nous descendons à des régions limitées de telle sorte que l'on puisse en compter 5o pour la surface totale de la terre, dont 43 ou 44 seulement ont été plus ou moins visitées par les voyageurs, nous trouverons que les genres et espèces de Myr- sinées se distribuent connue dans le tableau qui suit. Dans ce tableau , quelques espèces ont été omises à cause de la difficulté de connaître leur origine, et 14 sont répétées deux ou plusieurs fois parce qu'elles croissent dans plus d'une région. L'espèce la plus cosmopolite ou sporadique , XArdisia humilis Vahl, est connue déjà dans six régions , savoir : Ceylan , le Ben- gale, le Népaul, le pays des Birmans, la Cochinchine et l'Ar- chipel indien. \] Mgicerasfragrans et le Mœsa indicaj s'étendent aussi suF quatre ou cinq régions qui sont presque les mêmes. Le Myrsine Rapanea se trouve dans trois régions américaines, et dix autres espèces dans deux régions peu éloignées l'une de l'autre, excepté le Myrsine af ricana qui paraît vivre égale- ment au Cap et aux Açores. Sur 100 espèces de Myrsinées, il y en a presque 92 de limi- tées à une seule région. C'est une forte proportion , car d'après des calculs de ce genre que j"ai faits sur plus de 4^000 espèces et en partant des mêmes régions , je ne trouve que dans les Mélastomacéeset Myrtacées une plus forte proportion (98 °/o) d'espèces ende'miques. Dans les Anonacées, cette proportion est de 90 p. 100; dans les Campanulées de 84 , dans le genre Pofygonum de 76 , dans les Crucifères de 76 , dans les Papavéracées de 60^ etc. n, BoTAïf, Novembre, ï9 iiÇ^O ALPH. DE c\NDOLLE. — Sur les Myrsiiiaes. RÉGIONS. es w y S ■< 1 1 1 1 1 *• ■i i 1 ■i. 1 a % o 2 S 3 1 1 4 1 1 6 i 1 3 •• 4 1 1 5 1 1 1 1 1 8 Q • • 8 § 2 5 < 13 10 2 28 2 6 4 8 2 3 1 2 1 < 2 8 3 2 e o X y 1 1 ** % .. 1 1 1 3 4 4 7 .. ce i c 4 !! 5 1 4 II sa g° 2 1 4 l.-) 1 9 27 IC 19 3 47 2 6 5 i 5 14 3 4 2 1 7 9 [les Canaries et Madère Açores Cap de Bonne-Espérance Madagascar, Maurice et Bourbon. . . - Arabie Ceylan et Péninsule Indienne Bengale Népaul Pays des Birmans et Martaban Cochinchiue Archipel indien (Java, Penang, Singapore). Iles Philippines. Chine et Japon Nouvelle-Hollande et Nouvelle-Zélande. . États-Unis d'Amérique Mexique . . Iles Antilles , . . . . Venezuela. . . . • , Nouvelle-Grenade et Quito Guiane Bords des Amazones Bakia et Fernambouc , . . Rio Janeiro et Ilheos Pérou. ■■■ ■■■ ^^ ■■■ ^■" ■^ ■■■ "^ H 58 espèces de Myrsinées, entièrement nouvelles, ou seu- lement nommées dans le catalogue de M. le docteur Wallich , sont décrites dans le présent mémoire, et augmentent d'un tiers le nombre des espèces connues. Pour les genres et espèces aux descriptions desquelles je n'ai rien à ajouter, je ne donne que les noms, et je cite des auteurs qui les ont décrites les premiers. Leur énumération peut servir à montrer les affinités des nouvelles espèces avec les anciennes. La liste suivante renferme les caractères des tribus et des genres, l'indication des synonymes et la série complète des espèces. ALPH. DE CAWDOLLE. — Sur les Mjrsinées. 291 MYRSINEiE. — Ophiospeuma. Vent. Ceh» p. 86. -— Myrsine^ Brown. Prodrom. p. 533. — Ardisiace^. Juss. ylnn. du Mus. XV. p. 349. Tribus I. ^GICERE^. CiîAR. Calyx 5-partitus, foliis oblique imbricatis. Corolla 5-fida. Filamenta baii connaîa. Aniherœ liberae, sagittatae , loculis loiigitudinaliler dehiscentibus, parietibus transversis interseclis. Ovarium superum , polyspermum. Stigma simplex. rupa elongata , cylindracea , foUicularis , monosperma. Albumen o. Embryo erectus. 1. jEgicekas. Gaeitn. Kœnig Ann.of Bot. 1. p. 129. Brown. Proo?. p. 534. Species. \ . yE. fragrans. Kœn. ^. majus. Gaertn. M. obopatum Blume. M, floridum Rœm. et Sch. 2. j^.ferreum. Blume. Tribus II. ARDISIEJ:. Char. Calyx 4-5-lobus. Coivlla gamopetala. Stamina saepius libéra , loculis longitudinaliter aut apice dehiscentibus. Ovarium superum, polyspermum. Drupa seu bacca globosa, monosperma. Albumen corneum. Embryo trans- versus. II. Wallenia. Sw. Prodr. 1. p. 3. Char. Calyx et Corolla tubulosi, apice 4-lobi. Stamina 4, imae basi coroll» iuserta ; filamenta interse basi connata , superne libéra et exserta : antherœ ovoideœ, filamentis multo breviores cito cfFoetae et horizontales, loculis longitu- dinaliter dehiscentibus. Stylus brevis. Stigma punctiforme. Species. 1. TF'. laurifolia. Sw. Prodr. p. 3i.Fl. Ind. occ. t. p. 248. t. 6. 2. W. angulata. Jacq. H. Schœnbr., t. 3o. III. Weigeltia. Char. Calyx et Corolla 4-partiti. Stamina 4, imae basi corollae inserta '.fila- menta libéra filiformia , lobis corollae breviora : antherœ ovoideae , filamentis multo breviores horizontales, loculis longitudinaliter dehiscentibus. Slylus sta- minibus triplo brevior , acuminatus. Bacca.... TV. myrianthos Wallenia myrianthos) Reichenb. in Weigelt. Plant. exs. Surin. 19- '2^'i ALPH. DE CANDOLLE. — SuT hs Myvsinées. IV. CoNOMORPHA. — Jl/'aUeniœ spec. Mari. JNov. Gen. III. p. 8g. — Co~ nos ty lus Polil in litt. ad De C. Char. Calyx et Corolla 4-fidi , infundibuliformes. Stamina 4, corolla du- plo breviora -.filamenta ad superiorein partera tubi corollae inserta , brevissirna, libéra ; antherœ erectae ovoideo-lriangulares , iuclusae , basi affixae , locu'is lon- gitudinaliter dehiscentibus. Oi^arium conicum ( In floribus abortivis?) vel sub- globosum ( iii fertilibus ). Stylus brevis, Stigm.a simplex. Driipa monosperiua. Species. 1 . C. ohlongifolia. ( Conostylus oblongifoUus Pohl ! in Jierh. De G. ! ) 2. C. laxijhra ( ff^allenia laxijlora Mart. Noi^. Gen. III. p. 89.) V. Cybianthus. Mart. Nov. Gen. III. p. 87. Char. Calyx profunde 4-fîdus. Corolla 4-fiila , rotaîa , plana , ambitu fere qnadrato, lobis uti Calyx punctis afque liaeis glandulosis immersis notata. Ski- mina 4 : filamenta brevissima : antherœ subsessiles, obloogae, erectae, apice biporosae. Ouarium superum, minutum ( abortivuin ) , depresso - globosum. Sligma sessile, subcapitatiim. Ovula an plura , erecta? Drupa raono- sperina. Species. 1. C. penduUnus. Mart. 1. c. p. 87. tab.236. a. C, cuneifolius. Mait. I. c. p. 88. 5. C. Principis {Wallenia angustifolia. Nées et Mart. Beitr. zur.fl. Bran. in Nop. Act. Acad. Nat. cur. XL p. 87. ) 4. C. Humboldtii. [Ardisia tetrandraYi\xn\\\ Nop. Gen. III. p. 243.) VI. Myrsine. — Sideroxylon j Scleroxylon, Samarœ , Rœmeriœ^ Chryso- phylli Auct. species. Linn. Gen. éd. 1. p. 54. Juss. Gen.ji. i52. Brown. Prod, p. 533. — Rapanea. Aubl. Guian. 1. p. 121. — Caballeria Ruiz et Pav. Prodr. FI. Peruv. p. i4i. Manglilla. Juss. Gen. Pers. Syn. 1. p. 237. — A thrurophyllum. Leur. FI. Cochinch. p. i48. Chab. Calyx et Corolla 4-5-6-Iobi. Corollae lobi œstivatione imbricatâ. Sta- mina libéra : filamenta. brevissima , tubo corollae inserta : antherœ sœpius subsessiles, erectae, acutae, loculis longitudiualiter dehiscentibus. Ovarium owu- lis definitis 4-5 (ex Br. ) Stylus brevis, post anthesin saepe caducus. Sligma fimbriatuni , vel lobatum, vel simplex. Drupa vel bacca pisiformis mono- sperma. Species. A. Stigma fimbriatnm, vel lobatura. 1. M. Urvlllei Nova sp. è Nov. Zelandiâ. 2. M. africanu. Ait, ALPH. DE CANOOLLE. — Siif les Myrsinées. 2^3 3. M. bifaiia. Wall, in Roxb. FI. Ind. 2. \. 296. Catal. n. 2294. 4. iJf. subspinosa. Don. 5. il/, sessilis. Don. 6. iW. semiserrata. Wall. ! m Roxb. JF'/. /«rf.II.p. 294. Tent. FI. Nopal. 1. p. 34. tab. 24. Catal. n. 3295. 7. ikf. variabilis Brown. Prodr. [>. 534. Sieb. ! Plant, exsicc. Nov. Holl. 262. 8. M. urceolata. Brown. 1. c. 9. M- crassifolia. Brown. 1. c. 1 0. M. excelsa. Don. 11. M. capitellata. Wall, in Roxb. FL Ind. 11. p. 295. Tant. FI. Nopal, p. 35. tab. 25. Cato/. îj. 2296. var. B. Wall ! Catal. n. 2297. 13. M. lucida. Wall. Calai, n. 2298. i3. M. Porteriana. Wall. Catal. n. 6525. i4. ifef. PFightiana.yfdiWl Calai, n. '^Soo. i5. M. linearis. Poir. Z>/cit. Suppl. III. p. 70g. Loin.//. CwA. 1. p. i48. 16. il/, //ij/w. Spreng. Syst. 1 , p. 633. Mill. le. tab. 299. {SUieroxylon luite Liun. iSysi. p. 232. ) j 7. iJf. melanophleos. Brown Prodr. p. 535. ( Sideroxylon melanophleuni Linn. Mant.T^. 48. Jacq. iVb?/. ^i/îrf. i, tab. ji. 18. M. Samara Rœni. et Sch. 6ys^ IV. p. 5ii. ex Brown. Prodr. p. 533. 19. il/, auenis. ( Ardisia avenis Blume. ) 20. M, madagascariensi$. Nova sp. c Madagascar. 21. J/. Rapanea Rœra. et Sch. iSrys^. IV. p. 609. ex Brown. Prodr p. 533. Rapanea guianensis Aubl. Guian. tab. 46. Caballeria coriacea Meyev. Prim. Essequeb.^. 118. 22. iïf . coriacea. Rœm. et Sch. «Sysf. ex Brown. Prodr. p. 533. 23. M. jloridana. Mich. ! m /i. De C. 24. Jf. Manglilla. Rœm. et Sch. ex Brown. Prodr. p. 533. Lain. jy/c/. 1. p. 245. .Juss. Gen. p. \5ï. 25. itf. Trinilatis Sieb! P/. exsicc. Triait. \\. 5o et 3o2. a6. il/, salicijolia. Bert. m«af. m /i. Balbis. 27. iï/. Berterii. ( Sideroxylon maslichodeudron Balb ! m /(. Z?e C ) Nova species ex Hispaniolâ. 38. M. ferruginea. Ruiz. et Pav. iSys^. 1. p, 380, 29. M. rufescens. Nova sp. è Brasilia. ( Lhotsky ! in h. De C. ) 30. M. latifolia. S^ien^. ( Caballeria latifolia. Ruiz. et Pav. Sysi. 1. P- 279-) 3". 3f. pelluvida. Spicng. Cahallrria pellucida. Ruiz et Pav. id. t. c. 294 ALPH. DK CANDOLLE. — Sur les Mfrsinées. 32. M. dentata. Spreng. Caballeria deniata Ruiz et Pav. 1. c. p. 281. 33. M. venosissima. Spreng. Caballeria venosissima. Ruiz et Pav. , 1. c. 34. M. dependens. Spxeng. Syst. 1, p. 644. Caballeria dependens. Ruiz et Pav. 1. p. a8i. Myrsine ciliata. Kunth. Wov. Gen. III. p. i348. tab. 345. Z5. M. popayanensis. Kunth. 1. c. p. 24o. Rœm. et Sch.| Mant. III. P- 294. 35. M. ardisioides Kunth. 1. c. p. 2^9. 37. M. pendulijlora ( Icon. Mex. ined. ) Nova sp. c Mexico. 38. M. canariensis. Spreng. Syst. 1. p. 663 {Scleroxylon canariense Willd. Manglilla canariensis. Rœm. et Sch. Syst. IV. p. 5o5. ) 39. M. pachysandra. Wall.! in Roxb. FI. Ind. II. p. 297. Calai. n. 2a84. Species ignotœ et dubiœ. 40. M. scabra. Gsertn. Frucl. 1, p. 282. 4i. M. lœta. ( Samara lœta Sw. Prodr. p, i5i. non Linn.) 42. M. myrtifolla. {Samara myrtifolia Willd. mss. in Rœm. et Sch. Mant. III. p. 220. ) 43. M. saligna [Samara saligna Willd. mss. in Rœm. et Sch. I. c.) VII. Badula. — Juss. Gen. p. 42o. — Barchesia. Commers. in h. Mus. Par. — Anguillariœ spec. Lam. III. — Myrsine spec. Rœm. et Sch. Char. Calyx 5-lobus. Corolla 5-fida. Stamina 5 , corollà breviora : Anthe- rœ subsessiles acutae, liberae, biioculares, loculis rima longitudinaU dehiscenti- bus. Styias staminibus brevior. Sligraa crassum capitatum vel obscure lobalum. Bacca globosa. 1. B. micrantha. Nova species ex insul. Mauritianis. 2. B. Barlhesia [Badula Juss. Gen. p. 240. Anguiliaria Barthesia Lam. ///. n. 2,742. Myrsine Barthesia. Rœm. et Sch. Syat. IV. p. 607. } 3. B. insularis Nova spec. ex insulis Mauritianis. 4. B. Sieberi [Ardisia latifolia Sieb. FI. Maarit. XI. p. 53. 5. B. ovalifolia.l^o\à sp. ex ins. Maurit, 6. B. crassa. Nova sp. ex ins. Maurit. 7. B. anguslifolia. Nova sp. è Borboniâ. VIII. ÛNCosTEBiuM. — Adf. Juss. l^ouv. Ann. du Mus. 1. p. i33. tab. n. Calyx et Corolla 5-fidi. Stamina connata in massam ovoideara cylindricamve , basi cum tubo corollaî coalitam, apice 5-dentatam. Ovarium su^^emm. Sly~ /u.v simplex. S/i^ma subinfundibuliforme, subintegrum , denliculatumve, etc. ALPH. DE CANDOLLE. — Sur les Myrsiuées. 295 IX. Ardisia. — Sw. Prodr. p. 48. Brown, Prodr. p. 533. Roxb. Fl.Ind. 11. p. :a68. Jni^uillaria. Gaertn. 1. p. 372. - — Bladhia. Thunb. FI. Jap. p. 7. Pyrgus. Lour. FI. Coch. p. 149. Char. Calyx 5-fidus. Corolla 5-fida, lobis aestivatione imbricatâ. Stamina. 5 ifilamenta libéra. Antherœ liberae vel (rarius ) connalae, acutx vel acumi- nalae, loculis rirnâ longitudinali déhiscentes. Ovarium subglobosum. Stylus fili- forinis , staminibus longior, persistens. Stigma simplex , subulatuiu vel puncli- forrae. Ovula ( ex Bx'own ) 5, vel magis. Bacca globosa. Sectio I. Ardisiœ verœ. Anlheiae liberaî , filamentis longiores. Sljlus subulatus staminibus longior. Bracteœ pedicellis multo breviores. § I. Folia intégra. 1. y/, acuminata Willd. ( Icacorea Guianensis Aubl. tab. 368. ) a. u4. tinifolia Sw. 3. A. laurifolia. Lam. [A. tatifolia ( err. i)yog. ) Rœru. et. Sch.) 4. A. maculata Poiteau in herb. D. C ( A. domingensis Rœm. et Sch. Syst. IV. p. 8o3?) 5. A. Capollina Icon. Mexic. ined. Sp. nov. c Mexico. b". A. revoluta Kunth. Nov. Gen. Schlect. cl Cham. in Linneâ i83o.p. 1 25. 7. A. compressa. Kunth. 1. c. 8. A. micranlha. Kunth. 1. c. ' 9. A. orinocencis . Kunth. 1. c. 10. A. ferruginea. Kunth. 1. c. i\. A. thyrsiflora. Hou. Prodr. J 2. A. purpurea. Blum. Bydr. tôt. FI. Neder. Ind. 684. i3. A. /w«cro«ato. Blum ., 1. c. i4. A. sanguinolenta Blum. 1. c. (non Wal.} i5. A. Rothii. (A. pyramidalis. Roth. Nov. PL Sp. p. 123 excl. syn. Cav.) j6. a. Pyrgus. Rœm. et Sch. ex auctor. Brown. 17. A. lanceolata. Roxb. FI. Ind. 1 1 p. 270. Wal!. ! Catal. 2292. 18. A. paniculata. Roxb. FI. Ind. 11 p. 270, Wall.! ibid. ^l Catal. 2268. 19. ^. anceps. Wall.! in Roxb FI. Ind. 11 /?. 280 Catal. n.2261. 20. A. complanata. Wall.! 1. c. Catal. n. 2277. 21. A. floribunda. Wall..' in Roxb. FI. Ind. \\ p. 272. Catal. n. ^263. 22. A. Blumii. {A. anceps. Blume, Bydr. tôt. FI. Nederl. Ind. 9. 685 non Wall.) 23. A. scandens. Blume. p. 686. 24. A. Missionis. Wall.! Catal. n. 6524. 20. A. humilis. VaW. Symh. p. 4o BUmic, Bydr. p. 687. Wal] ! Catd. 296 ALPH. DE CANDOLLE. — Sur Ics Myrsiuées. n. 2283. F. et M. A. solanacea.Vt.o\\i. ! Plant. Corom. 1 p. 27 tab. 27 Sims. in. Bot. Mag. tab 1677 Wall.! Catal. n. 52283. A. lUtoralis. Iiid. Bot. Rep. 63o. A. Doma. Wall. Catal, n. 2283. B. ex. h. HamUt. ! A. oleracea ibid. G. A. umbellala. Roxb. FI. Ind. Il p. 273 Lodd. Boi. Cab. tab. 33i. Wall. Catal. n. 2283 H. ex. h. Hamilt. A. nana. ibid. L.) 26. A. lurida. Blume, Bydr.p. 688. 27. A. pedunculosa. Wall. ! in Roxb. FI. Ind. 11 p. 270 Catal. n. 2271 . 28. A. neriifolia. Wall. Catal. n. 2678. 29. A. divergens. Roxb. FI. Ind. \i p. 275. Wall. ibid. Catal. n. 2269. 30. A. polycephalajWàW.l Catal. n. 22^^. 3i. A. tuberculata. Wall.! Catal. n. 2274. 32. A. altermata. Wall. Catal. n. 2286. 33. _^. elliptica.Thnvih. Nop. Gcra. /?ars VIII. (Upsal 1795.) 34. ^. oxypliylla. Wall.! Catal. n. 2291. 35. ^. eugeniœfolia WaW.l Catal. n. iT-yS. 36. -^. arborescens. Wall. ! Catal. n. 2289. 37. -^. Amherstiana. ( A. /e/Zé-xa. Wall. Catal. ». 2282. partim.) 38. v/. pauciflora. Roxb. 7^/. /«rf. 11 /). 279. Wall.! riafa/. n. 2270. 39. ^. teniùfolia. Blume Bytr. PL Nederl. Ind. p. 686. 40. ^. nutans. [A. piinctata. Blume. /. c /?. 687.) 4i. urif. marginata. Blume Le. p. 688. 42. ^. lœvigata. Blume, /. c. p. 690. 43. A. obovata. Blume. /. c p. 688. 44. A. cymosa. Blume, /. c. p. 689. 45. -^. oblonga. ( ^ Attenuata. Wall. Catal. n. 2286.) 46. A. oxyantha. Wali. Catal. n. 22jS. '^* Folia pilosa. 47. A. re/lexa. Wall. Catal. n. 2282. 48. A. grand i/o lia. (A. jnacrophy lia. Wall. Catal. n. 2298. non Blume. 49. ^. macrophylla. ^\nmQ Byd'-. p. 691. (mou. Wall.) (J II. Folia crenata, dentata v. scrrata. * Folia glabi-a. 50. A. serrata. Peis. {Anguillaria serrata Cav. Icon. 5o3.) 5i. -^. pyramidalis. Anguillaria pyramidalis. Cdi^axi. Icon. 502. 52. A. speciosa. Blume Bydr. p. 684. 53. ^. serrulata. Sw. Prodr. p. 48. 54. ^. faliginosa. Blura., Bydr. p. 692, 55. ^. islabrata. Blume. 1. c. ALPii. DE CANDOLLE. — SuT les Mjrsinées. 297 56. A. macrocarpa. Wall.! in Roxb.ii'/./W, 1 1 p. 277 Catal. n, 2267. 57. A. jnembranacea. {TFalLl Catal. n.U288.^ 58. A. T-Vallichii. [A sanguinolenta. Wall.! Catal. n. 22871, noa Blurae). 59. A. japonica. Hornstedt, Diss. Nop. Plant, gen.-, pars 1 pp. 6, 7. cum le. Thunb. FL Jap. p. ^5, tab. 18. 60. A. glahra. {Bladhia glahra, Thunb. II. Jap. p. 35o.) 61. A. pumila. Blume Bydr. p. 688. 62. A. crispa. (Bladhia crispa, Thunb. FL Jap. p. 97. Banks, Icon. Kœmpf. Tab. 7. A. elegans. knàv.Bot. Rep. tab. 623. A crenata. *Roxb. Bl. Ind. 11 p. 276. Wall. Catal. n. 2262. A. glandulosa. Blume.) 63. A. pentagona. A. quinquegona Blurae, Bydr, p. 689. 64. A. punctata. Lindl. Bot. Reg. tab. 827. ^ "''■ Folia pilosa. 65. A. crenulata. Vent. Choix de Plant, tab. 5. {A. lateriflora Sw. ?) ÇtQ. A. cubana. Nov. sp. ex ins. Cuba. 67. A. Icara. Wall. ! Catal. n. 2264. 68. A. odontophylla. Wall. Catal. n. 2279. 69. A. mollis. Blume, Bydr.p. 689. 70. A. tauojana. {A. villosaWall. Catal. n. 20.80, B.) 71. A. villosa. Roxh. FL Ind. 11 p. 276 Wall. Catal. n. 117.80, k. 72. A. pusilla. [Bladhia villosa. Thunb II. Jap. p. 96. tab. 19 ) 73. ^. pestita. Wall. ! m /?oa:Z>. FL Ind. 11 /?. 274, CalaL n. 2281. Sectio II. Hymenandra. Antherœ Gonnatae Stylus slaminibus longitudine sutœqualis. Stignia puncti- forme. ^rac^é-œ pedicellis multo breviores. 74. A. hymenandra. Wall. in. Roxb. FL Ind. \\ p. 282 Wall. Catal. n. 2266. 75. A. glandulosa, Roxb. FL Ind. 11 p. 276. Wall. CdlaL n. 2265, Sectio III. Micranthera. lilamenta elongata. Antherœ liberœ filamentis multo breviores. Stjlus stami- nibus nonlongior, subalalus. §1. Stylus staminibus subsequalis. Antherae effœtas horizontales contortae. 76. A. coriacea.Sw. Prodr.p. 48, FL Ind. Occ. i p. 470. 77. A. Hamiltonii.{k. Obopata. ïiâxmlt. FL Ind. Occ. p. 26. non Blume.) 78. A, excelsa Chr. Smilh ! m. h. Dec. et Dekus. 2C)S ALPH. DE CA.NDOLLE. — Sur Ics Myisinèes % %. Stylus slaininibus Juplo brcvior. Anlherœ ereclœ. 7g. A. Lhotskya. Nov, sp. è Brasilia. 80. A. racemosa. Spreng. Syst. 1 /?. 661. 81. A. lepidota. Kunth.iVot^. Gen. IIT. p. 247. Sectio IV . Tyrbœa. Flores laxè paniculati pedunculis alternis. Bracteœ amplae, caducae, floribus alternis subsessilibus majores. 82. A. bracleosa. [Tyrbœa.Mocino et «Sesse Icon. Mex. ined.) 83. A. esculenta. Pav. in h. Moricand, Nov. sp. ex Amer, inerid. 84. A. fœtida. Rœm et Sch. Sjst. IV. p. 8o3. Ardisice non salis notœ. 85. A. bahamensis. {Anguillaria bahamensis. Gaertn. Fruct. 1 p. 3/2. tab.qr]f. 19.) 86. A. lineata. Rœm. et Sch. Syst. lY p. 3o4. 87. A. dlvaricata. Rœm. et Sch. 1. c. 88. A.'i parvifolia. Rœm. et Scb. l. c. 89. A.l parasitica, A. Parasitica. Sw. Prodr. p. 4 8. go. A.l arguta. (A. arguta.Kunih. Nop. Gen. \ll. p. 247.) 91. A. ovata. Thunh. Nou. Gen. parsWll, Ups. 1796, ex Rœm. et Sch. X. Embelia. Jass.^Gen. p. 427. Roxb. FL Ind. 11. p. 285. Ribesioides. Liun. Zeyl. n. 4o3. Char. Calyx 5-partitus. CoroUa 5-parti?a, lobis aestivatione subvalvari. Slamina 5, lobis coroUae longitudinc subsequalia. Antkerœ ovoideae, filamen- tisliberis multobreviores per anthesin horizontales. Ovarium %\y^ç,x\\m 1 -ovula- tum (ex Wall.}. Stylus staminihus brevior. Stlgma Capilellatum. Bacca globosa. iS'.jwera unura. Paniculœ vel racemi terminales. 1. E. Ribes. Roxb. et YfaW.FL Ind. Il p. 284 Catal. n. 23o4. {Ribes. '^mm.Mnd.lWl.tab. 28.) 2. E. canescens. Wall. ! ex Jack, in Roxb. Ind. II p. 292 Catal. n. 23i i. Racemi axillarcs. .'^. E. femiginea. Wall. Calai. n.'2j\o. ALPH. DE CANDOLLE. — Sur les Mjrsinées. 299 4. E. villosa. Wall. mRoxb. FL Ind. M. p. 289. Catal.n. 23i3. (E.? reticulata Wall. ! Cato/ n. 6621.) 5. E. /)/c/a Wall.! Catal. n. 23o2. 6. ^. floiihunda.Y^dW. in^oxli.FLInd. Il p. 291. Ca^a/. n. 23o5. A. 7. £. vestita. Roxb. 7?"/. //zof. II;?. 288. Wall.! Catal. n. 12006. 8. E. «Mtoras. Wall.! i/z Roxb. ^/. /nef. II. p. 290. Ca/a/. n. 23o3. 9. E. robusla. Roxb. i^/. Ind. II. p. 287. 10. jE. parvijiora. Wall. Catal. n.z^oj. 11. JS. urophylla. Wall. ! Catal. n. aSog. Species dubiœ. la. ^. Tsjeriam-Cotlam. {T.tjeriafn-Cottam. Rheed. Malah. y, p. 21 /a^. II Basai, n. 2. Lara. j9ic^. 1/7. 38 1. Ardisia T^Jeriam- Cottajn Rœm. clSch. Syst. l\ p. 5i8)- i3. E.l Basaal{Basaal. Rheed. it/a/aè. V,/?. zZ.tab. 12. Lam. Dict. I/>. 38i. 72. 1 . Ardisial Basaal Rœm. et Scn. Syst. IV />. 5 17). XI. Choiupetalum. Myrsines dubiœ. Wall. Char. Calyx. 4 fidus. Corolla 4petala ? petalis sépara tim cadentibus ! Stamina 4, petatis opposita, imâ basi cumillis connata. Antherœ filamentis breviores. Stylus fîliformis, pftalis brevior. Ouarium superum (an interdum abortivum? floribus turic poly garnis). Drapa globosa, monosperma. Observ. Species habitu satis similes^ prsecipuè forma et uervatione folioium, adhuc in herbariis rarissimae, floribus nondum optimè notis. Corollâ polypte- lalâ ut videtur, hoc genus vergit ad Rharaneas. Nomen a «wpi; separaiim et TreraXov Petalum. 1. C. aurantiacum. Wall, in Roxb FL ind. II p. 3oo. Catal. n. 2299. 2. C undulatam. [Myrsine undulata. Wall. ' in Roxb. FL Ind. II. p. 299. Catal.n. 23oi.) Tribus III. MJLSEiC. Char. Calyx 5-lobus. Corolla 5-loba, aestivatione induplicatà. Stamina 5, libéra, basi corollœ inserta, inclusa, antheris ovoideis cordatis filameiito longitu- dine subaequalibus. Oparium adhaerens, semi-inferum , mulliovulatum. Stylus brevis. Siigma obscure 3-5- lobatum. Semina placentae cenlrali affixa, nume- rosa , minima, angulosa. Embryo transversus. XII. M^SA. Forsk. Bœobotrys Forst. Nou, Gen. Sibouratia. Aub. Du- pet. Th. Nov. Gen. Madag. p. 12. Characteres suprà dicli. Nomen vclerius rctinendum. 3oo ALPii. DE CyVNDoLLE. — Sur les Mjrsuwes. Species. Paniculae vel raccrai terminales. 1. M. paniculala. Wall. Catal. n. 23o. 2. M. muscosa. Blumej Byd. tôt. FI. Nedeii. lad. p. 864-866. 3. M. vlrgata. 4. M. latifolia. Racemi saepius latérales. 5. M. ouata. Wall. ! Calai, n. 2524. 6. M. ramentacea. Ro\h. Fi Ind. ïlp. 233. Wall. Catal. n. 232^. 7. M. Missionis. Wall. Calai, n. 6523. 8. M. nemoralis. {Bœoboirys nemoralls. Forst. Nov. Gen. p. 32. Vabl. Symb. p. jQ. Roxb. FI. Ind. II p. 232. Wall. Catal. n. 2319. Mart. Choix de Plantes , Jard. de Munich., p. 6. lab. 6.) y. M. indica. [Mcesa. Forsk. Bœboirys indica Roxb. FI. Ind. II, p. 280. Wall. ibid. et Catal. n. 33i8. Bœobotrys lanceolata. Vahl. Slmb. I p. 19. tab. 6. ^Xumc.Bydr. p. 365. Mœsa Chisia. Don, Prodr.p. i48?; 10. M. dubia. Wall, in Roxb, Fl. Ind. Il p. 235. Ca/a/. w. 2317. 11. M. argentea. Wall, in Roxb. Fl. Ind, n p. 235. Catal. n. 23i6. 12. M. macrophylla. Wall.! ibid. p. 234. Catal. n. 2525, (M. tornen- tosa. Dons Prodr.p. î48.) i3. M. mollis. Blurae Bydr. p. 865. i4. M. wo//issima. Bluine, 1. c. p. 866. MyrsINE^ GENERIS INCEUTl. î^ Asiaticœ. 1. Embelia? lucida. Wall.! Catal. n. 281 5. 2. Embelia? cor iacea. W M 'l Catal. n. 23 1 4. 3. Myrsine? umbellulata. Wall.! Catal. n. 23 12. 4. Ardisia? spicata^aW..\ Calai. «.3273. 5- Ardifiia denticulataj Blume. Bydr. p. 6gi . 6. Mœsa tetrandra.B.oxh. Fl. Ind. Il p. 233. 2" Africanœ. (An gen. B adula? ) 7 ^r£/f5ia?reicro/j/{y^/a. Rœra. elScli. 6/5/. IV. /;. 8o4. 8. ^^/•rfisia/Zy/v'Z'/^A/c/a. Rœm. cl Scli. 1. c. ALVH. DK CANDOLLE. — SuT Ics Myrsinces. 5oi 9. ArdisiapyrifoUa. Rœm. et Sch. 1. c. 10. Ardlsia erytroxyloides. Rœm. et Sch. 1. c. 3" Americanœ. 11. Myrsine spicata. Kunth, Nov. Gen.Wlp. 260. 12. Ardlsia brasiliensis, Spreng. Syst. \p. 63ai. 4** Originis incertœ. i3. Ardisia multijlora. Rœm et Sch. Syst. IV p. 8o4. Species exclus^. 1. Ardisia turbacensis. Kunth, iVbt^. Gen. III. /?. 245. Sapotea potiùs, 3. Bœohotrys acuminata. Wall.! Calai, n. S232i. An Rhamnea? 3. Embelia? ramosa.WaM.CataL/n. 6622. An Urticea? 4. Ardisia acerosa. Gaertn. est Cyathodes acerosa R. Brown. 5. ASgiceras minus Gaertn. est Connarus santaloides Vahl. ex Kœnig, 6. Myrsine ihœfoUa. Wall.! Catal. n. 6391. Non Myrsinea. Gênera exci.usa. 1. Opilia. Roxl). adOlacineas refei'enda. a. Samara. Linn. non Sw. Cornus Zejlanica. Burm! Zeyl. tab. 76. ad Ramneas. 3. Lavija. Ruiz etPav. Prodr. FI. Peruv.p. i3i . le. 3o. Desfont. Nouv. ann. Mus.lp. 598. cum icône. An praeeunte Bartling, oido distincfus Theophrasteacearum instituendus ? 'ioi A. DK JussiKU. — Sur un point de l'hist. de la Bot. Llttrk de m. Adrien de Jussieu à MM. les rédacteurs des Annales des Sciences naturelles , sur un point de l'Histoire de la Botanique. Messieurs, un passage que j'ai rencontré dans un ouvrage tout récemment publié et qui concerne les deux illustres bota- nistes dont j'ai l'honneur de porter le nom, renferme une erreur pour la rectification de laquelle j'ai recours à la publicité de vos Annales. Ne craignez pas de ma part une discussion polé- mique. J'ose compter les auteurs de cet ouvrage parmi mes amis et même sans cette circonstance, il me serait impossible de voir une intention hostile dans l'assertion que j'attaque, puisque si elle enlève une part de gloire à mon père, c'est pour l'attribuer à mon grand-oncle. Mais chacun d'eux doit conser- ver la sienne, et le mérite même du livre qui a ainsi changé à faux les poids de la balance, me fait un devoir de les rétablir, devoir d'équité plus encore que de piété filiale : car ce livre n'est pas un de ceux où l'on peut laisser sans inconvénient une erreur çnsevelie; il la porterait avec les excellentes choses dont il est rempli, sous les yeux de tous les botanistes instruits, qui ne manqueront pas de l'étudier. C'est d'ailleurs une occasion favo- rable que je saisis de traiter un point intéressant dans l'histoire de notre science, sur lequel des traditions de famille me per- mettent une opinion plus nette et plus décisive que ne pourrait l'être celle de tout autre historien. Voici le passage en question, extrait du ier\ol. ànProdrornus florœ peninsulœ Indice orientalis , par MM. Wight et Walker-Ar- nott, page xxxv de l'introduction : « Berna d de Jussieu fut « l'auteur du Gênera plantarum secundiim ordines naturales dis- « posita , ouvrage que nous avons eu si fréquemment occasion « de citer en tête des familles et des genres. Il fut revu, mis en « état d'être publié, et publié en effet par son neveu Antoine a Laurent de Jussieu , qui en outre a donné plusieurs profonds « traités botaniques de lui-même [qf his own) dans divers ou- « vrages scientifiques publiés à Paris. » A. DE JUSSiEU. — Sur un point de lliist. de la But. 3o?) Le Gênera plantarum a sans contredit consommé une révolu- tion scientifique dont les élémens s'agitaient depuis long- temps sans pouvoir se coordonner; il a fixé, en les appliquant admirablement, les lois de la méthode naturelle, et son influence s'est exercée non-seulement sur la botanique qui après un demi- siècle tourne encore dans le cercle qu'il a su lui tracer, mais aussi sur toutes les autres branches de l'histoire naturelle em- pressées d'adopter etde proclamer les mêmes principes. A. L. de Jussieu y a mis son nom seul: c'est qu'il l'avait fait seul, et ce ne serait pas attaquer sa gloire seulement, mais aussi sa probité, que de le rabaisser en quelque sorte au rôle d'éditeur. Il avait pris soin de marquer les limites jusqu'où son oncle avait poussé la science. Loin d'usurper la moindre partie de son domaine, il lui avait plutôt cédé quelque part du sien propre avec un res- pect vraiment filial. Permettez-moi de citer un autre passage écrit, il y a quelques années, par l'un des deux auteurs déjà cités , passage où sont fixés les titres d'A. L. de Jussieu suivant la tradition jusqu'ici non contestée et par conséquent vraie au fond, quoique les détails reposent sur des informations bien peu exactes. Dans l'article Botanique de l'Encyclopédie britannique, 7^ édition, M. Walker Arnott écrivait : « De la famille des Jussieu restait un individu « qui, quoique rempli de vénération pour les noms et les travaux « de ses oncles , n'avait jamais donné à leur étude d'autre preuve « de dévoûment que de s'asseoir dans leur chaire professorale. 11 « avait cependant un goût inhérent pour la botanique; il avait « du loisir, de l'opulence et des talens éminens Il sut s'éle- « ver au plus haut point de renommée et d'autorité scientifique « dans son pays, comme chef d'école pour la classification natu- « relie des plantes. La plus infatigable étude pendant cinq ans, « l'assistance constante et l'encouragement de nombreux élèves « et correspondans , mirent A. L. de Jussieu en état de publier « en 1789 son Gênera plantarum secundum ordines naturales « disposita. Ce volume in-8° fut reçu avec acclamation par toute « l'Europe et salué comme le plus savant ouvrage de botanique « qui eût paru depuis le Species de Linné. » L'exposé tout simple des faits suivi de quelques réflexions 3o4 A. DK JussiEU. — Sur un point de Vhist. de la BoL suffira pour montrer ce qu'il faut admettre et rejeter de ce dou- ble passage historique. En 1765, A. L. de Jussieu, alors âgé de dix-sept ans, venait d'a- chever ses études à Lyon, sa ville natale, lorsque son oncle Ber- nard l'appela près de lui à Paris. Il y consacra les quatre années suivantes à l'étude de la médecine, dans laquelle celle de la bo- tanique n'entrait qu'accessoirement. Néanmoins en 1770, son oncle le désigna à Buffon pour remplacer Lemonnier à qui ses fonctions de premier médecin du roi ne permettaient plus de remplir celles de démonstrateur de botanique. Le jeune profes- seur devait exphquer aux élèves les caractères des plantes clas- sées dans le jardin suivant la méthode de Tournefort; et d'abord, pris à l'improviste , il était obligé d'étudier la veille ce qu'il en- seignait le lendemain. Mais il fut bientôt familiarisé avec sa tâche, tellement qu'en 1773 une place étant venue à vaquer dans la section de botanique à l'académie des sciences, il put s'y pré- senter en appuyant sa candidature d'un mémoire qu'on trouve dans les actes de cette académie (même année), et qu'il fut ad- mis. Il avait pris pour sujet l'examen d'une famille naturelle, celle des Renoncules, et ce ne fut qu'après l'avoir terminé seul qu'il le soumit à son oncle dont il eut l'approbation. Mon père m'a raconté souvent que c'était la composition de ce mémoire qui lui avait ouvert les yeux et l'avait rendu botaniste. C'est là que se trouve exposée et bien développée pour la première fois l'im- portance relative et subordonnée des caractères qui avait échappé à i^danson. Dès-lors la recherche de la méthode natu- relle occupa A. L. de Jussieu, et l'année suivante, comme il s'a- gissait de replanter l'école du jardin du roi et d'y remplacer par une autre la méthode de Tournefort trop vieillie, il proposa et lut à l'académie le plan d'une méthode nouvelle qu'il appliqua en effet dans la plantation du jardin botanique. B. de Jussieu n'y prit, non plus qu'à la composition du mémoire, aucune part, et son neveu, qui en avait tracé les bases, en dirigea les détails seul avec M. André Thouin alors jardinier en chef. L'étude de ces deux mémoires est fort intéressante. Des tra- vaux de A. L. de Jussieu, ce sont nécessairement ceux sur lesquels A. DK jussii-u. — Sur un point de rhist. de la Botanique. 3o5 Bernard doit avoir exercé le plus d'influence. Les ordres de Trianon leur servent en effet de point de départ et ce sont eux qui, combinés avec quelques idées puisées dans la méthode de Tournefort, fournissent les premières divisions du nouvel ordre, adopté, d'après les témoignages de l'auteur, pour la facilité de l'étude. Je lis dans une notice manuscrite que mon père rédigea en 1777 sur son oncle qui venait de mourir, pour fournira Condorcet les matériaux de l'éloge qu'il préparait, les phrases suivantes dont la substance se retrouve au reste dans la préface du Gênera : «« M. B. de Jussieu en examinant les caractères avait « remarqué, ainsi que ses prédécesseurs, que les uns étaient « plus généraux que les autres et devaient fournir les premières « divisions. Après les avoir appréciés successivement, il avait « reconnu que la germination de la graine et la disposition re- tf lative des organes sexuels étaient les deux principaux et les « plus invariables. Il les adopta et, sans former de classes fixesj « il disposa suivant ce plan une suite d'ordres ou familles qui « répondent aux sections des autres méthodes et qui, au lieu et d'être formées comme elles d'un seul caractère, sont fondés « sur l'assemblage de plusieurs. Cet arrangement peut être com- « paré aux ordines naturales de M. Linnaeus. Ces deux auteurs « se sont contentés de donner un catalogue de genres rappro- « chés sous différens points, sans expliquer les motifs qui les ont « engagés à placer un ordre avant l'autre, à ranger un genre sous « un ordre déterminé. Ces deux arrangemens peuvent être re- « gardés comme des problèmes que leurs auteurs ont laissé a rt résoudre aux botanistes. M. Linnaeus a publié le sien. Celui de « M. de Jussieu n'est connu que par les catalogues manuscrits « du jardin de Trianon. » J'ai ces catalogues manuscrits sous les yeux. Il y en a deui : celui qui fut imprimé en tête du Gênera et un autre plus long où, à la suite du nom de chaque genre , sont énumérées les espèces d'après la nomenclature linnéenne avec une courte synonymie des auteurs antérieurs. Mais tout se borne à ces séries de noms : pas un mot de développement, d'explication. Tels qu'ils sont, ils ont constaté que Bernard de Jussieu a posé le principe de la subordination des caractères et a déterminé ceux qui devaient II. Bot AN, — Décembre. 20 3o6 A. DR .Tiissiiai. — Sur un point de l'hist. de la Botanique . passer en première ligue : pas immense dans la carrière et qui suffit pour illustrer celui qui l'a su faire. Mais est-ce là tout le Gênera plantarum ? Celui-ci ne fut pas l'ouvrage de peu d'années. M. A. L. de Jus- sieu continuait à démontrer l'école de botanique disposée dans son ordre nouveau, et chaque année il y apportait quelques mo- difications et améliorations. C'est ce que prouvent trois cata- logues rédigés à plusieurs années d'intervalle , remplis de notes, et formant la transition du mémoire et de la plantation de 1774 à l'ouvrage de 1 789. Ainsi depuis l'âge de vingt-et-un ans, pendant * dix-neuf années A. L. de Jussieu s'occupa constamment et uni- quement de botanique et, pendant les seize dernières, de la dis- position des genres suivant la méthode naturelle : de nombreux manuscrits en font foi. Ce sont des caractères de genres faits et refaits d'après leur autopsie, des suites d'observations sur la struc- ture de toutes les graines qu'il put se procurer, sur leur germi- nation dont il suivait exactement les progrès dans les couches du jardin: et pas un élève ne l'aida dans ses travaux. Ses élèves appartiennent tous à une autre génération. Il avait tout son tra- vail si bien préparé dans sa tête, qu'il commença à faire impri- mer le Gênera en 1788 sans l'avoir écrit; la rédaction ne fut ja- mais que de deux feuilles en avance sur la composition typo- graphique. Lorsque le livre parut en 1789, l'Europe ne l'accueillit pas avec acclamation : elle était occupée de toute autre chose que d'une révolution en botanique, et l'auteur lui-même entraîné dans le tourbillon des affaires publiques oublia pendant quelques an- nées son ouvrage. Cet ouvrage fit son chemin péniblement. Il se passa un long temps avant qu'il fût compris et adopté en France, un bien plus long encore avant qu'il le fût en Angleterre et en Alle- magne. Bernard de Jussieu n'existait plus quand furent faites la plu- part des observations qui ont servi de matériaux au Gênera. D'ailleurs dès l'arrivée de son neveu à Paris, dès 1765, la faiblesse de sa vue ne lui permettait plus d'observer par lui-même ni même de Ure. Cette infirmité augmenta rapidement, et c'est là sans doute la cause qui l'engagea à abandonner aussi promptement à son A. DE JDSSIEU. — Sur un point de Vhist. de la Botanique. 3o~j neveu la direction exclusive du jardin qu'il cessa même de vi- siter. Il vécut fort affaissé les dernières années de sa vie et plu- sieurs attaques incomplètes d'apoplexie précédèrent celle à la- quelle il succomba. Ses neveux s'attachaient à le distraire par des lectures et des conversations récréatives^, plutôt qu'à le fati- guer par des entretiens scientifiques. Je ne pense pas que B. de Jussieu, d'ailleurs si communicatif, fut aussi disposé à épancher ses idées sur la méthode naturelle que sur toute autre matière , moins pour s'en réserver la pro- priété que parce qu'il les jugeait encore trop incomplètes. Nous ne trouvons en effet dans les œuvres de ses contemporains au- cune trace de révélation à ce sujet. Les auteurs qui plus tard ont exposé les principes des méthodes naturelles, se sont quel- quefois servi de son nom comme les philosophes grecs de celui de Socrate qu'ils font parler , chacun suivant son propre génie. Ainsi Condorcet dans son éloge, celui qui fut prononcé devant Voltaire, n'a développé que les idées qui lui furent suggérées en le composant par son intelligence philosophique. A. L. de Jussieu ne put donc profiter des écrits de son oncle qui n'écrivait pas et de ses conversations que beaucoup moins qu'on ne serait porté à le supposer. D'ailleurs est-ce de la con- versation que peut sortir un pareil ouvrage? Qu'y admire-t-on le plus? ce n'est pas tant la clef systématique si souvent attaquée et abandonnée par beaucoup de modernes, que l'admirable sagacité qui a présidé à tous les détails. Ce sont ces caractères si nette- ment tracés, cet heureux emploi de ceux qu'on avait jusque-là négligés et la juste appréciation de leur valeur, ces notes prodi- guées partout, si empreintes de la connaissance intime des faits et si fécondes, ces questions et ces doutes qui font tant réfléchir en faisant voir que l'auteur avait tant réfléchi lui-même et par lesquels il condamna toujours le premier les sacrifices qu'il a faits à la nécessité d'un ordre systématique, surtout cet instinct si vrai des affinités naturelles qui soupçonne la vérité presque toutes les fois qu'il ne l'établit pas. Or les observations qui ont servi de bases à ces caractères, à ces notes, elles ont été faites la plupart lorsque Bernard de Jussieu était mort ou mourant. Il n'avait pu voir les plantes de Commerson et de Domhey, il n'avais 3<)8 A. DE jussiEii. — Stu' un point de l'hist. de la Botanique. pas connu celles de Foi ster, de Forskal et de plusieurs autres, et pourtant, dans le Gênera, elles ne sont pas d'une autre main que le reste. Celles même d'Aublet y ont reçu une forme nouvelle et cependant son ouvrage avait été rédigé sous les yeux et avec les conseils de B. de Jussieu. Si le caractère respecté de l'auteur du Gênera ne rendait plus que suffisant sa déclaration imprimée et répétée plusieurs fois, tous ceux qui l'ont vu de près et souvent ne conserveraient aucun doute. Il faut avoir fait soi-même et l'avoir fait avec un long tra- vail, un ouvrage dont on a tous les moindres détails si présens à la mémoire, même après un demi-siècle et dans une vieillesse où les souvenirs sont ordinairement confus et effacés. A. L. de Jus- sieu n'a pas été l'éditeur de Bernard; il n'a été son interprète que pour quelques idées générales dont il a pris soin lui-même de lui rapporter l'honneur; il a été l'élève du catalogue de Tria- non comme l'ont été plus tard du Gênera plantarum les illustres botanistes qui ont tant contribué depuis à propager dans tout le monde la méthode naturelle. Observations sur la Flore du Japon , par MM. Ch. Morren et J. Decaisne. Faire connaître quelques plantes nouvelles du Japon, et cher- cher à mieux déterminer celles qui ont été anciennement décrites par Thunberg dans la Flore de ce pays , si difficile à explorer et si remarquable à tant d'égards, dont la végétation réunit et des genres appartenant aux régions tropicales, et d'autres des contrées boréales de l'ancien et du nouveau monde, tel est le double but que nous nous sommes proposé en écrivant cette notice. Aussi croyons-nous que les plantes que nous allons publier offriront de l'intérêt, sinon par leur organi- sation, du moins à cause de leur rareté et de leur analogie avec celles de nos régions. c. MORREN hT J. nr.CAFSNE. — Sur la Flore du Japon. 809 Celles qui font l'objet de ce travail sont cultivées au jardin de l'Université de Gand, et ont été rapportées par M. Von Siebold , médecin attaché à Faiiibassade hollandaise au Japon , où il sé- journa pendant plusieurs années. Revenu depuis peu en Eu- rope, il déposa dans le jardin universitaire toutes les plantes vivantes, au nombre de 160 environ, qu'il avait rapportées dans les cavités de quelques silex amorphes remplis de terre glaise. La plupart de ces plantes sont encore mal connues ou inédites, car on sait que malgré la publication de la Flore du Japon de Thunberg, presque toutes les plantes de ce pays sont encore inconnues ou confondues avec des espèces appartenant à d'au- tres climats. Thunberg, ainsi que quelques botanistes de la même époque, croyait devoir rapporter toutes les plantes qu'il observait à celles citées par Linné, et de là naquit une foule d'eirreqrs couvent très funestes, toujours fort difficiles à reconnaître, et dont malheureusement la Flore du Japon nous donne de fréquens exemples. Nous avions besoin de faire cette remarque un peu sévère de notre part, afin d'expliquer le nombre assez consi- dérable d'espèces nouvelles que nous établissons aux dépens de celles citées par Thunberg. Cependant on verra par cette notice que ce n'est pas légèrement que nous nous sommes permis de citer si souvent en synonymes les plantes de la Flore du Japon. On peut déjà s'en convaincre^ soit au sujet des deux genres nouveaux que nous établissons, soit pour les espèces de Poly- gonatum , etc. On comprendra que nous ne pouvons pas suivre dans une publication de cette nature un ordre régulier , car nous sommes nécessairement forcés d'attendre la floraison des espèces rap- portées par M. Von Siebold, pour établir leur détermination. Nous nous contenterons de donner pour chacune de celles qui seront bien connues les synonymes ainsi que les figures qui y ont rapport , réservant les descriptions pour les plantes nou- velles ou qui auraient besoin d'être décrites complètement à cause de leur confusion avec les espèces linnéennes. Nous don- nerons une figure pour les genres nouveaux ainsi que pour les espèces les plus remarquables par leur organisation, ou bien 3io c. MOKRKN Eï j. OECAîSNE, — Sur la Flore du Japon. dont le genre n'offrirait j)as encore des détails analytiques assez complets. ROHDEA JAPONICA Rotb. 'Koik Nov. plant, ap. p. 197. — Spreng. iSj'S*. veg. v. 11. p. 117. ( Excl. syn. Loûr. ) — Schult. Syst. veg. vu. i. p. 172. Blum. * de Rhodea, Tupistra etc. p. j ei 18. t. 111. f. A et B. Orontiiim Japonicum Thunb. FL Jap. p. i44. — Poir. Encycl. bot. iv. p. 627. — Lamk. ///. gen. tah. aSi, fig. 1. — Willd. Sp. 11. p. 200. — Ait. hort, Kew.a, 2. II. p. 5o6. — Gawl. Bob. Mag. n, 898. Kiio et Rirjo Kaempf. Amoen. exot.p. j à 5, — Banks Icon. Kaempf. t. 12. Obs. La plante qui a fleuri au Jardin de Gand et dont nous avons reçu un épi conservé dans la liqueur, est bien sem- blable à celle figurée par Gawler, et telle que nous la voyons fleurir tous les ans à la fin de l'été, dans le Jardin de Paris. Nous sommes portés à croire que la variété décrite et figurée par M. Blume n'est qu'un état d'avortement de cette plante, ce que démontre principalement la coupe transversale de l'ovaire qui est vide et laisse voir les trois placentas pariétaux. Quant à sa forme plus ou moins arrondie, ainsi que la longueur plus ou moins grande des lobes stigmatiques, ils varient dans le même épi. Les feuilles du Rohdea cultivé atteignent rarement la lon- gueur de celles figurées dans les Icônes de Raempfer publiées par Banks. ASPIDISTRA ELATIOR Blume. A, foliis longé petiolatis, pedunculo bracteis paucis remotius- culis obsesso. Blum. 1. c. p. 10. t. 3. f. D. cl t. IV. Obs. Cette espèce se distingue de ÏJ. lurida par une végéta- (1) c. L. Blome. Eenige optnerkingeu over de natuurlijke rangschikliiug van Rhodea, Tu- pistra eu Aspidistra, etc. — Quelques observations sur les affinités naturelles des Rhodea, Tupis- îia et Aspidistra, avec la description d'une nouvelle espèce de ce dernier genre . par M, CL. îilunue, Professeur à Leyde. Brocb. in-8", i834. c. MoRiiEN ET j. i)ECAiswii. — Siir Ici Florc du Japon. 3i i tion plus robuste , par ia longueur de ses pétioles ainsi que celle des pédoncules , qui ne portent à la base qu'une ou deux squames , tandis qu'elles sont nombreuses dans l'autre espèce, qui a les fleurs plus petites ainsi que le stigmate. Depuis quelques années qu'on cultive dans les jardins plu- sieurs espèces de ce genre , on ne les a pas encore vues fructi- fier ; il serait important de tenter la méthode artificielle de fé- condation si usitée aujourd'hui , afin de pouvoir connaître la fructification de ces plantes, et de déterminer nettement leur classification , que du reste M. Blume a rangée dans les Aspara- ginées. R. Brown avait déjà indiqué les affinités de cette plante près du Tupistra; il restait à réunir à ce petit groupe le genre Orontium^ comme l'a fait avec raison M. Blume. Si nous en jugeons d'après les figures données dans le Botanical Register^ au n° 628, la plante citée sous le nom à'Aspidistra lurida, différerait spécifiquement de celle re- présentée dans un autre ouvrage de ce genre, le Botanical Magazine, au n" 249, sous le même nom. Dans la première, les feuilles sont représentées à 6 nervures, le tube de la corolle est campanule, violet, les squames qui entourent sa base sont grises, les divisions de la corolle sont noires sur leurs faces internes , le stigmate paraît ondulé et marqué de sillons convergens. La cou- leur des feuilles avortées ou écailles qui partent du rhizome sont luridées. Dans la seconde (celle figurée dans le Bot.Mag.)^ les écailles qui couvrent les racines sont violâtres , les feuilles sont plissées , à nervures très nombreuses, le tube de la co- rolle est presque urcéolé , puis tacheté de violet ; les bractées qui l'entourent sont jaunâtres et également couvertes de petites taches violettes. POLYGONAÏUM JAPONICUM Nob. P. caule angulato cuuipresso arcnato, foilis ovalibus obtusis basi in petiolum brevem attenuaîis, floribîis axiîlarihus abortu solitariis, peduncuHs cernuis, corollâ campanulatâ. Coavalkria Pol^^goualum Tiiuiib. i''. /^j^j. jo. 14::;. 3 1 2 C. MORREN ET J. DEC/VISNK. SuT la FtorP. du JapOTl. Caulis subancipiti-compressus, angnlatus,arcuatas, glauccscens. Folta ovalia, poil. 2 i;2-3 longa^ i circiter lata, obtusa basi in petiolum brevera attcnuata,venosa subtùs venisproiuinulisapicc coeuntibus papillosis. Flores abortu sobtarii pedun- culati, pedunculo cernuo poUicem circiter longo tereti. Pekianthium campanu- latum lin. 4-5 longum 6-partitum, lobis ex^eriorièws (sepalis) ovato-rotundis apice calloso-papillosis \ interiorihus (peîalis) subbrevioribus et angustioribus. Stamtna fîlamentis glabris, antheris oblongœ. Stylus anthcras vix superans stigmate parvo coi onatus. Ovarium globosum subcostatum. Obs. Cette espèce, que Thiinberg paraît avoir confondueavec le Poljgonatumvulgar^ (Conuallaria PoljgoJiatum L.)sen dis- tingue par sa tige très comprimée , ses fleurs plus courtes et plus campanulées, dont le style dépasse un peu les étamines qui ont les filets glabres, enfin par l'ovaire qui est globuleux. POLYGONATUM THUNBERGII Nob. P. caule tereti arcuato, foliis lanceolato-ellipticis apice atte- nuatis breviter petiolatis, pedunculis axillaribus 3-floris, fioribus pedicellatis cernuis , staminibus filamentis subulatis glabris. Polygonatum raultiflornm Thunb. FL-Jap. p. i42- Caulis arcuatus teres glaucescens. Folia poil, 3 1/2 longa , 3 i?2 lata , lanceolato-elliptica , apice attenuata obtusa, basi subobliqua venosa, venis subtiis prominentibus, lacté viridia, breviter petiolata, petiolo dilatato semiamplexicauli, Pedtjnculi axillares brèves cernui in pedicellos ternos divisi , pedicellis ebrac- teatis semipollicaribus teretibus. Pertanthium tubulosum 6 lin. longum, sex- partitum, lobis exterioribusovatis apice calloso-papillosis, interioribus latioribus ovato-subcordatis. Stamina perianthii faucem sequautia: filamentis subulatis, glabris. Anlherae sagittatae, lobis post anthesin approximatis, et idéo lineari-ob- longae. Stylus filiformis glaber, antheras vix superans, stigmate globoso suban-^ gulato coronatus. Ovarium ovatum vix costatura. Obs. Le Polygonatum multiflorum, quoique très voisin de cette espèce, s'en distingue cependant par ses feuilles plus larges , parles filets des étamines, ainsi que la nervure moyenne au-dessous de leur insertion, couverts de petits poils courts arti-r culés assez semblables pour leur organisation à ceux qu on ob- serve sur les filets de certaines espèces de Tradescantia. La Ion- C. MORREN ET J. DECAISSE. SuV la FloTB du JupOn. 3 I 3 gueur du style par rapport aux anthères diffère également dans ces deux espèces. LILIUM SPECIOSUM. Thunb. L. caule tereti ramoso, foliis ovato-lanceolatis vel oblongis, 5-7 nerviis acutis,basi in petiolum brevem crassiusculum atte- nuatis, petiolis reflexis vel retortis; floribus subcampanulatis, laciniis reflexis undulatis, interioribus ad unguem papilloso- pilosis, omnibus albis saturate roseis purpureo-punctatis nervo viridi crasso medio percursis. Lilium speciosum Thunb. Bol. obseru. on tke Flor. Jap. in Trans, of. Linn^ soc. vol. 2. p. 332. Willd. Spec. 2. 86. Morticult. Belge mart. i833. t. 1. l. L. superbum Th. FI. Japon. i34. — Kasbiako ( Japonice ) pulgà Konokko. Kœmpf. Icon. sélect. Banks, t. 4/, Obs. Cette superbe plante a fleuri pour la première fois au mois d'août i833 dans le jardin botanique deGand. La fleur est presque campanulée, à divisions recourbées, laissant voir les étamines dont les anthères sont du plus beau rouge et le pollen d'un pourpre violâtre. Les divisions sont fortement ondulées sur les bords , les extérieures sont lancéolées , atténuées aux deux extrémités; les intérieures sont larges de plus d'un pouce; au dessus de l'onglet naissent des poils claviformes, d'un beau rouge, qui grandissent peu-à-peu et deviennent pétaloïdes vers la gorge de la corolle où ils atteignent la longueur de deux lignes environ ; leur sommet est alors lacinié ou denté , le nombre des dents variant de 2 à 7; vers l'extrémité des divisions, ces poils changent de nature et restent à l'état de glandes d'un beau pour- pre qui naissent toujours sur les nervules des divisions de la corolle. ACORUS GRAMINEUS. Ait. Ait. Hort. Kew. i. p. 4/4. — Willd. 11. p. 199. — Smith Spicil.X. 12, L. C. Rich. Arch. Bol. 1. p. 22. t. 3. Obs. Cette plante , qui nous a été envoyée de Gand par M. Morren, comme faisant partie de collections de Siebold, 3i4 c. MORREN ET j. DECAisiTE. — Siip la FloTe du JapoTi. n'est pas indiquée dans la Flore de Thunberg. Elle passe pour être originaire de la Chine; peut-être appartient-elle effective- ment à ce pays et ne se trouve-t-elle que cultivée au Japon, puis- que M. Siebold la cite (i) parmi les quinze espèces ou variétés de ce genre qui sont cultivées, probablement à cause de l'odeur aromatique qu'elles répandent. HETEROTROPA. (a) Pehianthium ventricosum coloratum trilobatum , fauce pli- catâ introflexâ, introrsùm reticulato-venosum, venis verticalibus prominentibus.STAMiNA 12; 6 exteriorastigmatibusopposita,fila- mentis triangularibus adnatis: antherae basifixae subintrorsae ;6 al- terna sessilia : antherae evidenter extrorsœ. Sttli 6 concreti, stel- latim expansi, singulis obcordatis, parte inferiore stigmatiferâ. Stjgmata ovato-attenuata papillosa. Ovarium 6-loculare, li- berum. Herba pereuuis habit us Asari. Folia bina , profundè cordata obtusa albo ma- culatà (illorura Cyclaminis referentia). Flores 1-2 breviter pedicellati, basi folio abortivo bracteati, perianthii sinubus fauce albis. ÎÎETEROTROPA ASAROIDES Noh. Pi. 1 O. Asarum virginicum Thunb. Flor. Jap. p. 190. Herba perennis, rhizomâ repente cylindraceo crassitie pennae corvinae, Folia bina antè evolutiouem plicata accumbentia , rotundo-cordata , lobis plus minusve approximatis rotundatis, integerrima, supià laevia intense viridia , maculis irre- gularibus laetè viridibus ornaîa, crasiiuscula , suprà palmatinervia, nervis prima- riis pallidioribus viridibus, secundariis vix prominulis, subtùs palmatinervia re- ticulatoque venosa, yenis primariis et secundariis fuscis^ peîiolata, petiolo tereti poil. 3 circiter longo glaberrimo, colorato. Flos in foliorum dichotomiâ solita- rius, subsessilis, basi bracteâ ovatâ concavâ submerabranaceâ instructus. Pbrian- THiUM urceolatum, carnosuin; tubus extrorsùm longitudinaliter nervosus subcos- tatus sordide viridis, subobvaceus glaberrimus introrsùm tesselato-nervosus, nervis verticalibus valdè prominentibus carnosis, trausversalibus tcnuioribus, glaberri- mus, coloratus ; limbus trifidus, laciniis cordatis patulis carnosis extrorsùm viridi- (i) Von SrEBOLD, Einige worke ùber deu zustaiid der Botaaik aut Japon. — Lettre sur i'éîat df la botanique au Japon. Acl. car. uat. vol. xiv, p. 674. (2) De sTEûc; (alter) et Tperî (verto), ob slamina diver.sè sita. c.MORBKN ET j. uECAisNE. — - Sur la FLoTe du Japon, 3i 5 bus introrsùm fiiscis, rugosis , rugis ad ostium albis valdè prominentibus, ostio exteriori angusto subrotundo trilobo, marginibus in tubi cavitate incurvis. Sta- Mn?A 1 2 ; 6 exteriora stipitata, stipite triangulaii ovario aiSxo et ferè illo adnato; antherse , connectivo crasso appendiculato appendiculo reflexo biloculares, loculis oblongis longitudinaliter rima sublaterali^ dehiscentibus ; 6 interiora sessilia, connectivo angusto appendiculato appendiculo ovato erecto ovarii affixo ; antherae extrorsae biloculares, loculis rima longitudinali média dehiscentibus. PoLusN globosum Ueve. Stylus subnullus stellatim sexpartitus, partitionibias ob- cordatis medio sulcatis carnosis glaberrimis. Stigmata ovato-acuminata papillosa staminibus exterioribus opposita. Ovahium semiliberum carnosum 6-loculare, loculis multiovulatis , ovulis biseriatim longitudinaliter dispositis. Obs. Ce genre nous paraît nettement caractérisé par la dis- position des étamines et par l'organisation des anthères dont les 6 extérieures correspondant aux stigmates et par conséquent aux loges de l'ovaire, sont presque introrses, la ligne de dé- hiscence ne se faisant pas exactement au milieu des loges, mais bien au contraire vers le bord interne , tandis que les 6 autres alternes, appliquées contre l'ovaire, sont privées de filets et ont les anthères nettement extrorses. Dans XAsarmn les \i étamines sont extrorses et toutes munies de filets assez longs. Un autre caractère vient encore rigoureusement séparer ces deux genres: dans notre Heterotropa, l'ovaire est presque libre; il est au con- traire adhérent dans YAsarum, D'autres différences concourent également à faire distinguer ces deux genres : les styles réunis en colonne dans YAsarum^ sont au contraire presque nuls dans notre plante. En examinant un bouton très jeune àiAsarum^ lorsqu'il est encore entouré pendant l'hiver par les écailles et les jeunes feuilles qui le protègent, on voit les anthères presque sessiles et placées sur deux rangs; peu-à-peu le bouton grossit, et avant que les filets se soient même développés , elles ont déjà pris leur place et semblent alors être nées sur le même rang. Ce sont les anthères opposées aux stigmates qui sont d'abord les plus extérieures. SGUTELLARIA JAPONICA. Nob. S. caule basi prostrato, ramis adscendentibus quadrifariam 3 1 6 c. MORREW ET j. DECAISSE. — Sur la Flore du Japon. puberulis, foliis ovatis obtusis grosse crenatis basi rotundatis glabris, petiolatis , floralibiis gradatim minoribus, floribus op- positis Iaxis, calycibus pilosiusculis , corollis pubescentibus cœruleis. Caitlis basi prostratus ramosus. Bami adscendentes tetragoni , quadrifariam puberuli. Foma inferiora 11/2 poil, longa, 1 et ultra la ta, ovata obtusa basi rotun Jatà vel subattenuata , grosse crenata, suprà viridia subtus pallidiora gîabra, petiolata, petiolo poUicari puberulo : floralia gradatim minora, suprema ovato-oblonga subintegra. Raceivu terminales laxiflori, semipedales, secundarii 2. poli, longi. Calyx breviter pedicellatus , erectus, pilosiusculus, ore truncato- rotundo margine colorato, suprà squamâparvâ post anthesiu ampliata calyce sub duplô latiore. Gorolla cœrulea lin. 6-2 longa pubescens,tubo pallidiore lilacino, basi recurvo adscendente, fauce subdilatatâ; labium superius rotundatum subemarginatum, concavum, integrum, lobis lateralibus oyalibus obtusis labium superius aequantibus; inferius patens, subintegrum , medio albo-violaceo- maculatum. Stamina corollas faucem aequantia, subaequalia, fîlameutis plaois gla- bris ; antherae reniformes barbatae , staminum inferiorum loculo altero abor- tivo unilocularcs. Stylus stamina aequans, bifidus ; lobus inferior acutus, supe^ rior brevissimus. Obs. D'après la pbrase citée par M. Bentham dans son Species des Labiées , cette plante se trouve bien distincte des Scutellaria indica et des autres espèces qui s'en rapprochent. Elle diffère en particulier du 5. indica L. par ses tiges munies de 4 rangs de poils très courts, par la grandeur et la forme des feuilles, par ses fleurs pubescentes, enfin par les anthères qui sont toutes les quatre barbues. HOTEIA. (1) Calyx 5-partitus, lobis erectis obtusis, parte adhœren te sub (1) Nous consacrons ce genre à un botaniste japonais nommé Ho-tei, que M. von Siebold nous a fait connaître dans sa Notice sur la littérature botanique au Japon [Siebold, in Act. iial. car. vol. XIV, part, n, pag. 693). Cet ouvrage, intitulé: Soo-Kwa-Sfim, contient la description de plus de trois cent cinquante plantes originaires de la Chine et du Japon, cultivées dans les jardins, et accompagnée de quatre-vingts planches dessinées d'après M. Siebold avec assez d'élé- gance. Nous; avons vu dans la riche bibliothèque de M. B. Delessert une collection de dessins botaniques japonais faits avec la plus grande vérité, parmi lesquels nous avons reconnu plu- sieurs de nos plantes. c. MORREN ET j. DECAisNF. — Sur la Florc du Japon. 3 I 7 turbinatâ. Petala. 5 spathulata. Stamina io. Styli i. Stig- 3ÏATA obtusa. OvARiUM caljci semiadnatum vel subliberurn biloculare , loculis multiovulatis : ovula anatropa adscendentia. Carpella 1 calyci semiadnata vel sublibera bilocularis apice bivalvis, valvis introflexisplacentariis loculi ferèad mediam par- tem seminiferis. Semina scrobiformia, abortu in quoque loculo solitaria vel duo , rariùs tria testa, basi et apice ultra nucleum elongatâ cellulosâ. Herba perennis habitu Spirœœ Arunci. Folia bi-vel tripinnati-secta : foliola serrata : petioli communes imâ basi margine et dilatato-membranacei stipulam referentes vel nudi , partiales pilosi v- glabri. Inflorescentia racemosa. Flores parvi bracteati. HOTEIA JAPONICA. PI. I r. H. foliis tripinnatisectis , petiolis ad nodos pilosis coloratis, foliolo terminali ovato basi et apice attenuato, omnibussuprà ad nervum hispidulis; floribus albis. Hesiba pereunis gracilis. Caulis ramosus teres foliosus erectus g/aber. Stipulée lanceolatse vel ovat3e,acutiuscuIae, integrae, submembranaceae marcescentes seriùs scariosae. Folia longe petiolata inîerruptè triternata ; foliolis infîmis rainoribus oblongo-lanceolatis irregulariter dentatis petiolulatis; terminaîi latiori subsessili; petioli communes teretes basi incrassati peliolulique glaberrimi basi vioiaceo- colorati, pilis longiusculis flexis instructi. Panicula ramosa , ramis glanduloso- puberulis teretibus , basi bracteâ foliaceâ parvâ instructis. Flores breviter pedi- cellati, pedicillis glanduloso-pilosis serailineam longis basi bracteatis. Calyx 5- partitus, lobis ovatis obtnsis crassiusculis erectis glaberrimis , parte adhérente subturbinato-attenuatâ tribracteolatâ, bracteola infîmâ majori subdenticulatâ , latérales minimœ linéarise erectae, glaberrimae. Petala 5 spathulata laciniis calycinis duplo majora, tenuissimè subflabellato-venulosaalba. Staminaio summo tubo in- serta, filamenlis lineari-acutis planis, erectis, glaberrimis. Anthère intrors3e,ovato- cordatae apiculatae, biloculares, loculis rima longitudinal! dehiscentibus. Styli bini média parte connati , subleretes , carnosi glabri. Stigmata parva subcapi- tata, papillosa. Ovarium infernè calyci adnatum, glabrum, biloculare, loculis multiovulatis, ovulis anatropis.CARPELLA (ex Tiarellâ biiernatâ Y eut.) calyceimâ basi tantùm adnata, sublibera introrsùm rima longitudinali dehiscentia^ valvis introflexis seminiferis. Semina abortu i-3 scobiformia, basi et apice testa cellulari attenuata. Perispermum carnosum. Embryo rectus; cotyledones cra^ssae ovatae, radiculâ tereti subcurvatâ miaores. Ors. Ce nouveau genre est voisin de XAstilbe établi par 3 ! 3 c. MofmEN ET j. DECAfSNK, — SuT la Flove du Japon. M. Don (i) sur une plante du Nepaui, auquel il avait joint le Tiarella biternata de Ventenat. Nous croyons que le genre Jstil- be ne peut comprendre dans ses limites, la plante de Ventenat qui se lie à la nôtre par ses principaux caractères. En effet, le genre Astilbe se fait remarquer par ses fleurs apétales, dont le nombre des divisions varie de 4 à 5 ainsi que les étaminesde 8 à lo, et par sa capsule polysperme , mais dont M. Don ne mentionne ni la structure ni celle des graines. Ces différences nous paraissent suffisantes pour séparer notre plante de ^Astilbe et pour en faire un genre nouveau dans lequel nous croyons faire entrer avec plus de raison le Tiarella biternata de Ventenat , qui n'en diffère que par le calice adhèrent à peine à l'ovaire. Ce fait ne nous paraît pres- que d'aucune valeur dans cette famille, comme on peut le voir par le genre Saxifraga , dont les espèces présentent toutes les modifications de plus ou moins de soudure du calice avec l'ovaire. Il ne nous paraît pas nécessaire d'insister sur l'incon- venance de laisser la plante de Ventenat dans le genre Tiarella: son port, l'organisation de sa fleur, du fruit et surtout de la graine s'y opposent, et comme nous avons pu examiner cette plante dans l'herbier de M. Delessert , il nous a été facile de nous assurer que l'insertion des graines au placentaire ne se fait pas par le milieu, comme le dit Ventenat, mais au contraire qu'elles sont ascendantes et anatropes , soutenues par un funi- cule extrêmement court, il est vrai, mais que néanmoins nous avons pu observer. Le testa dans les graines parfaites se pro- longe en haut et en bas en un appendice transparent et cel- luleux, comme cela s'observe dans quelques autres plantes de la même famille, ainsi que dans quelques Mélastomacées, particulièrement de la tribu des Charianthées. Notre plante ayant un aspect particulier qui rappelle celui du Spirœa Aruncus , nous avons cru devoir étudier les espèces de Spirœa àdiii^ la Flora japonica deThunberg, afin de nous assurer si notre plante ne s'y trouvait pas mentionnée. Nous avons tout lieu de présumer que c'est celle qui est citée sous (l) Don Prodromiis Flor. Ncp. ji. •?:n. c. MORREN F.ï T. DECAiSNF. — Sur la FloTe du Japon. 3 19 le nom de 5. Aruncus : la forme des feuilles ne peut nous servir à les distinguer nettement, mais Thunberg cite plusieurs carac- tèires qui tendent à appuyer notre opinion : d'abord la forme des divisions du calice, ensuite le nombre binaire des styles, qu'on observe bien il est vrai dans le S. Aruncus^ mais comme le cas le plus rare, les ovaires étant généralement au nombre de 3 à 5. Ensuite Thunberg fait lui-même remarquer que dans tous ses exemplaires les fleurs sont hermaphrodites et qu'il ne les a pas observées polygames. Cette dernière observation nous paraît presque concluante, quoique d'une autre part Thunberg ne fasse pas mention des fausses stipules qu'on trouve à la base des pé- tioles de notre plante , mentionnées également dans XAstilbe. EXPLICATION DE LA PLANCHE I O- Heterotropa asaroides. Fig. i. La plante de grandeur naturelle. Fig. 2. Fleur vue de profil, pour faire voir la forme du périanthe et la bractée qui l'accompagne. Fig. 3. Plan symétrique de la fleur; on voit en a les anthères introrses, et en b les anthères extrorses. Fig. 4. Coupe verticale du périanthe, afin de faire voir les nervures saillantes sur sa paroi intérieure. Fig. 5. Organes sexuels grossis, a, étamines introrses opposées aux divisions du stigmate; b. étaraines extrorses alternes avec les divisions du stigmate; c, style; d. stigmate. Fig. 6. Étamine introrse très grossie, vue par sa face postérieure. On voit en a l'appendice terminal réfléchi. Fig. 7. La même, vue par sa face antérieure. Fig. 8, Anthère sessile extrorse très grossie, vue par sa face antérieure. On voit en a l'appendice terminal dressé. Fig. 9. Grains de pollen. Fig. 10. Por- tion des organes sexuels , pour faire voir la forme des styles rayonnans. PLANCHE IT. Hoteia japonica. Fig. i. Rameau florifère un peu réduit de sa grandeur naturelle. Fig, 2. Feuille composée de grandeur naturelle. Fig. 3. Base d'un pétiole un peu grossie pour mon- trer les stipules. Fig. 4. Plan symétrique de la fleur. Fig. 5. Une fleur grossie. Fig. 6. La même, coupée verticalement. Fig. 7. Portion de la fleur , pour montrer la forme et l'insertion des di- verses parties. Fig. 8. Coupe transversale de l'ovaire. Fig. 9. Coupe verticale d'un carpelle. Fig. 10. Un ovule. Fig. 1 1. Une graine duTiarella biiernataYentena.t. Fig. 12. La même cou» pée verticalement, Fig. i3. Embryon. CLa suite an prochain cahier J 320 AGARDii. — Sur la Pilaîaire. De PiLULARiA. Dissertatio botanica , auct. J.-G. AgardH Phil. Mag. (In-8*', 29 p. Cuiii tab. senaeâ; Lundae, typ. C. F. Berling, i833. ) Près d*un siècle s'est écoulé depuis que Bernard de Jussieu fit Connaître, par une analyse excellente pour le temps , la Pilu- laire {Pilularia globulifera. Lin.), cette plante si répandue dans certaines localités de l'Europe. De nos jours, son étude a été reprise par M. Bischoff , qui a traité avec soin les Marsiléacées dans ses Crjptogamtsche Gewœchse^ et par M. Corda, de Prague, auquel on en doit une description monographique. Mais, comme ces auteurs ne sont pas d'accord entre eux sur quelques points, et que la monographie de M. Corda contient, au dire de M. A- gardh , plusieurs erreurs , celui-ci a cru devoir publier dans la brochure que nous annonçons, quelques observations nouvel- les propres à compléter les connaissances acquises sur la famille à laquelle appartient la Pilulaire. Il en donne d'abord une description complète qu'il fait suivre d'une note sur les lieux qu'elle habite. L'histoire de cette plante en remontant jusqu'aux anciens auteurs, est présentée avec une érudition remarquable. Son anatomie, sa germination, sa fé- condation et ses affinités , sont exposées en - divers chapitres , dont l'étendue est telle que nous ne pouvons donner, dans un simple extrait, l'indication des particularités intéressantes qu'ils renferment. En un mot, l'écrit de M. Agardh, quoique ne pré- sentant pas beaucoup d'observations nouvelles et qui lui soient propres , se recommande aux cryptogamistes , aussi bien par l'intérêt du sujet que par la discussion des diverses opinions émises sur quelques questions controversées. L'auteur a accompagné son écrit d'une planche gravée sur cuivre qui représente les détails anatomiques de la Pilulaire , ainsi que ceux de sa germination. Lii>K. — Sur les Zoophytfs et les Algues. '61 1 Sur lks Zoophytes en général et en particulier sur certaines plantes quon a confondues avec eux (1 ) Par H. F. Lfjnk, professeur de botanique à Berlin. On sait que depuis les observations de Peyssonel, de Réaumur et de Bernard de Jussieu, l'opinion sur l'animalité des Polypiers n'a plus rencontré de contradicteurs. L'ouvrage d'Ellis, les réflexions de Reimarus,les recherches de Cavolini, n'ont fait que confirmer cette découverte, et parmi les auteurs modernes, il n'y a eu de di- vision d'opinion que relativement au mode de formation de la tige commune qui supporte les Polypes, à sa structure et à la nature des rapports qui existent entre cette tige et les animaux eux-mêmes; les uns considérant cette tige comme le résultat d'une sécrétion calcaire inorganique analogue aux coquilles des Mollus- ques; les autres, parmi lesquels il faut ranger Cavolini et Schweig- ger regardant cette tige comme un axe organisé, vasculaire , s'en- croùtant promptement d'une grande quantité de matière calcaire. Les observations que j'ai faites sur le Plumularia falcata et le Sertularia cupressina me font également adopter cette opinion ; car, avec un très fort grossissement, j'ai vu des vaisseaux colorés se distribuer dans le tronc et dans les branches de ces Polypiers. On peut s'assurer aussi que ces tiges s'accroissent souvent avec l'âge par des couches concentriques , et que la matière calcaire est déposée dans de véritables cellules. Mais on a eu tort de considérer ce dépôt de matière calcaire comme propre aux Zoophytes, et c'est probablement ce caractère qui a fait ranger dans cette classe un grand nombre d'Algues. (l) Nous avons supprimé, dans. la traduction de ce Mémoire, qui a été publié parmi ceux de l'Académie de Berlin (i83i), toute la première partie relative à l'histoire de l'animalité des Polypiers, et consacrée à la discyssion des opinions des divers auteurs à ce sujet, pour arri- ver immédiatement à la partie relative aux êtres ambigus, considérés par beaucoup d'auteurs eorame des Polypiers, et rangés par Schweigger et M.Link parmi les Algues , cette partie seule nous paraissant contenir des faits nouveaux ou peu connus. II. BoT.\îr. — Décembre. ii 322 LiNK. — Sur les Zoophytes et les Algues. Cette erreur était naturelle, car la croûte calcaire qui recou- vre ces Algues est un produit de ces êtres comme les coquilles des Mollusques, et les os des animaux vertébrés. Mais Schweig- ger a fait remarquer qu un semblable dépôt se formait sur plu- sieurs Chara , et cependant personne n'a songé à éloigner ces êtres du règne végétal. Chez les Coraux, la seule différence est, que ce dépôt se forme si rapidement et si abondamment qu'on réussit rarement à voir ces animaux avant leur incrustation et à l'état gélatineux. Dans ces derniers temps M. Schûbler a observé sur une Al- gue un dépôt calcaire qui se présentait en grains presque régu- liers; il a nommé cette Algue, à cause de cette disposition, Hydru- rus crystallophorus ; mais ce dépôt n'est pas de nature cristalline, car il n'a ni l'éclat ni la transparence de véritables cristaux, et sa forme régulière paraît due à une force organique. Schweigger a distingué avec exactitude les Algues qui avaient été confondues (i) avec des Zoophytes; car il a reconnu sur plu- sieurs de ces êtres des grains qui, par leur grosseur, leur forme régulière, leur position, et leur isolement complet du tissu en- vironnant doivent être considérés comme des séminules, et déterminent évidemment la place de ces êtres dans le règne végé- tal. Mais comme il n'avait pas employé d'assez fortsgrossissemens pour bien observer la structure des autres Algues qui ne pré. sentent pas de fruits, j'ai choisi ces Algues anomales pour le sujet de ce mémoire. Elles constituent plusieurs familles appartenant à l'ordre des Algues. La première famille est celle des Halimede^. Lorsqu'on dé- gage ces corps de leur enveloppe calcaire, ils présentent une structure lamellaire ou membraneuse; on ne voit aucun polype, pas même les points où ils pourraient se trouver suivant l'ana- logie avec les vrais Polypiers. L'enveloppe calcaire est tendre comme la craie; elle ne se trouve pas toujours sur la face ex- terne de l'être, mais quelquefois aussi siîr sa face interne. Tous les genres de cette famille se ressemblent beaucoup par leur organisation. Le premier a été nommé Flabellaria par Lamarclî, LiNK. — Sur les Zoopkytes et les algues. 323 qui Ta placé avec les Polypiers empâtés, parmi les Spongia aux- quels il ne peut pas appartenir. Son genre Flahellaria se compose de deux autres fort différens. Le premier est VUdotea de La- mouroux, dans lequel se trouve le Flahellaria Pat^onia (Lam.) qui est, autant que je puis croire le Zonaria Vavonia^ dont j'ai décrit les fruits {^woyez Ho rœ BeroUnenses pag. 7, et le dessin très exact fait par M. Ehrenberg,tab. I, fig. a-c). La place qui lui convient le mieux est près des Cora/ZZ/ze^ , auxquelles je le rapporterais. Le second genre est XHalimedea; il est articulé, à articles comprimés, calcaires intérieurement, renfermant une moelle fibreuse qui sert à réunir les articulations. \^H. Opuntia ( Corallina Opuntia Linn. Flahellaria Opuntia Lam.) a été exa- miné très soigneusement et à l'état frais par M. Schweigger. Il a trouvé, en regardant les fibres sous le microscope, que ce sont des filamens succulens qui se croisent et se ramifient irré- gulièrement. M. Schweigger ajoute que la structure du tissu cel- lulaire est tout-à-fait décisive et que le Corallina Opuntia doit être replacé évidemment dans le règne végétal. Son parenchyme est formé par des cellules vésiculeuses pentagonales ou hexa- gonales comme chez les plantes, et tel qu'on ne l'a jamais ob- servé chez les animaux. J'ai également examiné l'^. Opuntiaei je m'accorde en général avec l'auteur que nous venons de citer. Mais j'ai vu , en regardant avec un très fort grossissement, que le tissu fibreux qui forme la couche moyenne des articulations et qui sert à les réunir en- semble, se compose entièrement de feuillets ramifiés, comme dans une Ul^'a. Ces feuillets forment une membrane qui reçoit les cellules vésiculeuses; ces cellules, rarement anguleuses, ne sont pas en contact les unes avec les autres; elles ne constituent pas la membrane qui les contient, comme cela se voit dans les plantes d'un ordre supérieur. Ainsi la structure àeVHalimedea Opuntia s'écarte beaucoup de celle des plantes d'une organisation compliquée. Mais elle se rapproche de celle des Algues, au point qu'on pourrait dire que les Halimèdes sont desUlves composées, et regarder les Fucus comme des Conferves également compo- sées. Le dépôt calcaire se forme dans les cellules dans l'intérieur 324 LiNK. — Sur les Zoophytes et les Algues. de la plante, sur les deux faces de la couche fibreuse la plus interne. Lamarck réunissait les Dicliolomaria avec les Polypiers vagini- formes oulesSertulaires. Lamouroux les divise en deux genres: les Galaxaura et les Liagora. Le premier genre renferme les vrais Dichotomaria, le Dichotomaria fragilis en tête. Les plantes de ce genre sont très ramifiées, les articulations rondes dans l'état frais, se présentent comprimées, creuses et traversées par des membranes irrégulières, lorsqu'elles sont sèches. Les deux faces , l'externe et l'interne , sont recouvertes d'une croûte cal- caire, qui n'existe pas pendant la première époque de la vie. Vues sous la loupe on y remarque des trous disséminés irrégu- lièrement, souvent très rapprochés les uns des autres. Peut-être la semence s'échappe-t-elle par ces trous , comme dans les Fucus. Lorsque le dépôt calcaire est enlevé au moyen de l'acide muriatique, on voit distinctement avec un fort grossissement, que tout le corps du végétal est composé de lamelles entrelacées comme on le remarque dans les Halimèdes; sur ces lamelles se trouvent de grandes cellules vésiculeuses ; les lamelles elles-mêmes paraissent se terminer par des cellules vésiculeuses. Selon M. Schweigger, la disposition des parties internes de ces plantes est celle que nous venons d'indiquer; cependant il appelle les lamelles des filamens, sans doute parce qu'il n'a pas employé un grossissement aussi fort que nous. Lorsqu'on n'en- lève pas complètement le dépôt calcaire, on voit que les cellules en sont presque entièrement remplies. Le genre Liagora se distingue de celui que nous venons de décrire par l'absence des articulations. Le tronc des plantes de ce genre est ramifié et recouvert de chaux. Le Liagora complanata ( Agardh ) ou le Fucus lichenoides ( Esp. ) est la seule espèce de ce genre qui me soit connue. Elle est comprimée, très ramifiée, à branches aiguës, verte sur un côté, et calcaire sur l'autre. Lorsqu'on met les branches pendant plusieurs jours dans l'acide muriatique , on parvient à diviser toute la substance en de grandes cellules vésiculeuses; à l'aide du microscope, on voit que les cellules sont lâchement réunies les unes aux autres par une membrane. Si on n'enlève qu'une partie de la chaux , et qu'on examine aussi- LiNK. — Sur les Zoophjtes et les Algues. SaS tôt la plante, on trouve une membrane dont le bord est re- couvert de vésicules ; et le reste de la chaux est dispersé en petits amas sur la surface de cette membrane. Agardh réunit le Fucus distentus ( Mert. ) avec cette espèce de Liagora , quoi- qu'il soit bien certain qu'il ne lui appartient pas. Aussi les cellules des Fucus, qui diffèrent beaucoup des cellules vésiculeuses dont nous venons déparier, se montrent-elles sous un grossissement très fort , fort semblables à celles des plantes d'un ordre supé- rieur. La structure vésiculeuse, réunie dans la plupart des Hali- mèdes avec des ramifications lamelleuses, constitue en général l'organisation essentielle de ces Algues qui se ressemblent beau- coup dans tout le reste de leur organisation , soit externe , soit interne. \1 y4cetahuluin mediterraneum^ Lam., ou XAcetahulum mari- nuTUy Schweigger, ou mieux X Acetabularia de Lamouroux, est un corps très singulier qui ressemble à un Agaricuso\x à un He- lotiuni pédicellé. Il se compose d'un chapeau arrondi, pour- vu d'un pédicule. H est couvert de chaux , qu'il faut enlever au moyen d'un acide, lorsqu'on veut étudier sa structure. Le cha- peau est composé de tuyaux qui sont d'abord étroits au centre, et s'élargissent vers la circonférence. Parmi ces tuyaux il y en a qui sont plus larges et plus volumineux que les autres avec lesquels ils alternent. Dans chaque tuyau large on remarque \\n canal qui souvent se présente comme déplacé ; il est rempli d'une substance verte et granuleuse. Le même canal se retrouve dans les Conferves, où il est également rempli d'une matière verte. Je citerais comme exemple les Spirogyres , les Conju- guées , etc. , etc. On pourrait donc croire que ce corps est une Conferve, si on n'avait pas vu les filamens régulièrement arran- gés autour du centre du chapeau, et munis d'ouvertures très distinctes. Schweigger parle longuement de ces filets, et il com- bat l'opinion de Cavolini , qui les prend pour des filamens de Conferves parasites. Mais il est en doute sur leur nature, animale ou végétale. Je n'ai pas pu les observer moi-même ;. cependant je présume qu'il en est de même que pour les fila- mens très fins qui sortent des amas de graines des Fucus ^ no- 3^6 LiwK. — Sur les Zoophj tes et les Algues. tamment du Fucus vesiculosus, et qu'on voit, surtout lorsque les graines sont sorties probablement par une ouverture particu- lière. J'ai fait celte observation bien des fois, il y a déjà long- temps. On peut par conséquent réunir les Acetabularia avec les Ha- liînedea., ou bien en faire une famille particulière, dans laquelle on pourrait placer les Pofyphysa^ Lam. \lAlcjonium Bursa^ Lam. Fucus Bursa, Turn. Spongodium Bursa, Schw., est reconnu comme une Algue depuis bien long- temps. La même chose a lieu pour les Alcyoniwn vermiculare., Gmel., Vermicularia retusa Imperati , Fucus tomentosus ^ Turn. Spongodium dichotomum , Schw. Stackhouse range cette espèce dans le genre Codiurn, avec la précédente, et la nomme Codium tomentosum. Agardh a suivi Stackhouse. On n'a qu'à examiner un Fucus quelconque pour se convaincre qu'il appar- tient à cette même famille. Tous les Fucus se composent de tuyaux plus ou moins longs et simples , renfermant un canal rempli d'une masse granuleuse et colorée. Les canaux internes se resserrent lorsque l'individu est desséché. Ils affectent même pendant la vie plusieurs formes ; et les tuyaux deviennent si courts vers la surface, qu'ils prennent la forme de cellules. On peut donc regarder les Fucus comme composés d'un certain nombre de filets analogues à ceux des Conferves. Le Codium se distingue des Fucus ordinaires, tels que le Fucus vesiculosus : 1 ° par des canaux ou cellules très courtes et larges ; 2° parce que ces cellules font saillie sur la surface du végétal; mais ces différences sont trop peu importantes pour qu'on sépare le Codium des Fucus. La seconde famille dont nous traiterons ici, pst celle des Co- «ALLiNF^. J'ai trouvé dans les individus de cette famille des graines ou des semences très distinctes. Lorsqu'on met le Corallina officinalis dans de l'acide hy- drochlorique étendu d'eau, et qu'on le laisse jusqu'à ce que toute la chaux soit enlevée, on obtient une préparation qui n'a lien perdu de la forme qu'elle avait; elle a pris une consistance gélatineuse, et les articulations du corps sont très prononcées. LiNK. — Sur les Zoophytes et les Algues. 827 Par un grossissement médiocre on remarque des stries trans- versales d'une couleur rougeâtre , composées, à ce qu'il paraît, d'une masse granuleuse. Si le grossissement est très fort, on voit distinctement les granules, de même qu'un grand nombre de tuyaux longitudinaux et parallèles, d'une grandeur diffé- rente, qui sont ou vides ou remplis de granules. Par une légère pression ces granules se séparent très facilement. Toute cette substance est composée de cellules courtes , étroites , rangées bout à bout, et placées dans une matière gélatineuse. La même structure se retrouve dans le Corallina rubens., qui, en général, ne diffère du C. officinalis ., que par la couleur , et parce qu'il reste toujours plus mou. Dans le C. rosarium , la structure est un peu différente. Ici le calcaire est verdâtre ; le corail ne change pas de forme après avoir séjourné dans l'acide, mais il devient blanc et d'une consistance gélatineuse comme à l'ordinaire. Les granules ne forment pas des stries transversales, mais on les voit entassés dans les articulations. Aussi sont-ils plus rouges et plus grands que les précédens , surtout que les granules du C. officinalis ^ et se présentent-ils beaucoup plus distinctement comme des séminules. On peut les séparer du reste très facilement par une légère pression. Les tuyaux ne sont pas si régulièrement parallèles dans cette espèce que dans le C. qfficinalis. M. Schweigger prétend avoir trouvé des filamens parallèles dans le Corallina rubens. Mais il paraît qu'il ne les dégageait pas assez de leur croûte calcaire; aussi parle-t-il avec assez d'incer- titude de leur organisation interne. Il ne sépare pas assez , dans ses observations, les Halimèdes des Corallines , et il attri- bue à tous les deux ce qui n'appartient bien évidemment qu'aux uns. Ces séminules, bien apparentes, rapprochent les Corallines {\esZonaria. Mais la forme extérieure esttrès différente :1a fronde de ces dernières est en éventail, sans articulations distinctes et sans dépôts calcaires. Les conceptacles qui renferment les séminules dans les Zonaria sont placés en zones concentriques; comme dans les Corallines , ils sont rangés en lignes concentriques et transversales. Au reste tout le corps se compose de cellules, plus distinctement développt'es que dans les Corallines. Il (i'y a pas. 328 LiNK. — Sur If s Zoophytes et les Algues. de doute que le Zonaria squamaria appartient au genre Zonaria, Sa consistance est plus grande et plus semblableà celle des Fucus; les zones concentriques existent dans cette espèce comme dans le genre précédent; mais je ne sais pas si on y a vu des graines. Schweigger a fait l'intéressante observation, que \^ Zonaria squa- maria, parvenu à un certain âge, se couvre d'un dépôt calcaire et se transforme en Milleporacoriacea de Linné. Les Zonariées forment la troisième famille ; et le genre Zonaria est le seul que je connaisse' qui s'y rapporte. Je passe à la quatrième famille celle des Spongodiées qu'on doit séparer des Zoophytes, pour la rapporter aux Algues. Il y a déjà lo à 12 ans que j'ai trouvé des fruits, ou sporanges très distincts dans le Spongia lacustris Linn. {^Spongilla lacus- iris Lam. Ephjdatea Lamx. ) et depuis cette époque je les ramasse tous les ans aux environs de la ville de Spandau. Ils ont la grandeur d'un grain de mil, sont très visibles à l'œil nu, et se trouvent dans les petits enfoncemens formés par le réseau de leur support; leur nombre esttrès considérable; mais dans chaque en- foncement, il n'y a qu'un seul sporange qui s'y ajuste exactement. On voit donc bien évidemment que ce ne sont pas des parasites. Ces sporanges sont globuleux et présentent quelquefois une impression semblable à une cicatricule. Leur couleur est d'un vert jaunâtre et la solidité de leur enveloppe assez grande. Lors- qu'on écrase ces conceptacles de graines et qu'on les regarde avec un grossissement très fort, on voit les séminules plongées dans une masse qui est molle, tant qu'elle est fraîche; elle repose sur une membrane gélatineuse, qui est réticulée et ressemble à un tissu formé de bandelettes; sèche, elle prend l'aspect d'une croûte percée de trous; vue sous le microscope, on voit que les bandelettes renferment des tuyaux fins, transparens, inco- lores, cloisonnés de distance en distance. Quelquefois on voit ces tuyaux ou sacs faire saillie comme de petites ppintes sur la membrane qui les enveloppe; souvent c'est un petit filament qui est enveloppé; quelquefois il y en a plusieurs et la structure en général n'est pas très régulière. Le Spongia officinalis ^ tel qu'on le retire de la mer, sans être préparé, présente une structure si semblable à celle que LiNK. — Sut les Zoophytes et les Algues. 329 nous venons de faire connaître, qu'on ne trouve pas la moindre différence sous le microscope; on remarque seulement que le tissu est plus lâche ^ plus épais et plus régulier. La même chose a lieu dans les Spongia lacunulosUy virgultosa, dichotoma, etc. Quoiqu'on n'ait pas encore trouvé de sporules dans toutes ces espèces, l'analogie avec le Spongilla, par rapport à la structure et à l'absence complète de polypes, doit cependant les faire rapporter aux Algues. M. Ehrenberg m'a appris qu'il avait trouvé des sporules dans plusieurs éponges de la Mer-Rouge. Comme on trouve les différentes opinions qui ont été admises sur ces corps recueillies et critiquées dans les observations de Schv^eigger, je ne veux pas les répéter ici. J'indiquerai seule- ment plusieurs nouvelles observations qui paraissent annoncer une nature animale dans ces corps. M. Grant a vu un mouve- ment dans l'eau qui sortait des trous placés à la surface, sans qu'on remarquât dans la substance de contraction à laquelle on put attribuer ce mouvement. Il vit qu'il sortait en même temps avec l'eau quelque chose de membraneux qu'il a pris pour les excrémens de l'être. Il paraît cependant que la sortie de cette matière n'est qu'accidentelle, et je suis disposé à com- parer le mouvement de l'eau à celui du liquide dans les Chara, sous ce rapport qu'il ne démontre en rien la nature animale de l'être, et qu'il peut avoir lieu sans que les parties solides y con- tribuent. Dans le Spongia panicea^ M. Grant a observé des œufs qui avaient un mouvement propre, comme les œufs des Gor- gones. Je remarquerai seulement qu'on trouve bien sur les côtes d'Angleterre XAlcyoniumpaniceumy mais non pas le Spongia pa- nicea, qui m'est tout-à-fait inconnu. Et même si on trouvait des œufs doués d'un mouvement propre dans les Éponges, cela ne prouverait pas décidément une nature animale, car plusieurs observateurs ont remarqué des mouvemens très apparens dans les séminules , notamment dans celles des Conferves. Je crois que l'absence de polypes, l'existence de sporanges bien dis- tinctes dans le Spongilla et l'analogie qu'il y a dans la structure du support de celle-ci et des vraies Éponges sont des preuves suffisantes pour séparer les Spongoidces des Zoophytes et pour les rapporter aux Algues. 33o nwR. — Sur les Zoophytes et les algues. Il est vrai que la structure des Eponges est très différente de celle desautres Algues; mais la structure de ces dernières plantes présente déjà des modifications si frappantes qu on ne doit pas s'étonner d'en rencontrer une de plus. Grant a observé dans les Eponges des pointes fines formées de silice pure, qui correspon- dent très bien aux pointes fibreuses fines qu'on voit dans les Sport- gilla, et qui ont également beaucoup de solidité et de ténuité. Au reste ces plantes se rapprochent beaucoup des premiers animaux. Les Alcyons ont de grandes analogies de structure avec les Eponges. Ils sont composés d'un tissu épais formé de filamenset de tubes, comme on le voit dans les Eponges; il est seulement moins réticulé et n'est pas recouvert par une mem- brane gélatineuse. Les tubes sont en outre garnis partout de petites pointes , qui sont les commencemens des branches ; dans d'autres cas on remarque des rameaux assez allongés. Ils sont parfaitement transparens, tenaces, et se dissolvent avec effervescence dans l'acide hydrochlorique étendu d'eau, en ne laissant qu'un peu de membrane; ils sont donc re- couverts de carbonate de chaux tout-à-fait transparent; ce qu'on rencontre rarement dans les Zoophytes. Mais la nature animale de ces êtres se trahit par lesgrandes cavités qui occupent non-seulement l'intérieur des branches les plus jeunes (dans XAlcjonium arboreum) , mais qui se prolongent aussi à travers l'écorce jusqu'à la surface , où ils se terminent par les polypes. Nous voyons par là combien la distance entre les plantes et les animaux est faible. La substance animale est pour ainsi dire opposée à la substance végétale: la première disparaît dans les Eponges, et la substance végétale y reste; dans les Polypiers communs, au contraire, c'est la substance végétale qui disparaît tandis que la substance animale persiste et se développe. Je dois encore ajouter aux remarques que je viens défaire etquiavaient pour but de faire rapporter plusieurs corps qu'on regardait com me des Zoophytes, parmi les plantes, une autre observation dont le but est de rendre au règne minéral , plusieurs corps qu'on regarde également comme des Zoophytes. Je veux parler des NuUipores. Olivi et Eertoloni pensent que ce sont des dépôts calcaires. Scliweigger les prend pourdes Zoophytes, qui se trans^ LiNK. — Sur les Zoophytes et les y^lgues. 33 1 forment aussitôt en calcaire après leur naissance. licite comme preuve de son opinion qu'après avoir mis les Nullipores dans de l'acide hydrochlorique , il restait encore un corps gélatineux dont la forme était celle des Nullipores. Je n'ai jamais pu aper- cevoir ce corps, quoique j'aie dissous un très grand nombre de Nullipores ; tout ce qui restait se réduisait à quelques par- celles membraneuses , lorsque je traitais la partie inférieure ou celle par laquelle le Nullipore est fixé; cependant ces parties me paraissent différer des membranes gélatineuses qu'on ob- tient après avoir dissous les véritables Coraux; si on prend des fragmens de Nullipores près de la circonférence et qu'on les dissolve , on n'obtient pas ces parties membraneuses comme résidu. Tous les Nullipores que j'ai cassés m'ont fait voir des cavités qui s'avançaient bien loin dans les branches, et une structure très analogue à \ Osteocolla ou tuf calcaire qui dans les lacs et les étangs s'applique sur les joncs et sur d'autres plantes. D'après mon opinion les Nullipores ne sont rien autre chose qu'un dépôt calcaire semblable , qui se forme autour des plantes marines. Revisio Generis Tiliarum , Auctore Eduardo Spach. TiLiA Linn. Arbores^ coma subrotunda vel ovali, densissima. Cortex inte- rior flexilis, tenax. Lignum laeve. RamuH sœpe ab autumno i^d verem purpurascentes vel sanguinei. Gemmae axillares, squa- mosae. Pubescentia sparsa vel stellato-tomentosa. Folia alterna, disticha, petiolata, simplicia, indivisa ( non- nunquam angulosa , in varietatibus quibusdam pinnatifida vel palmata), serrata, acuminata , pleru m que subrotunda, inaequi- latera, basi oblique cordala truncatave et palmato-4-7-nervia, sublus ad veiiarum axillas barbata; petioli leretes,basi et apice 33a E. SPACH. — Reuisio Tiliarùiii. incrassati, ssepe graciles ac lamina subîequiiongi. Stipulae ge- minae , caducae. Folia cotyledonea palmatifida. /^/orejumbellati, vel coryfnbosi,vel saepius trichotome cymosi, odorati; pedunculiadpetiolorum latus exterius solitarii, graciles, penduli, superne deflexi, inferne costae bracteœ chartaceae reticulalae lingulatae adnati (f); pedicelli ebracteolati , stricti, apice dilatati, inferne glandulisverruciformibus sparsisinstructi. Sepala 5, libéra , reflexo-patentia, decidua, concava, obsolète trinervia, sericea, vel tomentosa, intusbasi subbarbata et foveola mellifera instructa,festivatione valvata. Receptaculum pentagonum , brevissimum , fere planum , nectario tenuissimo obtectum. Petala 5, hypogyna, libéra, sepalis alterna, subspathulata , concava, albida, vel lutescentia, tenue venosa, vesiculis multis diaphanis ( oleo essentiali repletis ) adsper«a (2) , sub anthesi erecto-conniventia, demiim elongata, distantia, subpatentia. Stamina 25-8o, hypogyna, pluriseriata, decidua. Filamenta libéra, vel basi irregulariter polyadelpha, fililormia, albida, saepe apice bifurca^ aestivatione recta, subimbricata , an te anthesin flexuosa , démuni divergentia. Antherae lutese, thecis 2 rima longitudinali dehiscentibus, medifixis, discretis, plus minusve divergentibus. Staminodia (petala interiora) 5 (in quibusdara speciebus nuUa ), petalis anteposita et subconforraia at minora, filamen- torum basi adnata , aestivatione staminibus interiora. Pistillum: Ovarium sericeum vel tomentosum, subglobosum, 6-loculare : loculis biovulatis. Ovula superposita , angulo cen- trali appendentia. Stylus indivisus, teres, erectus, basi articu- latus, post anthesin accrescens plus minusque exsertus, demum deciduus. Stigmata 5, brevia , dentiformia, triquetra, sub anthesi arcte conniventia, demum erecto-divergentia vel patentia. (3) (i) Pedunculi, quum manibus dislcndantur, strepitu rumpunl peculiaii. (2) His procul dubio tribuendum florum odor fragrantissimus eorumque virtutes stimulan- tes; bracteae pedunculi sepelaque autem tnucilagine copiosa scatenl. (3) Characteres specierum e stigmatorum direclione desumti fallacissimos esse, pro cert(> habemus. E. SPACH. -— Repisio Tiliarum. 333 Pericarpiwn: Nux lignosa( in specie unica chartacea ), sub- pisiformis, 5-costata (costis nonnunquam denium evanidis)^ evalvis, abortu unilocularis, i-vel raro 2-sperma. Semen placenta? demum parietali hilo lineari mediante adna- tum, obovoideum, basi attenuatura. Epispermium crustaceum , rufescens. Chalazaapicilaris, mammiformis. Perispermium cor- neum, oleosum. Embryo reclus, mediarius, longitudine peri- spermii, recens viridis:radiculaoblongo-clavata,elongala, infera, per germinalionem e nucisbasi circumscissa excrescens; coty- ledones foliaceae, subcordatae, flexuosae, pennato-5-lobatae: lobis inaequalibus , subconvolutis. Sectio I. Staroinodia nuUa. Stamina 25-45, petalis longiora, stylimi etiam post anthesin superantia ; filamenta vix apice bifurca, basi nunc libéra, nunc pentadelpha : phalan- gibus 5-8-andris , petalis antepositis , cum filamentis 1-3 liberis alternantibus. Nux aut cbartacea, fragilis, costis filiformibus, aut lignosa, costis prominulis. Speci^s omaes Europae incolae. A. Folia ( prœter barbulas paginée inferiorù) petioîis ra- mulisque glabra. à) Nux obliqua, chartacea f fragilis : costis fil if ormibus , tomento floc- coso nonnunquam absconditis. TiLIA SYLVESTRIS DesfoDt. Tllia syîi^estris Desfont. Cat, Hort. Par. — Tilia paruifolia Ehrh. — Borkh. — Engl. Bot. tab. lyoS. — Schk. Handb. tab. i4i- — Hayn. Arzn. TU, 46. — Guimp. et Hayn. Deutsch. Holz. tab. io6. — Tilia microphylla Vent. Diss. tab. i, fig. i. — Tilia europœa y. Linn. — Tilia ulmifolia Scopol. — Tilia europœa horealis Wablenb. 334 K. SPACH. — Revisio Tiliarum. T. foliis e basi oblique cordata, v. dimidiato-cordata , v. truncata, v. rotundata orbicnlaribus, v. subrotundis, v. trans- verse ellipticis, v. ovatis, v. ovato-ellipticis, cuspidato -acu- minatis, insequaliter serratis, supra obscure viridibus, sublu- cidis, subtus glaucis , barbatis ; petiolis foliorum superiorum lamina subaequilongis v. dimidio usque brevioribus; pedun- culis 2-9-floris ( plerumqiie 7-floris ) ; nuce obovata v. ovato- globosa , umbonata. Prae caeteris varietatibus sequentes insigniores , characteribus in singulis indi- viduis salis constantibus , transita tamen uniuscu jusque in alteram facile recognoscendo. — a : ovALiFOLiA «Ve MiNOR. — Foliis minoribus (1/2-2 pol- liceslongis, io-i5 lineas latis), e basi truncata v. ro- tundata valdeque obliqua subovatis : ramulorum flori- ferum summis vix petiolo longioribus sive isto paulo bre- vioribus. — ( Hospitatur in Horto Parisiensi , ubi Tilia sjlpestri rotundif G lia mensem fere praecocius,niediojunio neiïipe florescit. ) — p : coRDiFOLiA swe MAJOR. ( Tilîa parnfolia Guimp. et Hayn. 1. c.) — Foliis majoribus ( 3 poUices circiter longis, 2 1/2 pollices latis), cordatis v. cordato-ovatis , basi plus minusve obliquis : ramulorum floriferum summis ple- rumque petiolo longioribus. — y : ROTuwDiFOLiA. ( TiUu mîcrophjlla Vent. 1. c. ) — Foliis 1-3 pollices latis, latitudine plerumque brevio- ribus, subœquilateris, e basi cordata subrotundis : serra- turis sœpissime latis, rotundatis; petiolis foliorum sum- morum lamina nunc subsequilongis , nunc dimidio bre- vioribus. ( Formae hue spectantes in Gallia caeteris vul- gatiores videntur. ) Arbor altitudinem So-pedalem diameirumque G-pedalem attingens. Cortex truncorum vetustorum rimosus, e fusco nigricans, juniorumet ramorum laevi- gatus, olivaceus. Kamuli annotini viridescentes , vel lutescentes, vel rubelli. Rami patuli , comam conico-pyramidalem cfformantes. Gemmae ovatae, obtusae, incurvae, rufescentes. Foliorum lamina i-3 pollices longa, nunc longitudine œquilata, nunc angustior, basi 5-v. 7-nervia, membranacea, subtus in axillis nervorum lana floccosa rufescente vellutescentebarbala; serraturae triangulares E. SPACH. — Revisio Tilianim. 335 vel rotuadâlae, plus minusve approxiraatae, vel distantes, inaequales vel subae- quales, inucrone brevi, cartilagineo , albido, nonnumquam apice calloso mu- cronatse; petiolus gracilis, 6-24 lineas longns ( foliorum infîmorum semper lamina brevior ). Pedunculi plerumque folio paulo longiores ( semper pétiole longiores); bractea lanceolata, v. lanceolato-oblonga, apice rotundata v. attenuata, flores superaiis pedicellisve superata, nunc usque ad basin pe- dunculi decurrens , -vel ab ea plus minusve remota; pedicelli umbellati, v. corymbosi, v. trichotome cymosi ; pedunculi parte libéra nunc longiores, nunc breviores. Sepala vix ultra 2 lineas longa, oblongo-v. ovato-lanceolata , oblu- siuscula, subtus glabra v. pulverulenta, supra sericeo-tomentosa. Petala 2 1/2-3 lineas longa, lanceolato-v. oblongo-spatbulata, obtusa, albida, apice obsolète crenulata. Stamina 25-3o, libéra ( an semper?), petalis demum dimidio lon- giora. Ovarium sericeo-tomentosum. Stylus glaber, post anthesin staminibus Tix superatus. Nux pisi minoris volumine, tenuis, fragilis, tomento rufescente, floccoso, demum deciduo induta, immatura turbinata v. pyriformis. Habitat in Europa fere tota, praesertim borealiori, nec non in montibus Uralensibus ac Gaucasicis, inque Sibiria australiori. ( v. v. c. et sp. ) b) Nux coriacea, subœquilatera : costis prominulis. Tflia intermedîa De Cand. Tilia intermedia De Cand. Prodr. — Tilia europœa Smith, Engl. Bot. tab. 610. — Svensk Bot. tab. 4o. — Flor. Dan. tab. 553. — Tilia vulgaris Hayn. Arzn. III, tab. 47- — Guimp. et Hayii. Deutsch. Holz. tab. 107. — Tilia Tecksiana C. Bauh. T. foliis e basi subaeqiialiter v. oblique cordata, v. dimidiato- cordata, v. truncata, v. rotundata subrotundis, v. ovato-subro- tundis, V. ovatis, cuspidato-acuminatis, inaequaliter serratis, supra laete viridibus , subtus pallidioribus ( vix glaucis ) : sum- morum petiolo lamina dimidio — duplo breviore. Pedunculis 2 — 7-floris; nuce subturbinata vel oblique obovata, umbonata, velutina. Arbor 4o-6o-pedalis ultraque. Cortex vetustior nigricans, rimosus. Rami divergentes, suberecli, comam pyramidalem vel conico-pyramidalem effor- mantes. Ramuli annolini olivacei vel lutescentes. Gemmae ovatae, subcompressae, •laevigatae, olivaceae, v. purpurascentes. Foliorum lamina 2-3i/2 poUices longa, i8-45 lineas lata (folia surculorum sterilium usque ad 4 i;2 pollices lata totidemque longa), membranacea, basi 5-v. 7-nervia, supra laevigata, subtus invenaruraaxillislanafloccosadilute fulva, v. lutea, v. castauea barbata; serraturse 336 E- SPACH. — Met^isio Tiliarum. triangulares , V. rotimdatae, plus minusve inaequales, mucrone brevi cartilaginco saepe apice sphacelato acuminatae; petiolus 6-520 lineas longus, gracilis. Pedun- culi foliis fere aequilongi, vel paulo breviores , plerumque 4-7-flori ; pedicelli parte libéra pedunculi subaequilongi, vel paulo breviores, umbellati, velcorymbosi, veldichotome sive trichotome cyraosi; bractea lauceolata, v. lanceolato-oblonga , subobtusa, plerumque usque ad basin pedunculi decurrens. Sepalaovato-v. oblongo- lanceola ta, obtusiuscula, supra glabra, subtusmarginibusquetomentosa, 2 1/2 lineas longa. Petala 3 lineas longa, lanceolato-v. oblongo-spathulata, obtusa, apice ob- solète crenulata , pallidestraminea. Stamina 3o-35 , basi irregnlariter pentadelpha ( secundum Cl. Hayne libéra ). Ovarium sericeo-tomentosum. Stylus glaber» post anthesin staminibus subaequalis. Stigmata obtusa, raargine denticulata, post anthesin nunc arrecta, nunc patula. Nux 3-4 lineas alta, diametro 2 1/2- 3-lineari, sublignosa , pentagona, tomento floccoso lutescente induta^ demum glabrescens. Semen obovoideum, castaneo-fulvum. Habitat in Europa média ac boreali: specimina gallica spontanea haud vidi- mus; hospitatur autem in hortis ac arboretis, e. g. circa Parisios ia ambulacris sylvae bois de Boulogne dictae. Tilia hybrida Bechstein (For stbotanik, tab. 4)» Jn sylvis Franconiœ etThuringise sparsim crescens, a Tilia intermedia eii. auctore citato nonnisi foliis subtus puberulis differt , atque pro intermedice et mollis hybrida habenda. B. Nux lignosa : costis valde prominulis. Ramuli juniores^ petioli acfoliorum pagina infsrior plus minusve hirti. TILIA MOLLIS. (l) (i) Hujusac r//ùê Rt^rte hybridam existimamus sequeotem : TII-IA HIGRO-MOttlS Nob. Arbor habitii Tiliœ nigrœ. Ramuli aanotini hyeme purpurascentcs ; noveili pubescentes. Gemmœ ovatae, obtusse, glabrse, purpurascentes. Folia 3*5 pollices longa, totidemque lata V. angustiora, cuspidato-acutninata , serrata, utrinque puberula, supra obscure viridia, subtus pallide vîrentia, ad nervos et venas molliter hirla inque eorumaxiilisbarbata, basi plus mi- nusve obliqua , 5-v. 7-nervia: infima subœqualiter cordato-orbicularia; superiora e basi bine di- midiato-cordata illiacque truncata; subrotunda v. ovata; petiolus pubescens', i--^ pollices lon- gus, lamina dupIo>triplo brevior. Bracteœ 2-3 pollices longae, 5-S lineas latae, lanceolato-oblon- gae , acutiusculœ , pedicellis longe superatœ. Pedunculi a basi fere liberi , 3-7-flori ; pedicelli umbellati , V. coi^mbosi , v. cymosi , filiformes , calyce duplo-triplo longiores. Sepala 3 lineas longa, lutea, dorso glabrescentia, facie scricea. Petala 4 lineas longa, vix ultra lineam lata, pallide straminea, spatUulato-obovata, v. spathulato-oblonga , obtusa, apice subdenliculata. Staminodia nuUa. Stamina 4o-5o, petalis paulo longiora; filamenla basi polyadelpha, apice E. SPACH. - — ReiHsio Tiliarum. 337 Tilia mollis Nob. (i) — Tilia platyphjlla Scopol. Carn. — ^ Vent. Diss. tab. i, fig. 1. — Duham. éd. nov. i, tab. 5o. — Tilia cordata Mill. Dict. — Tilia cordifolia Bess. Gai. — Tilia e«ro/7^« Desfont. Cat. Hort. Par. — Hook. Flor. Lond. tab. 190; Engl. Bot. new ser. tab. 1^10. — Tilia pauciflora Hayn. Arzn. III, tab. 48. — Guimp. ^t Hayn. Deutsch. Holz. tab. 108. — Tilia corallina Ait. Hort. Rew. — Tilia rubra De Cand. Prodr. — Tilia corinthiaca Bosc. Nouv. Cours d'Agricult. T. foliis e basi cordala, v. dimidiato-cordata, v. rotundata, V. truncata orbicularibus,v. subrotundis, v. ovato-subrotundis , V. ovatis, cuspidato-acurainatis , inœqualiter serratis v. crenato- dentatis, subaequilateris v. obliquis,utrinque puberulis, subtus ad nervos venasque hirtis : summorum petiolis lamina sub- aequilongis vel triplo usque brevioribus; pedunculis S-y-floris; nuceturbinata, V. pyriformi, vel obovata, v. ovata, v. ellipsoidea, umbonata, v. acnminata , velutina, v. incano-puberula. Prae caeteris fere innumeris varietatibus forsanque hybridis hujus speciei, sequeates facilius agnoscendae : — a : vuLGAiirs. [Tilia plat jphyllo S Vent. 1. c. — Duham. 1. c. — Tilia pauciflora Hayn. — Guimp. et Hayn. 1. c. j — Foliorum superiorum lamina petiolo 2-3-plo longiore; pedunculis 2-3-floris; pediceilis bracteam subsessilem basi rotundatam superantibus; nucibus velutinis vel in- canis, turbinatis, plerumqiie œquilateris. — Forma videtur in sylvis vulgatissima. ( V. v. c.) — p: PLURiFLORA. — Foliorum superiorum lamina petiolo vix dimidio longiore , basi plerumque truncata, obliquis- sima; pedunculis 5-7-floris; pediceilis divaricatis, brac- brevissime bifurca. Ovarium tomentosum. Stylus basi.barbatus, demiim exsertus, 3-4 tineas lon- gus. Niix ovata, v. obovata, acuminata, subtomentosa, lignosa : costis prominuUs. Semen obovatum, nigro-fuscum. Hospitatur (arbor unica) in ambulacro Horti Parisiensis. A Tillœ mollis varietatibus om- nibus differt foliis majoribus , stylo longe exserto, nucisque costis tenuioribus. A Tilia nigra et Tilia neglecta , quibus habitu fructibusque similis , magis recedit defectu staminodiorum , uec non stamiaum longitudine. (i) De synonymis antiquioribus ntiilum accepimiis, quia omnia formas uonnisi variabiies speciei désignant. ■RoTAN. Décembre. 22 338 E. SPACH. — Heçisio Tiliaruiii. team lanceolato-ligulatam a pedunculi basi distantem vix superantibus velsubaequantibus; nucibus turbinatis, Siepe obliquis, velutinis. — Transitum sistit a praecedente in sequentem. ( V. v. c. ) — y : LONGEPETioLATA , — Foliorum superiorum lamina petiolo subsequilonga vel paulo breviore, basi inaequa- liter truncata ; pedun colis o-y-floris; pedicellis divaricatis , bractea lanceolato-ligiilari a basi pedunculi distante su- peratis; nucibus turbinatis, velutinis, sœpe obliquis. (V. V. c.) 5 : BRACTEOSA. — FolioFum superiorum lamina petiolo subœquilonga vel dimidio longiore, ovala v. cordata; pedunculis 3-5-floris ; pedicellis divaricatis, bractea lan- ceolato-ligulari a basi pedunculi distante longe superatis; nucibus obovatis , subacuminatis , incanis , sœpe obliquis. (V.v. c.) — £ : LEPTOLEPis. — Foliorum superiorum lamina petiolo paulo longiore, subovata, basi oblique truncata v. rotun- data; pedunculis paucifloris; pedicellis bracteam auguste lanceolatam subsuperantibus ; nucibus ellipsoideis,sub- acutis. (V. V. c. ) — 5J : BREviPES. — Foliorum superiorum lamina petiolo 2-3-plo longiore, subrotunda, basi subaequaliter cordata; pedunculis 3-5-floris, brevibus; pedicellis bractea lanceo- lato-oblonga longe superatis; nucibus subglobosis, vel ovatis, V. ellipsoideis, obtusissimis , incanis, sequilateris. (V.v. c. ) — yj. coRALLiNA. ( TiHu coralUna Ait. — Tilia europœa^ Hook. 1. c. — Tilia rubra De Cand. ) — Foliorum supe- riorum lamina petiolo longiore; pedunculis 3-7-floris; pedicellis bracteam oblongo-ligularem, latissimam, ple- rumque sessilem subaequantibus vel paulo superantibus; nucibus globosis vel ovatis, umbonatis(raro acuminatis^, tomentoso-velutinis (1). — Ramuli annotini nunc per to- (i) Nuces juniores quasi ecoslatae videntur (talesque tribuiinlur ab illustrissimo De Cai»> dolle Tiliœ suae rubrœ) tune coslae, deinum promiQenlissimœ, tomento denso \elantur. r. sPACiî. — Rei'isio T)Iiaruin. 339 tiim annum, nunc hyeme tantum sanguinei , eîiam in prœcitatis varietatibus haiid raro occurrunt. Varietates a et yi species forsan duas sistunt distiiictas, [lermultis hybridis hortensibus inlricatae. Arbor 6o-ioo-pedalis, diametro 2-3-pedali. Cortex vetustus griseo-fusctis, rimosus. Rami cineiei, verriicosi, arrecti. Coma ovalis vel subpyramidalis. Raniu'ii annotitii olivacei, vel lutei, vel virides, vel sanguinei, v. violacei, punclati. Ramuli juniores pilis pateutibus hiiti. Geramae ovatae, obtusae, fuscescentes. Foliorum lamina i-4 pollices longa ( suiculorum sterilium folia uonnunquam semi-pedalia ), nunc totidem lata, nunc longiludine angustior, supra subrugosa, laete vel obscure viridis , subtus pallide virens sœpeque lucida, basi 5-v. 7- nervia; serraturae vel crenulae plusminusve approximatae, mucrone brevialbido subcarlila- gineo apice sphacelato acuminatae; petiolus i/2-3 pollices longus^ hirsutus v. velutinus, siraul acaxillae, costa, nervi venaeque paginae inferioris pilis mollibus patnlis hirti v. hirsuti. Bracteae foliorum longitudine, vel paulo breviores autlcn- giores, 3-8 lineaslatae, liguliformes, v.lanceolat3e,v.lanceo'ato-oblongae,obtusa; vel acutae. Pedicelli divaricati plus minusve arrecti, nunc pedunculi parte libéra loQgiores, nunc breviores, plerumque bracteapaulo .«uperati, umbellati, v. coryra- bosi, v. subtrichotome cymosi. Sepala ovato-lanceolata , obtusiuscula , dorso gla- brescentia, facie marginibusque sericea, 2 \]'2-o liueas longa, pallide lutea. Petala 3-4 lineas longa, straminea, spathulato-v.obovato-oblonga,obtU3a,integerrima, vel apicem versus obsolète crenulata. Stamina 3o-45 : filaraenta libéra v. peuta- delpha. Ovarium sericeum vel tomeutosum. Stylus glaber vel basi barbatus , post anthesin 2 lineas longus. Stigmata obtusa, demum saepe pa5entia. Nux 2-4 lineas alta, diametro i/2-3-lineari; costae plus miusve prominentes, saepissime crassae. Semenovatum v. obovatum, fusco-castaneum. Habitat inEuropa praescrtim média etaustraliori. Parisiis florescit medio junio: individua tamen reperiuntur singula jam initio junii vel tantum initie julii florida^ SrCTio II. Flores staminodiis prœditi. Stamina 40-80, petalis brevioi a : filamenta semper apice conspicue bifurca, basi irregula- riter polyadelpha marginibusque staminodiorum adnata. Stylus post anthesin stamina superans. Nux lignosa , costis filiformibus vel evanidis. — Cymae 7-3o-flor8e. Folia sœpissime illis speciermn sectionis priniae majora. Species 5 americanae; unica curopaea. 3 |0 V. sPACiï. — Rei^isio Tiliariim. A. Gemmœ magnœ, lucidœ , petiolis , pedunculis ramuUsque glabrœ. Foliorum lamina prœter barbulas paginée inferioris glabra u. pilis simplicibus puhescens. Filamenta slaminodiis paulo breviora. Stylus basi barbatus. a) Folia marglnibus puberula , subtas, prœter barbulas, glabra. TiLiA NiGRA Borkh. Tilia nigra Borkh. Dendr. — Tilia glabra Neui. Diss. tab. i. — Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. 45. — Tilia americana Ait. Hort. Kew. — Michx. fil. Arb. 3,p. 5ii,Ic. — Wats. Dendr. Brit. tab. 45. T. foliis serratis, cuspidato-acuminatis, petiolis 2-4-plo lon- gioribus : infimis cordatis v. cordato-subrotundis; superioribus ovalis V. ovato-ellipticis ^ basi hinc rotundatis v. dimidiato-cor- datis,illmc oblique truncatis; cymis 7-3o-floris ; petalis oblon- gis V. lanceolato-oblongis, apice rotundatis v. truncatis, subcre- nulatis; stylo post anthesin exserto ; nuce subglobosa, v. obo- vata, V. ovata, umbonata vel acuminata, snbpentagona : costis prominulis- Folioruni magnitudine et forma mire ludunt individua sin- gula ; quoad inflorescentiam ac pericarpia varietates sequentes insigniores, formis intermediis tamen arcte connexœ : — a : DENSiFLORA. — {Huc pertinent synonyma omnia supra- citata. ) — Cymis dense multifloris ; nucibus plernmque obovatis, umbonatis, subvelutinis. — |3 : LAxiFLORA. ( Tilia missisippiensis Bosc , in Nouv. Cours d'Agricult. — Tilia laxiflora Willd. ex ejus defini- tione, minime autem Michx.) — Cymis ^-la-floris, Iaxis ; nucibus plerumque oblongo-obovatis, acuminatis; ramu- lis annotinis sœpè purpurascentibus. Arbor 70-80-pedalis, diametro 3-4-pedali. Cortex vetustHS rimosus, nigricans; trunci juniores ramique olivacei, laevigati. Rarauli olivacei, v. virides, v. purpu- rascentes, lucidi, punctali. Coma subrotunda v. pyramidata. Gemmae ovatae, acutae, lucidae , fuscescentes. Foliorum lamina 4-6 poUices longa , 4-5i/2 polli- ces lata ( folia infîraa ramulorum florifcium i i;2-3 pollices longa lolidemquelata; E. SPACH. — Re^isio Tiliarum. 34 1 foliorum surculorum sterilium lamina saepe pedem fere loaga ) , subcoriacea^supra obscure viridis,nonnuaquam sublucida, subtus pallide virens, ad venarum axillas pilis brevissimis fuscescentibus barbulata, basi hinc i-v. a-nervia, illinc 2-V.3- uervia; yenae tenuiter reticulatae; serralurae triangulares v. rotundafœ, approxi- mata;, aequales, vel inaequales , mucrone brevi subcartilagineo albido incurvo acuminatae; petiolus io-341ineaslougus. Stipulai ovatse v. lanceolatae, acumiuatae, brèves. Bracteae i 1/2-6 poUices longae, 5-io lineas latae, subsessiles vel a pe- dunculi basi distantes, liguliformes , v. lanceokta&j v. lanceolato-oblongae, obtusae. v. acutae, nunc pedicellis superatae, nunc illos superantes, foliis 1»jd- giores vel breviores; pedunculus saepe ad médium usque adnatus; pedicelli divaricati, supra basin vel medio quasi articulati, superne incrassati , calyce 2-3-plo longiores. Sepala ovato-oblonga-lanceolatave, acutiuscula , badia , 3 li- neas longa. Petala pallide lutea, 4 lineas longa, superne i 1/2 lineam lata. Slaminodia calicis longitudine, 172-1 lineam lata, lineari-vel oblongo-spathu- lata, apice emarginata v. obsolète crenulata. Stamina 60-75. Ovarium inca- num s. velutinum. Stylus sub authesi pelalis brevior, deraum plus minusve exsertus, 3-3 172 lineas longus. Nux pisi majoris yolumine, saepe obliqua, yelu- tina, v. incana. Semen obovatum, nigro-fuscum. Habitat in America septentrional! , a Georgia usque iîi Canadam, in borea- lioribus vulgatior. Circa Parisios floret plerumque exeunte junio, Tiliœ molli serius, T. albœj truncatce ac laxiflorœ ^vîècozïns. (V. v. c. et s. sp.) b) Folia subtus puberula. TiLIA NEGLECTA Nob. T. foliis serratis , cuspidato-aciimiiiatis , subtus niolliter pu- bescentibus : inferioribus cordatis, v. cordato-ovatis, subrotun- disve; superioribus e basi hinc dimidiato - cordata v. rotun- dala, illinc oblique truncata, vel utrinque truncata ovatis v. ovato-ellipticis, petiolo dimidio — duplo longioribus; cymis laxe 5-i2-floris; petalis oblongis v. spathulato-oblongis,obtusis, apice obsolète crenulatis ; stylo post anthesin exserto; nuce subglo- bosa, V. obovata, v. ovata, v. tuibinata, umbonata, subpenta- gona : costis prominulis. Arbor habitu Tiliœ nigrœ. Ramuli annotini purpuraseentes, Gemmae acuta& v. obtusiusculae, ovatae, lucidae. Folia bracteaeque illis Tiliœ nigrœ quoadformam prorsus similia. Foliorum superiorum petioli i8-3o lineas longi. Sepala ovato- lanceolala, obtusiuscula , 3 lineas longa, Petala pallide lutea, 4 lineas longa ^ imeam circiter lata. Slaminodia longitudine calycis , superne 172 bncam lata^. dfii E. sPACii. — Revlsio Tiliaruni. lineari-vel oLlongo-spatluilata, integerrima, vel apice obsolète crenulala.Stamina 5o-6o. Ovarium incanum. Stylus demum 2-3 lineas longus- Nux magniludine pisi, incana vel subvelutina, saepe obliqua , in singulis arboribus forma valde vaiians. Habitat verosimiUter in America seplentrionali. Hospitatur in ambulaeris Horti Parisiensis, ubi eodem tempore ac Tilla nigra floret. ( V. v. c. ) B. — Gemmœ pan^Œy pedolis ramulisque junior ibus tomentosœ V. pubescentes. Foliorum pagina inferior pilis stellatis tomeu' tosa V. pubescens. Filamenta staminodiis subduplo breviora. a] Foliorum omnium lamina petiolo triplo — quintupla lo i . i Stylus glaber. TlUA TRUNCATA Nob. Tilia pubescens var.Vent. ! T. foliis ovatis, V. ovato-ellipticis, v. triatigiilari-ovatis, v. di- luidiato-cordatis, profunde serra tis, brève acuminatis, basiple^ rumque oblique truncatis, sublus incano-puberulis; cyiuis dense midtifloris; petalis oblongis, obtiisis, apice obsolète cre- uulatis; staminodiis obovato-spathulatis; stylo brevi, demum vix exserto; nuce velutina, subglobosa : costis evanidis. Arbor parva, coma densissima, subrotunda, v. ovato-subrotunda. Ramuli anno- tini rubelli v. virides. Foliorum lamina i2 172-4 poUices longa (in surculis sterilibus 7 pollices usque longa )j 2-3 poUices lata, y.raro longitudine aequilata, firma, supra laete viridis , subtus plus miuusve tomento velutino stellato incano induta(folia juniora supra subtusque velutina), in axillis nervorum venarumque fasciculis minutis pilorum rufescentium barbulata, basi plerumque obliquissiraa, liinc 2-nervia, rotundata v. leviter cordata, illinc i-nervia alteque truncata ; nervi subtus prorainentes;venn]ae tenue reticulatae; serraturae triangulares v. rotundatae, mucronatae, saepissime maximae, inaequales distantesque ; petiolus 6-9 lineas longus ; stipulas ovatae,v. ovato-lanceolatae , acuminatas; gemmae ovatae , obtusae. Bracteae 2 3 polliceslong2e,6-i2lineaslat3e,subsessiles, oblongae, obtusae, basi cuncatae vel utrinque emarginatae, plerumque folio diraidiobreviores, n une pedicellis superata;, nuucillispaulolongiores. Cyrase 20-5o-florae : pedicellicalycc subaequilongi, su- perne incrassati, supra basin quasi articulati. Sepala 3 lineas longa, ovato-lanccolata, acuta, in alabastris incana, demum latescentia. Petala 41ineas longa, superne i 1/2 eam bta, albida,basi attenuata. Staminodia calycis longitudine, apice lineam lata. Stamina 4o-5o. Stylus posi anthesin 2 1/2 lineas longus. Njix magniludine pisi. E. SPACH. — Rei'isio Tiliaruin. 3^3 Habitai in Carolina atque Georgia. — In Horto Parisiensi suL dio culta floret julio, fructus autem maluros rarissime perficit, ( V. s. sp. ia herb. Michx. et Vent, atque V. c. ) TlLlA LAXIFLORA Michx. TilialaxlfloraM^\c\i^.\Y\oT. Amer. Bor. — Tilia pubescens A\t. Hort. Kew. — Michx. fil. Arb. 3, p. 3i5, le. — Duham.ed. nov. i, tab. Sx. — Wats. Dendrol. Brit. tab. i35. — Tilia pubescens j3. leptophjlla Vent! Diss. T. foliis serratis v. eroso-denticulatis , brève acuminatis, subtus puberulis: inferioribus cordatis v. cordato-subrotundis , subœquilateris ; superioribus e basi oblique truncata v. dimi- diato-cordata, v. cuneiformi, v. rotundata ovatis, v. ovato-ellipti- cis; cymis laxe multifloris; petalis lineari-oblongis , profunde emarginatis; staminodiislineari-spathulatis; stylo demura longe exserto; nuce ovata v. subglobosa, unibonata, incana : costis evanidis. Arbor 4o-6o-pe(lalis. Cortex trunci cinereus. Ramuli rubelli, v. olivacei, v. virides. Gemmae ovatae, obtusae, pubescentes. Foliorum lamina 2-4 pollices longa, i-3 pollices lata ( in surculis sterilibus fere pedalis, 6-8 pollices lata membranacea, supra obscure viridis, subtus canescens v. pallida , demum gla- brescens ( in foliis nascentibus supra subtusque velutina ), basi nunc utrinque binervi, nunc hinc i-nervi illincque î2-nervi; serraturae triangulares v. rotundatae, mucronulatse, nunc parvae , approximatœ, nunc majores plusminusve distantes, aequales v. inaequales; petioli 8-12 lineas langi. Stipulae ovatae, v. ovato-oblongae, v. oblongo-lanceolatae, acutœ, v. acuminatae. Bracteae 2-4 pollices loDgae, 6-i5 lineas latae, foliis breviores, plerumque pedicellis superatae, pubes- centes, oblongae, v. ovato-oblongae, v, lanceolato-oblongae , obtusae, v. acutac, basi nunc rotundatae, sessiles, nunc cuneatae. Cymae g-So-florae. subpaniculatae, incanse ; pedicelli divaricati , superne incrassati, supra basin vel medio quasi articulati , plerumque calyce longiores. Sepala 3 lineas longa, oblongo-lanceolata, acuta , incana, demum lutescentia. Petala 3 1/2-4 lineas longa, 1 lineamlata, albida. Staminodia 2 lineas longa, 1 lineam circiter lata, obtusa, intégra. Stamina 4o-5o. Ovarium incanum. Stylus post anthesin 4 lineas loogus. Nux volumine pisi, Semina obovata, rufescentia. Species distinctissima , vix cum alia generis confundenda. Habitat in Georgia atque Carolina. — Flores odorem narcissinumfr«agrantissimum spirantes, aperiun- tur in Horto Parisiensi julio, simulacilli Tiliœ irMnca/ce.Seminamatnrain Gallia» borealiori hand perficit, ( V. s. sp. in herb. Vent, et Michx. atque v. c.) 3/(4 ^- SPACH. . — Het^isio Tiliarum. TiLIA ARGENTEA. Desfoilt. Tilia argentea Desfont. Cat. Hort. Par. — Tilia alba Waldst. et Rit. Plant. Rar. Hungar. i, tab. 3. — Wats. Dendr. Brit. tab. 71. — Tilia rotundijolia Vent. Diss. tab. 4- — Duham. éd. nov. i , tab. 52. — Turpin, inDict. des Scienc. Nat. le. — Tilia tomen- tosa Mœnch. Foliis argute serratis, brève cuspidato-acuminatis, subtus al- bido-tomentosis, in axillis venarum imberbibus : inferiorihus cordatis v. cordato-subrotundis; superioribus ebasi hinc rotun- dataetc. truncata, illinc dimidiato-cordata ovatis v.ovato-subro- tundis; cymis dense y-iS-floris; petalis oblongis v. cuneato- oblongis, apice crenulatis ; staminodiis spathulato-obovatis ; stylo exserto ; nuce ovata v. subglobosa , nmbonata, veUitina, penta- gona : costis plus minusve prominiilis. — p.- viRESCENS. — Foliis subtus virescentibus, fere glabris ; nucibus ellipsoideis, acuniinatis. — In Horto Trianonensi eseminibus typis speciei enata; an hybrida? Arbor magna, coma ovalo-sal>rotunda, Rami nigro-fusci. Ramuli annotini hyemerubelli, aestate virides, novellitomentosi. Gemmae ovalae, obtusae, toraentosae. Foliorum lamina 2-4 poUices longa ( in surculis sterilibus semipedalis ), plerum- que totidem lata: junior supra subtusque tomentosa; adulta fîrma, supra glabra, obscure viridis, subtus pube stellata deusissima tomentosa, basi hinc binervi illincque i-nervi, v. utrinque 2-nervi, \el hinc 2-nervi illincque 3-nervi; serraturae triangulares v. rotundatae, raucronatae, approximatae ; petiolus 6-1 5 lineas longus. Stipulae ovato-vel oblongo-lanceolatae, acutae, vel acuminalae. Bracteae 1 1/2-3 pollices longae, 4-iO lineas latœ, plerumque foliis brcviores, tomentosae, oblongae v. lanceolato-oblongae, obtusae, basi rotundatae v. cuneatae^ subsessiles. Pedunculus bractea brevior, tomentosus. Pedicelli subclaviformes, plerumque sepalis longiores. Sepala ovato-lanceolata, obtusiuscula, tomentosa, 3 lineas longa. Petala pallide straminea, sepalis paulo longiora, lineam lata. Staminodia 2 lineas longa, superne dimidiam lineam lata , apice integerrima v. subcrenulata. Stamina 60-70. Ovarium tomentosum. Stylus post anthcsin 2 1/2 lineas longus. Nux raagnitudine pisi. Semen obovatum , rufescens. Habitat in Hungatia,Transylvania,EsclavoniaacCroatia. In hortis parisiensibus florescit cxeuutc junio, T. violli , intermedia, nigra, ac neglecta serius. truncata ac laxifiora praîcocius ( v. v. c. -et s. sp. ) E. SPACH. — - Reuisio TiliaruiiK 345 h) Foliorum superiorum )petiolus1 lamina subœquilongus. Stylus basi barbatus. Tjlia het£Eophtlla Vent. Tilia heterophylla Vent.! Diss. tab. 5. ~ Tilia alha Michx. fil. Arb. 3, p. 12 5, le. — Tilia macrophylla Hortul. T. foliis argute serratis , brève cuspidato-acuminatis, subtus albido-tomentosis in axillisque venariim fernigineo-barbatis : inferioribus cordatis v. cordato-subrotundis; superioribus e basi bine rotundata v. truncata illincque dimidiato-cordata, v. utrin- que truncata ovatis, v. ovato-subrotundis; cymis dense 7-i5-flo- ris; petalis oblongis v. cuneato-obloiigis, apice subcrenulatis; staminodiis spathulato-obovatis; stylo parum exserto; nuce ve- lutina, subglobosa, pentagona : costis prominulis. Arbor magna. Foîia 2-4 poUices longa, plerumque totidem lata ( in surculis sterilibus 4-6 poUices lata, 6-8 pollices longa ), supra glabra, obscure viri- dia ( nascentia supra sublusque tomentosa), subtus albida, pulchrereticulata fasciculisque permultis parvis pilorum brevium ferrugineorum barbulata ( non- nunquam praeter barbulas nervatio tota tomento velutino rufescente iaduta est), basi nune plus minusve obliqua, nuncsubaequilatera; serraturae triangulares V. rotundalae, miicronatae, approximatae ( in surculorum sterilium foliis profun- diores^ inaequales ). Stipulje ovato-lanceolatae v.oblongo-lauceolataî, acuta: V. acuminatœ. Inflorescentia illae Tiliœ argenieœ "provsus similis. Sepalaovato- lanceolata, obtusiuscula, 3 lineas longa. Petala 4 lineas longa, lineam lata, albida. Staminodia calycis longitudine. Stamina 60-70. Ovarium tomentosum. Stylus post anthesin 2 lineas longiis. Nux magnitudine pisi. Habitat in America ad ripas fluminum Ohio et Mississippi. — Species'elegan- tissima , barbulis ferrugineis foliorum paginas inferioris facillime a 2'ilia argentea distinguenda. In hortis parisicnsibus nonnisi junior floresque haud perficiens occurritf ( V. s.sp. in herb. Michx. et Veut, ac v. c. sine flor. ) SPECIERUM CLAVIS ANALYTICA. Staminodia nuUa. Stamina petalis longiora, stylum eiiam post anthesin paulo superantia. Nux vel fragilis, costis fîhformibus, vel lignosa, I costis prominulis 2. Flores staminodiis 5 praediti. Stamina petalis breviora. Stylus post an- thesin plus minusve exsertus. Nux costis tenuibus vel evanidis, semper lignosa 4. < Folia subtus plus minusve hirsuta T. mollis. \ Folia praeter barbulas paginae inferioris glabra 3. 346 E. SPACH. — Revisio Tiliarum. Nux coriacea , subaequilatera, costis prominulis. Folia supra Isete vi- 2 ) ridia^subtus pallida, vix'glauca T. intermedia. Nux chartacea, fragilis, obliqua, costis filiformibus. Folia supra obscure viridia , subtus glauca 2', sy lues tris. Gemmae glabiae, lucidae, majores. Foliorum lamina praeter barbulas pa- ginae inferioris glabra , v- pilis simpUcibus pubescens. Filameuta sta- , I mioodiis paulo breviora ( «^ 5. Gemmae tomentosae v. pubescentes, parvae. Foliorum pagina inferior pilis slellatis tomentosa y. pubescens. Filameuta staminodiis subduplo breviora 6. f- 5 Folia marginibus puberula, subtus praeter barbulas glabra. T. nigra. X Folia subtus puberula . T, neglecta. I Foliorum superiorum petiolus laminae subaequilongus. Stylus glaber. 6 I 7\ hetercphylla. \ Foliorum omnium lamina petiolo triplo-quintuplo longior 7. ( Folia subtus albido-tomenlosa , in axillis venarum imberbia. Nucis cos- ) tae prorainiilse. ,..,.,., T. aïba. ' \ Folia subtus incana y. puberula, in axillis venarum barbulata. Nucis r costae evanidae, 8. Folia subtus incano-yelutina. Cymae dense multiflorae. Petala apice ob- solète crenulata, slylo paulo superata T. iruncata S ( Folia subtus tenuissime puberula. Cymae laxe multiflorae, s ubpa nie ula tae. jperata. T. laxiflora. 1 solete crenulata, slylo paulo superata T. iruncata. L Folia subtus tenuissime puberula. Cymae laxe multiflorae, s ubpa nie I Petala apice profunde emargiuata, stylo demum longe superata. l T. lax EXPLICATION DE LA PLANCIÎE. N« L TILIA ARGENTEA Desfont. a, b. pétales (grossis); c. un staminode avec une partie des élamines qui adhèrent à sa base (grossi); d. pistil (grossi); «. fruits du T'dia argentea , var. glabrescens Spach (grandeur naturelle); f, g. fruits du type normal de l'espèce (grandeur naturelle). No 2. TILIA TRUNCATA Spach. a. un pétale (grossi) ; b, un staminode avec une partie des étamines qui adhèrent à sa base (grossi); c. pistil (grossi); d. fruit (grandeur naturelle). N° 3. TILIA LAXIFLORA Michx. a. un pétale (grossi); b. un staminode avec une partie des étamines qui adhèrent à sa base (grossi) ; c. pistil (grossi); d, e. fruits (grandeur naturelle). N" 4- TILIA NEGLECTA Spach. a, b. pétales (grossis); c. un staminode avec une partie des étamines qui adhèrent à sa bas& (grossis); d. pistil (grossi); e, /.fruits (grandeur naturelle). N° 5. TILIA NIGRA Borkh. a , b. deux staminodes avec une partie des étamines qui adhèrent à leur base (grossis); E, SPACH. — Ret^isio Tiliarum. 3.^7 e ,d, e ,f. pétales de différentes formes (grossis) ; g. pislil (grossi) '^h, i , k. fruits de dif- férentes formes ( grandeur naturelle). No 6. TILIA MOLLIS Spach. a, b, c, d, e,f, g, h. fruils de différentes formes (grandeur naturelle) ; /. coupe transversale d'un fruit, pour faire voir l'épaisseur de la paroi (grandeur naturelle); k. une étamine (fortement grossie ) ; /.un faisceau d'étamines (grossi) ; m, n, o, p, q, r , s , t,u, v. pé- tales de différentes formes (grossis); x. pistil (grossi);/, embryon, moins l'un des cotylé- dons, dans sa position naturelle (grossi). No 7. TILIA SYLVESTRIS, Desfont. a. un pétale (grossi); b. pistil (grossi); c. fruits (grandeur naturelle); d. coupe transversale d'un jeune fruit avant l'avortement des loges (grossi) ; e. cuup« transversale d'un fruit mûr (grandeur naturelle) , pour faire voir l'épaisseur de la paroi. N° 8. TILIA INTERMEDIA De Cand. «. un pétale (grossi) ; b. pistil (grossi) ; c. fruit (grandeur naturelle) ; d. coupe horizontale du Observations sur la Flore du Japon ^ suivies de la monographie du genre Epimedium. par MM. Ch. Morrln et J. Decaisne. ( Second article) Conduits à l'examen de la famille des Berberidées par 1 étude du genre Epimedium ^ nous avons pu faire quelques observa- tions que nous signalerons plus tard. A la seule espèce de ce genre bien connue, nous en ajoutons quatre entièrement iné- dites, dont trois du Japon et une du Cachemyr; nous élevons au rang d'espèce la variété de XE. alpinum , citée par M. De Can- doUe dans son Prodromus systematis regni vegetabilis. Enfin , à ces quatre espèces nous joignons un genre nouveau , et nous proposons d'en former un autre aux dépens de VE. hexandrum de M. Hooker- Ouant à la distribution géographique du genre Epimedinm , nous avons pu nous assurer, d'après les recherches que nous avons faites dans les principales Flores, que X Epimedium alpi- 348 c. MOKREN ET J, PECAiSNi!. — Sur la Flore du Japon num ne se trouve indiqué d'une manière positive et réellement spontanée, que dans les ouvrages d'Allioni, de Scopoli et Séguier. M. de Candolle, dans sa Flore française, fait observer d'après Nestler, que cette espèce a été naturalisée en Alsace, mais qu'elle n'y est point indigène. C'est ce que nous apprend positivement Lindern, qui cite même la montagne où il naturalisa cette plante( i ). Il est aussi plus que probable que la même cause a fait citer XEpimediwn comme croissant spontanément en Angleterre, où on l'indique comme n'ayant été trouvé dans le Cumberland que par un seul botaniste (Eng. bot. 7, n. 438). Ainsi ,^ il pa- raîtrait que cette espèce est confinée dans les montagnes de la Ligurie, environ sous le 44^ degré de latitude boréale, et qu'elle ne s'étend pas aussi avant dans le nord qu'on semblerait le croire. XEpimediwn pubigerum habite les environs de Con- stantinople sous le 4i* degré, à-peu-près sous la même ligne que Peking, tandis que notre Epimedium elatum a été recueilli par Jacquemont dans le Cachemyr, environ sous le 34* degré; X Epimedium pinnatum (2) est cité comme croissant en Perse. Nous voyons que ces espèces paraissent être disséminées sur une surface très étendue, tandis qu'au contraire, le point oùelles semblent être réunies paraît être le Japon (3), qui se trouve à-peu- près situé entre les 34* et 44s précisément sous les mêmes latitu- des boréales que nous venons d'observer les quatre autres espè- ces. Quant à X Epimedium hexandrum^ il croît en Amérique sous le 530 au nord de la Californie , sous la même latitude que Que- bec dans le Canada; c'est comme l'on voit l'espèce de ce groupe qui s'avance le plus vers les régions boréales. Leschenault et Wallich, qui ont tant contribué à faire connaître la végétation de l'Inde tropicale, n'y font pas mention du genre Epimedium. MM. Don et Walker-Arnott ne le signalent non plus, ni dans la Flore du Nepaul , ni dans celle de la Péninsule indienne. (i) Lindern. Mort. Alsaticas,^. i36. (2) Cette espèce serait-elle aux Epimedium ce que les Mahonia sont aux Berbens ? (3) Peut-être doil-on attribuer le nombre d'espèces rapportées du Japon à ce que les Epime- dium y sont cultivés comme plantes d'ornement dans les jardins, d'après ce que nous en ap- prend M. von Siebold. Act. nat. cur. vol. xv, l.c. c. MORREN tT j. Dr.cAiSNE. — Suv la FloTC du Japon. 349 TiCS espèces ^Epimedium se trouvant maintenant portées à sept , nous paraissent susceptibles d'être divisées en deux sec- tions : celles du Japon, au nombre de trois, en formeront une à cause de la longueur de leurs cornets, qui sont extrêmement développés comparativement à ceux qu'on observe sur les E. alpinum^ pubigerum et elatum. Nous avons désigné ces sec- tions d'après cette particularité par les noms de Macroceras pour les espèces du Japon, et celui de Microceras pour les autres. Si on croit en outre qu'il est utile d'établir une série pour les deux genres que nous établissons, ainsi ^ue pour les espèces d'Epimedium, nous proposons l'ordre suivant en partant du genre à corolle sans cornets, et en arrivant successivement aux espèces diEpimedium dans lesquelles ces organes sont le plus développés : i« Aceranthus^i" Vancouveria^ 3** les Epimediumàelii section des Microceras [E. alpinum, pubigerum, elatum, pinnatum). Enfin, celles du Japon, appartenant à la section il/<2c/'Ocem^ , qui ont les cornets atténués en pointe , redressés et plus longs que les pétales. Mais notre objet dans cette notice étant princi- palement de faire connaître les plantes du Japon, nous sommes forcés de remettre à la fin les espèces que nous faisons ren- trer dans la première de ces sections , ainsi que le genre que nous formons de XEpimedium hexandrum. ACERANTHUS. (i) Character genericus. Flores dispositione partium quaternariâ, oppositivâ. Calyx 4-vel rariùs abortu 3-sepalus caducus. Petala 4 ■> patula, sepa- lorum numéro aequalia. Nectaria petaloïdea plana. Stamina l\, filamentis brevibus. Anthère oblongae 2-loculares, loculis à basi ad apicem valvulâ dehiscentibus. Stylus cylindraceus stigmate •parvo sessili coronatus. Ovarium oblongum siliquaeforme unilo- culare pluriovulatnin , ovulis anatropis longitudinaliter duplici sérié affixis. (i) Nom. gçnericum è vocabulis a sine x^P*? cormia et «vôo; flos. 35o c. MORREN ET j. DECAiSNE. -- Siir la Flore du Japon. Herba gracilis, elegantissima ; caulis subflexuosus. Folia gcraina foliolis obliquis, laetae viridia integerrima. Flores lactei , delicatuli. Aceranthus diphyllus. Nob. — Epiraedium diphyllum. Lodd. Bot. Cab. n. iS58. (i832.) Hab : In Japoniâ. Floret majo in frigidariis Ëuropeis. Obs. Cette plante, comme on le voit, est trop différente des Epimedium pour y être réunie; elle en représente la fleur ré- gularisée, si toutefois on peut regarder les fleurs des Epimedium comme étant peloriees ; l'analogue des cornets qui les caracté- risent se trouve-t-il représenté par les glandes qu'on observe sur les pétales des Bcrberis , où celles qui leur sont simplement opposées dans les Leoniice? cela nous paraît probable. Peut-être parviendra-t-on un jour plus sûrement à établir ces rapports lorsque l'anatomie nous aura démontré la nature et la direction des vaisseaux par rapport à chacune des parties de la fleur. Quoi qu'il en soit , la nature de ces parties opposées dans les Berbéridées est encore fort incertaine, surtout dans le Nan- dina<, où les divisions florales sont si rapprochées et en aussi grand nombre qu'elles semblent presque toutes dépendre les unes des autres (i). Aussi voyons-nous que les noms de brac- tées sépales et pétales sont souvent employés indifféremment par divers auteurs , et c'est qu'en effet il est difficile d'établir d'une manière satisfaisante le point de départ de chacune de ces parties, et de leur attribuer leur valeur. On pourrait peut- être aussi regarder le verticille comme composé de deux pièces dans les Epimedium, àe manière à avoir l'alternance des parties comme dans les pavots et les fumeterres , qui ont un calyce de deux sépales et quatre pétales placés sur deux rangs. Quoi qu'il en soit, le caractère principal qui nous a servi à établir notre nouveau genre est l'absence des cornets qu'on observe dans les Epimedium. Aussi les considérations qui nous ont fait établir le genre Aceranthus nous ont également engagé à séparer des Epimedium l'espèce décrite par M. Hooker dans sa Flore de l'A- mérique boréale. Il est vrai que dans cette plante les cornets (i) R. lir. Bot. of Congo, p. aa in notulà. c. MORREw ET j. DECAihNE. - — Suv la Flore du Japon. 35 I existent , mais ils sont simplement concaves au lieu d'être en éperon ; d'une autre part le nombre des parties de la fleur est de six au lieu d'être de quatre , le port est différent de celui des vrais Epimedium ; enfin , si le stigmate est exactement comme le dit M. Hooker , et nous n'avons pas lieu d'en douter, perforé à sa partie supérieure et l'ovaire couvert de poils glan- duleux , cette somme de différences doit nécessairement servir de caractères génériques de premier ordre. Quoique nous n'ayons pas vu cette plante, la figure et la description qu'en donne M. Hooker pourront néanmoins ser- vir à l'établissement de ce genre pour lequel nous proposons le nom et la rédaction qui suivent : VANCOUVERIA. Çharacter genericus (ex Hook. Descript. et tabul.) Flores dispositione partium senariâ oppositivâ. Calyx 8-se- palus, exteriora parva, interiora sensim majora, decidua. Pe- TALA 6 reflexa ovalia concava, insigniter reflexa, oblongo-obo- vata, apice cucuUata, intus appendice spathulatâ (nectaria?) valdè concavâ, flavâ aucta. Stamina 6 recta, petalis opposita : antherae biloculares , loculis valvulâ à basi ad apicem dehiscen- tibns. Stylus cum ovario continuus. Stigma capitatum perfora- tum, subobliquum. OvARiuM glanduloso pilosum pluriovulatura ovulis lateraliter biseriatis. Herba perennis. Foma triternata, foliolis subobliquis obtuse 3-5 lobis glan- dulosa piloris. Flores laxè racemosi. Ovarium glanduloso-pilosum. Vancouveria hexandra. Nob. — Epimedium bexandrum Hook> Flor. Bor. Amer. i.p. 3o. ar M. Gaudichaud. BiATORA. Fr. Lich eur. j). 247. B. icterica (Montag. in licrb. Gaudich. '3. 20 ) lliaUi sqiiamis discrelm ag- gregaiisve orhiciilalisj ambitu submarginato répandis ùUescenli-hepaiicis j suùtàs intiisqae jlavo-virentibus y apotheciis sparsis adnaiis rajis , disco piano niarginem crassum démuni excludente hemisphœricis nigris inlàs eoncolorlbas. Le thalle est composé de squames arrondies d'un fauve brun nuancé de jaune, à bords sinueux et relevés que l'on prendrait au premier abord pour les scuîelles d'ini Lichen privé de croûte et qui ont une grande similitude, à part la couleur, avec celles irescente fibris ramosis flexuosis taxé contexto,granulis conco- loribus insperso ; hyinenulo disciformi repandojcarneo'fulpo luteo-pruinoso , tandem depresso a thallo obtuse marginato. PI. 16. 1". 2. Peribotryon Pavoni Fr. S. M. III. p. 288. l^fiallus sterilis videtur. — My cinéma flavum ? Hook. Le thalle de cette jolie Byssacée est jaune , composé tout entier de filamens rameux , dichotomes, à rameaux divariqués, sortant quelquefois à angle droit, flexueux, et formant sur les épines des Cactus, des espèces de pulvinules , ou de pelotons sphéri- ques d'abord simples, puis partagés en lobes sur lesquels se voient les fructifications. Celles-ci ne sont point de véritable» apothécies; elles consistent en un hjmeniwn d'une nuance plus claire, étendu çà et là sur le thalle , sous forme de disque orbi- culaire , plane ou légèrement déprimé. Ce disque acquiert de l'épaisseur, une consistance de cire, et devient sinueux ou on- dulé en son bord, qui, primitivement nu, est recouvert dans un âge avancé, par un bourrelet assez prononcé que lui four- nit le thalle. Tl est d'une couleur de chair, mêlée d'une teinte fauve et saupoudré, comme le thalle lui-même, de granules d'un jaune verdâtre , assez semblables à un Protococcus , et qui empêchent de le distinguer à l'œil nu. Il est formé de thè- (1) Cette plante, prise pour un Lichen, a été omise dans îa première partie de ce mémoire où elle doit être reportée et venir immédiatement après le genre Thamnomyces. 3y6 c. MONTAGNE. — Noiiuûlles espèccs de Cryptogames. ques courtes, en massue , renfermant fie quatre à six sporulies elliptiques, allongées, ou en forme de navette, marquées de trois cloisons. Nous n'avons pu y observer de paraphyses. La lame proligère repose sur ime couche assez épaisse de cellules arron- dies, interposées entre elle et le thalle. M. Gaudichaud a trouvé cette curieuse espèce, d'un genre encore peu connu, sur les Cactus dont elle habite les épines, au Chili et particulièrement près de Coquimbo. L'infortuné Bertero en avait aussi envoyé de fort beaux échantillons qu'il avait cueillis à Quillota , province limitrophe de celle de Co- quimbo. C'est un de ces derniers que nous avons figuré. Cette Byssacée aurait peut-être dû former un genre nouveau. Mais, fidèle à nos principes de ne point surcharger, sans né- cessité, la liste déjà trop nombreuse des genres superflus, nous avons préféré la rapprocher d'un de ceux déjà établis dans cette famille , par M. le professeur Fries , bien que nous soyons obligé, pour l'y faire entrer, de modifier les caractères qu'il lui assigne. Ainsi notre Byssacée ne s'étale point sous forme de membrane, ni ne se réfléchit pas horizontalement à la manière de certaines Auriculaires, et son hymeniimi discoïde est évi- demment marginé pyr le thalle. Mais les caractères essentiels étant : thalle composé de filaraens {Jibrœ) feutrés, portant çà et là des espèces de disques {hymenulà) ., ascigères, dépourvus à'excipuluiriy il nous a suffi de retrouver ces caractères dans notre plante, pour nous déterminer à prendre le parti que nous avons suivi. MUSCÎ FRONDOSI L. Juss. Syrrhopodon Schwaegr. S. Gaudichaudii (Montag. in herb. Gaudich. n. 1 1 ) caule cœspitoso ramoso, ramis fastlgiatis,foliisebasloblongâpellucidâ lineari-lanceolatis undulatis, incurpo-falcatis, siccitate cirrhosis , margine angusto pix incrassato nervo- que excurrente sub apice tantùm dénticulatis ; thecœ cylindricœ setâ breuij, opercitlo plano-aciculari. PI.16. fig. 3. Les tiges sont droites, d'une longueur de près de deux pouces^ c. MOïNTAGNE. — Nouvelles espèces de Cryptogames ^'j'] divisées en plusieurs rameanx dichotomes qui atteignent à la même hauteur, et souvent couvertes, dans le bas, d'un duvet brun très dense (Protonema Ag.). Les feuilles sont imbriquées, droites, dilatées inférieurement en une lame araplexicaule oblongue , pellucide, à aréoles quadrilatères, puis rétrécies ensuite vers le milieu de leur longueur, en une portion linéaire-lancéolée, d'un vert jaunâtre, opaque et sale, flexueuse, ondulée sur ses bords, et un peu courbée en faucille par l'humidité, tortdlée en vrille dans l'état de sécheresse; elles sont parcourues dans toute leur longueur, par une nervure médiocre qui se prolonge en pointe au-delà de l'extrémité, et qui , ainsi que les bords, est densiculée tout près du sommet. Dans le reste de leur étendue, ces bords étroitement et à peine épaissis, sont entiers. Les feuilles péri- chétiales extérieures, ne diffèrent des caulinaires, que par leur tîssTj plus délicat, et par une moins grande disproportion entre la largeur des portions pellucides et opaques; les plus inté- rieures sont ovaîes-oblongues , pellucides et très finement den- tées dans toute l'étendue de leurs bords. Leur réseau h mailles parallélogrammes dans le bas, est formé dans le haut de mail- lesen losange, puis arrondies. Le pédoncule, terminal ou pseudo- latéral par le développement hypogynique des rameaux, sort d'une gaine longuement cylindrique, et marquée de sillons longitudinaux. Il est droit, long d'environ trois lignes, à peine tordu sur lui-même, et d'un bai-brun comme la capsule. Celle- ci est cylindrique, ordinairement droite, quelquefois légère- ment inclinée par l'insertion un peu latérale des pédoncules, et ridée en long, quand elle est vide ou sèche. Le péristome est composé de seize dents conniventes ou dressées, courtes, mais ])lus longues cependant que le demi-diamètre de la capsule. Elles représentent un triangle isocèle très allongé, et prennent naissance en dedans du bord de l'urne. Elles ne sont point sil- lonnées longitudinalement; on remarque seulement cinq ou six stries transversales, au niveau desquelles elles sont légère- ment transparentes. L'opercule est plane, et de son centre s'é- lève un bec droit plus long que la moitié de la capsule. La coiffe est en capuchon , c'est-à-dire fendue sur le côté, dans ses (\eux tiers inférieurs. Elle enveloppe d'abord furne qu'elle re- SjS c. fliONTAGNii. — Nuuuelles espèces de Ciyptogames. couvre tout entière, puis, s'ouvrant latéralement, elle tombe, entraînant le plus souvent l'opercule dans sa chute. On remarque au sommet des tiges certains corpuscules d'un vert bleuâtre qui salissent les feuilles. Vus au microscope, ils ont la plus grande ressemblance avec les filaraens propres au genre Scytonema. Sont-ce ces corpuscules qu'on regarde comme des anthères? mais beaucoup de tiges, des touffes entières même , en sont complètement dépourvues. Obs. Cette Mousse a beaucoup de rapport avec le S, semi- completus ^ SchwoRgr. , dont elle diffère principalement par la Ibrnie et la longueur de son péristome. Mais c'est surtout avec le S. Jasciculatiis ^ du même auteur, qu'il serait facile de la confondre, si l'on s'en rapportait uniquement à la phrase spé- cifique qu'on en trouve dans le troisième supplément au Species Muscorum. Quoique l'inspection des figures suffise pour dé- montrer jusqu'à l'évidence la non-identité de ces deux Mousses, nous croyons nécessaire néanmoins d'indiquer en peu de mots, en quoi l'une diffère de l'autre. Dans le S. fasciculatus, la tige est peu rameuse [ramis paucis) , et les feuilles largement lancéo- lées, sont aussi largement margmées, étalées, dentées en scie, rongées même dans tout leur pourtour, tandis que dans notre Mousse, la tige est très rameuse, et les feuilles sont linéaires- lancéolées , étroitement marginées, dressées, recourbées en- dessus en faucille , et dentées-ciliées seulement près de leur pointe. Dans le premier, la nervure ne dépasse pas le sommet de la feuille; dans le second, non-seulement elle y forme un mucro , mais elle porte encore quelques dents en-dessous. L'es- pèce du savant muscologue allemand, a des urnes supportées par des pédicelles d'un pouce et demi de longueur , sortant d'une gaîne courte, oblongue, presque conique d'après la fi- gure; les pédicelles de la nôtre n'ont que trois lignes, et sor- tent d'une gaîne fort longue, cylindrique et cannelée. L'oper- cule du S. fasciculatus est conique, aciculé; celui du S. Gau- dichaudii est plane, surmonté d'un bec droit. Enfin, la coiffe de la Mousse du Népal est fendue seulement dans sa partie moyenne, tandis que celle du Brésil, tout-à-fait cuculliforme, l'est dans ses deux tiers inférieurs. Nous ne parlons pas de la c. MONTAGNE. — • Noui^ciles Bspèces de Cryptogames. 879 forme des feuilles périchétiales intérieures, bien qu'elles puis- sent aussi fournir un bon caractère spécifique. Notre Sjrrhopodon a été trouvé au pied des arbres, où il forme de beaux gazons , dans l'île de Sainte-Catherine , au Brésil. Cette belle espèce étant la troisième dont M. Gaudichaud a enrichi le genre Sjrrhopodon , en la lui dédiant, nous voulons reconnaître, autant qu'il est en nous, les nombreux services qu'il a rendus à l'histoire naturelle par ses travaux et ses dé- couvertes. Nous possédons encore une espèce nouvelle du même genre , cueillie dans la Guiane centrale, aux sources du Jary , par notre ami M. Leprieur. Elle fait partie d'une collection de Mousses et de Jongermannes, rapportée par cet intrépide voya- geur, du milieu des forêts vierges équatoriales, et que nous nous proposons de publier incessamment. En attendant , nous allons indiquer ici les caractères qui distinguent cette belle Mousse de ses congénères. Syrrhopodon Leprieurii (Montag. Mss.), caule adscendente, subsimplici flexuoso, foliis imbricatis erecto-patentibus e basi obovatâ albidâ linearibus margine involutis, subtus granulosis nervoque excurrente breviter ciliatis, thecae oblongae peristomio w^eissioïdeo. A Syrrhopodonte ciliato omniiiô distinctus. Operculum calyptraqucignota, EXPLICATIQ.N DE LA PLANCHE l6. Fig. I. Usnea Ceruchis (N) a. type de l'espèce ; b. touffe de notre variété a ; c. un individu de la variété ^ mêlé avec l'échantillon type. D. une des apothécies appendiculées, grossie du double. E. coupe longitudinale d'un rameau grossi pour montrer l'organisation des scutelles et du thalle. F. thèque considérablement amplifiée et remplie de sporidies qu'on peut voir libres en G. Fig. 2. Cilicia noli tangere (N). a. Byssacée de grandeur naturelle recouvrant des épines de Cactus. B. hymenium un peu avancé en âge, coupé verticalement et grossi pour faire voir son épaisseur, la couche de cellules interposées entre lui et le thalle, et l'espèce de rebord ou- de bourrelet formé par celui-ci. C. thèques composant l'hymenium, très amplifiées. D. les mêmes isolées et encore plus grossies. E. sporidies portant trois cloisons. F. filamens et granules donfc le thalle est farmé en entier , vus à un très fort grossissement. Nom-elles espèces de Cryptogames. Fi{^. 3. Sjrrhopodon Gaudichaiid'd (N). a. mousse de graDdeur naturelle. B. capsule plus grande que nature , surmontée de son opercule. C. gaîne du pedicelle, naissant d'une portion obconique qui est la terminaison de la tige ou du rameau. Dans cette même figure on voit eu U un des filamens confervoïdes qui couvrent le bas des tiges et qu'on retrouve aussi à l'aisselle de quelques feuilles; en i une feuille périchétiale extérieure, et en k une des plus extérieures. D. feuille caulinaire abreuvée d'humidité et grossie. E. extrémité supérieure de la même , vue à un plus fort grossissement, F. quatre dents du péristome,el G. coiffe également très ampliûce. Hepaticologia germ anica, oder Beschreibung der deutschen Le- herinoose. Description des Hépatiques d' Allemagne ^ par le docteur i. D. P. Hùbener. (Manheim, j834. Iii-S" de3i4 p.ig. Prix : 7 ira lies.) Nous avons fait connaître clans les Archives de botanique ie ])rojet (le M. Hûbener de faire suivre sa Muscologïa germanica d'un travail sur les Hépatiques d'Allemagne, et nousavons expose les sous-divisions qu'il se proposait d'admettre pour faciliter la recherche des espèces si nombreuses du ^eura Jungermania. Ce travail vient de paraître sons le litre (X Hepaticologia germanica : il ressemble, quant à son exécution, en tout point au premier ouvrage. JJ Hepaticologia est écrit en allemand ; il n'y a que les caractères des tribiîs, des genres et des espèces qui soient expo- sés en latin. La synonymie est nombreuse; iî!i grand nombre d'espèces se trouvent accompagnées d'observations critiques sur les caractères, les synonymes, etc. Dans divers chapitres, Tauteur traite des objets suivans : i" caractère général des Hé- patiques; 2" organes de la multiplication ; 3° tableau des groupes de cette famille; 4° sur l'étude des Jungermannes en particulier; 5" tableau systématique des Jungermannes d'Allemagne ; 6° dis- tribution géographique; 7° histoire de l'étude des Hépatiques depuis Linné. M. Hiibener divise toute la famille en trois groupes : Peî- topterideœ ^ Homalopyllœ et Hepaticini. Le premier se sous- divise en trois autres: 1° MARCHANTiEiE, renfermant les genres suivans : Grimaldia, 3 espèces; Fimbriaria^ 3 espèces; Conoce- phalus., Dumort, 2 espèces; Mardi antia^ i espèce; Lurudaria., J espèce; 2° ïargkhvuijî: : Targionia^ i espèce; Sphcvrocurpus , .T. 1). F. iiUBHNKR. Hépatlqiies cV A llenia'^ne. 38 1 i espèce. 3o ANTHOCEROTEiE : yinthoceros^ i espèces. Le groupe des Honialophyllœ se divise en Cousijnie^ : Covsinia^ i espèce, Oxjmitria^ i espèce. Et en RicciEiE : Riccia, 6 espèces; parmi lesquelles une nouvelle; le R. Bischoffd des environs de Hei- delberg. Ricciella ^ i espèce. Le groupe des Hepaticijv en ren- ferme deux autres, les Jungfrmannieje , dont les Dermato- phjllineœ comprennent les genres, Blasia, i espèce; Cordœa, Nées, I espèce; Gymnomitrion ^ Hub., 8 espèce ( J. palmata , pinguis, etc.), Echinomitrion Hûb. (J. furcataet pubescens);les Foliosœ sont formées par le genre Jungermannia, qui ne com- prend que les Jungermaniœ foliosœ des auteurs : nous avons donné dans les Archives les sous-divisions de ce genre; nous dirons donc seulement que le nombre des espèces décrites s'élève à 1 2g. Lindenberg en avait admis 95. Un certain nom- bre des espèces de M. Hûbener sont entièrement nouvelles ; d'autres n'ont été considérées par les auteurs que comme des variétés. Le groupe des Andreace^, formé T^dLYXe^enve Aiidreœa, renferme 5 espèces, dont une nouvelle, V A . frigidaH. Ce nom ne pourra être conservé, Rneiff ayant publié cette espèce déjà en 1829, sous le d'^. crassinervis ^ Bruch. M. Nées d'Esenbeck qui, depuis nombre d'années, s'occupe plus particulièrement de l'étude des Hépatiques, a publié, peu de temps avant M. Hiibener, le premier volume de ses Hépatiques d'Europe, sous le titre de Naturgeschichte der Europaische Lebermoose. Il est à regretter que M. Hûbener, qui savait que cet ouvrage de main de maître devait paraître, n'ait point cru devoir retarder de quelques mois la publication du sien, qui n'aurait certaine- ment pu que gagner à le consulter. FIN DU DEUXIÈME VOLUME, TABLE DES ARTICLES CONTENUS DANS CE VOLUME. ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE VEGETALES. Altération de l'air, par la germination et par la fermentation; par Théodore de Saussure. , , . . , ^ , 270 Die Exanthème der PJlanzen und einige mit diesen perwandte Kran- k/ieiien der Gewaechse , etc. — Les Exanthèmes des Plantes et autres maladies analogues des végétaux exposés sous le point de vue pathogéné- tique et nosogiaphique; par François Unger, D. M. 193 Recherches sur la formation et la métamorphose des organismes végétaux inférieurs ; par Fr. Tr. Kutzing. 129 et 21 7 Sur les Zoophytes en général et en particulier sur certaines plantes qu'on a confondues avec eux, par H. F. Link 821 Recherches sur l'Anthère des Sphagnum,, par le docteur Unger 188 MONOGRAPHIES ET DESCRIPTIONS DE PLANTES. Generum et specierum Hippocastanearum Hepisio. Auctore Eduardo Spach 5o Sur la nouvelle famille des Garryacées; par M. J. Lindley. . • . . . . 167 Revue de la famille des Myrsinées; par M. Alp. de Gandolle 285 Convolvulaceœ orientales nempe Indicée, Nepalenses, BirmanniccBj Chi- Tienses , Japonicœ , etc.; auct. J. D. Choisy i4 Die EriocauLeœ ah Selbststœndige Pflanzen-familie aufgestelt und er- lœutertj von Dr. von Martius. — Les Eriocaulées considérées comme une famille distincte; par le D. Martius 25 Rutaceœ. Fragmenta botanica, auctore H. Schott 23o CL. Blume. De novis quihu^dam plantarum fam,iliis expositio, et olim jam expositarum enumeratio 89 Mémoire sur le Pilostyles, nouveau genre de la famille des Rafflesiacées ; par M. Giiillemin 19 Note sur le Stylochœton hypogeuni plante de la Sénégambie , constituant un genre nouveau dans la famille des Aroïdées; par F. R. Leprieur. . . i84 Hevisio generis Acerum; auct. Eduardo Spach 160 Revisio generis Tiliarum ^ auct. Ed. Spach ... 33 1 Note sur la plante qui produit la Coque du Levant. (Cocculus Indi); par M. Walker-Arnott 65 Monographie du genre Epimedium; par MM. Morren et Decaisne. . . . 347 Mémoire sur quelques espèces de Cactées nouvelles, ou peu connues; par M. Aug.-Pyr. de Candolle m Beschreibung einiger neuen Nopaleenjtic. — Description de quelques es- pèces de Nopalées nouvelles; par le docteur de Martius 107 Synopsis Veronicarum quœ in Italia sponte nascuntur., nonnullis addi- tis ad virlutes medicas et usum therapeuticum ipsaruni pertinenti- TABLli DKS ARTlCLi:S. 383 bus. DisHertatio inauguralis, auct. P. MoUiai 117 J^onnulla de Crocis italic'is, Dissertatio inauguralis ; auct. A. Zani. . i55 Recherches sur les fleurs de la Balsamine et sur la place que cette plante doit occuper dans le système naturel; par M, Agardh 44 Observations sur les plantes confondues sous les noms de Slsymbriumobtus- angulum et de Brassica Erucastrum; par M. Soyer Villemet. ... li5 Essais de culture démontrant l'identité des Taraxacum officinale et^sa- /«s^/-e; par le professeur Koch 119 Note sur les Carex jlava L. et lepidocarpa Tausch ; par le professeur Tausch t)4 Sur le Lycium de Dioscoride; par J. Forbes Royle 181 Rapport sur quelques-un^ des plantes d'ornement les plus remarquables , élevées dans le jardin de la Société horticulturale, des graines reçues de M. David Douglas, en i83i, i832 et i835, par George Bentham. . . 80 Abbildungen und Beschreibungen aller je tzt Bekannten Getreidearten. — Iconographie des céréales, par le pasteur Joh. Willh. Krause. ... 18 De PiUdaria. Dissertatio botanica, auct. J.-G. Agardh Phil. Mag. . 320 Hypodematium, non\ediU ^cnYQ de fougères; par Gust. Kunze. .... 44 Description de plusieurs nouvelles espèces de Cryptogames, découvertes par M. Gaudichaud dans l'Amérique méridionale; par G. Montagne. . 78 et 368 Synopsis Muscoram in agro Mediolanensi hucusque lectorum à S. Ral- samo et S. de Notaris 120 HepatLcologia germanica oder Beschreibung der deutschen Lebermoose pon docteur Hubener 38o Descriptions et figures de six Hyphomycètes inédites à ajouter à la Flore française, par J,-B. H. J. Desmazières 69 Exposition systématique des genres et des espèces d'Algues inférieures , par Kutzing 3 FLORES ET GEOGRAPHIE BOTANIQUE. Enumération des plantes recueillies par M. Bové dans les deux Arabies, la Palestine, la Syrie et l'Egypte, par M.J. Decaisne. . , . . . 5, 289 et 267 Muséum Senckenbergianum. ^çT'^ra^e zur Flora vonAegypten und Ara- bien ; etc. — Matériaux pour la flore de l'Egypte et de l'Arabie; par Geor- ges Fresenius. . 47 Fragmens d'une Flore de l'Arabie-pétrée. Plantes recueillies par M. Léon de Laborde, nommées, classées et décrites par M. Delile 2 3 Observations sur la Flore du Japon, par MM. Ch. Morren et J. Decais- ne 3o8 et 347 Botanique de la Chine septentrionale; par M. A. P. de Candolle 121 Enumération des plantes de la flore du Baikal; par le docteur Besser. . . i25 Observations sur quelques plantes décrites dans la Flore de Sénégambie; par M. Walker-Arnott 236 Flora Germanica exsiccata sipe herbarium normale plantarum selecta- rum criticarumve , in Germania propria i^el in adjacente Borussia, Austriaj Hungaria, Dalmatia, Fyroli, Helvetiaj Pedemonlioj Bel- giuque nascentium, concinnatum editumqae a Socie late Jlorœ Germa- nicœ, curante Lud. Reichcnbach 186 Herbarium pedemontanum,juxta methodum naturalem dispositum, etc. — Herbier piémonlais, disposé selon la méthode naturelle, avec l'addi- tion de plantes exotiques pour conserver la série des ordres; par Louis Colla 191 384 TABLE DhS ARTICLES. EXTRAITS D OUVRAGES GENERAUX ET MELANGES. Reperloriutn hotanicum oderVersuck einer Systématise hen Darstellung dcr neuesten T^eistungen iin ganzen TJmfange der Pjlanzen-Kunde , von D. J, H. Dierbach. . . . • 126 Laleinisch-Ueulsches handwoerterbuch der Botanischen Kuntsprache uiid Pflanzennamen . — Dictionnaire latin-allemand dej: termes bota- niques et des noms des plantes, par Joh. Fried. Kriiger ...... iqo Note sur les genres qui ont reçu le nom de WLLlemetia\ par M. Soyer- Willemct 127 Lettre de M. Adrien de Jussieu à MM. les rédacteurs des Annales des Sciences naturelles, sur un point de l'Histoire de la Botanique 3o2 TIBLE DES PLANCHES RELATIVES AUX MEMOIRES CONTENUS DANS CE VOLUME. Planche 1. Pitostyles Berterii 2. Hyphomyœtes nouveaux du nord de la France. 3. Anamirta cocculus. 4. Champignons nouveaux de l'Amérique méridionale. 5. Siylochœton hypogeum. Métamorphoses des Algues inférieures. Exanthèmes des plantes. 10. Heterotropa Azaroides. 11. Hoteia Japonica. 12. Epimedium violaceum et détails de \'E. Alpinum. i3. Epimedium macranthum. 14. Aceranthus diphylius. i5. Analyse à^^s, fleurs des tilleuls. 16. Cryptogames nouvelles de l'Amérique méridionale. FIN DE LA TABLE. J}t>r.T'>m-2.J'l.J. J^f/ûirâ//e,r JJe/Ye/vï f/Af Jmv/r. /?af. 2'r' Sei^fc j9<^r. 2}>m. u.I'l J/in , dej' Si Jioù. Tooi. 2 . :pi. 3 /M U 11 {> 7 \ i \ \ Il /{ f à Jun. JTfjyi. 3. ^(/anaicp dij-par- Ti(j. 2 . /'e>i(X.a t7'7cJio7onia FÙ/.4-- 27iûm/unni/ce.r anmiàpe^t (/^^"""^^f^ ^m de^r Sei'enc ■ TuiC, 2^ Jerie Bot. Tout. 2 . T( ■ Sù/Ioc7iœtûJi /ii/po^/eu7)i Zepiievr âel. Ann. i?es Jae/ir.imt 2f JVrt'e . Bot. Toni. 2 ■ :BI. 6 . Déue/ûppe/ne/it etJifétunwrp/w.re de ç7/eù/7ieu,nènu J)u'.